Nouvelles de Fernandina (Iles Galapagos) // News of Fernandina Island (Galapagos)

D’après les derniers rapports émis par l’Institut de géophysique équatorien, l’activité a débuté sur l’île Fernandina le 4 septembre avec l’apparition se séismes hybrides qui ont évolué vers des événements longue période, eux-mêmes suivis de l’apparition du tremor éruptif qui annonçait la sortie de la lave. Cette dernière a été émise par une fracture en circonférence près de la lèvre SSO de la caldeira. Les coulées se sont dirigées vers le sud et le sud-ouest, sans toutefois atteindre l’océan. Un panache faiblement chargé en cendre montait jusqu’à 4 km au-dessus du cratère. Les coulées de lave ont continué à être actives le 5 septembre, avec une baisse d’activité en soirée. L’activité éruptive a chuté de manière significative le 6 septembre.

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According to Ecuador’s Instituto Geofisico (IG) latest reports, activity at Fernandina began on September 4th with the detection of hybrid earthquakes followed by long-period events, and finally the onset of tremor which heralded the beginning of the eruption. Lava emerged from a circumferential fissure near the SSW rim of the caldera and flowed down the S and SW flanks, with no evidence of the flows reaching the sea. A gas plume with low ash content rose 4 km above the crater rim. Lava flows continued to be active on September 5th but their intensity declined in the evening. Activity had decreased significantly by September 6th.

Eruption du Fernandina (Iles Galapagos / Equateur) // Eruption of Fernandina Volcano (Galapagos Islands / Ecuador)

Fernandina, le volcan le plus actif des Galapagos, est de nouveau entré en éruption le 4 septembre 2017 vers 12h25 (heure locale / 17h25 TU). L’éruption intervient après 8 années de calme relatif. Selon l’Institut de Géophysique (IG), les réseaux sismiques ont commencé à détecter de l’activité vers 9h55 (heure locale). Les images satellites ont montré une colonne éruptive qui se dirigeait vers le NO à une altitude de 4000 mètres au-dessus du cratère, soit environ 5476 mètres au-dessus du niveau de la mer.
La dernière éruption du Ferdandina a eu lieu en 2009.
Source: The Watchers & Institut de Géophysique de l’Equateur.

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Fernandina, the most active of Galápagos volcanoes, entered a new eruptive phase at approximately 17:25 UTC (12:25 local time) on September 4th, 2017. The eruption comes after 8 years of quietness. According to the Istituto Geofisico (IG), the seismic network began to detect activity around 14:55 UTC (09:55 local time). Satellite images showed the presence of an eruptive column, which originated in the volcano and headed west to north-west at an altitude of approximately 4 000 metres above the crater. This is approximately 5 476 metres above sea level.
The last eruption of this volcano took place in 2009.
Source: The Wathcers & Ecuador’s Instituto Geofisico.

 

Sabancaya (Pérou / Peru): Recrudescence de l’activité // Increased activity

Depuis plusieurs jours, le Sabancaya connaît une recrudescence d’activité. Les explosions se produisent à raison d’une quarantaine d’événements par jour. Les panaches de cendre associés montent jusqu’à 5 km da hauteur avant de s’étirer sur une cinquantaine de kilomètres. La sismicité ne montre plus d’ascension du magma sous l’édifice volcanique, mais les événements LP révèlent des mouvements de fluides. Aucune déformation significative du volcan n’est enregistrée. Les émissions de SO2 atteignaient 2530 tonnes par jour le 28 juillet 2017.

Source : IGP / INGEMMET.

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For several days, Sabancaya has been going through increased activity. The explosions occur at a rate of about forty events a day. The associated ash plumes rise up to 5 km before drifting over about 50 km. Seismicity shows no magma ascent beneath the volcanic edifice, but LP events reveal movements of fluids. No significant deformation of the volcano is currently recorded. SO2 emissions reached 2,530 tonnes per day on 28 July 2017.
Source: IPG / INGEMMET.

Source: Webcam IGP

Des « réseaux fantômes » à l’ombre du Tungurahua (Equateur) // « Shadow networks » around Tungurahua Volcano (Ecuador)

Une nouvelle étude conduite par des chercheurs de l’Université d’East Anglia (UEA) montre que des «réseaux fantômes» mettant en relation des bénévoles avec les autorités peuvent contribuer à la sécurité de certaines populations parmi les millions de personnes vivant à proximité de volcans actifs et potentiellement dangereux. Ces réseaux non officiels ont dans leurs rangs de simples citoyens qui travaillent en étroite collaboration avec des scientifiques et des représentants du gouvernement sur les processus de surveillance, de communication, de formation et d’évacuation.
L’étude – publiée dans la revue Global Environmental Change – se concentre sur le Tungurahua en Équateur, volcan entouré de plusieurs villes et quelque 30 000 habitants. Les chercheurs ont étudié comment le système officiel de gestion des risques, le suivi scientifique et l’apport des connaissances des habitants ont pu cohabiter pendant une quinzaine d’années pour faire face à une activité volcanique qui s’est prolongée sur le long terme. L’étude montre que le « réseau fantôme » a contribué à améliorer le suivi, la prise de décisions, les systèmes de communication et les évacuations autour du Tungurahua.
L’équipe interdisciplinaire de chercheurs indique que la réussite de cette cohabitation constitue un modèle pour la participation de la population à des projets de réduction des risques ailleurs dans le monde où plus de 600 millions de personnes vivent à proximité de volcans actifs et environ deux millions ont été déplacées à la suite d’éruptions volcaniques au cours des 30 dernières années.
Plus particulièrement, le « réseau fantôme » qui opère autour du Tungurahua a joué un rôle clé dans l’amélioration des réactions de la population face au risque volcanique. Il a permis aux gens de continuer à cultiver leurs champs et de maintenir leurs moyens de subsistance en sécurité relative pendant une période d’activité volcanique accrue. Ce réseau a également permis de minimiser la nécessité d’évacuations forcées, toujours très traumatisantes pour les habitants.

Les auteurs de l’étude ont organisé 130 rencontres avec des représentants du gouvernement, des scientifiques, des responsables d’administrations locales et des personnes vivant près du Tungurahua. Des tensions existent souvent entre le public et les scientifiques quand il s’agit de l’évaluation des risques et de la communication. Dans le cas du Tungurahua, grâce aux « réseaux fantômes », les autorités et les scientifiques ont établi un climat de confiance qui a permis une meilleure communication entre les différents groupes, avec le soutien des autorités militaires et locales pour déplacer les personnes vivant dans les zones à haut risque pendant les périodes d’activité volcanique accrue.
Un autre élément clé de ce « réseau fantôme » a été son rôle dans la diffusion en temps quasi réel d’observations sur l’activité volcanique et leur communication aux scientifiques. Une confiance s’est développée et s’exprime aujourd’hui entre les bénévoles de ce réseau et les scientifiques. Elle est maintenue grâce à des communications radio quotidiennes et un travail en commun sur le terrain.
L’étude insiste sur les stratégies de communication et les réponses sociales pendant deux périodes de forte activité volcanique sur le Tungurahua en 2006 et 2014. En 2006, une éruption a tué six personnes et détruit plus de 50 maisons. Pendant les années qui ont précédé et suivi cette éruption, d’importantes retombées de cendre ont détruit les cultures, tué des animaux et endommagé des routes et autres infrastructures. Malgré cela, des centaines de familles continuent de vivre et de travailler sur les pentes du volcan pour maintenir leurs moyens de subsistance.
L’étude conclut en indiquant qu’il faut tirer des leçons de la situation en Équateur, en particulier sur la possibilité de réduction des risques pour les populations vivant dans d’autres contextes. À la suite des leçons apprises auprès du Tungurahua, l’Institut Geofisico Escuela Politecnica Nacional (IG-EPN) s’est déjà impliqué dans deux autres « réseaux fantômes «  de bénévoles sur des volcans actifs : le Cotopaxi et le Cerro Negro-Chiles sur la frontière entre l’Équateur et la Colombie.
Source: Université d’East Anglia.

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New research by the University of East Anglia (UEA) shows that ‘shadow networks’ linking volunteers with authorities can contribute to the safety of some of the millions of people living near dangerous volcanoes. These informal networks include community members working in close collaboration with scientists and government officials on monitoring, communications, training and evacuation processes.

The study – published in the journal Global Environmental Change – focuses on Tungurahua volcano in Ecuador which is surrounded by several towns, with around 30,000 people living close by. The researchers examined how the official disaster risk management system, scientific monitoring and community knowledge have adapted and evolved over 15 years to be able to cope with long-term volcanic activity. The research shows that the network has helped make improvements in monitoring, decision-making, communication systems and evacuations in Tungurahua.

The team of interdisciplinary researchers suggest the success story there forms a blueprint for best practice community engagement in disaster risk reduction projects around the world where more than 600 million people live close to active volcanoes, and around two million have been displaced as a result of volcanic activity over the last 30 years.

More particularly, the shadow network around Tungurahua volcano has played a key role in improving collective responses to volcanic risk, allowing people to continue farming and maintain their livelihoods in relative safety during heightened volcanic activity, and minimising the need for forced evacuations, which are highly disruptive.

The authors of the study conducted 130 interviews with government officials, scientists, community leaders and people living close to the Tungurahua volcano. Tensions between public and experts are common in hazard assessment and communication. In this case, however, and as a result of the shadow networks, there has been increased trust in the authorities and scientists, enabling better communication between the different groups, with ad-hoc support from the military and local government to move people in and out of high-risk areas during periods of heightened volcanic activity.

Another key element of this shadow network has been its role in generating observations of the volcano in near real-time and communicating these with scientists. A trust has developed and is expressed between the volunteers and the monitoring scientists. This trust is maintained by having daily radio calls and also by working together in the field.

The study insists on communication strategies and social responses during two periods of escalating volcanic activity in Tungurahua in 2006 and 2014. In 2006, an eruption killed six people and destroyed more than 50 homes. In the years before and after this eruption, intense ashfall destroyed crops, killed animals, and damaged roads and other infrastructure. Despite this, hundreds of families continue to live and work on the slopes of the volcano to sustain their livelihoods.

The study concludes by saying that examining cases like Ecuador, one can learn lessons about the potential of community-based disaster risk reduction in other contexts. As a result of the lessons learned at Tungurahua, the Instituto Geofisico Escuela Politecnica Nacional (IG-EPN) is already involved in two other volunteer networks at active volcanoes, Cotopaxi and Cerro Negro-Chiles on the Ecuador-Colombia border.

Source: University of East Anglia.

Vue de l’activité strombolienne du Tungurahua en avril 2011 (Crédit photo : Wikipedia).