Les glaciers à Bordeaux (Gironde) !

Je présenterai le jeudi 1er mars 2018 une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du changement climatique » dans le cadre de l’Université du Temps Libre de Bordeaux (Gironde). Elle aura lieu à 15 heures à l’Athénée Municipal – Place Saint-Christoly.

Tempêtes, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles se multiplient. Elles sont la conséquence du changement climatique.   Lors de mes voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j’ai eu l’occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l’Islande, le Canada et l’Alaska – et de me rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. L’approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Cette nouvelle conférence a pour but de sensibiliser la population à une catastrophe annoncée. Elle s’accompagne d’un diaporama en fondu-enchaîné sonorisé illustrant la situation glaciaire en Alaska.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer les ouvrages Terres de Feu, Mémoires Volcaniques, Dans les Pas de l’Ours, ainsi que des CD d’images. Pour rappel, Volcanecdotes et Killer Volcanoes sont épuisés.

(Photos: C. Grandpey)

Prochaines conférences en 2018 :

  • « Volcans et risques volcaniques » à Ruelle (Charente) le 7 mars.
  • « Glaciers en péril » le 13 mars à Tonneins (Lot-et-Garonne).

Plus d’informations (horaires et lieux) sur ces conférences dans les prochaines semaines.

Météo et Climat // Weather and Climate

Il fait froid en ce moment en Europe continentale et en particulier en France. Cette vague de froid est annoncée depuis plusieurs jours. Une langue d’air arctique très froid a plongé plus au sud que d’habitude. Ce phénomène est lié à un brusque événement de réchauffement stratosphérique – également appelé réchauffement explosif – qui a eu lieu à environ 30 km au-dessus du pôle Nord la semaine dernière. La température a alors brusquement  augmenté de 46°C, passant de -82°C à environ -35°C. Ce réchauffement résulte d’un arrêt des vents d’ouest qui soufflent habituellement en haute altitude et provoque souvent un changement de temps au-dessus de l’Europe.
Alors que l’Europe continentale frissonne, l’Est des États-Unis connaît le mois de février le plus chaud jamais enregistré, après la vague de froid qui a frappé la région à la fin de l’année 2017. Dans le même temps, l’Arctique affiche des températures supérieures de plus de 25 degrés Celsius à la normale. Ce pic énorme de température dans l’Arctique est une preuve supplémentaire que le climat de la région se transforme rapidement. Selon l’Institut Météorologique Danois, les 19 et 20 février 2018, la station météorologique la plus septentrionale du monde, à l’extrémité nord du Groenland, a connu pendant plus de 24 heures des températures supérieures à zéro.
L’air chaud envahit l’Arctique de tous les côtés. De l’autre côté de l’Amérique du Nord, un air anormalement doux s’est déversé sur le nord de l’Alaska le 19 février. Ainsi, la température à Utqiaġvik (autrefois Barrow) a atteint -1 ° C, soit 22 degrés au-dessus de la normale. Cette vague de douceur en Alaska s’est produite au moment où disparaissait en moins d’une semaine près du tiers de la glace couvrant la Mer de Béring, au large de la côte ouest de l’Etat.
Depuis le début de 2018, les températures dans l’ensemble de l’Arctique au nord de 80 degrés de latitude ont dépassé la moyenne d’environ 6 degrés Celsius, avec parfois de pointes de plus de 14 degrés Celsius au-dessus de la normale. La température normale moyenne en Arctique est d’environ -30 ° C.
Ces anomalies thermiques dans l’Arctique sont devenus monnaie courante en hiver au cours des dernières années. Une nouvelle hausse des températures devrait être observée en Arctique dans les prochains jours. Dans certaines régions, les températures devraient se situer à plus de 25 degrés, voire 30 degrés, au-dessus de la normale. Le mercure au pôle Nord pourrait bien dépasser 0°C entre le 22 et le 25 février.
Selon les services américains de météorologie, ces épisodes de réchauffement extrême pendant l’hiver en Arctique, autrefois rares, pourraient devenir de plus en plus fréquents si la planète continue à se réchauffer. Une étude publiée dans la revue Nature en 2016 a révélé que le déclin de la glace de mer dans l’Arctique facilite la diffusion de cette chaleur par les systèmes météorologiques. Selon la NOAA, la banquise arctique était à son plus bas niveau en janvier dernier. Il n’y a aucun signe d’un retour de l’Arctique aux conditions froides des dernières décennies.
En guise de conclusion de cette note, je voudrais rappeler qu’il faut faire la différence entre les mots « météo » et « climat ». « Météo » fait référence à des phénomènes locaux qui peuvent durer quelques jours ou quelques semaines, comme la vague de froid actuelle en Europe. A l’opposé, le mot « climat « fait référence à des variations sur de longues périodes, plusieurs mois ou plusieurs années.

Malgré la vague de froid qui a sévi aux États-Unis à la fin de 2017 et des conditions semblables en Europe en février 2018, il est probable que 2018 confirmera la tendance à la hausse des températures à l’échelle de la planète.

Source: The Washington Post.

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It is cold at the moment in continental Europe and especially in France. This cold wave had been predicted for several days. Very cold Arctic air has dipped down south more than usual. This change in weather is linked to a Sudden Stratospheric Warming (SSW) event that took place some 30 km above the North Pole last week when the temperature suddenly rose by about 46 °C, from -82 °C to about -35 °C. This warming results from a breakdown of the usual high-altitude westerly winds and often leads to a switch in weather over Europe.

While continental Europe is shivering with cold, the Eastern United States simmers in some of its warmest February weather ever recorded, after the very cold snap at the end of 2017. Meantime, the Arctic is also stewing in temperatures more than 25 degrees Celsius above normal. This latest huge temperature spike in the Arctic is another striking indicator of its rapidly transforming climate. On February 19th and 20th, 2018, the northernmost weather station in the world at the northern tip of Greenland, experienced more than 24 hours of temperatures above freezing according to the Danish Meteorological Institute.

Warm air is spilling into the Arctic from all sides. On the opposite end of North America, abnormally mild air also poured over northern Alaska on February 19th, where the temperature in Utqiaġvik (previously known as Barrow) soared to a record high of -1°C, 22 degrees above normal. The warmth over Alaska occurred as almost one-third of the ice covering the Bering Sea off Alaska’s West Coast vanished in just over a week during the middle of February.

Temperatures over the entire Arctic north of 80 degrees latitude have averaged about 6 degrees Celsius above normal since the beginning of 2018, sometimes spiking over 14 degrees Celsius above normal. The normal temperature is around -30°C.

These kinds of temperature anomalies in the Arctic have become commonplace in winter in the past few years. Some of the most extreme warmth of the year so far is forecast to flood the Arctic in coming days, with a number of areas seeing temperatures that exceed 25 degrees above normal and up to 34 degrees above normal. The mercury at the North Pole could well rise above freezing between February 22nd and 25th..

An analysis from Climate Central said these extreme winter warming events in the Arctic, once rare, could become commonplace if the planet continues warming. A study in the journal Nature published in 2016 found the decline of sea ice in the Arctic is making it easier for weather systems to transport this heat polewards. According to NOAA, Arctic sea ice was at its lowest extent on record this past January. The Arctic shows no sign of returning to reliably frozen region of recent past decades.

As a conclusion of this post, I’d like to remind people that they should make the difference between the words “weather” and “climate”. “Weather” refers to local phenomena that may last a few days or a few weeks, like the current cold wave in Europe. “Conversely, “climate” refers to global weather patterns over a long period of time several months or several years).

Despite the cold snap in the U.S. in late 2017 and a similar cold wave in Europe in February 2018, it is likely that 2018 will confirm the upward trend of global temperatures.

Source: The Washington Post.

Photo: C. Grandpey

Les effets du réchauffement climatique sur la vie dans la toundra // The effects of global warming on life in the tundra

Les conditions de vie sont très spéciales dans l’Arctique pendant l’hiver. Ainsi, voyager avec des véhicules lourds à travers la toundra n’est possible que lorsque le sol est profondément gelé. De nos jours, avec le réchauffement climatique, les habitants du nord de l’Alaska doivent attendre fin décembre ou début janvier pour commencer à se déplacer en dehors des routes traditionnelles.

Si l’industrie a été en mesure de faire face aux changements, de nombreux habitants ont encore du mal à s’adapter à ce nouveau mode de vie. Juste avant Noël 2017, les conditions n’étaient toujours pas réunies pour le passage des gros véhicules industriels qui peuvent gravement endommager le sol de la toundra. La température de l’air encore trop élevée et une épaisse couche de neige empêchaient le sol à 30 centimètres de profondeur d’atteindre les -5 ° C requis pour leur permettre de circuler. De plus, alors que certaines zones avaient les 22 centimètres de neige obligatoires pour circuler dans les collines et 15 centimètres dans les zones côtières, d’autres ne correspondaient pas aux conditions requises. À la mi-janvier 2018, la zone côtière à l’est de l’Alaska répondait aux critères d’ouverture, tandis que les autres parties de la côte et des collines restaient fermées.
La fin décembre et le début janvier sont devenues la norme pour commencer le hors piste à cause de la hausse des températures qui affecte désormais les mois d’hiver dans la majeure partie de l’Arctique. En jetant un coup d’œil aux dates de début du hors piste au cours des quatre dernières décennies, il est indéniable que les dates d’autorisation se sont sensiblement modifiées. Au fil des ans, la saison de hors piste a commencé de plus en plus tard. Cependant, il est important de noter que d’autres facteurs ont pu contribuer à la modification des dates d’ouverture. Au début des années 1970, la toundra était accessible en octobre ou en novembre. Vers le milieu des années 1980, les dates d’ouverture du hors piste  étaient principalement en novembre, avec quelques exceptions en décembre, et une seule ouverture en janvier pendant l’hiver 1984-1985. À la fin des années 1990, les ouvertures de janvier étaient devenues monnaie courante et les dates d’ouverture de novembre avaient quasiment disparu. Au cours des années 2000, les dates d’ouverture se situaient uniquement en décembre et janvier.
Les hivers plus courts et plus chauds ont des effets importants sur les habitants qui dépendent de conditions météorologiques froides pour accéder en toute sécurité à leurs territoires de chasse ou pour se déplacer entre les communautés ou les camps.
Les chasseurs du district de North Slope se plaignent souvent des conditions de glace de mer qui sont devenues imprévisibles et dangereuses. Les poches d’eau libre et les courants changeants rendent difficiles les prévisions de chasse pour les baleiniers, et la pratique de leur activité est devenue plus dangereuse.
Dans la toundra, les chasseurs éprouvent souvent plus de difficultés à parcourir de longues distances en motoneige, et beaucoup de terres restent dépourvues de neige tout au long de la saison. Dans certaines régions, les rivières ne gèlent plus, ce qui signifie que les chasseurs ne peuvent pas voyager de façon fiable, que ce soit par bateau ou par motoneige.
Sans itinéraires hivernaux fiables, les chasseurs et leurs communautés peuvent se trouver coupés des ressources dont ils dépendent. S’ils parviennent à les atteindre, il leur faut souvent dépenser plus d’argent en carburant car ils doivent voyager plus loin qu’auparavant pour rapporter une même quantité de nourriture.
Ainsi, alors que certains secteurs réussissent à s’adapter aux changements, d’autres parviennent difficilement à modifier leurs pratiques d’une année à l’autre.
Source: Anchorage Daily News.

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Living conditions are very special in the Arctic during the winter. For instance, travelling with heavy vehicles across the tundra is only possible when the ground is deeply frozen. Nowadays, with climate change and global warming, people in the north of Alaska have to wait until late December and early January to start the off-road season.

While industry has had to adapt to changes, many locals are still struggling to find a new normal amid the shifting seasons. Just before Christmas 2017, conditions still were not favourable for travel for the large and heavy industry vehicles that, without a buffer provided by snow and solidly frozen ground, can do serious damage to the underlying tundra. High ambient temperatures and deep snow kept the ground at a depth of 30 centimetres from reaching the requisite -5°C. Additionally, while certain monitoring areas had the 22 centimetres of snow required for the foothills and 15 centimetres of snow for the coastal areas, others did not. By mid-January 2018, the eastern coastal area had met the criteria to open, while the other parts of the coast and foothills remained closed.

Late December and early January starts to the off-road season have become the norm as higher temperatures continue to mark the winter months across most of the Arctic. Glancing back over the start dates for the last four decades, a noticeable shift in start times has undoubtedly happened: As the years have gone by, the off-road season has started later and later. However, it is important to note there may have been other factors at play contributing to the changing opening dates. In the early 1970s, the tundra opened consistently in October or November. By the mid-1980s, the opening dates were predominantly in November, with a few December dates, and a single January opening in the winter of 1984-85. By the late 1990s, January openings were common and November dates had all but disappeared. Throughout the 2000s, December and January were the only months with openings.

Shorter and warmer winters have had significant effects on locals who depend on cold-weather conditions for safe travel to hunting grounds and between communities or camps.

Local hunters across the North Slope have frequently complained of unpredictable and hazardous sea ice conditions. Pockets of open water and shifting flows have made it harder for whalers to predict how their environments will shift and when, making the practice more dangerous.

Out on the tundra, hunters are often finding it harder to travel extended distances by snowmachine with more land remaining open and snow-free throughout the season. In some areas, rivers have not frozen solid, meaning hunters can’t travel reliably by either boat or snowmachine.

Without dependable winter routes, subsistence hunters and their communities can be cut off from the resources on which they depend. If they can reach them, they often find themselves spending more money on gas and transportation to travel further afield than they used to for the same nutritional return.

So, while certain sectors are able to compensate for changes, others cannot so easily shift their practices year-to-year.

Source : Anchorage Daily News.

Vues de la toundra (Photos: C. Grandpey)

Le réchauffement climatique au nord de l’Alaska // Global warming in the north of Alaska

Utqiaġvik, mieux connue sous son ancien nom de Barrow, est la plus grande ville du district de North Slope en Alaska. Elle est située au nord du cercle polaire arctique. C’est la 11ème localité la plus septentrionale au monde et la plus septentrionale des États-Unis. Un peu plus de 4 000 personnes vivent à Barrow.
En raison de sa situation géographique, Barrow ne voit jamais le soleil en hiver. Il a fait sa réapparition à l’horizon le 22 janvier 2018, pour la première fois depuis la mi-novembre. Le 23 janvier, la lumière du jour a augmenté de presque une heure par rapport à la veille. La ville aura quatre heures de jour à la fin de janvier. Le 11 mai, il n’y aura pas de nuit.
Le 21 janvier a été une autre journée remarquable. C’était la première fois depuis Halloween que les thermomètres de la ville enregistraient une température de l’air inférieure à la normale
Les derniers automnes et les hivers à Utqiaġvik ont été particulièrement doux. Selon le biologiste Craig George, qui étudie les baleines boréales et d’autres animaux à Utqiaġvik, on ne dit plus à Utqiaġvik que « le climat est en train de changer», mais que «le climat a changé». Le biologiste se souvient du mois d’octobre 1988 quand trois baleines grises se sont retrouvées piégées dans la glace de la Mer de Beaufort, juste au nord de Point Barrow. Les baleines ont fait la une de la presse mondiale lorsque les habitants du coin ont utilisé des tronçonneuses pour découper des trous dans la glace de mer pour permettre aux cétacés de respirer et leur frayer un chemin vers l’océan. La situation était bien différente cette année. Il n’y avait pas de glace sur la mer et les vagues venaient déferler sur la côte. La température de l’air atteignait 1,1 degré Celsius le jour du solstice d’hiver. Comme je l’ai écrit dans une note précédente (le 16 décembre 2017), en décembre, les scientifiques de la NOAA qui relevaient des dernières températures fournies par les capteurs d’Utqiaġvik ont détecté des anomalies dans les algorithmes informatiques et ont carrément supprimé les relevés de novembre parce qu’ils avaient l’air faux!
Selon la NOAA, la température moyenne d’octobre à décembre 2017 à Utqiaġvik a été de 8,3°C au-dessus de la normale et la plus élevée de cette période au cours des 98 dernières années. Depuis 2000, la température moyenne d’octobre à Utqiaġvik a augmenté de 3,8°C. La température moyenne de novembre a augmenté de 3,3°C et celle de décembre de 2,2°C. Les habitants d’Utqiaġvik ont ​​connu des températures quotidiennes supérieures à la normale pendant 77% de l’année en 2017!
Une autre conséquence du changement climatique à Utqiaġvik concerne le sol gelé ou  pergélisol. La température du pergélisol à 1,20 mètre de profondeur est de 3 à 4 degrés Celsius plus élevée que pour la même période l’année dernière, en sachant que l’année dernière était plus chaude que la normale. La glace de mer qui se forme plus tard en automne et qui recouvre moins d’océan est la cause de cette hausse des températures. L’océan dépourvu de glace a un effet de réchauffement sur les terres qui l’entourent.
Au vu des données satellitaires, la Mer des Tchouktches, à l’ouest d’Utqiaġvik, n’a pas gelé avant le 1er janvier 2018 alors qu’elle était en moyenne recouverte de glace vers le 20 novembre à la fin des années 1980.
Les habitants d’Utqiaġvik se sentent démunis et ne peuvent qu’espérer un retour aux conditions telles qu’elles étaient avant les années 1990, époque où le réchauffement climatique a vraiment commencé.
Source: Anchorage Daily News.

En cliquant sur ce lien, vous verrez défiler en accélérer les 3 derniers jours à Utqiaġvik. Lorsque la lumière du jour le permet, on aperçoit la mer partiellement envahie par la glace.

http://feeder.gina.alaska.edu/feeds/webcam-uaf-barrow-seaice-images/movies/current-3_day_animation.webm

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Utqiaġvik, commonly known by its former name Barrow, is the largest city of the North Slope Borough in Alaska. It is located north of the Arctic Circle. It is the 11th northernmost public community in the world and is the northernmost city in the United States. A little more than 4,000 people live in Barrow.

Due to its northern location, Barrow never sees the sun during the winter. It only reappeared on the horizon on January 22nd 2018 for the first time since mid-November. January 23rd featured almost an hour’s increase from the day before. The town will have four hours of daylight by the end of January. By May 11th, there will be no night.

January 21st was another remarkable day. It was the first time since Halloween that the town’s thermometers recorded a below-normal daily average air temperature

Just as dramatic are the recent warm autumns and winters in Utqiaġvik. According to biologist Craig George, who studies bowhead whales and other animals in Utqiaġvik, the term is no longer ‘climate change’; it is ‘climate changed.’ The biologist remembers October 1988, when three grey whales became trapped in Beaufort Sea ice just north of Point Barrow. The whales became a worldwide news story, as local rescuers used chain saws to cut circular breathing holes in the sea ice, trying to lead the whales to open ocean. The situation was different this year. There was no ice and the waves were crashing onshore. The temperature was 1.1 degrees Celsius on winter solstice. As I put it in a previous note (December 16th 2017), in December, NOAA scientists looking for the latest temperatures from Utqiaġvik sensors found computer algorithms had flagged and removed November readings because they looked wrong!

The average temperature for October through December 2017 was 8.3°C above normal and highest for that span in the last 98 years, according to NOAA. Since 2000, the average October temperature in Utqiaġvik has increased 3.8°C. November’s average temperature has increased 3.3°C degrees and December’s, 2.2°C. Utqiaġvik residents experienced above-normal average daily temperatures 77 percent of the year in 2017!

Another consequence of climate change in Utqiaġvik concerns the frozen ground or permafrost. Permafrost temperatures at 1.20 metres deep are 3 to 4 degrees Celsius higher than at the same time last year, even though last year was also warmer than normal. Sea ice that is forming later in autumn and covering less ocean is driving the warmth. Open ocean has a warming effect on the land around it.

The Chukchi Sea to the west of Utqiaġvik did not ice over until about Jananuary 1st, 2018, according to the latest satellite record that goes back to the late 1970s. An average date the Chukchi Basin was ice-covered in the late 1980s was about November 20th.

Residents in Utqiaġvik  feel helpless and can only hope for a return to conditions before the 1990s, when the extreme warming began.

 Source: Anchorage Daily News.

By clicking on this link, you will see a timelapse video of the last 3 days in Utqiaġvik. When there is sufficient daylight, one can discern the sea which is partially covered with the ice.

http://feeder.gina.alaska.edu/feeds/webcam-uaf-barrow-seaice-images/movies/current-3_day_animation.webm

Source: Google maps