Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’activité éruptive s’est intensifiée sur le Fuego (Guatemala) le 2 juillet 2022, avec de volumineux panaches de gaz et de cendres, ainsi qu’une nouvelle coulée de lave qui a parcouru au moins 1 km.
L’activité s’est encore intensifiée le 4 juillet, avec des coulées pyroclastiques qui ont parcouru environ 6 km en direction de la ravine Ceniza. Ce jour-là, le panache de cendres a atteint 5 km d’altitude et provoqué des retombées dans les localités voisines.
5 à 8 explosions faibles, modérées et parfois fortes par heure ont été enregistrées le 5 juillet; elles ont généré une colonne de cendres de 4,8 km de hauteur. De nouvelles retombées de cendres ont été signalées dans les localités proches du volcan.
Le Fuego peut être très destructeur. Une série d’explosions et de coulées pyroclastiques le 3 juin 2018 a causé la mort de 190 personnes et fait 256 disparus. Ce sont les chiffres officiels, mais le nombre réel de morts est beaucoup plus élevé. On estime que probablement 2000 personnes ont péri sous les coulées pyroclastiques. Il s’agit de l’éruption la plus meurtrière au Guatemala depuis 1929.
Source : INSIVUMEH.

Voici une petite vidéo et une photo de l’éruption :

https://twitter.com/i/status/1544295435866619907

 

Crédit photo: INSINUMEH

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Une phase explosive s’est produite sur le Chikurachki (île de Paramushir / Russie) le 30 juin 2022 avec des panaches de cendres qui se sont élevés jusqu’à 4,5 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne a été momentanément portée à Orange, puis abaissée à Jaune le 4 juillet, puis à Vert le lendemain.
Source : KVERT.

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Une incandescence nocturne est visible au-dessus du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon). Fin juin, deux événements éruptifs et une explosion ont généré des panaches qui se sont élevés jusqu’à 1,6 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3.
Source : JMA.

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L’éruption du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit. Le champ de lave a légèrement augmenté, avec une progression d’une quinzaine de mètres vers l’Est. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Vigilance (Watch).
Source : AVO.

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En Indonésie, l’éruption du Lewotolok se poursuit. Les panaches de vapeur et de cendres s’élèvent jusqu’à 1,3 km au-dessus du sommet. Les photos montrent une activité strombolienne dans le cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4)

L’éruption du Semeru se poursuit avec des événements éruptifs qui produisent des panaches de cendres qui s’élèvent de 400 à 1 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4)

L’éruption du Merapi continue. La hauteur et la morphologie des dômes de lave SO et central restent inchangées, et la sismicité est toujours à des niveaux élevés. Des avalanches continuent de descendre la ravine de la Bebeng sur le flanc SO, jusqu’à 1,8 km de distance. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4)
Source : CVGHM.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Eruptive activity intensified at Fuego (Guatemala) on July 2nd, 2022, with voluminous gas and ash plumes, as well as a new lava flow that travelled at least 1 km.

The activity further intensified on July 4th, with pyroclastic flows that travelled about 6 km toward the Ceniza drainage.On that day, the ash plume reached 5 km above sea level, causing ashfall in nearby communities.

5 to 8 weak, moderate and some strong explosions per hour were recorded on July 5th, generating an ash column 4.8 km high. More ashfall was reported in communities close to the volcano.

Fuego can be very destructive. A series of explosions and pyroclastic flows on June 3rd, 2018, caused the deaths of 190 people and left 256 more missing. These are the official numbers, but the real death toll is much higher, probably reaching 2000 persons that have been buried. It was Guatemala’s deadliest eruption since 1929.

Source: INSIVUMEH.

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An explosive phase occurred at Chikurachki (Paramushir Island / Russia) on June 30th, 2022 with ash plumes rising up to 4.5 km above sea level. The Aviation Color Code was momentarily raised to Orange, and lowered to Yellow on July 4th and then to Green the next day.

Source: KVERT.

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Nighttime incandescence can be seen at Sakurajima‘s Minamidake Crater (Japan). By the end of June, two eruptive events and one explosion produced plumes that rose as high as 1.6 km above the crater. The Alert Level remains at 3.

Source: JMA.

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The eruption of Great Sitkin (Aleutians / Alaska) continues. The lava-flow field has grown slightly, expanding 15 m E. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: AVO.

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In Indonesia, the eruption at Lewotolok continues. Steam and ash plumes rise as high as 1.3 km above the summit. Photos posted in reports show Strombolian activity from the crater. The Alert Level remained at 3 (on a scale of 1-4)

The eruption of Semeru continues with eruptive events that produce ashplumes that rising 400-1,500 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4)

The eruption of Merapi continues. The heights and morphologies of the SW and central lava domes remain unchanged, and seismicity is still at high levels. Avalanches keep travelling down the Bebeng drainage on the SW flank, reaching a maximum distance of 1.8 km. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4)

Source: CVGHM.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

France : toujours plus chaud!

Météo-France indique que le trimestre avril-mai-juin 2022 a été le plus chaud en France depuis 1900 avec une température moyenne de 16,9°C. La moyenne sur trois mois dépasse très légèrement celle d’avril-mai-juin 2003 (16,8°C).

La température moyenne en avril a été de 11,82°C, soit +0,6°C par rapport à 1981-2010 (+0°C par rapport à 1991-2020).

Le mois de mai 2022 a été le plus chaud jamais observé avec une moyenne de 17,76°C, soit +2,7°C par rapport à 1981-2010 (+2,3°C par rapport à 1991-2020 ; +3,6°C par rapport à 1961-1990).

Le mois de juin 2022 a été le 2ème plus chaud avec une température moyenne de 21,16°C, soit +2,7°C par rapport à 1981-2010 (+2,2°C par rapport à 1991-2020). Le mois de juin 2003 reste le plus chaud jamais observé avec 22,5°C.

Le premier semestre 2022 est l’un des plus chauds depuis le début des relevés. La température moyenne sur janvier-juin s’élève à 12,31°C, au 3ème rang des premiers semestres les plus chauds derrière 2007 (12,47°C) et 2020 (12,46°C). L’anomalie est de 1,6°C au-dessus de 1981-2010 et 2,2°C au-dessus de 1961-1990.

Source: Météo-France.

Indicateur thermique national du 1er janvier au 30 juin 2022. (Source : Infoclimat, global-climat)

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Et ça continue…!

Avec +0,482°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de juin 2022 est le 3ème plus chaud des archives ERA5.Par rapport à cette nouvelle période de référence, l’anomalie est de +0,308°C.

D’une manière plus globale, le mois de juin 2022 a été le plus chaud en France depuis le début des relevés avec une anomalie de +2,7°C par rapport à 1981-2010. Le mois de mai avait déjà été le plus chaud des annales en France. Cette hausse des températures se produit alors que des conditions de refroidissement La Niña sont toujours présentes dans le Pacifique. Ce sera donc encore bien pire lorsque El Niño fera son retour.

Source: ERA5.

Carte des anomalies thermiques pour juin 2022 (Source: ERA5)

 

Vers un réchauffement climatique « irréversible »? // « Are we heading to « committed warming »?

Il y a quelques années, alors que nous parlions du réchauffement climatique, Jean-Louis Etienne pensait que, à supposer qu’on arrête d’un coup de baguette magique les émissions de gaz à effet de serre, il faudrait au moins un siècle à leurs concentrations dans l’atmosphère pour se dissiper.
Selon un professeur de l’Université de Californie du Sud, la dissipation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère réside dans le concept de «réchauffement irréversible», également connu sous le nom de «réchauffement de canalisation».
Avant que les humains commencent à brûler des combustibles fossiles, le budget énergétique de la Terre était à peu près en équilibre. L’énergie entrante était à peu près la même que l’énergie sortante. Avec plus d’énergie entrante que sortante, l’énergie thermique de la Terre augmente, avec un accroissement de la température des terres, des océans et de l’air, ce qui entraîne la fonte de la glace. Aujourd’hui, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère sont supérieures de plus de 50 % à ce qu’elles étaient à l’aube de l’ère industrielle. Il est donc évident que les gaz à effet de serre émis aujourd’hui réchaufferont la planète pendant des années.
Les conséquences de la modification de l’équilibre énergétique de la Terre mettent du temps à se manifester. C’est comme lorsqu’on ouvre robinet d’eau chaude par une froide journée d’hiver : les tuyaux sont pleins d’eau froide; il faut donc du temps pour que l’eau chaude arrive – d’où l’expression « réchauffement de canalisation ».
Il existe trois raisons pour lesquelles le climat de la Terre devrait continuer à se réchauffer après l’arrêt des émissions de gaz à effet de serre:
1) Les principaux contributeurs au réchauffement climatique – le dioxyde de carbone et le méthane – persistent longtemps dans l’atmosphère : environ 10 ans en moyenne pour le méthane, et environ 400 ans pour le dioxyde de carbone. Donc, comme je l’ai écrit plus haut, l’arrêt des émissions ne se traduit pas par une réduction instantanée de la quantité de gaz nocifs dans l’atmosphère.
2) Une partie de ce réchauffement a été contrebalancée par les émissions anthropiques d’une autre forme de pollution : les aérosols sulfatés, minuscules particules émises par la combustion de combustibles fossiles, qui renvoient la lumière du soleil vers l’espace. Au cours du siècle dernier, cet effet d’assombrissement global a masqué l’effet de réchauffement des émissions de gaz à effet de serre. Le problème, c’est que ces aérosols et d’autres produits émis par l’homme nuisent eux aussi à la santé humaine et à la biosphère. Leur élimination et celle des gaz à effet de serre à courte durée de vie se traduit par quelques dixièmes de degré de réchauffement de l’atmosphère sur environ une décennie.
3) Le climat de la Terre met du temps à s’adapter à tout changement intervenu dans l’équilibre énergétique. Environ les deux tiers de la surface de la Terre sont constitués d’eau, parfois très profonde, qui met du temps à absorber l’excès de carbone et de chaleur. Jusqu’à présent, plus de 91 % de la chaleur ajoutée par les activités humaines et environ un quart de l’excès de carbone sont allés dans les océans. Les 9% restants contribuent à l’élévation du niveau des océans par la dilatation thermique, tandis que l’excès de carbone acidifie l’océan, le rendant plus corrosif pour de nombreux organismes à coquille, avec risque de perturbation de la chaîne alimentaire océanique.
On peut se demander à quel point le réchauffement climatique sera « irréversible ». Il n’existe pas à l’heure actuelle de réponse claire. Il est très difficile de déterminer l’ampleur du réchauffement à venir. Une étude incluant 18 modèles du système terrestre a révélé que lorsque les émissions de gaz ont été coupées, certains modèles ont continué à montrer un réchauffement pendant des décennies, voire des siècles, tandis que d’autres modèles ont montré un refroidissement rapide. Une autre étude, publiée en juin 2022, a révélé qu’il y avait 42 % de chances pour que le monde soit déjà engagé dans une hausse de température de 1,5°C.
La quantité de réchauffement est particulièrement importante car ses conséquences n’augmentent pas simplement proportionnellement à la température de la planète ; elles augmentent aussi de façon exponentielle, en particulier si l’on se réfère à la production alimentaire menacée par la chaleur, la sécheresse et les tempêtes. De plus, il existe des points de basculement (« tipping points ») qui pourraient engendrer des changements irréversibles dans des secteurs fragiles du système terrestre, comme les glaciers ou les écosystèmes.
Le cœur du problème climatique, ancré dans cette idée de « réchauffement irréversible », est qu’il existe de grands écarts entre les modifications du comportement humain et l’évolution du changement climatique. Bien que l’évaluation précise du « réchauffement irréversible » soit encore sujette à controverse, toutes les études montrent que la solution la plus sûre consiste à passer de toute urgence à une économie sans carbone, plus équitable et générant beaucoup moins d’émissions de gaz à effet de serre.
Source : The Conversation.

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A few years ago, while talking about global warming with Jean-Louis Etienne, he told me that, supposing we stop greenhouse gas emissions suddenly with a magic wand, it would take their concentrations in the atmosphere at least one century to dissipate.

According to a professor at the University of Southern California, the time it would take greenhouse gasses to disappear from the atmosphere lies in the concept of “committed warming,” also known as “pipeline warming.”

Before people began burning fossil fuels, Earth’s energy budget was roughly in balance. About the same amount of energy was coming in from the Sun as was leaving. With more energy coming in than leaving, Earth’s thermal energy increases, raising the temperature of land, oceans and air and melting ice. Today, carbon dioxide (CO2) concentrations in the atmosphere are more than 50% higher than they were at the dawn of the industrial age. Greenhouse gases emitted today will warm the planet for years.

The effects of tampering with Earth’s energy balance take time to show up. It is like what happens when you turn the hot water faucet all the way up on a cold winter day: The pipes are full of cold water, so it takes time for the warm water to get to you – hence the term “pipeline warming.”

There are three major reasons Earth’s climate is expected to continue warming after emissions stop.

1) The leading contributors to global warming – carbon dioxide and methane – linger in the atmosphere for a long time: about 10 years on average for methane, and about 400 years for carbon dioxide. So, as I put it before, turning off emissions does not translate into instant reductions in the amount of noxious gases in the atmosphere.

2) Part of this warming has been offset by man-made emissions of another form of pollution: sulfate aerosols, tiny particles emitted by fossil fuel burning, that reflect sunlight out to space. Over the past century, this global dimming has been masking the warming effect of greenhouse emissions. But these and other man-made aerosols also harm human health and the biosphere. Removing those and short-lived greenhouse gases translates to a few tenths of a degree of additional warming over about a decade.

3) Earth’s climate takes time to adjust to any change in energy balance. About two-thirds of Earth’s surface is made of water, sometimes very deep, which is slow to take up the excess carbon and heat. So far, over 91% of the heat added by human activities, and about a quarter of the excess carbon, have gone into the oceans. The extra heat contributes to sea level rise through thermal expansion, while the extra carbon makes the ocean more corrosive to many shelled organisms, which can disrupt the ocean food chain.

We may wonder how much « committed warming » we are in for? There is not a clear answer. Determining the amount of warming ahead is complicated. A study of 18 Earth system models found that when emissions were cut off, some continued warming for decades to hundreds of years, while others began cooling quickly. Another study, published in June 2022, found a 42% chance that the world is already committed to 1.5 degrees.

The amount of warming matters because the dangerous consequences of global warming don’t simply rise in proportion to global temperature; they typically increase exponentially, particularly for food production at risk from heat, drought and storms.

Further, Earth has tipping points that could trigger irreversible changes to fragile parts of the Earth system, like glaciers or ecosystems.

The heart of the climate problem, embedded in this idea of « committed warming », is that there are long delays between changes in human behavior and changes in the climate. While the precise amount of committed warming is still a matter of some contention, evidence shows the safest route forward is to urgently transition to a carbon-free, more equitable economy that generates far less greenhouse gas emissions.

Source : The Conversation.

 

2015 a été l’année la plus chaude depuis le début des relevés en 1880 (Source: NASA, NOAA)

« Fire of Love », l’amour des Krafft

Bientôt sur les écrans : FIRE OF LOVE, un documentaire de 93 minutes illustrant la vie de Katia et Maurice Krafft, intrépides scientifiques français, qui s’aimaient autant qu’ils aimaient les volcans. Composé d’images spectaculaires capturées par le couple pour tenter de comprendre le mystère des volcans, et narré en off par la cinéaste et artiste américaine Miranda July, Fire of Love est un film d’aventure sur le temps, l’inconnu et le sens de l’existence humaine.

Vous accéderez à la bande-annonce en cliquant sur ce lien:

https://www.cineserie.com/movies/4842988/video/5149935/

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Voici comment est née l’idée du film :
La cinéaste Sara Dosa a rencontré les Krafft alors qu’elle tournait un film sur l’Islande. Les Krafft, qui se sont connus sur l’Etna et Stromboli, se sont mariés en 1970 et ont été témoins de quelque 140 éruptions sur tous les continents sauf l’Antarctique. Ils ont remporté un Emmy pour leur documentaire National Geographic « Mountains of Fire ».
Lorsque la pandémie a fait échouer les plans d’un autre projet, Sara Dosa s’est souvenue de ce couple fascinant et des centaines d’heures de séquences d’une beauté désarmante tournées sur des volcans actifs. C’est ainsi qu’elle a entrepris de réaliser quelque chose sur les Krafft dans l’esprit des Krafft. « Fire of Love » est projeté dans les salles de New York et de Los Angeles le 6 juillet 2022 et dans d’autres villes dans les prochaines semaines. [NDLR: la sortie en France n’est pas précisée]
Avec l’aide d’Image’Est, une maison d’archives basée à Nancy, et du frère de Maurice Krafft, Bertrand Krafft, Dosa et ses collaborateurs ont pu accéder à distance à plus de 180 heures de séquences tournées en 16 mm par les Krafft. Une ligne écrite par Maurice Krafft dans l’un de ses livres n’a fait que confirmer ce que Sara Dosa savait déjà : que c’était une histoire d’amour.
Source : The Independent.

Photo: Wikipedia

Photos : C. Grandpey