Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : fin de l’éruption…peut-être // Piton de la Fournaise (Reunion Island) : end of the eruption…maybe

L’éruption débutée le 18 janvier 2026 aux alentours de 19h45 (heure locale) s’est arrêtée aux alentours de 5h00 (heure locale) le 20 janvier, avec l’arrêt du tremor. Des émanations de gaz sont toutefois toujours observées ainsi que des rougeoiements sur le champ de lave en cours de refroidissement. Les premières estimations montrent que moins d’un million de mètres cubes de lave a été émis depuis le début de l’éruption.

L’OVPF explique qu’aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation (arrêt définitif de l’éruption, reprise de l’activité sur le même site, reprise de l’activité sur un autre site) car l’activité sismique reste soutenue, avec une moyenne de 10 séismes par heure localisées sous la zone sommitale. Cela signifie que le système d’alimentation superficiel du volcan reste sous pression. De nouvelles ouvertures de fissures restent donc possibles.

Source : OVPF.

Photo: T. Sluys

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The eruption, which began on January 18, 2026, at approximately 7:45 p.m. (local time), ended around 5:00 a.m. (local time) on January 20, with the cessation of the tremor. However, gas emissions and glows on the lava field, which is currently cooling, are still being observed. Initial estimates indicate that less than one million cubic meters of lava have been emitted since the start of the eruption.
The OVPF explains that no hypothesis is being ruled out regarding the future course of the situation (definitive stop of the eruption, resumption of activity at the same site, or resumption of activity at another site) because seismic activity remains sustained, with an average of 10 earthquakes per hour located beneath the summit area. This indicates that the volcano’s surface magma system remains under pressure. New fissure openings are therefore still possible.
Source: OVPF.

2025 : L’OMM confirme les conclusions de Copernicus

Après le programme Copernicus de l’Union Européenne, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) confirme que la température moyenne à la surface du globe a dépassé de 1,44 °C (avec une marge d’incertitude de ± 0,13 °C) la moyenne de la période 1850-1900. La température moyenne réelle de la planète en 2025 a été estimée à 15,08 °C. Deux jeux de données de l’OMM ont classé 2025 au deuxième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées en 176 ans. Six autres jeux de données ont classé 2025 au troisième rang. Les trois dernières années (2023 à 2025) ont été les trois années les plus chaudes jamais enregistrées. Encore plus inquiétant, les 11 dernières années (2015 à 2025) sont les 11 années les plus chaudes jamais enregistrées.

Alors qu’elle a été marquée du début à la fin par un épisode La Niña, qui est censé induire un refroidissement, l’année 2025 a été l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle mondiale en raison de l’accumulation dans notre atmosphère de gaz à effet de serre (CO2 en particulier), dont la spécificité est de piéger la chaleur.

Les températures élevées des terres émergées et des océans ont contribué à alimenter des phénomènes météorologiques extrêmes :vagues de chaleur, fortes pluies et cyclones tropicaux intenses.

S’agissant des océans, l’OMM se réfère à une étude distincte publiée dans la revue Advances in Atmospheric Sciences. Ses auteur indiquent qu’en 2025, les températures océaniques ont été parmi les plus élevées jamais enregistrées.

Environ 90 % de l’excédent de chaleur dû au réchauffement climatique est stocké dans les océans, ce qui fait de la chaleur océanique un indicateur essentiel du changement climatique. Selon l’étude susmentionnée, le contenu thermique de l’océan dans les 2 000 premiers mètres a augmenté d’environ 23 ± 8 zettajoules entre 2024 et 2025. Cela représente environ 200 fois la production totale d’électricité mondiale en 2024.

D’après l’étude, en 2025, la température moyenne annuelle de la mer en surface à l’échelle du globe était supérieure de 0,49 °C à la valeur de la période de référence 1981-2010 et inférieure de 0,12 ± 0,03 °C à celle de 2024, ce qui correspond à l’apparition d’un épisode La Niña. Elle reste néanmoins la troisième année la plus chaude jamais enregistrée.

Source : OMM.