Le méthane, un poison pour le climat (2ème partie) // Methane, a poison for the climate (part 2)

À l’aide de l’EMIT (Earth Surface Mineral Dust Source Investigation), un outil conçu pour étudier l’impact de la poussière sur le climat, les scientifiques de la NASA ont identifié plus de 50 sites émetteurs de méthane dans le monde. Cette technologie pourrait aider à lutter contre le puissant gaz à effet de serre. Depuis son installation en juillet 2022 à bord de la Station spatiale internationale, l’outil a détecté des « super-émetteurs » de méthane en Asie centrale, au Moyen-Orient et dans le sud-ouest des États-Unis.
Les sites émetteurs de méthane nouvellement détectés – certains déjà connus et d’autres récemment découverts – comprennent de vastes installations pétrolières et gazières et de grands sites d’enfouissement des ordures. L’instrument de la NASA permettra de localiser les super-émetteurs de méthane afin que ces émissions puissent être stoppées à la source.
Effectuant une rotation autour de la Terre toutes les 90 minutes à bord de la Station spatiale à quelque 400 km d’altitude, l’EMIT est capable de scanner de vastes étendues de la planète sur des dizaines de kilomètres, avec la capacité de se concentrer sur des zones de la taille d’un terrain de football.
L’instrument, baptisé « spectromètre imageur », a été conçu principalement pour identifier la composition minérale de la poussière envoyée dans l’atmosphère terrestre par les déserts et d’autres régions arides, mais il s’est avéré apte à détecter d’importantes émissions de méthane.
Parmi les super-émetteurs de méthane nouvellement imagés, on relève un groupe de 12 panaches provenant d’infrastructures pétrolières et gazières au Turkménistan. Certains panaches s’étirent sur plus de 32 km. Les scientifiques estiment qu’ensemble des panaches du Turkménistan envoient dans l’atmosphère du méthane à raison de 50 400 kg par heure. C’est du même ordre que le débit de pointe du champ gazier d’Aliso Canyon en 2015 près de Los Angeles, qui est l’un des plus grands rejets accidentels de méthane de l’histoire des États-Unis.
Deux autres grands émetteurs sont un champ pétrolifère au Nouveau-Mexique et un complexe de traitement des déchets en Iran. Ils émettent ensemble près de 29 000 kg de méthane par heure. Le panache de méthane au sud de Téhéran mesure au moins 4,8 km de long. Aucun des deux sites n’était auparavant connu des scientifiques.
Source : Al Jazeera et agences de presse.

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Using the Earth Surface Mineral Dust Source Investigation (EMIT), a tool designed to study how dust affects climate, NASA scientists have identified more than 50 methane-emitting hotspots around the world, a development that could help combat the potent greenhouse gas. Since the tool was installed in July onboard the International Space Station it has detected methane “super-emitters” in Central Asia, the Middle East and the southwestern United States.

The newly measured methane hotspots – some previously known and others just discovered – include sprawling oil and gas facilities and large landfill sites. NASA’s instrument will help “pinpoint” methane super-emitters so that such emissions can be stopped “at the source”.

Circling Earth every 90 minutes from its perch onboard the space station some 400km high, EMIT is able to scan vast tracts of the planet dozens of kilometres across while also focusing in on areas as small as a football field.

The instrument, called an imaging spectrometer, was built primarily to identify the mineral composition of dust blown into Earth’s atmosphere from deserts and other arid regions, but it has proven adept at detecting large methane emissions.

Examples of the newly-imaged methane super-emitters include a cluster of 12 plumes from oil and gas infrastructure in Turkmenistan, some plumes stretching more than 32 km. Scientists estimate the Turkmenistan plumes collectively spew methane at a rate of 50,400 kg per hour, rivalling the peak flow from the 2015 Aliso Canyon gas field blowout near Los Angeles that ranks as one of the largest accidental methane releases in US history.

Two other large emitters were an oilfield in New Mexico and a waste-processing complex in Iran, emitting nearly 29,000 kg of methane per hour combined. The methane plume south of the Iranian capital Tehran was at least 4.8 km long. Neither site were previously known to scientists.

Source: Al Jazeera and news agencies.

Image d’une source de méthane obtenue avec l’EMIT (Source: NASA)

3 réflexions au sujet de « Le méthane, un poison pour le climat (2ème partie) // Methane, a poison for the climate (part 2) »

  1. Encore une fois, autant vos articles sur le volcanisme sont intéressants, autant sur le climat et d’autres thèmes, vous faites régulièrement des erreurs … parce que vous êtes victime de la propagande des Usa.

    Vous dites que l’Iran rejette (soi disant) 29 000 kg de méthane par heure. Cela réprésente un volume de 0,38 km3/an.
    Soit 0,000 000 007% du volume total de l’atmosphère. (si on prend une hauteur de 10 km d’atmosphère)
    Vous pensez sérieusement que ça a un impact sur le climat?

    Pourquoi vous êtes victime de la propagande des Usa?
    Parce que votre article a comme source d’info unique, la NASA, organisme des Usa. Ils vont donc incriminer l’Iran pour leurs rejets de méthane pour pouvoir leur imposer encore plus de sanctions économiques. Mais les Usa eux, ont un comportement exemplaire.

    Nous vivons une guerre de l’information. Soyez prudent dans vos affirmations!

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    1. On va être très clair: vous pensez ce que vous voulez, et je pense ce que je veux. J’ai quand même un peu d’avance par rapport à vous car je suis allé sur le terrain et j’ai vu les effets catastrophiques du réchauffement climatique sur l’Arctique, sur la banquise et dans les Alpes. La NASA n’a rien à voir là-dedans. Les événements catastrophiques se multiplient dans le monde. Si vous voulez vous amuser à critiquer les chiffres qui sont régulièrement communiqués, c’est votre problème. Je ne répondrai donc plus à vos remarques, mais je continuerai à alerter sur les causes et les effets du réchauffement climatique.

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      1. Bien sûr que vous pensez ce que vous voulez!
        Je ne remets absolument pas en cause vos observations sur les différentes zones du monde, on n’est simplement pas d’accords sur leur cause.
        Et c’est très bien qu’on ne soit pas d’accords, la différence enrichit.

        Mais c’est dommage que vous ne répondez pas au commentaire que je vous ai fait concernant les soi disant rejets excessifs de méthane en Iran, avec juste une seule source d’info: la Nasa, donc les Usa.

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