Le refuge de la Pilatte (Parc des Ecrins) victime du réchauffement climatique

Au cœur du Parc National des Ecrins, à plus de 2500 mètres d’altitude, le refuge de la Pilatte (Isère) ferme définitivement ses portes pour des raisons de sécurité. Victime du réchauffement climatique, le bâtiment était fermé depuis l’été 2021 en raison de la fonte accélérée d’un glacier situé à proximité. (voir ma note du 10 août 2021)

La FFCAM (Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne) explique dans un communiqué que le refuge de la Pilatte ferme définitivement ses portes « en raison d’importants problèmes structurels dus à la forte instabilité du socle granitique sur lequel il est construit. »

Le refuge a été construit en 1954 sur un promontoire rocheux, autrefois soutenu par le glacier de la Pilatte. Ce dernier a perdu près de 50 mètres d’épaisseur depuis le début des années 1990 en raison du réchauffement climatique. Suite à ce phénomène, les premières fissures étaient apparues dans le bâtiment. Elles sont suivies annuellement par des experts.

L’avenir du bâtiment est incertain. Pour le moment, l’accès à la plateforme sur laquelle se trouve le refuge est interdit aux randonneurs. Un balisage sera effectué par le Parc des Ecrins pour signaler cette fermeture.

Source : France 3 Isère.

Vue du refuge de la Pilatte (Crédit photo: Oisans Tourisme)

Réchauffement climatique en montagne : attention aux chutes de séracs !

Avec la période de temps chaud qui a affecté l’Europe au cours des dernières semaines, la fonte des glaciers s’est accélérée et les chutes de séracs se sont multipliées. L’isotherme 0°C s’est élevé et a souvent atteint 4000 mètres d’altitude.

Deux alpinistes -une Française et un Espagnol- ont été tués et 9 autres ont été blessés par la chute de séracs dans le sud-ouest de la Suisse le 27 mai 2022. Dix-sept alpinistes se trouvaient à 3400 mètres d’altitude, dans le secteur du Plateau du Déjeuner lors de l’ascension du Grand-Combin, quand ils ont été victimes d’une chute de séracs. Deux personnes sont décédées sur les lieux de l’accident. Neuf montagnards dont deux grièvement blessés ont été héliportés dans deux établissements hospitaliers de Lausanne. D’autres alpinistes ont été évacués par hélicoptère des lieux de l’accident qui a mobilisé sept hélicoptères ainsi qu’une quarantaine de sauveteurs.

La police a rappelé qu’il fallait redoubler de prudence voire renoncer aux sorties prévues quand le seuil de 0°C se trouve aux environs de 4000 mètres d’altitude. Le Grand-Combin, culmine à 4314 mètres ; c’est le deuxième plus haut sommet de la Suisse romande.

Source : différents organes de presse.

Photo: C. Grandpey

Excursions suspendues à Stromboli (Sicile)

Suite à l’incendie qui a ravagé un versant du Stromboli, les excursions vers la plate-forme d’observation à 400m d’altitude, sous la tutelle des guides locaux, sont suspendues. Les guides ont envoyé une note au président de la région Sicile et au directeur de la Protection Civile leur demandant d’intervenir rapidement pour rétablir la sécurité des sentiers. En effet, la décision de mettre fin aux excursions a été prise pour assurer la sécurité des randonneurs. Selon les guides, compte tenu de l’état des pentes sans végétation, il est nécessaire de prévoir la construction de chemins pouvant servir de voies d’évacuation et de lignes coupe-feu. De telles demandes ont été formulées dans le passé, mais n’ont jamais été prises en considération.

Source : La Sicilia.

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Voici le témoignage de visiteurs de mon blog présents à Stromboli au moment de l’incendie. Je les remercie sincèrement de m’avoir adressé le petit texte ci-dessous :

Nous étions de passage sur le Stromboli la nuit de l’incendie , nous vous confirmons que la panique a bien été présente toute la nuit sur l’île. Nous avons dû évacuer notre logement en urgence car les flammes devenaient de plus en plus menaçantes et surtout les fumées rendaient l’air irrespirable ! Les hôteliers ont fait tout le nécessaire pour que les touristes soient en sécurité. Un ferry a été envoyé pour évacuer les touristes. Nous sommes restés malgré tout et n’avons pu que constater l’ampleur des dégâts le lendemain.
Les flammes ont dévasté énormément de végétation la nuit, les canadairs ne pouvant travailler. C’est un désastre écologique et économique pour l’île

Crédit photo : Anne Meyer-Vale

Entrer dans l’eau à Brooks Falls (Alaska) vous conduit en prison // Wading at Brooks Falls (Alaska) takes you to prison

Trois hommes accusés de s’être trop approchés des ours en train de capturer des saumons à Brooks Falls dans le parc national du Katmai ont été condamnés à des amendes et à des peines de prison. Originaires du Nouveau-Mexique et de King Salmon, ils ont quitté une plate-forme d’observation autorisée et ont avancé dans l’eau pour s’approcher des ours lors d’un voyage en août 2018. L’un des hommes a été trahi par une caméra alors qu’il prenait des selfies près des ours.
Les trois contrevenants ont été condamnés à des peines de prison de 7 à 10 jours et à des amendes de 3 000 dollars chacun, avec un an de mise à l’épreuve. L’argent des amendes sera versé à l’association à but non lucratif Katmai Conservancy. Les trois hommes ont interdiction d’entrer dans un parc national pendant un an.
Source : Journaux d’Alaska.

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Three men charged with getting too close to the famed salmon-fishing bears at Brooks Falls in Katmai National park were sentenced to fines and prison terms. Coming from New Mexico and King Salmon, they left an authorized viewing platform and got close to brown bears during an August 2018 trip. One man was captured by a livestream camera taking selfies near the bears.

They received prison sentences from 7 to 10 days and $3,0000 fines, with a year of probation. The $9,000 in fines are to be paid to the nonprofit Katmai Conservancy. All three men are banned from entering any national park for a year.

Source: Alaskan newspapers.

Ours à Brooks (Photo: C. Grandpey)