Virus : ce n’est qu’un début ! // Viruses : it’s just the beginning !

La pandémie actuelle de coronavirus désorganise totalement l’économie mondiale, avec un impact catastrophique pour de nombreux secteurs. Les conséquences humaines sont elles aussi dramatiques avec des dizaines de milliers de morts, une hausse du chômage et des relations humaines détériorées. Beaucoup prétendent que « rien ne sera plus comme avant.» Très logiquement, la seule solution pour sortir définitivement de cette crise sanitaire serait la découverte d’un vaccin. Je crains toutefois que les prochaines décennies se caractérisent par une course aux vaccins. On ne  sait pas trop d’où est sorti le COVID-19 (pangolin, laboratoire, autre ?) mais on sait que d’autres virus sont dissimulés à la surface de la Terre et qu’ils n’attendent que le moment favorable pour se manifester.

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, la fonte des glaciers et du permafrost sous les coups de boutoir du réchauffement climatique nous réserve probablement de sales surprises. Au mois de janvier 2020, j’écrivais que des chercheurs américains et chinois ont mis à jour en 2015 dans les glaciers de l’Himalaya plusieurs virus jusqu’alors inconnus. L’analyse des carottes de glace ainsi collectées a révélé pas moins de 33 virus dont 28 jusque-là inconnus de la science. Ces virus ont été découverts dans une glace vieille de 15 000 ans, à une cinquantaine de mètres de profondeur. Suite à leur découverte, les chercheurs américains et chinois ont insisté sur le fait que, dans le pire des cas, « le réchauffement climatique – et la nouvelle exploitation minière de régions auparavant inaccessibles – pourrait être à l’origine d’une libération de nouveaux agents pathogènes dans notre environnement. »

Cette découverte dans l’Himalaya s’ajoute aux risques liés à la fonte du permafrost dans les hautes latitudes. En 2017, des chercheurs ont découvert en Sibérie un virus vieux de 30 000 ans. Ils sont parvenus, sous contrôle, à le réactiver pour infecter une amibe unicellulaire. C’est la preuve que les virus peuvent survivre, au moins 30 000 ans.

Cette survie des virus a été confirmée en 1997 par l’exhumation au Svalbard (Norvège) de cadavres de mineurs victimes de la Grippe Espagnole en 1918. Dans une note publiée le 16 avril 2020, j’expliquais que le virus était toujours actif car il avait été bien conservé par le froid.

Ces différents exemples montrent parfaitement le lien qui existe entre le réchauffement climatique et le développement des virus. Même si les émissions de gaz à effet de serre se sont réduites au cours du confinement, leur concentration dans l’atmosphère n’a pas varié.

Il est fort à parier que l’on va assister à une reprise accélérée de l’économie mondiale dans les prochaines semaines et les prochains mois. Cela aura inévitablement pour effet d’accélérer le réchauffement climatique…et le risque d’apparition de nouveaux virus. Il en sera malheureusement ainsi tant que les intérêts économiques et financiers domineront notre planète. La Nature nous rappellera régulièrement à l’ordre jusqu’au jour où elle vaincra définitivement car l’Homme aura signé son auto-destruction.

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S’agissant du Svalbard, j’aimerais rappeler (voir ma note du 5 mars 2018) qu’il héberge une Réserve mondiale de semences – Svalbard Global Seed Vault. C’est une chambre forte souterraine destinée à conserver dans un lieu sécurisé des graines de toutes les cultures vivrières de la planète et ainsi de préserver la diversité génétique. Abritant près d’un million de variétés, cette réserve offre un filet de sécurité face aux catastrophes naturelles, aux guerres, au changement climatique, ou encore aux maladies.

Ce site a été choisi parce que le climat et la géologie du Spitzberg représentent un environnement idéal pour un tel projet de conservation. Creusée près de la petite ville de Longyearbyen dans l’archipel arctique du Svalbard, à environ 1 120 km du Pôle Nord, cette chambre forte est gérée depuis 2008 par un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, l’organisation internationale Global Crop Diversity Trust et la banque génétique nordique.

Le 27 mars 2017, un deuxième bunker a été construit sur l’île de Spitzberg afin de protéger des données telles que des textes, photos ou vidéos. Une campagne de rénovation a débuté pour consolider la Réserve mondiale de semences qui subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique. Aujourd’hui, la Réserve a trop chaud. Conçue pour résister à une chute d’avion ou à un missile nucléaire, elle est en train de faire peau neuve après s’être retrouvée les pieds dans l’eau. En 2016, une poussée du mercure a fait fondre le pergélisol. Or ce sol, normalement gelé en permanence, est censé contribuer à maintenir à la température idéale de -18°C à l’intérieur de la chambre forte.

On espère que les travaux de consolidation en cours permettront de faire face au climat des décennies à venir. Le tunnel d’accès va être renforcé et un local sera érigé à proximité du site pour abriter le matériel technique et éloigner toute source de chaleur susceptible de contribuer à une nouvelle fonte du pergélisol.

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The current coronavirus pandemic is completely disrupting the global economy, with a disastrous impact for many sectors. The human consequences are also dramatic with tens of thousands of deaths, rising unemployment and deteriorated human relations. Many claim that “nothing will be the same as before.” Very logically, the only solution to definitively get out of this health crisis would be the discovery of a vaccine. However, I fear that the coming decades will be characterized by a race for vaccines. We do not really know where COVID-19 came from (pangolin, laboratory, other?) But we do know that other viruses are hidden on the surface of the Earth and that they are only waiting for the right moment to appear.
As I have explained on several occasions, the melting glaciers and permafrost under the blows of global warming probably holds some nasty surprises for us. In January 2020, I wrote that American and Chinese researchers discovered in 2015 in the Himalayan glaciers several previously unknown viruses. Analysis of the ice cores thus collected revealed no less than 33 viruses, 28 of which were previously unknown to science. These viruses were discovered in 15,000-year-old ice, some 50 metres deep. Following their discovery, American and Chinese researchers insisted that, in the worst-case scenario, « global warming – and new mining in areas previously inaccessible – could be the source of new pathogens in our environment. »
This discovery in the Himalayas adds to the risks associated with the melting of permafrost in high latitudes. In 2017, researchers discovered a 30,000-year-old virus in Siberia. They managed, under control, to reactivate it to infect a single-celled amoeba. This is proof that viruses can survive, at least 30,000 years.
This survival of the viruses was confirmed in 1997 by the exhumation in Svalbard (Norway) of corpses of minors victims of the Spanish Flu in 1918. In a note published on April 16th, 2020, I explained that the virus was still active because it had been well preserved by the cold.
These different examples perfectly show the link between global warming and the development of viruses. Even though greenhouse gas emissions were reduced during the lockdown, their concentration in the atmosphere did not change.
It’s a safe bet that there will be an accelerated recovery in the world economy in the coming weeks and months. This will inevitably accelerate global warming … and the risk of the appearance of new viruses. Unfortunately, this will be the case as long as economic and financial interests dominate our planet. Nature will regularly remind us to order until the day when it will definitively overcome because Man will have signed his self-destruction.

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Regarding Svalbard, I would like to remind you (see my note of March 5th, 2018) that it hosts a World Seed Reserve – the Svalbard Global Seed Vault. It is an underground vault intended to preserve in a secure place seeds of all the food crops of the planet and thus to preserve genetic diversity. Home to almost a million varieties, this reserve offers a safety net in the face of natural disasters, wars, climate change and even diseases.
This site was chosen because the climate and geology of Spitsbergen represent an ideal environment for such a conservation project. Digged near the small town of Longyearbyen in the Arctic archipelago of Svalbard, about 1,120 km from the North Pole, this vault has been managed since 2008 by a tripartite agreement between the Norwegian government, the international organization Global Crop Diversity Trust and the bank Nordic Genetic Resource Center.
On March 27th, 2017, a second bunker was built on the island of Spitsbergen to protect data such as text, photos or videos. A renovation campaign has started to consolidate the Svalbard Global Seed Vault which is suffering from the impact of global warming. Today, the Reserve is too hot. Designed to withstand a plane crash or a nuclear missile, it is undergoing a facelift after finding itself in the water. In 2016, a rise of temperatures melted the permafrost. This soil, normally permanently frozen, is supposed to help maintain the ideal temperature of -18 ° C inside the Vault.
It is hoped that the ongoing consolidation work will help cope with the climate for decades to come. The access tunnel will be reinforced and a room will be erected near the site to house the technical equipment and remove any heat source likely to contribute to a new melting of the permafrost.

Entrée de la Réserve mondiale de semences (Crédit photo: Wikipedia)

Trou dans la couche d’ozone arctique (suite) // Hole in the Arctic ozone layer (continued)

Dans une note publiée le 29 avril 2020, j’indiquais que le trou dans la couche d’ozone arctique s’était refermé. Il avait été détecté au mois de mars par des chercheurs du Copernicus Atmospheric Monitoring Service (CAMS). Trois fois plus grand que le Groenland, il était le plus vaste jamais observé sur la région.1997 et 2011 sont les seules autres années où l’on a enregistré un tel appauvrissement stratosphérique au-dessus de l’Arctique.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la fermeture du trou dans la couche d’ozone n’a rien à voir avec la chute des émissions de gaz à effet de serre due à la période de confinement actuelle imposée par la crise du coronavirus. Le phénomène est tout simplement la conséquence de la rupture du vortex polaire. Ce dernier avait été particulièrement puissant au cours des dernières semaines, avec des températures très froides dans la région. Cette situation avait favorisé une accumulation anormale sur l’Arctique de composants néfastes à l’ozone, d’où l’appauvrissement de la couche.

Il y a quelques jours, le vortex polaire s’est désagrégé. En s’affaiblissant, il a laissé le champ libre à des arrivées d’air plus chaud. Ainsi, des températures dépassant les moyennes de l’Arctique de plus de 5°C ont été enregistrées le 20 avril 2020. Cela a permis le retour d’un air plus riche en ozone dans la région.

Les chercheurs du CAMS indiquent qu’il faut s’attendre au retour d’un vortex polaire plus puissant dans les prochains jours. Toutefois, cela ne devrait pas avoir d’effet sur la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique.

Source : Presse scientifique internationale.

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In a post released on April 29th, 2020, I indicated that the hole in the Arctic ozone layer had closed. The hole had been detected in March by researchers from the Copernicus Atmospheric Monitoring Service (CAMS). Three times the size of Greenland, it was the largest ever observed in the region. 1997 and 2011 are the only other years in which there has been such a stratospheric depletion over the Arctic.
Contrary to what one might think, the closing of the hole in the ozone layer has nothing to do with the drop in greenhouse gas emissions due to the current lockdown period imposed by the coronavirus crisis . The phenomenon is quite simply the consequence of the rupture of the polar vortex. The latter had been particularly powerful in recent weeks, with very cold temperatures in the region. This had favoured an abnormal build-up of ozone-depleting components over the Arctic, resulting in the depletion of the layer.
A few days ago, the polar vortex disintegrated. While weakening, it opened the door to warmer air arrivals. As a result, temperatures above the Arctic more than 5°C above average were recorded on April 20th, 2020. This resulted in the return of more ozone-rich air to the region.
CAMS researchers say that a more powerful polar vortex will be back in the coming days. However, this is not expected to affect the ozone layer over the Arctic.
Source: International scientific press.

Modélisation du trou dans la couche d’ozone (Source : ESA)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Des explosions phréatiques sont toujours observées sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica). Elles produisent généralement des panaches de vapeur et de gaz qui s’élèvent à 300-500 m au-dessus du cratère.
Source: OVSICORI.

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Des explosions stromboliennes dans le cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala) projettent des matériaux jusqu’à une centaine de mètres de hauteur. La sismicité a augmenté dans la soirée du 27 avril 2020 et la coulée de lave déjà observée sur le flanc SO a atteint une distance d’environ 400 mètres. Les observations d’une zone linéaire d’où s’échappait de la fumée ont révélé qu’il s’agissait en fait d’un incendie de végétation.
Source: INSIVUMEH.

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Le Fuego (Guatemala) reste très actif. Des coulées de lave ont été observées dans les ravines Ceniza (SSO) et Seca (ouest) au cours de la semaine écoulée. La partie principale de la coulée de lave dans la ravine Ceniza avait une longueur de 200 m, mais des blocs incandescents se détachaient du front de coulée et parcouraient 240 m supplémentaires, atteignant les zones de végétation. Les blocs incandescents qui se détachaient du front de coulée dans la ravine Seca parcouraient plus de 500 m.

Les explosions au sommet du volcan génèrent des ondes de choc et des panaches de cendres qui s’élèvent à près de 1,2 km au-dessus du cratère. Des avalanches de blocs produites par ces explosions parcourent jusqu’à 1 km sur tous les flancs du volcan. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent.
Source: INSIVUMEH.

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Dans ses dernières mises à jour, le HVO indique que le Kilauea (Hawaii) n’est pas en éruption. Les données du HVO pour le mois d’avril montrent que les niveaux de sismicité et de déformation du sol n’ont pas évolué et que les émissions de SO2 restent faibles. Globalement, l’Observatoire n’a détecté que des changements géologiques mineurs depuis la fin de l’activité éruptive en septembre 2018.
L’étendue d’eau au fond du cratère de l’Halema’uma’u continue de grandir et de s’approfondir lentement. Le 19 mars 2020, ses dimensions étaient d’environ 107m sur 211m. Le 1er avril, la profondeur était d’environ 32 m.
Depuis mars 2019, les stations GPS et les inclinomètres au sommet du Kilauea enregistrent une inflation correspondant une lente accumulation de magma dans la partie superficielle du système magmatique sommital, à environ 1-2 km de profondeur.
Dans l’East Rift Zone, les stations GPS et les inclinomètres continuent de montrer une évolution correspondant au lent remplissage du réservoir magmatique profond entre le Pu’uO’o et la Route (Highway) 130.
Le flanc sud de Kilauea continue de glisser vers la mer à un rythme élevé depuis le séisme de M6.9 du 4 mai 2018 près de Kalapana.
Des dangers subsistent dans la Lower East Rift Zone et au sommet du Kilauea. Les habitants et les visiteurs doivent se montrer prudents à proximité des fractures, des coulées de lave et de la zone sommitale qui s’est effondrée en 2018. Les coulées de lave de 2018 sont pour la plupart sur des propriétés privées. Merci de les respecter et de ne pas y entrer ou y garer son véhicule.

Source: HVO.

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L’activité du Stromboli (Sicile) ces derniers jours a montré un certain déclin. Le nombre d’événements Very Long Period (VLP) correspondant aux explosions reste à un niveau élevé, mais montre une légère baisse. On n’observe peu d’éboulements sur la Sciara del Fuoco. Globalement, le niveau d’activité du Stromboli est qualifié de « Moyen » par la Laboratoire de Géophysique Expérimentale.

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L’éruption du Klyuchevskoy (Kamtchatka) déjà évoquée la semaine dernière se poursuit, avec une activité strombolienne et parfois vulcanienne. La coulée de lave observée pour la première fois le 18 avril 2020 avance toujours le long du flanc sud-est du volcan. Selon les données satellitaires, le panache de cendre s’étire sur plus de 420 km vers l’ouest et s’élève jusqu’à 6 000 m d’altitude.
La couleur de l’alerte aérienne reste Orange.
Voici une vidéo montrant des séquences de l’éruption:
https://youtu.be/hEFD9ZVpCCI

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Le KVERT indique qu’une activité modérée continue sur l’Ebeko (Ile Paramushir / Russie). D’après le VAAC de Tokyo, une explosion a été observée le 28 avril 2020 ; elle a généré un panache de cendre qui est monté à 3600 mètres d’altitude, avec des retombées sur la localité de Severo-Kurilsk, proche du volcan. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.

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Ce n’est pas inquiétant, mais ça mérite d’être signalé. Le 26 avril 2020, un essaim sismique relativement intense (environ 70 secousses) a été enregistré dans les Champs Phlégréens (Italie). Son épicentre a été localisé dans la région de Pisciarelli, à l’est de la Solfatara avec des événements à une profondeur comprise entre 1,5 et 2-5 km.

Le 26 avril 2020 également, un premier essaim sismique de faible intensité incluant une vingtaine d’événements a été enregistré sur le Vésuve. De tels essaims sont enregistrés périodiquement et il n’y a donc pas lieu de s’alarmer, même si cet essaim coïncide avec celui enregistré dans les Champs Phlégréens. .
Après une pause de quelques heures,  l’essaim a repris avec des événements plus intenses. Meteo Vesuvio indique qu’il serait souhaitable d’avoir des données sismiques en temps réel, ainsi que celles concernant l’inflation de l’édifice volcanique et la température des fumerolles. La Protection Civile et INGV OV, bien que sollicités plusieurs fois, n’ont jamais donné suite aux demandes de Meteo Vesuvio. Cette politique de rétention d’informations est assez semblable à celle adoptée par l’IPGP en France.
Source : Meteo Vesuvio.

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Dans son bulletin couvrant l’activité du mois d’avril 2020, l’OVPF a dressé un bilan fort intéressant de la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) du 2 au 6 avril. Pour le lire, il suffit de cliquer sur ce lien :

http://www.ipgp.fr/sites/default/files/ovpf_20200501_bullmensu.pdf

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Here is some news of volcanic activity around the world.

Phreatic explosions are still observed at Rincón de la Vieja (Costa Rica). They usually produce steam-and-gas plumes that rise 300-500 m above the crater.

Source: OVSICORI.

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Strombolian explosions at Pacaya’s Mackenney Crater (Guatemala) eject material as high as 100 m above the crater. Seismicity increased in the evening of April 27th, 2020 and the lava flow already observed on the SW flank reached a distance of about 400 metres. Later investigation of a linear “fuming area” on the NE flank identified a forest fire as the cause.

Source : INSIVUMEH.

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Fuego (Guatemala) remains very active, with lava flows in the Ceniza (SSW) and Seca (W) drainages observed during the past week. The main part of the lava flow in the Ceniza drainage was 200 m long, but produced incandescent blocks that travelled an additional 240 m, reaching vegetated areas. Incandescent blocks from the end of the flow in the Seca drainage travelled 520 m. Explosions at the summit crater generate shock waves and ash plumes that rise almost 1.2 km above the crater. Avalanches of blocks from these explosions travel up to 1 km down all flanks. Ashfall has been reported in several downwind areas.

Source : INSIVUMEH.

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In its latest updates, HVO indicates that Kilauea (Hawaii) is not erupting. Monitoring data for the month of April showed variable but typical rates of seismicity and ground deformation, low rates of SO2 emissions, and only minor geologic changes since the end of eruptive activity in September 2018.

The water pond at the bottom of Halema’uma’u continues to slowly expand and deepen. On March 19th, 2020, its dimensions were approximately 107m by 211m. On April 1st, the current depth was approximately 32m.
Since March 2019, GPS stations and tiltmeters at the Kilauea summit have recorded deformation consistent with slow magma accumulation within the shallow portion of the Kilauea summit magma system (1-2 km below ground level).  .
In the East Rift Zone, GPS stations and tiltmeters continue to show motions consistent with slowed refilling of the deep magmatic reservoir in the broad region between Pu’uO’o and Highway 130.

The south flank of Kilauea continues to creep seaward at elevated rates following the May 4th, 2018 M6.9 earthquake near Kalapana.
Hazards remain in the lower East Rift Zone eruption area and at the Kilauea summit. Residents and visitors should be cautious near the 2018 fissures, lava flows, and summit collapse area Lava flows and features created by the 2018 eruption are primarily on private property and persons are asked to be respectful and not enter or park on private property.

Source : HVO.

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Activity at Stromboli (Sicily) has been slightly declining in the past days. The number of  VLP events corresponding with the explosions stays at high level, but is showing a slight decrease. The number of rockfall along the Sciara del Fuoco is low. The global level of activity is qualified MEDIUM by the laboratorio Geofisica Sperimentale.

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The eruption of Klyuchevskoy (Kamchatka) already mentioned last week continues, with Strombolian and sometimes Vulcanian activity. The lava flow first observed on April 18th, 2020 continues to travel along the southeastern flank of the volcano. According to satellite data, the ash plume is extending more than 420 km to the west and rising up to 6 000 m above sea level.

The Aviation Color Code remains Orange.

Here is a video showing sequences of the eruption :

https://youtu.be/hEFD9ZVpCCI

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KVERT indicates that moderate activity continues at Ebeko (Paramushir Island / Russia). According to the Tokyo VAAC, an explosion on April 28th, 2020 produced an ash plume that rose to 3,600 m above sea level and drifted to the southeast, with ashfall on the nearby town of Severo-Kurilsk. The Aviation Color Code remains Orange.

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It’s not worrisome, but it deserves to be reported. On April 26th, 2020, a relatively intense seismic swarm (around 70 tremors) was recorded in the Phlegrean Fields (Italy). Its epicenter was located in the Pisciarelli region, east of the Solfatara, with events at a depth between 1.5 and 2-5 km.
Also on April 26th, 2020, a first low-intensity seismic swarm including some twenty events was recorded on Vesuvius. Such swarms are recorded periodically and there is therefore no reason to be alarmed, even if this swarm coincided with that recorded in the Phlegrean Fields. After a break of a few hours, the swarm resumed with more intense events. Meteo Vesuvio indicates that it would be desirable to have seismic data in real time, as well as those concerning the inflation of the volcanic edifice and the temperature of the fumaroles. The Civil Protection and INGV OV, although asked several times, never followed up on requests from Meteo Vesuvio. This information retention policy is quite similar to that adopted by the IPGP in France. .
Source: Meteo Vesuvio.

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In its report covering the month of April 2020, OVPF has described the latest eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) between April 2nd and 6th.  The English version is also available by clicking on this link :

http://www.ipgp.fr/sites/default/files/ovpf_20200501_bullmensu_en.pdf

Superbe photo du Vésuve et de ses environs prise par l’astronaute italien Luca Parmitano depuis l’ISS (Source: NASA)