La fonte du permafrost et ses conséquences // The melting of permafrost and its consequences

drapeau-francaisUne nouvelle étude intitulée «La répartition et le stockage du carbone dans les paysages thermokarstiques circumpolaires» et publiée dans la revue Nature Communications (http://www.nature.com/articles/ncomms13043) propose une nouvelle carte du permafrost (ou pergélisol) dans l’hémisphère nord. La carte – fruit d’un projet mené par l’Université de l’Alberta et celle d’Alaska à Fairbanks – fait ressortir les zones qui sont les plus vulnérables à la fonte du permafrost et aux affaissements qui s’ensuivent. Elle montre également quelles régions du Nord circumpolaire sont les plus exposées aux «thermokarsts» (également appelés « cryokarsts »), autrement dit les zones où la surface de la terre s’effondre lorsque la glace dégèle dans le sol, avant de s’évacuer sous forme d’eau. Les caractéristiques thermokarstiques peuvent être des cavités ouvertes dans le sol, des fossés, de nouvelles zones humides ou même des lacs.
Les gaz à effet de serre tels que le dioxyde de carbone et le méthane sont souvent tenus responsables de la hausse des températures et du changement climatique sur notre planète. Comme je l’ai souvent écrit, la fonte du pergélisol ne fera qu’accélérer le changement climatique provoqué par la combustion des combustibles fossiles.
L’étude a révélé que près de 20 pour cent du permafrost des régions nordiques est susceptible de donner naissance à un paysage thermokarstique. Environ la moitié du carbone organique souterrain est stockée dans ces zones potentiellement thermokarstiques, de sorte que le dégel des années à venir sera loin d’avoir des conséquences négligeables.
Parmi les zones les plus vulnérables figurent la région de North Slope en Alaska et le delta du Yukon. Les zones sensibles aux formations thermokarstiques sont celles qui détiennent des quantités relativement importantes de glace. L’étude n’identifie pas précisément les zones qui connaissent le plus fort réchauffement et elle ne précise pas non plus les zones qui deviendront thermokarstiques dans les prochaines années. Par contre, elle identifie les zones qui seront les plus sensibles au réchauffement.
Les thermokarsts devraient devenir de plus en plus fréquents au cours de ce siècle avec le réchauffement du climat arctique. Leur apparition sera liée à deux facteurs : d’une part le changement climatique et d’autre part les phénomènes tels que les incendies et les inondations qui accompagnent ce même changement climatique.

Source : Nature Communications.

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drapeau-anglaisA new study entitled “Circumpolar distribution and carbon storage of thermokarst landscapes” and published in the journal Nature Communications (http://www.nature.com/articles/ncomms13043) includes a new map of northern hemisphere permafrost. The map – which is the product of a project led by the University of Alberta and the University of Alaska Fairbanks – identifies the areas that are most vulnerable to thawing and slumping. It shows which regions in the circumpolar north are susceptible to the permafrost formations known as « thermokarsts, » where the land surface collapses when ice within the soil thaws and drains away. Thermokarst features can be sinkholes, gullies, new wetlands or expanded lakes.

Greenhouse gases such as carbon dioxide and methane are often blamed for rising Earth temperatures and global climate change. As I often put it before, melting permafrost is expected to accelerate climate change caused by burning fossil fuels.

The study found that about 20 percent of the world’s northern permafrost region has potential to become a thermokarst landscape. About half of the underground organic carbon is stored in those thermokarst-prone areas, making future thaw especially significant.

Among the most vulnerable areas are Alaska’s North Slope and the Yukon River delta. Areas susceptible to thermokarst formations are those that hold relatively large amounts of ice. The study does not specifically identify the areas that have the most warming nor does it predict future thermokarst. Rather, it identifies areas that will be sensitive to warming.

Thermokarsts are expected to become more prevalent as the Arctic climate warms. According to the researchers, vulnerability to thermokarst development is likely to increase this century both due to climate change and associated higher frequencies of disturbances such as wildfire and floods.

Source : Nature Communications.

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Répartition des zones thermokarstiques ou potentiellement thermokarstiques dans les régions nordiques et plus particulièrement en Alaska (Source: Nature Communications).

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