Dieng (Indonésie)

drapeaufrancais.jpgUne explosion phréatique a eu lieu dans la soirée du 26 septembre. Elle a duré une quinzaine de secondes et avait été précédée d’un accroissement de la sismicité depuis le début du mois de septembre. L’explosion a été entendue dans un rayon de 2 km autour du cratère. Pendant l’éruption, de la boue a été éjectée jusqu’à 140 mètres de distance. Il n’y a pas eu d’émission de gaz toxiques. Le niveau d’alerte est maintenu à « Normal » et aucune évacuation n’a été ordonnée. La dernière éruption du Dieng remonte au 15 janvier 2009.  

 

drapeau anglais.jpgA phreatic explosion occurred on September 26th in the evening. The eruption lasted 15 seconds. It had been preceded by an increase in seismicity since the beginning of September. The explosion was heard 2 km away from the crater. During the eruption, mud was ejected as far as 140 metres. There were no emissions of toxic gases. The alert level at the volcano remains at « Normal« . No evacuations were ordered. The last eruption at Dieng volcano occurred on January 15th 2009.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeaufrancais.jpgComme cela se produit de temps en temps, un nouvel effondrement a affecté samedi dernier la bouche qui perce le plancher de l’Halema’uma’u, avec l’émission d’un nuage de cendre marron. Dans le même temps le niveau de la lave s’est abaissé au fond de la bouche où l’on ne discerne actuellement qu’une très faible lueur. Dans le même temps, plusieurs séismes ont été enregistrés dans la zone sommitale et sur le versant sud du Kilauea. Cet événement n’a eu aucun effet sur l’East Rift Zone où la lave continue à entrer dans le Pacifique sur le site de Waikupanaha.

Source : HVO.

 

drapeau anglais.jpgAs this happens from time to time, a new collapse occurred at the Halema’uma’u vent last Saturday with the emission of a brown ash plume. Meantime, the lava level dropped at the bottom of the vent where nothing but a very faint glow can currently be observed. Several earthquakes were recorded both in the summit area and the south flank of the volcano. This event did not affect the East Rift Zone where lava continues to flow through tubes from the TEB vent to the ocean at Waikupanaha.

Source: HVO.

Alaska, the last frontier (3)

3. Le Katmai : des ours et des volcans.

Anchorage nous a servi de point de départ pour nous rendre dans la région du Katmai, là où commence l’arc volcanique des Aléoutiennes, dans le sud-ouest du pays. Seule la voie aérienne permet d’accéder à ce coin perdu de l’Alaska. Un premier avion effectue le trajet entre Anchorage et King Salmon et c’est en hydravion que l’on arrive sur Brooks Lake où les ours sont les premières créatures vivantes que l’on aperçoit sur les bords du lac ! Il est vrai que les saumons sont particulièrement abondants et les plantigrades se régalent de poissons ainsi que de baies qu’ils dégustent à pleine gueule dans les forêts environnantes. Il faut être particulièrement prudent pour randonner dans le secteur car une rencontre avec les grizzlis est toujours possible. La première mission des rangers est d’ailleurs d’indiquer la marche à suivre dans un tel cas. Comme sur un volcan qui projette des bombes, il ne faut surtout pas s’enfuir en courant car on devient alors une proie potentielle pour l’animal.

Le Katmai est l’un des 80 volcans de l’arc des Aléoutiennes. Cette chaîne qui mesure 2400 km de long présente de nombreux volcans actifs dont le dynamisme éruptif et la nature des matériaux émis témoignent de la subduction de la plaque Pacifique sous la plaque nord-américaine.

La phase paroxysmale de l’éruption du Katmai s’est déroulée les 6, 7 et 8 juin 1912. Elle a duré une soixantaine d’heures avec une émission de 28 à 30 km3 de coulées de ponce et de cendre. Ces coulées, d’une épaisseur de plus de 100 mètres par endroits, ont rempli la vallée glaciaire d’Utak, large de 4 à 5 km, sur une longueur de 20 km. Robert Griggs, qui fut le premier à explorer cette vallée en 1916, l’a appelée Vallée des 10 000 Fumées à cause de ses innombrables fumerolles, aujourd’hui disparues.

L’éruption de 1912 n’a fait aucune victime car les peuplades présentes, peu nombreuses il est vrai, furent prévenues par les tremblements de terre qui avaient précédé l’éruption et avaient fui la région. Depuis cette éruption, l’érosion – comme au Pinatubo aux Philippines – a entaillé des canyons étroits, profonds de plusieurs dizaines de mètres, où nous sommes allés randonner et que l’on peut voir sur les images de l’album photos dans la colonne de droite de ce blog.

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