Alaska, the last frontier (2)

2. Quand la terre tremble.

En Alaska, tout commence à Anchorage, ville sans charme particulier avec son quadrillage de rues et d’avenues entrecoupées de nombreux espaces verts fréquemment visités par les élans et les ours quand la nourriture se fait rare dans les forêts aux alentours.

Il ne subsiste plus aucune trace physique du terrible séisme de 9,2 qui a secoué le sud de l’Alaska le jour du Vendredi Saint 1964. Toutefois, au nord de la ville, là où s’est produit un glissement de terrain particulièrement meurtrier, on peut visiter un parc parsemé de panneaux pédagogiques qui rappellent ce douloureux événement (voir photos dans l’album). Au cœur de la ville, l’Alaska Experience Theater présente un film avec des images d’archives et de nombreux témoignages. Comme cela se fait de plus en plus aujourd’hui, les sièges des spectateurs vibrent, donnant ainsi un aperçu des secousses qui ont ébranlé Anchorage pendant plusieurs minutes. Le séisme s’est accompagné d’un tsunami qui a dévasté Valdez et Seward, petits ports sur les bords du Golfe d’Alaska (voir panneau ci-dessous). Que ce soit à Anchorage, à Homer ou à Valdez, on trouve des panneaux indiquant les lieux de rassemblement et les parcours d’évacuation en cas de tsunami. Eu égard au laps de temps très bref dont on dispose dans le cas d’un raz-de-marée, il n’est pas certain que ces précautions soient suffisantes. Les personnes avec lesquelles j’ai pu discuter à Valdez sont très sceptiques car aucun exercice n’a – paraît-il – été effectué pour préparer la population à une telle éventualité.

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