Essaim sismique à Yellowstone: Pas de quoi s’inquiéter! // Seismic swarm at Yellowstone: Nothing to worry about!

L’essaim sismique observé à Yellowstone depuis le mois de juin est maintenant l’un des plus longs jamais enregistrés dans le Parc, avec plus de 2 300 événements. Le 30 août, 2 357 séismes avaient été enregistrés. Le plus significatif au cours des dernières semaines a été un événement de M 3,3 le 21 août. Le plus important dans l’essaim actuel avait une magnitude de M 4,4 le 15 juin. La plupart des secousses se situaient dans la fourchette M 0 ou M 1, avec 181 autres événements de M 2 et 11 de M 3. 53 autres étaient inférieurs à M 0, ce qui signifie qu’ils ne pouvaient être détectés qu’avec des instruments ultra sensibles.
Beaucoup de gens s’inquiètent et pensent que cet essaim sismique pourrait annoncer une éruption volcanique à court terme. L’Observatoire Volcanologique de Yellowstone se veut rassurant et affirme qu’aucune éruption ne se produira, à court ou à long terme. En effet, la sismicité a toujours été présente à Yellowstone, la plupart du temps causée par l’activité hydrothermale dans le Parc. Les géologues de l’Observatoire insistent sur le fait que l’essaim n’a «rien d’extraordinaire» et qu’il a «ralenti de manière significative ; toutefois, de petits épisodes d’activité peuvent durer quelques heures».
Bien qu’il ne semble pas dangereux, l’essaim sismique actuel est maintenant l’un des plus longs et les plus importants jamais enregistrés. Le plus spectaculaire avait eu lieu en octobre 1985; il a duré trois mois, avec plus de 3 000 événements. Il y a eu un autre essaim digne d’intérêt en 2010, avec plus de 2 000 événements enregistrés en un seul mois.
L’USGS – qui gère les observatoires volcanologiques dans l’ouest des Etats-Unis – indique que le niveau d’alerte actuel à Yellowstone est « Normal » et que la couleur de l’alerte aérienne est « Verte ».
Jacob Lowenstern, l’un des scientifiques responsables de l’Observatoire de Yellowstone (et que je salue ici!) rappelle que «la dernière éruption volcanique dans la caldeira s’est produite il y a 70 000 ans. […] Pour que le magma atteigne la surface, il faut qu’une nouvelle bouche s’ouvre, ce qui se traduit par une activité géologique intense. […] On observerait alors de plus en plus de séismes, associés à une déformation du sol, des explosions de vapeur et des changements dans la composition des gaz et dans la température des émissions hydrothermales, ce qui entraînerait une modification du niveau d’alerte. Rien de tout cela n’a encore eu lieu. »
Source: Observatoire Volcanologique de Yellowstone.

——————————————

The ongoing earthquake swarm at Yellowstone is now one of the longest ever recorded, with over 2,300 tremors since it began in June. As of August 30th, 2,357 earthquakes had been recorded. The most powerful in recent weeks was an M 3.3 event on August 21st. The most significant in the current swarm had a magnitude of M 4.4 on June 15th. Most of the earthquakes were in the M 0 or  M 1 range, with a further 181 recorded at M 2 and 11 at M 3. Another 53 were less than M 0, meaning they were very small events that could be detected only with sensitive earthquake-monitoring instruments.

Many people have worried about this seismic swarm and thought it might announce a volcanic eruption in the short term. The Yellowstone Volcano Observatory is reassuring and said no eruption will occur, either in the short or long term. Indeed, seismicity has always been present at Yellowstone, most of the time caused by the hydrothermal activity within the Park. Geologists at the Observatory have insisted that the swarm was “nothing out of the ordinary” and that it had “slowed down significantly but does occasionally have little bursts of activity that lasts for a few hours.”

Although it does not look dangerous, the current swarm is now one of the longest and largest on record. The largest swarm ever recorded was in October 1985; it lasted for three months and included more than 3,000 earthquakes. There was another large swarm in 2010, when more than 2,000 events were recorded over a month.

USGS that manages the volcanic observatories in Western U.S.A. currently lists the volcano alert level at Yellowstone as normal, and the aviation color code is green.

Jacob Lowenstern, one of the scientists in charge of the Yellowstone Volcano Observatory (Hello Jake!) reminds us that “the last volcanic eruption within the caldera was 70,000 years ago. […] For magma to reach the surface, a new vent needs to be created, which requires a lot of intense geological activity. […] We would need to see considerably more and larger earthquakes, combined with contemporaneous ground deformation, steam explosions and changes in gas and heat discharge, prior to moving the alert level. None of that has occurred.”

Source: Yellowstone Volcano Observatory.

N’hésitez pas à vous rendre à Yellowstone en septembre. Il fait moins chaud et  il y a moins de monde… (Photos: C. Grandpey)

 

La NASA peut-elle empêcher les super éruptions ? // Can NASA prevent super eruptions ?

On a recensé une vingtaine de super volcans sur terre, avec des éruptions majeures qui se produisent en moyenne une fois tous les 100 000 ans. Si une telle éruption se produisait aujourd’hui, l’une des plus grandes conséquences serait la famine, avec un long hiver volcanique qui pourrait empêcher notre civilisation d’avoir suffisamment de vivres pour nourrir la population actuelle. En 2012, les Nations Unies ont estimé à 74 jours les réserves alimentaires dans le monde.
Lorsque les scientifiques de la NASA ont étudié le problème, ils ont conclu que la solution la plus logique serait simplement de « refroidir » un super volcan. Un volcan de la taille de Yellowstone est avant tout un gigantesque générateur de chaleur, l’équivalent de six centrales industrielles. Yellowstone laisse échapper actuellement dans l’atmosphère environ 60 à 70% de la chaleur stockée dans les profondeurs, via l’eau qui s’infiltre dans la chambre magmatique par des fissures. Le reste s’accumule à l’intérieur du magma, ce qui lui permet de dissoudre de plus en plus de gaz volatils et de roches environnantes. Une fois que cette chaleur atteint un certain seuil, une éruption explosive est inévitable.
Les scientifiques de la NASA pensent que si une grande partie de cette chaleur pouvait être extraite, le super volcan n’entrerait jamais en éruption. Ils estiment que si une augmentation de 35% du transfert de chaleur pouvait être obtenue à partir de sa chambre magmatique, Yellowstone ne constituerait plus une menace. La seule question est de savoir quelle est la solution pour y parvenir.

Une solution serait d’augmenter la quantité d’eau à l’intérieur du super volcan, mais il sera probablement impossible de convaincre les hommes politiques de cautionner une telle initiative. Construire un grand aqueduc dans une région montagneuse serait à la fois coûteux et difficile et la population n’accepterait pas que l’eau soit utilisée de cette façon. On manque d’eau potable partout dans le monde et un tel projet consistant à utiliser de l’eau pour refroidir un super volcan serait forcément très controversé.
Au lieu de cela, la NASA a imaginé un plan très différent. La solution la plus envisageable serait de forer jusqu’à 10 km de profondeur à l’intérieur du super volcan et d’injecter de l’eau à haute pression. En circulant, l’eau remonterait à une température d’environ 350°C, tout en extrayant lentement, jour après jour, la chaleur du volcan. Un tel projet, dont le coût atteindrait environ 3,46 milliards de dollars, pourrait décider les hommes politiques à risquer un tel investissement. Yellowstone laisse échapper actuellement environ 6GW sous forme de chaleur. Avec un tel forage, cette chaleur pourrait être utilisée dans une centrale géothermique qui génèrerait de l’énergie électrique à un prix extrêmement compétitifs estimé à environ 0,10 dollars par kWh. Au final, en forant un peu plus profondément, on aurait rapidement un retour sur investissement et une électricité qui pourrait alimenter la région autour du super volcan pendant une période de plusieurs dizaines de milliers d’années. L’avantage sur le long terme est que l’on empêche une éruption du super volcan qui serait un désastre pour l’humanité. Toutefois, le forage à l’intérieur d’un super volcan n’est pas sans risques et pourrait déclencher l’éruption que l’on veut éviter à tout prix !
Une autre solution serait de démarrer le forage en dehors des limites du Parc National de Yellowstone et d’extraire la chaleur de la partie inférieure de la chambre magmatique. De cette façon, on empêche la chaleur qui vient d’en bas d’atteindre le haut de la chambre, là même où se trouve la véritable menace. Cependant, ceux qui défendent un tel projet ne verront jamais si c’est une réussite au cours de leur vie. Le refroidissement de Yellowstone de cette manière interviendrait à raison d’un mètre par an et il faudrait donc des dizaines de milliers d’années pour que la roche soit refroidie.
Même si ce dernier projet semble peu réaliste, il mérite réflexion et pourrait faire partie des solutions pour éviter une catastrophe. Un tel plan pourrait être appliqué à tous les super volcans actifs de la planète et les scientifiques de la NASA espèrent que leurs idées encourageront une discussion scientifique et un débat pour s’attaquer à cette menace.
Source: La BBC.

——————————————-

There are around 20 known supervolcanoes on Earth, with major eruptions occurring on average once every 100,000 years. One of the greatest threats an eruption may pose is thought to be starvation, with a prolonged volcanic winter potentially prohibiting civilisation from having enough food for the current population. In 2012, the United Nations estimated that food reserves worldwide would last 74 days.

When NASA scientists came to consider the problem, they found that the most logical solution could simply be to cool a supervolcano down. A volcano the size of Yellowstone is essentially a gigantic heat generator, equivalent to six industrial power plants. Yellowstone currently leaks about 60-70% of the heat coming up from below into the atmosphere, via water which seeps into the magma chamber through cracks. The remainder builds up inside the magma, enabling it to dissolve more and more volatile gases and surrounding rocks. Once this heat reaches a certain threshold, then an explosive eruption is inevitable.

But if more of the heat could be extracted, then the supervolcano would never erupt. NASA estimates that if a 35% increase in heat transfer could be achieved from its magma chamber, Yellowstone would no longer pose a threat. The only question is how to proceed.

One possibility is to simply increase the amount of water in the supervolcano. But from a practical perspective, it would likely be impossible to convince politicians to sanction such an initiative. Building a big aqueduct uphill into a mountainous region would be both costly and difficult, and people do not want their water spent that way. People are desperate for water all over the world and so a major infrastructure project, where the only way the water is used is to cool down a supervolcano, would be very controversial.

Instead NASA have conceived a very different plan. They believe the most viable solution could be to drill up to 10 km down into the super volcano, and pump down water at high pressure. The circulating water would return at a temperature of around 350°C, thus slowly day by day extracting heat from the volcano. And while such a project would come at an estimated cost of around 3.46 billion dollars, it could convince politicians to make the investment. Yellowstone currently leaks around 6GW in heat. Through drilling in this way, it could be used to create a geothermal plant which generates electric power at extremely competitive prices of around $0.10/kWh. In the end, by drilling somewhat deeper, you would pay back your initial investment and get electricity which can power the surrounding area for a period of potentially tens of thousands of years. And the long-term benefit is that you prevent a future supervolcano eruption which would devastate humanity. But drilling into a supervolcano does not come without certain risks. Namely triggering the eruption you are intending to prevent.

Instead, the idea is to drill in starting outside the boundaries of Yellowstone National Park, and extracting the heat from the underside of the magma chamber. This way you are preventing the heat coming up from below from ever reaching the top of the chamber which is where the real threat arises. However those who instigate such a project will never see it to completion, or even have an idea whether it might be successful within their lifetime. Cooling Yellowstone in this manner would happen at a rate of one metre a year, taking of the order of tens of thousands of years until just cold rock was left.

But to prevent a catastrophe, such long-term thinking and planning may be the only choice. Such a plan could be potentially applied to every active supervolcano on the planet, and NASA’s scientists are hoping that their blueprints will encourage more practical scientific discussion and debate for tackling the threat.

Source : The BBC.

Cette coupe sud-ouest / nord-est sous Yellowstone a été obtenue grâce à l’imagerie sismique. (Source: University of Utah)

Un forage à Yellowstone, n’est-ce pas jouer avec le feu et risquer de saccager un site d’une beauté exceptionnelle? (Photo: C. Grandpey)

 

 

Yellowstone : Sismicité élevée mais pas d’inquiétude // Elevated seismicity but nothing to worry about

L’activité sismique à Yellowstone au cours du mois de juillet est restée élevée par rapport à l’activité de base observée dans le Parc.
L’Observatoire Volcanologique de Yellowsone (YVO) indique que 528 séismes ont été enregistrés dans la région du Parc National de Yellowstone. L’événement le plus significatif a atteignait M 3,6 le 18 juillet, à environ 14,5 km au nord-est de West Yellowstone. Ce séisme fait partie de l’essaim sismique observé dans cette même région depuis le 12 juin 2017.
La sismicité de juillet à Yellowstone est restée concentrée à environ 9,6 km au nord de West Yellowstone, secteur où un essaim a ajouté 475 séismes supplémentaires en juillet aux 1028 événements observés en juin.
Les séquences sismiques comme celles de juin et de juillet sont fréquentes et représentent environ 50% de la sismicité totale dans la région de Yellowstone. Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter comme le font certains organes de presse.
Les instruments installés dans la caldeira de Yellowstone montrent une très faible variation de la déformation du sol ce mois-ci. Le soulèvement au nord de la caldeira, près du bassin Norris Geyser Basin, se poursuit lentement. La situation n’a pas évolué par rapport aux derniers mois. Les modèles de déformation actuels à Yellowstone restent dans le cadre des normes historiques.
Source: Yellowstone Volcano Observatory.

——————————————

Seismic activity at Yellowstone during the month of July has still been elevated levels compared with typical background activity.

The Yellowsone Volcano Observatory (YVO) indicates 528 earthquakes were located in the Yellowstone National Park region. The largest event was an M 3.6 event on July 18th, located about 14.5 km north northeast of West Yellowstone. This earthquake is part of a continued energetic swarm in the same area that began on June 12th, 2017.

July seismicity in Yellowstone was marked by the ongoing seismicity about 9.6 km north of West Yellowstone where an energetic swarm added an additional 475 earthquakes in July to the 1028 earthquakes in June.

Earthquake sequences like those of June and July are common and account for roughly 50% of the total seismicity in the Yellowstone region.

Monitored locations within the Yellowstone Caldera show minimal ground deformation change this month. Uplift north of the caldera, centered near the Norris Geyser Basin continues at a low rate. Behaviour is similar to the past several months. Current deformation patterns at Yellowstone remain within historical norms.

Source: Yellowstone Volcano Observatory.

Photo: C. Grandpey

Yellowstone: Pas de quoi s’inquiéter // Yellowstone: Nothing to worry about!

Dans un rapport publié le 1er juillet 2017, l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone donne plus de détails sur la dernière sismicité enregistrée dans le Parc.
En juin 2017, 1171 séismes ont été localisés dans la région du Parc National de Yellowstone. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 4.4 le 16 juin, à environ 14 kilomètres au nord-nord-ouest de West Yellowstone. Comme je l’ai déjà signalé, la secousse a été ressentie dans les villes de Gardiner et West Yellowstone. Ce séisme fait partie d’une séquence qui a débuté le 12 juin dans cette même région.
La sismicité du mois de juin à Yellowstone a été marquée par quatre épisodes bien distincts :

1) Un essaim de 1027 séismes, à 10 km au nord de West Yellowstone, a débuté le 12 juin et continue actuellement, avec un événement de M 4.4 le 16 juin. Cet essaim se compose également de cinq secousses autour de M 3 et 72 autres autour de M 2.
2) 41 événements ont fait partie d’un petit essaim à environ 22 km à l’est-nord-est de West Yellowstone les 14 et 15 juin. L’événement le plus significatif (M 2.3) a été enregistré le 14 juin à 22 km à l’est-nord-est de West Yellowstone. Cet essaim comprend deux séismes autour de M 2.
3) Un petit essaim de 22 séismes, à environ 22 km au sud-sud-ouest de Mammoth, a eu lieu les 1er et 2 juin, avec un événement de M 2.6 le 1er juin. Cet essaim comprend 3 séismes autour de M 2.
4) Un petit essaim de 13 séismes, à 25 km à l’est-nord-est de West Yellowstone, a été enregistré le 13 juin avec un événement de M 1,7.
Le rapport conclut en indiquant que les séquences sismiques comme celles qui viennent d’être décrites sont fréquentes et représentent environ 50% de la sismicité totale dans la région de Yellowstone. Cependant, l’activité sismique de Yellowstone est actuellement à des niveaux élevés par rapport à la normale.

En ce qui concerne la déformation du sol, les instruments installés dans la caldeira de Yellowstone continuent d’enregistrer un lent affaissement de cette dernière. Le soulèvement du sol au nord de la caldeira, près du Norris Geyser Basin, se poursuit très lentement. La situation n’a pas évolué au cours des derniers mois. Les modèles de déformation actuels à Yellowstone restent dans les normes historiques.

Source : Yellowstone Volcano Observatory.

————————————

In a report released on July 1st 2017, the Yellowstone Volcano Observatory gives more details about the latest seismicity in the Park.

During June 2017, 1171 earthquakes were located in the Yellowstone National Park region. The largest event was a light earthquake of M 4.4 on June 16th, located about 14 kilometres north-northwest of West Yellowstone. As I put it before, the earthquake was felt in the towns of Gardiner and West Yellowstone, MT. This earthquake is part of a sequence in the same area that began on June 12th.
June seismicity in Yellowstone was marked by four distinct clusters of episodic earthquakes:
1) An energetic swarm of 1027 earthquakes, 10 km north of West Yellowstone, began on June 12th and is ongoing, including the largest event (M 4.4) of the month on June 16th. This swarm also consists of five earthquakes in the M 3 range and 72 earthquakes in the M 2 range.
2) 41 events occurred in a small swarm about 22 km east-northeast of West Yellowstone on June 14th and 15th. The largest earthquake of the swarm (M 2.3) occurred on June 14th 22 km east-northeast of West Yellowstone. This swarm includes two earthquakes in the M 2 range.

3) A small swarm of 22 earthquakes, about 22 km south-southwest of Mammoth, took place on June 1st and 2nd, with the largest event (M 2.6) occurring on June 1st. This swarm includes 3 earthquakes in the M 2 range.
4) A small swarm of 13 earthquakes, 25 km east-northeast of West Yellowstone, occurred on June 13th with the largest earthquake at M 1.7.
The report concludes by saying that earthquake sequences like these are common and account for roughly 50% of the total seismicity in the Yellowstone region. However, Yellowstone earthquake activity is currently at elevated levels compared with typical background activity.

As far as ground deformation is concerned, instruments within the Yellowstone caldera continue to record a slow subsidence. Uplift north of the caldera, centered near the Norris Geyser Basin continues at a low rate. Behaviour is similar to the past several months. Current deformation patterns at Yellowstone remain within historical norms.
Source : Yellowstone Volcano Observatory.

Photo: C. Grandpey