Élection américaine : un rapport gênant sur le changement climatique // U.S. election : an embarrassing report on climate change

Selon plusieurs organes de presse américains dont le Huffington Post, l’administration Trump freine des quatre fers pour que ne soit pas publié avant l’élection présidentielle du mois de novembre un rapport sur le changement climatique mandaté par le Congrès. Cela confirme le déni du changement climatique par l’occupant actuel de la Maison Blanche. Ce rapport fédéral détaillé examine les conséquences dévastatrices de l’accélération de la crise climatique.

L’administration Trump avait déjà tenté d’enterrer le rapport de 2018 en le publiant le lendemain des vacances du Thanksgiving. Selon les conclusions de ce rapport, «la hausse des températures à l’échelle de la planète est plus rapide que tout ce que la civilisation moderne a connu jusqu’à présent» et «cette tendance au réchauffement ne peut s’expliquer que par les activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère». Ce rapport a également révélé que sans réduction drastique des émissions globales de gaz à effet de serre, les températures aux États-Unis pourraient augmenter entre 3 et 9 degrés Fahrenheit (1,5 à 5 degrés Celsius) d’ici 2100.
À l’époque, les responsables de l’administration ont rejeté les conclusions du rapport et les ont qualifiées de «radicales», «ne s’appuyant pas sur des données» et basées sur les «pires scénarios». Trump a carrément rejeté la notion de réchauffement climatique en disant: «Je n’y crois pas.»
L’attaque incessante de Trump contre les climatologues s’est intensifiée avec l’approche des élections de novembre 2020. En plus d’affirmer, à tort, que le climat «va commencer à se refroidir», Trump a nommé au moins trois climato-sceptiques à des postes importants de la NOAA, l’agence responsable de l’étude des océans et de l’atmosphère
Parmi ces nouveaux promus se trouve David Legates, professeur de climatologie à l’Université du Delaware qui a affirmé, entre autres, que l’augmentation du CO2 atmosphérique était bonne pour la planète. Des sources proches de la Maison Blanche indiquent que Legates a été nommé uniquement pour rédiger la version officielle du prochain rapport fédéral sur le climat.
Les efforts de l’Administration américaine pour ralentir le prochain rapport interviennent alors qu’Exxon Mobil, le plus grand producteur américain de pétrole et de gaz, prévoit d’intensifier ses forages. Les émissions de gaz à effet de serre émises par cette compagnie augmenteraient en conséquence, alors que les autre grandes compagnies pétrolières promettent de réduire leur production et de se diriger vers des émissions nettes nulles dans les décennies à venir.
On ne sait pas si les efforts la Maison Blanche parviendront à  ralentir la publication du rapport dont la finalité est de donner une image précise de la façon dont le changement climatique pourrait bouleverser la vie aux Etats-Unis. Le rapport fédéral présente les conclusions collégiales de chercheurs en climatologie dans toutes les disciplines. Sa complexité n’est comparable qu’aux rapports annuels publiés par le GIEC sur l’évolution du climat.
Contrairement aux rapports du GIEC, le rapport fédéral fournit des prévisions détaillées pour chaque région des Etats-Unis. Il offre ainsi aux scientifiques et aux décideurs un outil essentiel pour faire face à la recrudescence des incendies, des sécheresses et des violentes tempêtes.
La décision de l’Administration d’interférer avec le cinquième rapport indique comment l’administration Trump favorable aux combustibles fossiles, est susceptible d’aborder la menace du changement climatique si le président est élu pour un deuxième mandat et n’a plus à tenir compte de l’opinion des électeurs américains dont la majorité s’inquiète de la crise climatique.
Source: Huffington Post.

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According to several US newsmadia, among which The Huffington Post, The Trump administration is reportedly delaying work on a congressionally mandated climate change report, the latest example of President Donald Trump digging in on climate change denial ahead of the 2020 election.

The in-depth federal assessments, due every four years, look at the devastating consequences of the rapidly unfolding climate crisis. The Trump administration tried to bury the last study in 2018 by releasing it the day after the Thanksgiving holiday. That report concluded that global temperatures are “rising more rapidly than anything modern civilization has experienced” and that “this warming trend can only be explained by human activities, especially emissions of greenhouse gases into the atmosphere.” It also found that without drastic cuts in global greenhouse gas emissions, temperatures in the U.S. could warm between 3 and 9 degrees Fahrenheit by 2100.

At the time, administration officials dismissed the findings as “radical,” “not data-driven” and based on “worst scenarios.” Trump outright rejected the science, saying “I don’t believe it.”

Trump’s brazen attack on climate science has ramped up ahead of the November election. Along with falsely claiming that the climate “will start getting cooler,” Trump has tapped at least three climate contrarians for top-level positions at the federal National Oceanic and Atmospheric Administration.

Among them is David Legates, a University of Delaware climatology professor who has claimed, among other things, that rising atmospheric CO2 is good for the planet. Sources close to the White House indicate that Legates was brought in specifically to shape the upcoming federal climate report.

The effort to slow-walk the next report comes as Exxon Mobil Corp., the largest U.S. oil and gas producer, plans to ramp up drilling. The company’s projected greenhouse gases would surge as a result, just as rival oil giants are vowing to cut output and set a course for net-zero emissions in the coming decades.

It’s unclear whether the White House’s delay in summoning scientists for the next national climate assessment would hinder their ability to render an accurate picture of how climate change could upend life across the United States. Scientists are already running models and performing studies, but the federal report represents the collective findings of climate researchers across disciplines. Its complexity is comparable only to the reports the United Nations’ Intergovernmental Panel on Climate Change issues each year.

Unlike the U.N. report, the federal assessment provides detailed forecasts by U.S. regions, offering scientists and policymakers a vital tool for adapting to the already chaotic uptick in fires, droughts and violent storms.

The move to interfere with a timely fifth report signals how the pro-fossil fuel Trump administration is likely to approach the threat of climate change if the president is elected to a second term and no longer has to consider the concerns of American voters, a growing majority of whom are worried about the climate crisis.

Source : Huffington Post.

Créée en 1970, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)  fournit et assure un accès à des données environnementales mondiales et des services d’information à partir de satellites et d’autres sources dans le but de « promouvoir,  protéger et améliorer l’économie, la sécurité, l’environnement et la qualité de vie de la nation. »

Un rapport américain contredit l’opinion de Donald Trump sur le changement climatique // U.S. report conflicts with Donald Trump’s opinion on climate change

Selon un rapport gouvernemental publié le 23 décembre 2018, quelques jours avant la COP 24, le changement climatique coûtera des centaines de milliards de dollars à l’économie américaine d’ici la fin du siècle, avec de sérieuses conséquences, en particulier pour la santé humaine et les infrastructures, sans parler de la production agricole. Treize ministères et organismes gouvernementaux, du Département de l’Agriculture à la NASA, faisaient partie du comité qui a rédigé le nouveau rapport.
La Maison Blanche a rejeté le rapport comme étant inexact. Selon sa porte-parole, il est « largement fondé sur le scénario le plus extrême, qui contredit les tendances établies de longue date en supposant que la technologie et l’innovation seront limitées et que la population augmentera rapidement. La prochaine mise à jour de l’évaluation nationale du climat nous offrira la possibilité de mettre en place un processus plus transparent et fondé sur des données comprenant des informations plus complètes en ce qui concerne les scénarios et les conséquences potentielles ».

Le rapport décrit l’impact du réchauffement de la planète sur toutes les couches de la société américaine et lance une mise en garde sévère qui va à l’encontre du programme en faveur des combustibles fossiles décidé par le gouvernement Trump. On peut lire que « le réchauffement climatique affecterait les pauvres de manière disproportionnée, porterait gravement atteinte à la santé humaine, endommagerait les infrastructures, limiterait la disponibilité de l’eau, modifierait les côtes et augmenterait les coûts dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de la production d’énergie. »
A côté de cela, le rapport indique que si les émissions de gaz à effet de serre sont fortement réduites, les impacts du changement climatique pourraient être modifiés, même si certains effets comme les tempêtes, les sécheresses et des inondations plus fréquentes, sont déjà observés aujourd’hui.
Le rapport confirme une étude publiée l’année dernière qui concluait que les activités humaines étaient la principale cause du réchauffement planétaire et mettait en garde contre les effets potentiellement catastrophiques du changement climatique. Ces études se heurtent à la politique menée par le président Donald Trump qui a mis à mal les protections environnementales et climatiques de l’ère Obama et a favorisé la production de combustibles fossiles d’origine nationale, y compris le pétrole brut, dont la production est supérieure à celle de l’Arabie saoudite et de la Russie.
De plus, il ne faudrait pas oublier que Trump, l’année dernière, a annoncé son intention de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris de 2015, conclu entre quelque 200 pays pour lutter contre le changement climatique. Le Président a estimé que cet accord nuirait à l’économie américaine et apporterait peu d’avantages environnementaux tangibles. Trump et plusieurs membres de son cabinet ont également à plusieurs reprises mis en doute l’existence du changement climatique, affirmant que les causes et les impacts ne sont pas encore établis.
Source: Médias américains et canadiens.

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According to a government report issued on November 23rd, 2018, a few days before COP 24, climate change will cost the U.S. economy hundreds of billions of dollars by the end of the century, damaging everything from human health to infrastructure and agricultural production. Thirteen government departments and agencies, from the Agriculture Department to NASA, were part of the committee that compiled the new report.

The White House dismissed the report as inaccurate. The White House spokeswoman said the new report was « largely based on the most extreme scenario, which contradicts long-established trends by assuming that…there would be limited technology and innovation, and a rapidly expanding population. The government’s next update of the National Climate Assessment gives us the opportunity to provide for a more transparent and data-driven process that includes fuller information on the range of potential scenarios and outcomes. »

The report outlined the projected impact of global warming in every corner of American society, in a dire warning that is at odds with the Trump administration’s pro-fossil-fuels agenda. Global warming would disproportionately hurt the poor, broadly undermine human health, damage infrastructure, limit the availability of water, alter coastlines, and boost costs in industries from farming, to fisheries and energy production.

The report also said that if greenhouse gas emissions are sharply curbed, projections of further damage could change, even though many of the impacts of climate change – including more frequent and more powerful storms, droughts and flooding – are already under way.

The report supplements a study issued last year that concluded humans are the main driver of global warming and warned of potentially catastrophic effects to the planet. The studies clash with policy under President Donald Trump who has been rolling back Obama-era environmental and climate protections to maximize production of domestic fossil fuels, including crude oil, already the highest in the world, above Saudi Arabia and Russia.

Beside this, one should bear in mind that Trump last year announced his intention to withdraw the United States from the 2015 Paris Deal agreed by nearly 200 nations to combat climate change, arguing the accord would hurt the U.S. economy and provide little tangible environmental benefit. Trump and several members of his cabinet have also repeatedly cast doubt on the science of climate change, arguing that the causes and impacts are not yet settled.

Source: U.S. and Canadian news media.

Courbes montrant les émissions globales de carbone fossile par type de combustible entre 1800 et 2013.  Le carbone représente 27 % de la masse du CO2, l’oxygène constitue l’essentiel du reste. (Source: Wikipedia)