L’Arctique toujours plus chaud! // An ever warmer Arctic!

drapeau-francaisPour la deuxième année consécutive à la fin de décembre et pour la deuxième fois en autant de mois, les températures dans l’extrême Arctique restent extrêmement élevées par rapport à la normale. Les modèles informatiques réalisés trois jours avant Noël révèlent que la température près du pôle Nord sera de 40 à 50 degrés Fahrenheit (22-27 degrés Celsius) plus chaude que la normale et s’approchera de 32° F (0°C).
La chaleur sera attirée dans l’Arctique par une tempête à l’est du Groenland (voir la carte ci-dessous). Le modèle météorologique fourni par les Européens donne une pression minimale d’environ 945 hPa, comparable à celle de nombreux cyclones de catégorie 3, qui génèrent souvent des vents d’environ 200 km/h.
La réduction de la couverture de glace de mer dans la partie orientale de l’Océan Arctique offre un passage à l’air chaud qui s’engouffre directement vers le nord.
La glace de mer arctique est à son plus bas niveau de tous les temps. En novembre, l’Arctique gagne habituellement de la glace, mais sur une période de cinq jours, il a vu disparaître une énorme zone de glace, événement que la NOAA a qualifié de «presque sans précédent». C’est le manque de glace dans la région qui a permis aux températures de l’océan de se réchauffer à des niveaux bien au-dessus de la normale.
La question est de savoir si ces températures record vont devenir monnaie courante. Qu’elles le deviennent ou non, une chose est sûre: il est pratiquement certain que la quantité d’air chaud qui atteint l’Arctique va continuer à augmenter.

Source : The Washington Post.

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drapeau-anglaisFor the second year in a row in late December and for the second time in as many months, temperatures in the high Arctic will be freakishly high compared to normal. Computer models three days before Christmas reveal that the temperature near the North Pole will be an astronomical 40 to 50 degrees Fahrenheit (22-27°C) warmer than normal and approaching the melting point of 32°F (0°C).

The warmth will be drawn into the Arctic by a powerhouse storm east of Greenland. The European weather model estimates its lowest pressure will be around 945 millibars, comparable to many Category 3 hurricanes, which generally bring winds about 200 km/h.

The depleted sea-ice cover east of the Nordic Sea helps create a passageway for warm air to surge north uninhibited.

Arctic sea ice levels are at a record lows. In November, the Arctic usually gains ice, but over a period of five days it saw a huge area of ice cover vanish, which NOAA called « almost unprecedented. » It is the lack of ice in this region which has allowed ocean temperatures to warm to levels well above normal.

The question is to know whether these huge temperatures spikes are becoming more common. Whether they will become more frequent or not, there is one sure thing: The intensity of the warm air reaching the Arctic is almost certainly increasing.

Source : The Washington Post.

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Carte montrant l’anomalie thermique sur l’Arctique

 (Source: Climate Change Institute at the University of Maine)

Neige artificielle et environnement // Artificial snow and the environment

drapeau-francaisConséquence directe du réchauffement climatique, la neige se fait attendre dans nos montagnes, au moins à basse et moyenne altitude. Celle tombée abondamment au mois de novembre s’est maintenue au-dessus de 2000 mètres. Les présentateurs des chaînes météo ont beau gesticuler et faire saliver les téléspectateurs en montrant la couche épaisse qui recouvre actuellement les Grands Lacs aux Etats-Unis, les prévisions n’annoncent pas de poudreuse en France d’ici les vacances de Noël.

En moyenne montagne, faute d’enneigement suffisant, seules les stations bénéficiant d’un équipement en neige de culture pourront peut-être ouvrir à Noël, à condition que la température soit suffisamment basse pour faire fonctionner les canons. Idéalement, elle doit se situer aux alentours de – 3 °C maximum. Plus on se rapproche de 0 °C, plus il faut d’énergie pour produire de la neige et elle est de moins bonne qualité.

De plus en plus de stations ont recours à la production de neige artificielle, une tendance qui n’a cessé de se renforcer ces dernières années. Les premiers canons à neige sont apparus dans les Vosges à la fin des années 1960. Mais c’est surtout à partir du début des années 1990, après trois hivers sans neige, que les stations ont commencé à s’équiper plus largement.

En 2009, on estimait à 20 % le nombre de pistes équipées en canons à neige. Ce chiffre devrait grimper à plus de 40 % en 2020, en sachant que dans les Pyrénées, certaines stations sont équipées à 100 % pour faire face au manque de neige. Même les grands domaines skiables, situés en haute altitude et qui bénéficient d’un bon enneigement naturel, s’équipent d’usines à neige afin d’apporter le maximum de confort aux skieurs.

Toutefois, le recours de plus en plus systématique à la neige de culture soulève de nombreuses questions. Considérée parfois comme une garantie pour assurer la saison, la neige artificielle – qui nécessite de lourds investissements – ne peut être utilisée comme la solution miracle. Pour produire de la neige, il faut des températures négatives ; or, le manque de neige naturelle est souvent associé à des températures trop douces pour la saison. En bref, plus on en a besoin, moins il est techniquement possible de produire de la neige, comme on a pu le constater au début du mois de décembre 2016..

L’utilisation d’additif ayant été écartée, la neige de culture ne génère pas de pollution. Sa production ne nécessite que de l’eau, de l’air et du froid. Malgré tout, cette production n’est pas sans impact sur l’environnement car elle est fortement consommatrice d’énergie et surtout d’eau, à un moment où les besoins augmentent : besoin de fournir de l’eau potable aux touristes mais aussi besoin de la fonction d’épuration naturelle assurée par les cours d’eau en aval des stations de traitement des eaux usées, elles aussi fortement sollicitées pendant la saison. Le tout, au moment où les cours d’eau sont à leur plus bas niveau.

Pour éviter des conflits autour de la ressource en eau, les nivoculteurs ont trouvé la parade. Ils ont multiplié les retenues collinaires, qui stockent l’eau de pluie ou de ruissellement depuis la saison précédente. Ces retenues d’altitude fournissent 60 % de l’eau utilisée pour fabriquer la neige de culture, le pompage direct dans les ruisseaux compte pour 30 % et le trop-plein dans les réseaux d’eau potable pour les 10 % restants. La multiplication des bassins d’altitude n’est pas non plus sans conséquences. Portant parfois atteinte au paysage, ces retenues sont souvent construites sur des zones humides dont l’utilité pour le bon fonctionnement des écosystèmes est reconnue. Pour le moment, aucun conflit n’est à déplorer et les tensions autour de la ressource en eau sont restées limitées. Jusqu’à quand ?

Pour certains observateurs, le recours à la neige artificielle constitue surtout une forme de fuite en avant, notamment dans un contexte de changement climatique. Comme l’a fait remarquer un membre du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD), « nous entrons dans un système artificiel, où l’on oublie que le ski est à l’origine un sport de nature La montagne est un espace naturel à découvrir. Ce n’est pas seulement une piste de ski. »

Sources : Le Monde & ActuEnvironnement.

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drapeau-anglaisA direct consequence of global warming, snow is still missing in our mountains, at least at low and medium altitude. The snow that fell profusely in November is still present above 2000 meters. The presenters of the weather channels gesticulate and make the viewers salivate by showing the thick layer that currently covers the Great Lakes in the United States, but forecasts do not announce powder snow in France for the Christmas holidays.
On average, due to insufficient snowfall, only stations with cultured snow equipment may be able to open at Christmas, provided the temperature is low enough to operate the cannons. Ideally, it should be around -3 ° C maximum. The closer you get to 0 ° C, the more energy you need to produce snow and the lower the quality.
More and more resorts are resorting to the production of artificial snow, a trend that has been steadily increasing in recent years. The first snow cannons appeared in the Vosges in the late 1960s. But it was mainly from the early 1990s, after three winters without snow, that the stations began to equip themselves more widely.
In 2009, the number of runs equipped with snow cannons was estimated at 20%. This figure should increase to more than 40% in 2020, but in the Pyrenees, some stations are already 100% equipped to cope with the lack of snow. Even the majorski areas, located in high altitude, that benefit from a good natural snow, are equipped with snow cannons in order to bring the maximum comfort to the skiers.
However, the increasing use of artificial snow raises many questions. Considered sometimes as a guarantee to ensure the season, artificial snow – which requires heavy investments – can not be used as the miracle solution. To produce snow, negative temperatures are required; But the lack of natural snow is often associated with temperatures too mild for the season. In short, the more it is needed, the less it is technically possible to produce snow, as was seen at the beginning of December 2016.
Since the use of additives has been ruled out, cultivated snow does not generate pollution. Its production requires only water, air and cold. In spite of everything, this production is not without impact on the environment because it consumes a lot of energy and especially water, at a time when needs increase: need to provide drinking water to tourists but also need of the natural purification function provided by the streams downstream of the sewage treatment plants, which are also heavily stressed during the season. All at the moment when the rivers are at their lowest level.
To avoid conflicts around the water resource, the producers of artificial snow found the parade. They have multiplied the hill reservoirs, which store rainwater or runoff since the previous season. These highland reservoirs provide 60% of the water used to make artificial snow, direct pumping into streams accounts for 30% and overflow in drinking water systems for the remaining 10%. The multiplication of the basins is not without consequences. Sometimes damaging the landscape, these reservoirs are often built on wetlands whose usefulness for the proper functioning of ecosystems is well known. At the moment, no conflict is to be deplored and tensions around the water resource have remained limited. Until when ?
For some observers, the use of artificial snow is mainly a form of leak forward, especially in a context of climate change. As one member of the General Council for the Environment and Sustainable Development (CGEDD) pointed out, « we are resorting to an artificial system and forget that skiing is originally a sport of nature. The mountains are a natural space to be discovered. They are not just ski runs. »

Sources : Le Monde & ActuEnvironnement.

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La température est trop élevée pour actionner les canons à neige au Mont Dore, à 1500 mètres d’altitude (Image webcam)

Le déplacement du vortex polaire // The shifting of the polar vortex

drapeau-francaisLe changement climatique a profondément affecté l’Arctique au cours des dernières années. La température dans la région du pôle Nord est de 20 degrés supérieure à ce qu’elle devrait être en ce moment et la glace de mer a bien du mal à se former.
Cependant, cela ne signifie pas forcément que l’hémisphère Nord connaîtra un hiver doux cette année. Une nouvelle étude publiée dans Nature Climate Change montre que le vortex polaire est en train de se déplacer, ce qui pourrait donner naissance à des hivers plus longs sur la côte Est des États-Unis et dans certaines parties de l’Europe, avec des températures exceptionnellement froides au mois de mars.
Le vortex polaire est la zone d’air froid qui se love autour de l’Arctique pendant l’hiver. Lorsque des parties du vortex se rompent, elles peuvent provoquer des conditions de froid anormalement tardives à la fin de l’hiver et au début du printemps dans l’hémisphère Nord. C’est ce qui s’est produit au début de l’année 2014, avec un événement météorologique extrême dans le nord des États-Unis et au Canada (voir image ci-dessous).
Il existe en fait deux vortex polaires: le vortex stratosphérique, qui se trouve à environ 19 800 mètres au-dessus de la surface de la Terre, et le vortex troposphérique  à environ 5 500 à 9 100 mètres au-dessus de la surface.
Quand les météorologues parlent du vortex polaire, ils se réfèrent généralement au vortex troposphérique, qui est celui qui se déchire et envoie l’air froid vers des villes de latitude moyenne comme New York.

La nouvelle étude a examiné le vortex polaire stratosphérique, qui peut avoir un effet plus important mais plus subtil sur la météo des latitudes moyennes.

Après avoir étudié les données satellitaires des trois dernières décennies, les climatologues ont montré que le vortex polaire stratosphérique s’était peu à peu déplacé vers le continent eurasien et s’était affaibli dans le même temps. Un vortex polaire plus faible est davantage susceptible de se rompre, et ces ruptures sont la cause des descentes d’air froid inhabituellement tardives, à la fin de l’hiver, sur le reste du monde. A l’inverse, lorsque le vortex polaire est bien établi, tout l’air froid reste concentré à l’intérieur du cercle arctique, comme cela se produit traditionnellement à cette époque de l’année.
L’affaiblissement du vortex polaire n’est pas vraiment une nouveauté ; plusieurs études l’ont mis en évidence au cours des dernières années. Malgré tout, la nouvelle étude montre également que le vortex s’éloigne de l’Amérique du Nord et se dirige vers l’Europe et l’Asie au cours du mois de février de chaque année, ce qui pourrait entraîner un temps encore plus froid sur la côte est des États-Unis.
L’étude a également révélé que cette évolution du vortex était « étroitement liée » à la diminution de la couverture de glace de mer dans l’Arctique – en particulier dans les mers de Barents et de Kara – et à l’augmentation de la couverture de neige sur le continent eurasien. Cependant, ce lien n’est pas formellement prouvé et d’autres études seront nécessaires car jusqu’à présent personne n’a pu démontrer dans quelle mesure la fonte de la glace dans les mers arctiques entraîne le déplacement du vortex polaire.
Source: ScienceAlert.

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drapeau-anglaisClimate change has hit the Arctic worse than ever over the past few years. The temperature around the North Pole is 20 degrees Celsius warmer than it should be right now and the ice sheets are struggling to freeze up.

However, that doesn’t mean the Northern Hemisphere will be experiencing a mild winter this year. In fact, a new study published in Nature Climate Change shows that the polar vortex is shifting, which is likely to make winters in the US East Coast and parts of Europe even longer, with exceptionally cold temperatures expected during March.

The polar vortex is the zone of cold air that swirls around the Arctic during winter. When parts of the vortex break apart and splinter off, it can cause unseasonably cold conditions in late winter and early spring in the Northern Hemisphere. This happened in early 2014 and caused an extreme-weather event in the northern US and Canada (see image below).

There are actually two polar vortices: the stratospheric polar vortex, which is about 19,800 metres above the surface of the Earth; and the tropospheric polar vortex about 5,500 to 9,100 metres above the surface.

When the weather forecasters are talking about the polar vortex, they are usually referring to the tropospheric vortex, which is the one that rips apart and plunges cold air toward midlatitude cities such as New York. The new study looked at the stratospheric polar vortex, which can have a bigger but more subtle effect on midlatitude weather.

After looking at satellite data over the past three decades, the climatoligists showed that the stratospheric polar vortex had gradually been moving toward the Eurasian continent and getting weaker over the past 30 years. A weaker polar vortex means a vortex that is more likely to break, and those breakages are the cause of unseasonably late winter blasts of cold air down to the rest of the world.  When the polar vortex is strong, on the other hand, all that cold air gets contained in the Arctic circle, where it traditionally is at that time of year.

The weakening of the polar vortex isn’t necessarily new — it’s something several studies have shown over recent years. But the new study also shows that the vortex is moving away from North America and toward Europe and Asia during February each year, which could cause the east coast of the US to get even colder.

The study also found that this vortex shift was « closely related » to shrinking sea-ice coverage in the Arctic — particularly in the Barents-Kara seas — and increased snow cover over the Eurasian continent. However, that link is still a little tenuous and remains to be further studied as, up to now, no one has been able to show exactly how melting ice in the Arctic sea is causing the polar vortex to shift.

Source : ScienceAlert.

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Source: NOAA.

 

 

L’Arctique toujours plus chaud ! // An ever warmer Arctic !

drapeau-francaisLa nuit polaire a commencé dans l’Arctique. Le soleil ne monte plus guère au-dessus de l’horizon. C’est l’époque où la région est censée connaître le grand froid, avec la glace de mer qui s’étend et s’épaissit à la surface de l’Océan Arctique. Toutefois, l’automne 2016, année avec ses records mensuels pour la faible étendue de glace de mer, est complètement fou: L’Arctique connaît une période de chaleur, alors qu’au même moment une vaste poche d’air polaire froid s’est installée sur la Sibérie. Dans le même temps, l’un des indicateurs clés de l’état de l’Arctique – l’étendue de la glace de mer – est à un niveau extrêmement bas en ce moment. La glace gèle de nouveau, comme elle le fait toujours en cette période de l’année après avoir atteint son point le plus bas en septembre, mais elle ne se forme pas aussi rapidement que d’habitude. En fait, la superficie couverte par la glace est encore plus faible qu’au cours de la période record de 2012.
Les températures arctiques sont supérieures d’environ 20 degrés Celsius à la normale au-dessus du 80ème degré de latitude nord! C’est la deuxième année consécutive où les températures proches du pôle Nord atteignent des niveaux aussi élevés. Comme je l’ai écrit il y a quelques semaines, pendant les derniers jours de 2015, la température près du pôle avait atteint le point de fonte de la glace à cause d’une violente tempête qui avait fait remonter de l’air chaud vers le pôle.
Les scientifiques expliquent que la chaleur de l’Arctique est le résultat d’un double phénomène: d’une part, la très faible étendue de glace de mer pour cette période de l’année, et d’autre part une masse d’air chaud et humide en provenance des latitudes inférieures qui a été entraînée vers le nord par un jet stream très ondulé. Le jet stream, qui se déplace d’ouest en est à travers l’hémisphère nord dans les latitudes moyennes, ondule et s’allonge alors que l’Arctique se réchauffe plus vite que l’équateur.
Un air anormalement chaud a envahi l’Arctique depuis le mois d’octobre. À cette époque, la température moyenne était d’environ 2 degrés Celsius au-dessus du record établi en 1998. Depuis le mois de novembre, les températures ne cessent d’augmenter. Non seulement la température de l’air est exceptionnellement chaude, mais celle de l’eau est chaude elle aussi. Certaines zones de l’Océan Arctique connaissent des températures de 25 degrés Fahrenheit supérieures à la moyenne.
La météo dans l’Arctique peut changer rapidement. Il n’est pas impossible que la température baisse et que la glace se reforme. Malgré tout, la faiblesse record de glace de mer et la chaleur sans précédent enregistrée dans la région ne font que confirmer les tendances récentes et annoncent probablement des changements encore plus profonds dans les années à venir.

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drapeau-anglaisIt’s polar night now in the Arctic. The sun isn’t rising in much above the horizon. That is when the region is supposed to get super-cold, when the sea ice that covers the ocean is supposed to grow and thicken. But in autumn 2016, which has been a year with multiple records set for low levels of monthly sea ice, something is totally crazy: The Arctic is superhot, even as a vast area of cold polar air has been displaced over Siberia. At the same time, one of the key indicators of the state of the Arctic – the extent of sea ice – is at a record low right now. The ice is freezing up again, as it always does this time of year after reaching its September low, but it isn’t doing so as rapidly as usual. In fact, the ice’s area is even lower than it was during the record-low 2012.
Arctic temperatures are about 20 degrees Celsius higher than normal above 80 degrees North Latitude! This is the second year in a row that temperatures near the North Pole have risen to such warm levels. As I put it before, during 2015’s final days, the temperature near the Pole spiked to the melting point thanks to a massive storm that pumped warm air into the region.
Scientists explain that the Arctic warmth is the result of a combination of record-low sea-ice extent for this time of year, probably very thin ice, and plenty of warm and moist air from lower latitudes being driven northward by a very wavy jet stream. The jet stream, which travels from west to east across the Northern Hemisphere in the mid-latitudes, is becoming more wavy and elongated as the Arctic warms faster than the equator does.
Abnormally warm air has flooded the Arctic since October. By that time, the average temperature was about 2 degrees Celsius above the record set in 1998. Since November, temperatures have risen even higher. Not only are air temperatures unusually warm, but water temperatures are warm as well. There’s some areas in the Arctic ocean that are as much as 25 degrees Fahrenheit above average.
The weather in the Arctic can change swiftly. Temperatures could cool and the ice could rebound. But the record-low sea ice extent and unprecedented warmth in the region fit in well with recent trends and portend even more profound changes in the coming years.

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Carte montrant les différences de température le 17 novembre 2016. L’Arctique est anormalement chaud, tandis que le déplacement de l’air polaire apporte des températures plus froides que d’habitude en Sibérie.
(Source: Climate Change Institute at the University of Maine)