Quand les cernes des arbres se mettent à parler… // When tree rings start to speak…

Une nouvelle étude* des précipitations dans le temps, basée sur les cernes de croissance des arbres dans l’est de l’Espagne, a permis de faire remonter les données hydroclimatiques régionales jusqu’en 1505 et montre que les années de sécheresse et de fortes pluies, autrefois exceptionnellement rares, sont devenues beaucoup plus fréquentes depuis 2000 qu’au cours des 500 années précédentes.
L’étude a été réalisée à partir d’un ensemble significatif de mesures de la largeur des cernes de croissance du pin sylvestre (Pinus sylvestris) et du pin noir (Pinus nigra) dans la chaîne Ibérique. Ces forêts de montagne, situées entre 1 300 et 2 000 m d’altitude et fortement tributaires de l’humidité, constituent d’excellentes archives naturelles de la variabilité passée des précipitations.
Les relevés de précipitations par les pluviomètres dans cette partie de l’Espagne remontent pour la plupart à un peu plus d’un siècle, ce qui limite la possibilité de situer les sécheresses et les inondations récentes dans un contexte historique plus long.

En revanche, la chronologie des cernes de croissance établie pour cette étude couvre 520 ans et conserve un signal climatique fort et cohérent sur toute sa durée, permettant ainsi d’évaluer les conditions récentes par rapport à une base de référence beaucoup plus large. L’ensemble de données final comprend 173 séries de cernes d’arbres provenant de 103 arbres échantillonnés sur cinq sites dans un rayon de 100 km. La cohérence statistique entre les sites est élevée, ce qui permet d’établir une chronologie régionale fiable pour la reconstitution du climat de 1505 à 2024.
Sur l’ensemble de la période 1505-2024, l’étude effectuée avec les cernes de croissance révèle une variabilité multidécennale et multicentennale marquée. Des périodes de sécheresse et d’humidité prolongées sont observées tout au long de la période, avec notamment des regroupements d’années extrêmes aux 16ème, 18ème et début du 19ème siècles. Cependant, l’amplitude globale de la variabilité interannuelle reste relativement modérée pendant la majeure partie de la période antérieure au20ème siècle.
Le 19ème siècle apparaît comme une période particulièrement stable, avec une faible variabilité et un nombre réduit d’années en dehors de la plage centrale des précipitations reconstituées. Ceci contraste fortement avec les conditions observées depuis le début du 20ème siècle. La variabilité augmente progressivement après 1900 et s’accélère après le milieu des années 1970.
Parmi les années extrêmement sèches identifiées dans l’étude s’appuyant sur les cernes de croissance figurent 1526, 1527, 1879, 1931, 2005 et 2012, tandis que les années extrêmement humides comprennent 1534, 1546, 1575, 1645, 1716, 1940, 2010 et 2013.
L’analyse de corrélation spatiale montre que le signal de précipitations reconstitué ne se limite pas à la zone d’échantillonnage immédiate. Les corrélations les plus fortes sont centrées sur l’est et le centre de la péninsule Ibérique, avec des extensions significatives vers le sud de la France et le nord de l’Italie.
Des sources documentaires décrivant des inondations et des épisodes de fortes pluies confortent l’étude pour plusieurs des années les plus humides d’avant le 20ème siècle. Plusieurs années humides observées sur le cernes des arbres coïncident avec des inondations historiquement documentées dans le bassin de l’Èbre et les systèmes fluviaux méditerranéens, notamment durant la période automne-printemps, qui correspond à la période de précipitations propice à la croissance des arbres.
Les résultats de l’étude montrent que si les extrêmes hydroclimatiques ne sont pas sans précédent dans la région, leur fréquence et leur ampleur observées depuis la fin du 20ème siècle dépassent celles enregistrées à toute autre période au cours des 500 dernières années.

*Source : A five-century tree-ring record from Spain reveals recent intensification of western Mediterranean precipitation extremes – Marcos Marín-Martín et al. – EGU – November 13, 2025 – https://cp.copernicus.org/articles/21/2205/2025/ – OPEN ACCESS.

Les cernes enregistrent les événements environnementaux (Source : Institut fédéral suisse de recherches sur la forêt, la neige et le paysage)

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A new tree-ring-based precipitation study* from eastern Spain extends regional hydroclimatic records back to 1505 and shows that exceptionally rare drought and rainfall years have become far more frequent since 2000 than during the previous 500 years.

The study was developed from a dense network of tree-ring width measurements collected from Scots pine (Pinus sylvestris) and black pine (Pinus nigra) growing in the Iberian Range. These mountain forests occupy elevations between 1 300 –2 000 m and are strongly limited by moisture availability, making them suitable natural archives of past precipitation variability.

Instrumental precipitation records in this part of Spain generally extend back little more than a century, limiting the ability to place recent droughts and floods in a longer historical context. The tree-ring chronology assembled for this study spans 520 years and retains a strong, coherent climate signal across its full length, allowing recent conditions to be evaluated against a much broader baseline.

The final dataset consists of 173 individual tree-ring series from 103 trees sampled at five sites within a 100 km radius. Statistical coherence between sites is high, supporting the construction of a single regional chronology. The chronology is considered reliable for climate reconstruction from 1505 through 2024.

Across the full 1505–2024 period, the reconstruction shows pronounced multi-decadal and multi-centennial variability. Periods of prolonged dryness and wetness occur throughout the record, including clusters of extreme years during the 16th, 18th and early 19th centuries. However, the overall amplitude of year-to-year variability remains comparatively moderate during much of the pre-20th century record.

The 19th century emerges as a particularly stable interval, with low variability and a small number of years outside the central range of reconstructed precipitation. This contrasts sharply with conditions observed since the beginning of the 20th century. Variability increases gradually after 1900 and accelerates after the mid-1970s.

Extremely dry years identified in the reconstruction include 1526, 1527, 1879, 1931, 2005, and 2012, while extremely wet years include 1534, 1546, 1575, 1645, 1716, 1940, 2010, and 2013.

Spatial correlation analysis shows that the reconstructed precipitation signal is not limited to the immediate sampling area. The strongest correlations are centred over eastern and central Iberia, with significant extensions into southern France and northern Italy.

Documentary sources describing floods and prolonged rainfall further support the reconstruction for many of the wettest pre-20th century years. Several reconstructed wet years coincide with historically documented flooding in the Ebro basin and Mediterranean river systems, particularly during autumn-to-spring seasons consistent with the precipitation window captured by tree growth.

The study findings show that while hydroclimatic extremes are not unprecedented in the region, the frequency and magnitude observed since the late 20th century exceed those recorded at any other time within the last 500 years.

Source : A five-century tree-ring record from Spain reveals recent intensification of western Mediterranean precipitation extremes – Marcos Marín-Martín et al. – EGU – November 13, 2025 – https://cp.copernicus.org/articles/21/2205/2025/ – OPEN ACCESS

Incendie dans une usine chimique du nord de l’Espagne // Fire in a chemical plant of northern Spain

Voici une information qui a été mise sous silence par la plupart des médias français, alors qu’elle a provoqué un mouvement de panique dans le nord de l’Espagne, avec un impact environnemental non négligeable. Il n’y a pas eu de morts, alors ça n’intéresse pas les journalistes.

Plus de 160 000 habitants ont été placés en confinement suite à l’incendie qui s’est déclaré dans une usine chimique de Vilanova i la Geltrú, dans le nord-est de l’Espagne, à 48 km au sud de Barcelone. Cet incendie a émis un important panache de chlore gazeux toxique au-dessus de la région le 10 mai 2025.
La Protection civile a signalé avoir reçu des milliers d’appels d’habitants inquiets demandant des nouvelles et de l’aide suite à l’incendie. Bien qu’aucune victime n’ait été signalée, plusieurs personnes ont souffert d’irritation respiratoire due à l’inhalation de vapeurs toxiques, et certaines ont reçu des soins.
Les autorités ont fermé les routes et les gares à proximité de la zone touchée par l’incendie. Une zone d’exclusion de 500 m a été établie autour de l’usine pour des raisons de sécurité.
Le chlore s’enflamme difficilement, mais lorsqu’il prend feu, il est très difficile à éteindre. Bien que la cause de l’incendie reste incertaine, on pense qu’il pourrait avoir été causé par une batterie au lithium.
L’incendie a été maîtrisé et l’ordre de confinement a été levé plus tard dans la journée. Les autorités locales ont œuvré pour éliminer en toute sécurité les matériaux brûlés et prévenir la propagation des résidus toxiques. Les habitants ont été invités à limiter leurs activités de plein air, même après la levée de l’alerte, en raison de la présence de toxines en suspension dans l’air.
Source : Médias européens.

Crédit photo: presse espagnole

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Here is a piece of news that has been ignored by most French media, even though it caused panic in northern Spain, with a significant environmental impact. There were no deaths, so journalists were not interested.

Over 160 000 residents were placed under confinement after a fire broke out at a chemical factory in Vilanova i la Geltrú, northeastern Spain, 48 km (30 miles) south of Barcelona, releasing a large plume of toxic chlorine gas over the region on May 10, 2025.

The Civil Protection Service reported receiving thousands of calls from concerned residents seeking updates and assistance following the fire. While no casualties were reported, several residents experienced respiratory irritation due to inhalation of toxic fumes, with some receiving medical treatment.

Authorities closed roads and train stations near the affected area to prevent public access. A 500 m exclusion zone was established around the facility due to safety concerns.

It is very difficult for chlorine to catch fire, but when it does so it is very hard to put it out. Although the cause of the blaze remains unclear, it is believed that it might have been caused by a lithium battery.

The fire was brought under control, and the confinement order was lifted later in the day. Local authorities worked to safely dispose of burnt materials and prevent the spread of toxic residues. Residents were advised to limit outdoor activities even after the alert was lifted due to lingering airborne toxins.

Source : European news media.

Une vague de chaleur inquiétante ! // A worrying heat wave!

Une vague de chaleur digne du début de l’été est actuellement observée en Espagne, alors que nous sommes au cœur du mois de janvier, donc en plein hiver. Des températures avoisinant les 30°C ont été enregistrées le 25 janvier dans les régions de Valence, Murcie et près de Malaga, dans le sud de l’Andalousie. Plusieurs records locaux de températures pour un mois de janvier ont par ailleurs été battus à travers le pays. On se croirait au mois de juin !

Cette chaleur en plein hiver touche également le sud de la France. Elle est provoquée par la présence d’un puissant anticyclone au-dessus de la Méditerranée. Elle est, bien sûr, en relation avec le réchauffement climatique et le phénomène El Niño.

L’Espagne avait déjà enregistré des températures inhabituellement élevées en décembre, avec une pointe à 29,9°C à Malaga, un record national pour un mois de décembre.

La situation est inquiétante aussi dans le sud de la France qui a déjà été en proie à une sévère sécheresse en 2023, dans le Roussillon en particulier. Le 25 janvier 2024, plusieurs records de chaleur ont été battus dans la région. Près de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, il a fait jusqu’à 26°C.

Plus globalement, Météo France a confirmé que la fin janvier est marquée par une douceur hivernale exceptionnelle sur la moitié sud du pays. Des dizaines de records mensuels de températures ont été battus le 25 janvier dans les Pyrénées Orientales, mais aussi dans l’Hérault, l’Aude, les Pyrénées Atlantiques, ou encore dans le Gard.

Si des températures similaires ont déjà été constatées en plaine, c’est surtout à l’intérieur des terres et en montagne que cette vague de douceur est inédite. On a des valeurs très hautes en altitude, avec plus de 15 degrés au-dessus de 1 500m, et parfois plus. Ce n’est pas une bonne nouvelle à une semaine du début des vacances d’hiver. Les stations de basse et moyenne altitude sont bien sûr les plus impactées. La station de ski de Formiguères, dans les Pyrénées-Orientales, a enregistré 20.1°C le 24 janvier et 20.7°C le lendemain. On a relevé 18.7 °C à 1788m à Font Romeu. Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, ces stations ont intérêt à diversifier leurs activités, avec le risque de devoir mettre la clé sous le paillasson si elles ne le font pas. Au train où vont les choses, avec l’accélération du réchauffement climatique en montagne, on est aussi en droit de se demander si les conditions d’enneigement seront favorables à l’organisation de Jeux Olympiques d’Hiver en France en 2030.

Selon un expert météo, « la situation semble déjà très critique. La masse d’air en altitude s’est considérablement réchauffée. On continue dans le rythme de ces dernières années. On bat des records, on passe des seuils, encore et encore. Et un jour, on aura 30,5°C en février à ce rythme-là. C’est triste. »

Vue de l’enneigement dans le secteur de Super Besse (Auvergne). Pas de neige et de froid prévus dans les prochains jours. Il y aura bousculade sur les quelques pistes de ski ouvertes…(Image webcam le 26 janvier 2024).

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Même s’il représente peu de choses par rapport aux autres sources de pollution, le brûlage des pneus par les agriculteurs pendant les manifestations n’arrange pas les choses. La pollution occasionnée est considérable à l’échelle de la France. Les pneus qui brûlent génèrent des particules fines, avec des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des métaux et du gaz comme du dioxyde de soufre, selon le rapport de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) qui évalue à 100 grammes la quantité de particules émises pour un kilo de pneus brûlé.

Il convient de rappeler qu’il est interdit de brûler ou d’enterrer les pneus. Le Code de l’Environnement décrit les pratiques interdites et les recommandations concernant les pneus usagers. L’article L. 541-46 sanctionne de deux ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende cette pratique de brûlage. Bien sûr, les paysans ne seront pas sanctionnés alors qu’un particulier qui ferait brûler ses pneus ne s’en sortira pas aussi facilement. Il faut comprendre les agriculteurs : le brûlage des pneus pendant les manifestations est une solution beaucoup moins onéreuse que de s’en débarrasser par l’intermédiaire d’un prestataire privé.

Source: presse nationale

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A heat wave usually seen at the start of summer is currently being observed in Spain, even though we are in the middle of January, therefore in the middle of winter. Temperatures around 30°C were recorded on January 25th, 2024 in the regions of Valencia, Murcia and near Malaga, in southern Andalusia. Several local temperature records for the month of January were also broken across the country.
This heat in the middle of winter also affects the south of France. It is caused by the presence of a powerful high pressure system above the Mediterranean. It is, of course, linked to global warming and the El Niño phenomenon.
Spain had already recorded unusually high temperatures in December, with a peak of 29.9°C in Malaga, a national record for the month of December.
The situation is also worrying in the south of France which has already been plagued by a severe drought in 2023, in Roussillon in particular. On January 25th, 2024, several heat records were broken in the region. Near Perpignan, in the Pyrénées-Orientales, the temperature reached 26°C.
More generally, Météo France has confirmed that the end of January is marked by exceptional mild winter weather in the southern half of the country. Dozens of monthly temperature records were broken on January 25th in the Pyrénées Orientales, but also in Hérault, Aude, the Pyrénées Atlantiques, and even in Gard.
If similar temperatures have already been observed in the plains, it is especially inland and in the mountains that this heat wave is unprecedented. There are very high values at altitude, with more than 15 degrees above 1,500m, and sometimes more. This is not good news one week before the start of the winter holidays. Low and medium altitude ski resorts are of course the most impacted. The ski resort of Formiguères, in the Pyrénées-Orientales, recorded 20.1°C on January 24th and 20.7°C the next day. A temperature of 18.7 °C was recorded at 1788m a.s.l. in Font Romeu. As I have written on several occasions, these resorts should diversify their activities, with the risk of having to close their doors if they do not do so. The way things are going, with the acceleration of global warming in the mountains, we may also wonder if the snow conditions will be favorable to the organization of the Winter Olympics in France in 2030.
According to a weather expert, “the situation already seems very critical. The air mass aloft has warmed considerably. We are continuing at the pace of recent years. We are breaking records, we are crossing thresholds, again and again. And one day, we will have 30,5°C in February. It’s sad. »

 

 

Réchauffement climatique : des vagues de chaleur anormales en avril 2023 // Global warming : abnormal heat waves in April 2023

  Une vague de chaleur en Asie du Sud-Est a battu tous les records. Cette canicule fait suite à une autre vague de chaleur record en Europe du Sud et en Afrique du Nord qui, selon les scientifiques, serait quasiment impossible sans le réchauffement climatique actuel.
Les températures dans certaines parties du Laos ont dépassé 44,1°C le 6 mai 2023, tandis que le Vietnam a vu le mercure dépasser 43,5°C, un record absolu pour les deux pays. En avril, les températures en Thaïlande ont atteint 45,4°C, un nouveau record.
Toujours en avril, l’Espagne, le Portugal, le Maroc et l’Algérie ont connu une chaleur intense, digne de la fin de l’été. Au Portugal et en Espagne, les températures ont atteint respectivement 36,9°C et 38,8°C, battant largement leurs records d’avril.
Comme je l’ai écrit dans une note précédente, une analyse rapide de la World Weather Attribution révèle que le réchauffement climatique a rendu au moins 100 fois plus probable la chaleur printanière extrême en Europe et en Afrique du Nord. Les températures ont été jusqu’à 3,5°C plus élevées qu’elles ne l’auraient été sans le réchauffement climatique.
Alors que l’Europe et l’Afrique du Nord ont connu des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes au cours des dernières années, la chaleur récente en Méditerranée occidentale a été si extrême qu’elle est un événement rare, même dans le contexte de réchauffement climatique actuel. Ce qui est également remarquable, c’est que la chaleur extrême augmente plus vite que le suggèrent les modèles climatiques.
Même si les températures en France ont été à peu près normales en avril, l’agence Copernicus indique qu’avril 2023 a été globalement le quatrième mois d’avril le plus chaud jamais enregistré par rapport à la période 1991-2020. Le mois a également été plus sec que la moyenne au sud des Alpes, dans les régions de la France méditerranéenne, du nord-ouest de la Scandinavie, des pays baltes et d’une grande partie de l’ouest de la Russie.
Source : médias d’information internationaux.

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A heat wave in Southeast Asia has broken all-time heat records. It comes on the heels of another record-breaking heat wave in Southern Europe and North Africa that scientists say was almost impossible without global warming.

Temperatures in parts of Laos breached 44.1°C on May 6th, 2023, while Vietnam saw the mercury surpass 43.5°C, an all-time high for both countries. In April, temperatures in Thailand reached 45.4°C, a new record high.

Also in April, Spain, Portugal, Morocco, and Algeria saw severe heat more typical of late summer. In Portugal and Spain, temperatures reached 36.9°C and 38.8°C, respectively, breaking their April records by a wide margin.

As I put it in a previous post, rapid analysis from World Weather Attribution finds that global warming made the extreme spring heat in Europe and North Africa at least 100 times more likely. Temperatures were up to 3.5°C higher than they would have been without global warming.

While Europe and North Africa have experienced heat waves increasingly frequently over the last years, the recent heat in the Western Mediterranean has been so extreme that it is also a rare event in today’s warmer climate. What is also remarkable is that extreme heat is increasing faster than climate models simulate.

Even though temperatures in France were about normal in April, the Copernicus agency explains that April 2023 was globally the fourth-hottest month of April on record for the 1991-2020 period. The month was also drier than average south of the Alps, in regions of Mediterranean France, northwestern Scandinavia, the Baltic countries and much of western Russia.

Source : International news media.

Carte des anomalies thermiques en avril 2023 par rapport à 1981-2010 (Source : ERA5)