Kilauea (Hawaii) : Eruption en baisse mais pas encore terminée // The eruption is declining but not over yet

Les scientifiques du HVO confirment que la sismicité et la déformation au sommet du Kilauea ont diminué, de même que le débit de lave au niveau de la Fracture n° 8. Le nombre de séismes au sommet du volcan a considérablement diminué, passant de 25 ou 35 séismes par heure à moins de cinq événements et souvent moins de deux par heure.
Cependant, il est encore trop tôt pour savoir si le ralentissement de l’activité sismique et de l’émission de lave signifie que l’éruption actuelle sur l’East Rift Zone touche à sa fin. Le HVO a remarqué une augmentation significative des émissions gazeuses sur le Pu’u ‘O’o à la fin de la semaine dernière. En outre, il n’est pas rare que des éruptions marquent le pas. En 1955, il y a eu deux longues pauses dans l’éruption. En 1955, il y a eu des pauses de cinq et 16 jours, mais l’éruption a repris de plus belle.
Les habitants des Leilani Estates doivent comprendre que l’éruption n’est pas terminée. L’éruption au niveau de la Fracture n° 8 se poursuit, même si le lac de lave dans le cratère est partiellement recouvert d’une croûte, de même que le chenal de lave. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de lave en mouvement dans le chenal. On observe encore de petites coulées actives jusqu’au Kapoho Crater.
L’entrée de la lave dans l’océan reste active sur le site de l’ancien Ahalanui Beach Park. La lave continue également à pénétrer dans l’océan le long d’un large front et latéralement vers Pohoiki où elle se trouve toujours à environ 70 mètres au sud-est de la rampe de mise à l’eau. Malgré le déclin de l’éruption, la rampe de mise à l’eau n’est pas encore sauvée; cela dépendra de la quantité de lave véhiculée par la coulée.
C’est le début de l’année scolaire 2018-2019. Comme je l’ai écrit précédemment, il est prévu de construire une route parallèle à la partie endommagée de la Highway 11 pour assurer, si nécessaire, le transport des écoliers de la zone sommitale.
Le Parc National des Volcans d’Hawaï reste fermé jusqu’à nouvel ordre.
Source: HVO.

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HVO scientists confirm that the rates of seismicity and summit deformation have decreased, as has lava output from fissure 8. The number of earthquakes at the summit of Kilauea has dropped considerably, passing from 25 or 35 earthquakes per hour to under five events, and usually under two per hour.

However it is still too early to tell if the downturn in seismic activity and lava output means an end is in sight to the current eruption along Kilauea’s lower East Rift Zone. HVO noticed a significant increase in gas emissions from Pu‘u ‘O‘o late last week. Moreover, it is not uncommon for eruptions to wax and wane. In 1955, there were two long pauses in the eruption. In 1955, there were breaks of five and 16 days when the eruption was quiet, and then it broke out again.

People in the Leilani Estates are warned that the eruption is not over. The eruption at Fissure 8 is going on, even though the lava pond within the crater is partially crusted over, as well as the spillway. This does not mean there is no flow out along the channel. There are still small flows active as far down as Kapoho Crater.

The ocean entry remains active at the site of the former Ahalanui Beach Park. Lava also continues to ooze into the ocean along a broad flow front and laterally toward Pohoiki but is still about 70 metres southeast of the boat ramp. Despite the decline of the eruption, the boat ramp is not safe yet; it depends on how much lava is stored in the interior of the flow.

With the first day of instruction for the 2018-19 public school year, plans are going ahead for a bypass road for the damaged section of Highway 11..

Hawaii Volcanoes National Park remains closed for the time being.

Source : HVO.

Nette baisse d’activité dans la Fracture n° 8 (Crédit photo: USGS / HVO)

Le calme avant une brutale reprise de l’éruption? Personnellement, je ne le crois pas. Cela faisait plusieurs jours que l’on observait un déclin de l’activité, aussi bien dans la LERZ qu’au sommet du Kilauea (Crédit photo: USGS / HVO)

Kilauea (Hawaii) : L’éruption touche-t-elle à sa fin ? // Is the eruption coming to an end ?

La baisse d’activité dans la Lower East Rift Zone  mentionnée précédemment est confirmée par la dernière mise à jour du HVO (4 août 2018; 22h36 – heure locale): « Les observations sur le terrain et les survols indiquent aujourd’hui une baisse de débit au niveau de la Fracture n° 8. Les causes de cette évolution de l’éruption ne sont pas connues et la zone reste dangereuse. […] Il est fréquent de voir les éruptions montrer des variations d’intensité ou s’arrêter complètement. Un retour à un débit d’émission de lave plus important et à une réactivation des fractures reste toujours possible. Malgré le ralentissement apparent de la Fracture n° 8, la lave continue à s’écouler dans le chenal principal ; de petits débordements sont signalés et l’entrée de la lave dans l’océan reste active en ce moment. […] Des changements se produisent également au sommet du Kilauea. Le dernier événement d’effondrement s’est produit il y a deux jours, le 2 août 2018. Le nombre de secousses recommence normalement avant l’effondrement suivant, mais cette fois ce nombre de secousses a diminué sans apparition d’un nouvel effondrement. La déformation du sommet, mesurée à l’aide d’inclinomètres et capteurs GPS, est également moins importante ».

Source : HVO.
Ces différents paramètres semblent montrer que la vidange du réservoir magmatique superficiel sous le sommet du Kilauea tire à sa fin. Affaire à suivre..

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The previously mentioned decrease in activity in the Lower East Rift Zone is confirmed by HVO’s latest update (August 4th, 2018 ; 10:36 PM (local time): “Field observations and overflight images indicate reduced output of lava from fissure 8 today. The significance of this change is not yet clear and hazardous conditions remain in the area. […] It is common for eruptions to wax and wane or pause completely. A return to high levels of lava discharge or new outbreaks in the area of active fissures are possible at any time. Despite the apparent slow-down at fissure 8, lava remains active in the main channel, minor overflows are reported, and the ocean entry is active at this time. […] Changes are also occurring at the volcano’s summit. The most recent collapse event occurred two days ago, on August 2nd. Rates of earthquakes began to increase soon after as has been typical leading to the next collapse event, but today the rate decreased to a low level without a collapse event. The rate of deformation at the summit as measured by tiltmeter and GPS instruments is also much reduced.”

Source: HVO.

All these parameters seem to show that the drainage of the shallow magma storage system beneath the summit is coming to an end. To be continued.

Il y a quelques jours, le chenal d’écoulement de la lave montrait une activité et une incandescence beaucoup plus fortes (Crédit photo: USGS / HVO)

Hawaii : Un itinéraire de secours pour la Route 11 // An alternate route for Highway 11

Comme je l’ai expliqué à maintes reprises, la forte sismicité qui accompagne les explosions suivies d’effondrements dans le cratère de l’Halema’uma’u a fortement endommagé la Route 11 (Highway 11), une importante voie de communication entre Volcano et Hilo. Si la route devenait impraticable, ce serait un réel problème pour les habitants de la région.
C’est la raison pour laquelle des travaux ont déjà commencé pour ouvrir une route alternative. Ce sera une route en terre battue parallèle à la Route 11. Elle reliera l’extrémité sud de Piimauna Drive à Volcano Road, près de l’école des arts et des sciences de Volcano. Les organismes fédéraux et locaux  feront tout leur possible pour rendre cette route de secours praticable le plus rapidement possible. Les travaux devraient durer au maximum deux semaines, à moins que l’ouragan Hector ne retarde les travaux.
La route de secours ne sera ouverte que si la Highway 11 est complètement fermée à la circulation. Si une voie de la Highway 11 reste ouverte, l’autre route restera fermée.
Un deuxième itinéraire alternatif est prévu pour relier l’extrémité nord de Piimauna Drive à Mahiai Road, puis de Mahiai Road à Wright Road et à la Highway 11, mais il faudrait plus de temps pour tracer une telle route car elle traverserait des propriétés privées.
A l’origine, il était aussi prévu de rouvrir la Crater Rim Drive qui passe dans le Parc National des Volcans d’Hawaï, mais les secousses sismiques ont dégradé les routes du parc plus que prévu.
Source: Presse hawaiienne.

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As I explained it many times before, the strong seismicity that accompanies the explosion-collapse events on Kimauea has much damaged Highway 11, a majot communication link between Volcano and Hilo. If the road became impassable, it would be a real problem for residents of the area.

This is the reason why work has begun to open an alternate road. The primary option is a mostly gravel road running closely parallel to Highway 11, connecting the south end of Piimauna Drive to Volcano Road near the Volcano School of Arts and Sciences. County, state, federal and private agencies will work to make the route passable for general traffic as quickly as possible. The work should take at most two weeks to finish it, unless work is delayed by Hurricane Hector.

The alternate route will only be opened to general traffic if Highway 11 is completely closed. If only one lane of Highway 11 remains open, then the alternate route will remain closed.

A second potential alternate route is planned to connect the north end of Piimauna Drive across private property to Mahiai Road, and then from Mahiai Road to Wright Road back to Highway 11, but the legal issues required to build a roadway along that route would take longer to negotiate as it would intrude on private property. .

Initial plans for an alternate route included possibly opening Crater Rim Drive within Hawaii Volcanoes National Park, but the volcano’s frequent tremors have degraded the park’s roads to a greater degree than expected.

Source : Hawaiian newspapers.

La Highway 11 est une voie de communication essentielle sur la Grande Ile. Elle relie par le sud Hilo à Kailua-Kona, en passant par Volcano et le Parc National des Volcans d’Hawaii (Source: Google Maps).

Hector est un ouragan actuellement de Force 4 qui pourrait sérieusement menacer le sud de la Grande Ile en début de semaine prochaine. (Crédit photo: NASA)

Eruption sommitale du Kilauea (Hawaii): Les prévisions de l’USGS // Kilauea’s summit eruption (Hawaii): USGS predictions

Alors que l’éruption se poursuit dans la Lower East Rift Zone (LERZ) du Kilauea, l’USGS a publié un rapport évaluant les risques volcaniques potentiels au sommet du volcan. Le rapport résume l’activité entre la fin avril et le 29 juin 2018.
L’USGS explique que peu de processus décrits ci-dessous sont suffisamment connus pour pouvoir évaluer quantitativement d’éventuels événements futurs. C’est pourquoi les prévisions sont évaluées en termes qualitatifs sur la base de la compréhension des données actuelles.
En ce qui concerne les épisodes d’effondrement accompagnés d’explosions au sommet du Kilauea, on a remarqué que les premiers événements (avant la fin mai) ont émis des panaches de cendre et de gaz à des altitudes supérieures à 7 500 mètres, avec projections de matériaux de plusieurs dizaines de centimètres de diamètre autour de la bouche éruptive. Les observations et les premières analyses ont montré que ces explosions étaient probablement causées non pas par l’interaction du magma avec les eaux souterraines comme cela s’était produit sur le Kilauea en 1924, mais plutôt par l’expansion et la libération de gaz dissous dans le magma.
Les épisodes d’effondrement accompagnés d’explosions ont continué à se produire par intermittence, avec des périodes de calme d’une demi-journée à deux jours. On remarquera que la sismicité augmente dans les heures qui précèdent les explosions, avec des secousses cycliques ressenties dans la zone sommitale. Le mécanisme qui génère ces événements n’est pas encore bien compris. Les géologues de l’USGS pensent que le retrait du magma du sommet et son évacuation vers la LERZ entraîne une baisse de pression dans le réservoir magmatique superficiel. Lorsque la chute de pression devient trop importante, le plancher de l’Halema’uma’u et certaines parties de la caldeira du Kilauea s’effondrent à l’intérieur de ce réservoir magmatique en provoquant des explosions. Les matériaux qui s’effondrent dans le réservoir remplacent le magma qui a migré dans la LERZ et provoquent une brusque augmentation de la pression dans le réservoir. Des processus similaires ont été observés pendant la formation de caldeiras sur d’autres volcans.
Depuis le début du mois de mai, le volume du cratère a plus que quadruplé. Entre le 29 mai 2018 et aujourd’hui, une station GPS située près du bord nord du cratère de l’Halema’uma’u a mesuré une chute d’environ 100 mètres du plancher du cratère.
À la fin du mois de mai, l’effondrement des parois du cratère a obstrué l’ancien Overlook Crater – qui contenait autrefois le lac de lave – et a modifié l’activité sommitale. Depuis cette époque, les émissions de gaz au sommet ont fortement diminué ; les événements d’effondrement accompagnés d’explosions ne produisent généralement que de faibles panaches de cendre qui ne dépassent plus 1 800 mètres au-dessus de la lèvre du cratère et aucune projection de matériaux n’est observée.
Bien que les panaches soient devenus moins volumineux, ces événements plus récents ont été précédés et accompagnés d’une plus grande activité sismique, et la pression subie par le réservoir magmatique pendant les événements a augmenté.
Les caractéristiques de l’affaissement du sommet ont également évolué. En effet, les déformations se concentrent davantage autour du cratère de l’Halema’uma’u, et se produisent avec une plus grande fréquence ; À l’heure actuelle, la subsidence de la caldeira se poursuit à un rythme élevé en raison du retrait de magma du réservoir situé sous l’Halema’uma’u.
L’USGS pense que l’affaissement se poursuivra tant que le magma s’échappera du (ou des) réservoir(s) sommital avec un volume d’évacuation qui dépasse le volume d’alimentation. Toutefois, la forme et la vitesse de l’affaissement peuvent varier, ainsi que les risques qui y sont liés.

Selon l’USGS, l’évolution la plus probable dans l’avenir immédiat consistera en une poursuite de l’affaissement de la caldeira de Kilauea, l’effondrement périodique du cratère de l’Halema’uma’u qui continuera de s’élargir, des séismes (certains assez puissants pour provoquer des dégâts) et des panaches de cendre.
Au fur et à mesure que la déflation du sommet se poursuit, des fractures et des affaissements de terrain affectent la caldeira du Kilauea. Ce processus va probablement agrandir le cratère de l’Halema’uma’u et pourrait entraîner des affaissements à plus grande échelle qu’auparavant. Cette activité est impressionnante et elle pourrait à terme concerner la totalité de l’actuelle caldeira du Kilauea.
Par ailleurs, une forte activité explosive ne saurait être exclue. Il est possible qu’une grande partie de la paroi de l’Halema’uma’u s’effondre brutalement dans le cratère. Un vaste secteur E et NE de l’Halema’uma’u est actuellement en train de se déformer et il est difficile de dire quelle pourrait être l’ampleur d’un tel effondrement ou les explosions qu’il pourrait déclencher. Un tel événement générerait probablement une forte secousse sismique et un volumineux panache de cendre.

Plusieurs facteurs sont susceptibles de modifier la nature de l’activité éruptive et des risques associés. Les scientifiques les considèrent comme moins probables mais ils ne peuvent pas être exclus :
1. Des explosions plus violentes et donc plus dangereuses pendant l’affaissement continu et l’agrandissement de l’Halema’uma’u
2. L’effondrement soudain et à grande échelle de la caldeira avec rupture des parois de la partie haute de la caldeira
3. Bien que moins probables, des scénarios plus dangereux existent. De grandes éruptions explosives se sont produites dans le passé sur le Kilauea, après la formation de la caldeira ou au cours de la dernière étape de sa formation. Il est possible que ces éruptions aient été déclenchées par l’effondrement rapide de larges portions de la caldeira le long de failles en bordure de la caldeira, en raison du retrait de grandes quantités de magma du système de stockage au sommet. Cependant, une telle activité serait probablement précédée de changements significatifs dans l’activité sismique et la déformation du sol. À l’heure actuelle, les données satellitaires ne montrent pas de déformations importantes à l’extérieur de la caldeira.
4. D’autres dangers associés à l’effondrement rapide et à grande échelle de la caldeira pourraient inclure de puissantes fontaines de lave et des explosions plus fortes avec des coulées pyroclastiques. Cependant, l’USGS insiste sur le fait que les données actuelles ne n’annoncent pas un scénario d’effondrement brutal et plus important que celui auquel on assiste à l’heure actuelle.
Source: U S Geological Survey.

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While the eruption is going on in Kilauea’s Lower East Rift Zone (LERZ), USGS has released a report assessing potential volcanic hazards at the summit of Kilauea. The report summarizes activity from late April through June 29,
USGS explains that few processes outlined below are known sufficiently well to be able to assign quantitative probabilities to possible future events. Instead, USGS ranks future possibilities in qualitative terms of likelihood based on its understanding of current data.

As far as Kilauea’s Collapse/Explosion (CE) events are concerned, it has been noticed that early events (before late May) ejected ash and gas to heights above 7,500 metres and large ballistic fragments tens of centimetres in size pelted the area immediately surrounding the vent. Observations and preliminary analyses suggest that these explosions may have been caused not by interaction of magma with groundwater, as previously believed to have occurred at Kīlauea in 1924, but rather by the expansion and release of gases which were dissolved in the magma.

CE events have continued to occur semi-regularly, with repose periods of roughly .5 to two days. Seismicity increases in the hours preceding explosions, leading to cycles of earthquakes that are felt in the summit area. The mechanism producing CE events is not well understood. USGS geologists think that withdrawal of magma towards the LERZ continually works to reduce pressure in the shallow reservoir. When the reduction in pressure becomes too great, the floor of Halema‘uma‘u and parts of surrounding Kilauea Caldera slump down into the shallow magma reservoir in a CE event. The rock that slumps down into the reservoir replaces magma that has migrated into the LERZ and abruptly increases reservoir pressure. Similar processes have been observed during caldera formation at other volcanoes.

Since the beginning of May, the crater’s volume has more than quadrupled and since May 29th, 2018, a GPS station near the north rim of Halema‘uma‘u crater measured a drop of about 100 metres during CE events.

At the end of May, collapse of rock from surrounding crater walls blocked the Overlook Crater (which formerly contained the lava lake) and changed the character of summit activity. Since then, gas emissions at the summit have greatly decreased, CE events generally have produced only weak ash plumes that do not rise higher than 1,800 metres above the crater rim and no ballistic fragments are known to have been ejected.

Although the plumes have become less vigorous, these more recent events have been preceded and accompanied by larger amounts of seismic shaking, and reservoir pressurization during the events has increased.

The character of subsidence at the summit has also changed, with deformation becoming more localized around Halema‘uma‘u Crater, but occurring at a higher rate. At the current time, subsidence of the caldera continues at a high rate due to magma withdrawal from the Halema‘uma‘u magma reservoir.

USGS thinks that ground subsidence will continue for as long as magma is withdrawn from the summit reservoir(s) at a rate exceeding the rate of magma supply, but the rate and style of the subsidence, along with the associated hazards, may vary.

According to USGS, the most likely activity for the immediate future is continued subsidence of the Kilauea caldera, episodic slumping into a widening Halema‘uma‘u Crater, felt earthquakes (some large enough to be damaging) and small to intermediate ash plumes.

As the reservoir deflates, cracking and slumping is gradually engulfing a broader extent of the Kilauea Caldera; this process will likely continue to enlarge Halema‘uma‘u and may involve larger slump blocks than previously. This activity is impressive in scale and may ultimately involve much or even all of the current Kilauea Caldera.

Hazardous explosive activity cannot be ruled out, however. It is possible that a large section of the Halema‘uma‘u wall could abruptly collapse into the crater. Because a broad region E and NE of Halema‘uma‘u is currently deforming, it is difficult to predict how large such a collapse might be or its impact on the explosion hazard. Most likely, such an event would generate only strong seismic shaking and a robust ash plume.

Several mechanisms could change the nature of activity and associated hazards. These are considered less likely but cannot be ruled out.

  1. Larger, more hazardous explosions could happen during ongoing subsidence and enlargement of Halema‘uma‘u
  2. Sudden collapse of broader caldera system and catastrophic failure of high caldera
    walls.
  3. Even less likely, more hazardous scenarios exist. Large explosive eruptions have occurred in Kilauea’s past after caldera formation or during the last stage of its formation. It is possible that these eruptions were triggered by rapid collapse of broad regions of the caldera along caldera-bounding faults due to withdrawal of large quantities of magma from the summit storage system. However, such activity should be preceded by significant changes in earthquake activity and ground deformation. At this time, satellite radar data do not suggest that extensive deformation is occurring outside of the caldera.
  4. Additional hazards associated with rapid, broad-scale caldera collapse could include high lava fountains and larger and more dangerous explosions producing pyroclastic surges. However, USGS emphasizes that current data do not suggest that a larger, sudden collapse scenario is likely at present.

Source: U S Geological Survey.

Voici deux images montrant le cratère de l’Halema’uma’u en 2009 (en haut) et le 21 juin 2018 (en bas). En 2009, un lac de lave était présent dans l’Overlook Crater. En 2018, on remarque les importantes fractures autour du cratère, mais aussi que ce dernier s’est agrandi de manière significative suite aux effondrements de ses parois. Le plancher du cratère s’est affaissé de plus de 300 mètres depuis le début du mois de mai. (Source : USGS)

Source: USGS