Glaciers et sismicité en Alaska // Glaciers and seismicity in Alaska

drapeau-francaisL’Alaska Earthquake Center de Fairbanks a publié un article très intéressant sur la sismicité enregistrée sur les glaciers d’Alaska. Pour développer ce sujet, les sismologues se sont appuyés sur un essaim sismique observé récemment dans la région de Cook Inlet, à 13 km à l’ouest du Mont Spurr, volcan dont les dernières éruptions en 1953 et 1992 ont occasionné des retombées de cendre jusqu’à Anchorage, à 130 km de distance.
Depuis le 11 juin 2016, des centaines d’événements sismiques ont été enregistrés dans la région du Mt Spurr, avec des magnitudes jusqu’à M 2.4. A partir du début du mois d’août, on a observé une centaine de secousses dépassant M 2 et plusieurs autres centaines, plus petites.
Pour les scientifiques, il y avait peu de chances que ces secousses soient provoquées par des fractures de l’écorce terrestre. Leur origine se trouvait plus probablement au niveau de l’un des glaciers à proximité du Mt Spurr. Les glaciers sont une source bien connue de sismicité mineure en Alaska, en particulier pendant l’été. Au cours de cette période de l’année, la sismicité glaciaire est observée tous les jours dans les secteurs du Prince William Sound, d’Icy Bay, du glacier Hubbard et sur plusieurs autres sites. La plupart de ces séismes sont provoqués par l’effondrement de gros blocs de glace dans la mer lors du vêlage du glacier (voir photo ci-dessous).

Les glaciers créent également des événements sismiques lorsque se forment des crevasses, quand ils frottent contre la roche sous-jacente, et lors de grands effondrements. Les séismes glaciaires susceptibles d’être enregistrés sur le réseau sismique de l’Alaska Earthquake Center ne sont pas très fréquents dans la région de Cook Inlet, mais ils se produisent chaque année.
L’essaim sismique enregistré entre juin et août a eu lieu près du glacier Pothole, sur un terrain relativement pentu. Les archives révèlent que des essaims similaires se sont produits dans ce même secteur depuis 1985. D’autres essaims ont été observés en 2010, 2012, et 2014, mais l’essaim de 2016 est plus marqué. Tous ces événements se situent dans les mois chauds, entre juin et septembre, période pendant laquelle les glaciers se déplacent plus rapidement lorsque le temps est chaud car l’eau de fonte et de pluie lubrifient le lit du glacier qui avance alors plus facilement.
Ces séismes glaciaires présentent des caractéristiques quasiment identiques d’une année sur l’autre. Cela signifie que le processus qui cause cette sismicité se prolonge dans le temps et se répète. Les séismes ne dépassent guère M 2.4. Les sismologues ont remarqué que les signaux qui les accompagnent ont une fréquence plus basse que les séismes tectoniques typiques.

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drapeau-anglaisThe Alaska Earthquake Center at Fairbanks (Alaska) has released a very interesting article about seismicity on Alaskan glaciers. To develop this topic, the seismologists referred to a significant swarm of small quakes that occurred in the Cook Inlet area, 13 km west of Mt. Spurr a volcano which last erupted in 1953 and 1992, with asfall as far as Anchorage, 130 km away.

Since June 11th 2016, hundreds of seismic events were recorded with magnitudes up to M 2.4. From the beginning of August, there were nearly 100 quakes exceeding M 2, and many hundreds of smaller ones.

Scientists thought it was unlikely that these were actual earthquakes occurring on faults in the earth. More likely, this ground shaking was coming from one of the nearby glaciers. Indeed, glaciers are a common source of minor seismicity in Alaska, especially during the summer. This time of year, shaking from glaciers is recorded everyday in the areas of Prince William Sound, Icy Bay, Hubbard glacier and elsewhere. Most of these ice quakes are caused by large icebergs calving into the open water (see photo below).

Glaciers also create seismic events through crevassing, grinding against underlying rock, and during major glacier collapses. Glacier quakes large enough to be recorded on the statewide seismic network are less common in the Cook Inlet region, but do happen every year.

The June-August seismic swarm occurred near the Pothole glacier in relatively steep terrain. Looking back through the records, it turns out that similar swarms have occurred in this same location as far back, at least, as 1985. More recent swarms have occurred in 2010, 2012, and 2014 though this year’s swarm was the most vigorous. All of these swarms have started in the warm months between June and September, the period when glaciers move more when the weather is warm, as melt water and rain lubricate and float the bed of the glacier.

These quakes are virtually identical year to year. This means the process that is causing this seismicity is long-lived and repeats itself. The quakes never seem to go above about M 2.4. Seismologists have noted that the signals that accompany the quakes have a lower frequency than typical tectonic earthquakes.

Spurr 2

Le Mont Spurr et le glacier Pothole (Crédit photo: Wikipedia).

Spurr

Impacts sismiques autour du glacier Pothole (Source: AEC)

Columbia-blog

Effondrement pendant le vêlage du glacier Columbia (Alaska)

[Photo: C. Grandpey]

Un puissant séisme à court terme dans les Caraïbes ? // Powerful earthquake soon in the Caribbean ?

drapeau-francaisLe Centre de Recherche Sismique (SRC) de l’Université des Indes Occidentales (UWI), basé à Trinidad, a demandé aux pays des Caraïbes de se préparer à l’éventualité d’un séisme majeur
Le SRC a enregistré 8 séismes de magnitude 4 ou supérieure depuis le 9 juin 2016. Le plus fort a atteint M 4,8 au nord-ouest d’Antigua le 8 août 2016.
L’année dernière, le SRC a déclaré que le séisme de janvier 2010  à Haïti (avec plus de 230 00 morts) aurait dû faire prendre conscience de la nécessité d’un changement fondamental dans les structures régionales pour faire face aux risques sismiques. Les recherches ont montré que la région peut être secouée par un séisme de magnitude 6.0 ou plus tous les 3 à 5 ans, et elle est « en retard » pour un séisme de M 8.0.
En conséquence, le SRC prévient qu’il est grand temps que la région se prépare rapidement à faire face à de tels événements. Il faudrait légiférer et faire respecter les normes de construction parasismiques en utilisant des cartes à risques mises à jour à partir des dernières données scientifiques disponibles.
Bien que les séismes à Porto Rico et dans la République Dominicaine soient relativement fréquents, il faut noter que 141 événements avec des magnitudes entre M 2,5 et 4,6 ont été enregistrés par l’USGS au cours des 30 derniers jours ; ils viennent s’ajouter aux 8 événements de M 4 ou plus enregistrés par le SRC depuis le 9 juin 2016.
La Fosse de Porto Rico va de pair avec la plus forte anomalie de gravité enregistrée sur Terre, signe de la présence d’une force active vers les profondeurs. C’est la partie la plus profonde de l’Océan Atlantique, avec plus de 8400 mètres.

Dans l’Océan Pacifique, les fosses se trouvent dans les zones de subduction. Par contre, la fosse de Porto Rico se situe à la frontière entre deux plaques tectoniques qui glissent l’une contre l’autre, avec seulement une petite composante de subduction. Porto Rico, les îles Vierges, et l’est de Hispaniola sont situés sur une zone limite de plaques actives, entre la plaque nord-américaine et le coin nord-est de la plaque des Caraïbes. La plaque des Caraïbes est à peu près rectangulaire, et elle glisse vers l’est à raison d’environ 2 cm / an par rapport à la plaque nord-américaine. La région connaît une forte sismicité et de puissants séismes qui peuvent générer des tsunamis dévastateurs.
Forte sismicité et tsunamis sont confirmés par les exemples du passé : un séisme de M 7,5 avec son épicentre au nord-ouest de Porto Rico en 1943 ; des séismes de M 8,1 et M 6,9 au nord de Hispaniola en 1946 et 1953. Immédiatement après le séisme de 1946, un tsunami a frappé le nord-est de Hispaniola et est entré à l’intérieur des terres sur plusieurs kilomètres. D’après certains rapports, près de 1800 personnes se sont noyées. Un séisme de M 7,5 en 1918 a généré un tsunami qui a tué au moins 91 personnes dans le nord-ouest de Porto Rico. En raison de sa forte densité de population et du développement rapide des zones urbaines près de la côte, Porto Rico court un risque important an cas de séisme et les tsunami.
Lez contexte tectonique de la Fosse de Porto Rico est parfois comparé à celui de la zone de subduction de Sumatra, site du séisme qui a provoqué le tsunami dévastateur dans l’Océan Indien en décembre 2004. Cette similitude a provoqué un grand intérêt quant à l’évaluation des risques de tsunamis auxquels seraient exposés la côte est des États-Unis côte et le nord-est des Caraïbes dans l’éventualité d’un séisme qui se déclencherait le long de la zone de subduction de la Fosse de Porto Rico.
Source: The Jamaica Observer.

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drapeau-anglaisThe Trinidad-based Seismic Research Centre (SRC) of the University of the West Indies (UWI) has warned the Caribbean countries to be prepared for a major quake

The Centre has recorded a total of 8 M4+ earthquakes since June 9, 2016, the strongest of which was an M 4.8 earthquake that occurred northwest of Antigua on August 8th, 2016.

Last year, SRC said the January 2010 Haitian earthquake (with more than 230,000 deaths) should have been the wake-up call for a fundamental shift in regional mechanisms for coping with seismic hazards. Research suggests the region is capable of generating an earthquake of magnitude 6.0 or larger every 3 to 5 years, and is overdue for an M 8.0 earthquake.

As a consequence, SRC warns that it is imperative for the region to move expeditiously towards building resilience to such events. It should develop, legislate and enforce Building Codes using up-to-date seismic hazard maps based on the latest available science.

Although earthquakes around Puerto Rico and the Dominican Republic are fairly common, 141 M2.5 – 4.6 earthquakes recorded by the USGS over the past 30 days should be added to the 8 M4+ earthquakes recorded by the SRC since June 9th, 2016.

The Puerto Rico Trench is associated with the most negative gravity anomaly on Earth which indicates the presence of an active downward force. It is the deepest part of the Atlantic Ocean, with water depths exceeding 8.4 km.

Trenches in the Pacific are located in places where one tectonic plate subducts under another one. The Puerto Rico Trench, in contrast, is located at a boundary between two plates that slide past each other with only a small component of subduction. Puerto Rico, the Virgin Islands, and eastern Hispaniola are located on an active plate boundary zone between the North American plate and the northeast corner of the Caribbean plate. The Caribbean plate is roughly rectangular, and it slides eastward at about 2 cm/year relative to the North American plate. The region has high seismicity and large earthquakes that can generate devastating tsunamis.

Past examples include an M 7.5 earthquake centered northwest of Puerto Rico in 1943, and M 8.1 and 6.9 earthquakes north of Hispaniola in 1946 and 1953. Immediately after the 1946 earthquake, a tsunami struck northeastern Hispaniola and moved inland for several kilometres. Some reports indicate that nearly 1,800 people drowned. A 1918 M 7.5 earthquake resulted in a tsunami that killed at least 91 people in northwestern Puerto Rico. Because of its high population density and extensive development near the coast, Puerto Rico has a significant risk for earthquakes and tsunamis.

The tectonic setting of the Puerto Rico Trench is sometimes compared to that of the Sumatra subduction zone, the site of the earthquake that triggered the devastating Indian Ocean tsunami of December 2004. This similarity has caused great interest in the assessment of potential tsunami hazard to the United States east coast and the northeastern Caribbean from a large subduction-zone earthquake along the Puerto Rico Trench.

Source : The Jamaica Observer.

Porto Rico

Contexte tectonique de Porto Rico (Source : USGS)

L’AVO travaille sur le volcan Okmok (Ile Umnak / Aléoutiennes / Alaska) // AVO is working on Okmok volcano (Umnak Island / Aleutians / Alaska)

drapeau-francaisAujourd’hui, de nouvelles technologies sont utilisées pour mieux comprendre les volcans et, si possible, savoir ce que cachent leurs entrailles. La tomographie muonique a récemment été utilisée par les Japonais pour visualiser la structure interne de volcans comme le Mt Asama, le Mt Iwate ou encore le Mt Satsuma-Iojima. Les scientifiques français ont également utilisé la tomographie muonique dans le projet DIAPHANE sur le volcan de la Soufrière à la Guadeloupe. Des équipes du CNRS ont installé des capteurs de muons cosmiques sur les flancs du volcan. J’ai écrit sur ce blog plusieurs notes à ce sujet entre novembre 2015 et juillet 2016
Cet été, des scientifiques de l’Alaska Volcano Observatory (AVO) se sont rendus sur le volcan Okmok, sur l’île Umnak dans les Aléoutiennes, dans le but de réaliser une image de l’intérieur de ce volcan. Au cours de l’été 2015, l’équipe avait installé un ensemble de sismomètres sur et autour du volcan. Comme les sismomètres mesurent la vitesse à laquelle se déplacent les ondes sismiques à travers la terre, les scientifiques peuvent avoir une idée du type de matériaux à l’intérieur de l’Okmok. En effet, les ondes sismiques se propagent plus vite à travers les roches denses et plus lentement à travers des éléments liquides comme le magma et l’eau.
Des travaux antérieurs ont révélé qu’il y avait une chambre magmatique peu profonde sous l’Okmok. Les nouvelles données aideront à savoir s’il y a d’autres chambres plus profondes dans la croûte. Elles pourraient également aider les scientifiques à comprendre les éruptions futures.
En 2008, Okmok a connu un nouveau type éruptif, différent de ceux du passé, et les scientifiques ont été pris au dépourvu. Les dernières observations – avec une image de la structure profonde du volcan – pourraient apporter des explications sur cette éruption inhabituelle et donner plus d’informations sur les éruptions futures.
A côté de l’Okmok, les scientifiques de l’AVO étudient également le Cleveland, et concentrent leurs efforts sur l’activité tectonique à Unalaska.
Ces observations permettront une approche plus complète de l’environnement sismique dans les Aléoutiennes.
Source: Alaska Volcano Observatory.

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drapeau-anglaisToday, new technologies are being used to better understand volcanoes and, if possible, know what their inner parts look like. Muon tomography has recently been used by the Japanese to visualize the internal structure of volcanoes like Mt Asama, Mt Iwate or Mt Satsuma-Iojima. French scientists have also used muon tomography in the DIAPHANE project on the Soufriere volcano in Guadeloupe. CNRS teams installed cosmic muon sensors on the flanks of the volcano. I have written several notes about this technology between November 2015 and July 2016

This summer, scientists from the Alaska Volcano Observatory (AVO) have visited Okmok volcano on Umnak Island in the Aleutians with the aim to create an image of the inside of this volcano. Last summer, the team set out an array of seismometers on and around the volcano. As the seismometers measure the speed at which seismic waves travel through the earth, scientists can get an idea of what kind of material might make up the inside of Okmok. Seismic waves travel faster through dense rock, and slower through liquids like magma and water.

Previous work revealed there was a shallow magma chamber. The new data will help to know if there are other chambers deeper in the crust. It could also help scientists understand future eruptions.

In 2008, Okmok erupted in an entirely new way, breaking a historical pattern and surprising scientists. The team’s latest observations – with an image of the deeper structure – might shed more light on that unusual eruption and give more information about future eruptions..

Beside Okmok, AVO is also studying Mount Cleveland, and measuring tectonic activity on Unalaska.

These observations will allow to create a more complete picture of the seismic environment in the Aleutians.

Source: Alaska Volcano Observatory.

Okmok

Vue du cratère de l’Okmok (Photo: USGS / Alaska Volcano Observatory)

Nevados de Chillán (Chili / Chile)

drapeau-francaisSelon le SERNAGEOMIN, une hausse de la sismicité a été enregistrée sur le Nevados de Chillán, en relation avec des explosions et une augmentation des émissions au niveau de nouveaux cratères sur le flanc est du Volcán Nuevo et sur le complexe de dômes du Volcán Arrau. Onze explosions ont été enregistrées entre le 1er et le 9 août; l’événement le plus significatif a été observé le 8 août et s’est accompagné d’une émission de gaz et de cendre qui est montée jusqu’à 2 km au-dessus du volcan. Ce même jour, le VAAC de Buenos Aires a indiqué qu’un panache était observé à une altitude de 4,2 km. Le niveau d’alerte reste au Jaune, le niveau intermédiaire sur une échelle de trois couleurs. Il est rappelé au public de ne pas s’approcher des cratères dans un rayon de 3 km qui avait été étendu en raison de l’augmentation récente de l’activité.
Sources: Global Volcanism Network; SERNAGEOMIN.

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drapeau-anglaisAccording to SERNAGEOMIN, an increase in seismicity has been recorded at Nevados de Chillán, associated with explosions and increased emissions from new craters on the eastern side of Volcán Nuevo and the Volcán Arrau dome complex. Between August1st and 9th,  there were 11 explosions detected; the highest energy signal was recorded August 8th and was accompanied by an emission that rose up to 2 km. That same day the Buenos Aires VAAC reported that a gas and ash plume rose to an altitude of 4.2 km. The Alert Level remains at Yellow, the middle level on a three-color scale, and the public is reminded not to approach the craters within a 3-km radius which had been extended due to the recent activity increase.

Sources: Global Volcanism Network; SERNAGEOMIN.

[#Beginning of Shooting Data Section] Nikon D40 Focal Length: 240mm Optimize Image: Custom Color Mode: Mode IIIa (sRGB) Long Exposure NR: Off High ISO NR: Off 2008/10/21 18:34:08.2 Exposure Mode: Shutter Priority White Balance: Auto Tone Comp.: Auto Compressed RAW (12-bit) Metering Mode: Center-Weighted AF Mode: AF-S Hue Adjustment: 0° 1/1600 sec - F/14 Flash Sync Mode: Not Attached Saturation: Auto Color Exposure Comp.: -0.7 EV Sharpening: Medium high Lens: 100-300mm F/4 D Sensitivity: ISO 400 Image Comment: (c) gerardprins.com (562) 7587209    [#End of Shooting Data Section]

Crédit photo: Wikipedia.

drapeau-francaisLes Nevados de Chillán sont un ensemble de trois stratovolcans de la Cordillère des Andes, situé dans la Región del Bío-Bío: le Cerro Blanco (ou Volcán Nevado) au NO, le Volcán Viejo ou (Volcán Chillán) au SE, et le Volcán Nuevo entre les deux. Le Volcán Viejo a été le plus actif entre le 17ème et le 19ème siècle tandis que le complexe de dômes du Volcán Nuevo s’est formé entre 1906 et 1945.

drapeau-anglaisNevados de Chillán is a group of stratovolcanoes located in the Andes of the Bío Bío Region. It consists of three peaks: Cerro Blanco (Volcán Nevado) at the northwest and Volcán Viejo (Volcán Chillán) at the southeast, with Volcán Nuevo in the middle. Volcán Viejo was the main active vent during the 17th-19th centuries, and the new Volcán Nuevo lava dome complex formed between 1906 and 1945.