Coup de chaud sur les Pyrénées // Global warming in the Pyrenees

Je fais souvent référence aux Alpes à propos du réchauffement climatique car la fonte des glaciers est particulièrement inquiétante dans tout le massif. Il ne faudrait pas pour autant oublier la chaîne pyrénéennes qui souffre elle aussi de la chaleur. Les glaciers sont moins volumineux que ceux des Alpes mais ils disparaissent eux aussi.

Preuve que le réchauffement climatique affecte les Pyrénées, cela faisait 91 jours le 15 septembre 2018 qu’il n’y avait pas eu de gel au Pic du Midi de Bigorre, à 2877 mètres d’altitude. La dernière journée de gelée – avec – 1,6°C – date du 14 juin dernier. Depuis que les mesures de températures sont enregistrées sur le site, c’est un record. Il faut remonter à 1822 pour retrouver pareille situation qui risque de durer car aucune baisse significative de la température n’est prévue pour les prochains jours ; elles devraient se situer entre + 3 et + 6°C. Pour le moment, l’été 2018 se classe au deuxième rang des étés les plus chauds.
Depuis plusieurs décennies, les scientifiques font état d’une réduction des glaciers dans les Pyrénées. Cette année, à la suite des abondantes chutes de neige hivernales, les névés étaient encore importants sur la face nord du Pic du Midi vers la mi juillet. Les épisodes de forte chaleur enregistrés fin juillet et début août ont eu raison de ces amas de neige.

Source : France Info et presse locale.

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I often refer to the Alps about global warming because the melting of glaciers is particularly worrying throughout the massif. We should not forget the Pyrenees which also suffer from the heat. Glaciers are less bulky than those in the Alps but they disappear too.
Here is the proof that global warming affects the Pyrenees: it was 91 days on September 15th, 2018 that there was no frost at the Pic du Midi de Bigorre, 2877 metres above sea level. The last day of frost – with minus 1,6°C – was June 14th this year. It is a record on the site. We must go back to 1822 to find such a situation that might last some time because no significant drop in temperature is expected for the next few days; they should be between + 3 and + 6°C. At this time, the summer of 2018 ranks second among the hottest summers.
For several decades, scientists have reported a retreat of glaciers in the Pyrenees. This year, following the heavy snowfall during the winter, there were syill many patches of snow on the north face of the Pic du Midi around mid July. The heatwaves recorded at the end of July and beginning of August erased these snow patches.
Source: France Info and local press.

Vue du Pic du Midi de Bigorre (Crédit photo: Wikipedia)

Vous aimez la chaleur? Allez dans la Vallée de la Mort // You like the lheat? Just go to Death Valley!

Connue pour être l’un des endroits les plus chauds de la planète, la Vallée de la Mort vient d’enregistrer le mois de juillet le plus chaud de son histoire avec une température moyenne de 42,2 ° C ; jours et nuits confondus.

La chaleur a été terrible en juillet. Les maximums diurnes ont atteint 48°C pendant les 18 derniers jours du mois sauf un, car il y a eu une brève accalmie avec un maximum de 46°C le 21 juillet. Les températures ont atteint 52°C pendant quatre jours de suite.
Les rangers ont dû intervenir lors de nombreux accidents liés à la chaleur. Cette dernière a contribué à la mort d’un Californien de 57 ans qui a fait une chute à la mi-juillet alors qu’il se rendait à Panamint Butte. Deux touristes français ont tenté de relier directement Dantes View et Badwater. Ils ont été secourus par un hélicoptère de la Marine après avoir rencontré des falaises infranchissables. Ils souffraient de coups de chaleur et de déshydratation.

Il n’y a pas d’amélioration en vue dans l’immédiat. Les températures diurnes maximales devraient atteindre au moins 48°C jusqu’au samedi 4 août.
Alors que les températures diurnes sont très élevées, leurs homologues nocturnes atteignent elles aussi des sommets. Elles n’ont pas chuté en dessous de 37° C en juillet. Ces températures « basses » sont généralement relevées vers 5 heures du matin et le mercure monte dès que le soleil se lève.
Les autorités du parc conseillent aux touristes de rester dans les zones les plus fréquentées afin que d’autres personnes puissent apporter leur aide en cas de panne d’un véhicule. Les téléphones cellulaires ne fonctionnent pas la plupart du temps. Autres conseils pour une visite en toute sécurité: boire beaucoup d’eau, manger des collations, éviter de quitter les zones climatisées (voitures, restaurants)  et visiter de préférence les sites élevés, donc un peu moins chauds, comme Dantes View. Attention ! Si vous visitez les zones de dunes, ne vous y aventurez pas pieds nus, sinon brûlures à plusieurs degrés assurées !!
La Vallée de la Mort comprend une zone volcanique avec Ubehebe Crater dans la partie nord du parc La première fois que j’ai visité le parc il y a une quinzaine d’années, la température diurne atteignait 48°C. Il fallait que je place mon appareil photo dans l’ombre de mon corps, de peur que la chaleur n’affecte les circuits électroniques. Je suis retourné dans la Vallée il y a deux ans en mai et la température était très agréable, avec 22°C à Badwater, le point le plus bas du parc.
Source: Service des parcs nationaux.

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Known as one of the hottest places on Earth, Death Valley has just experienced its hottest month of July on record: 42.2°C. This is the average temperature for the month of July, including overnight lows.
The heat was unrelenting in July. Daytime highs reached 48°C or higher all but one of the last 18 days of July, with a brief dip to a high of 46°C on July 21st. Temperatures reached 52°C four days in a row.
Rangers had to respond to multiple heat-related incidents. Heat contributed to the death of a 57-year-old man from California who fell while hiking to Panamint Butte in mid-July. Two French tourists attempted to scramble directly from Dantes View to Badwater. They were rescued by a Navy helicopter after encountering unclimbable cliffs, and suffering from overheating and dehydration.  .
There’s no immediate relief in sight. Daytime highs are predicted to reach at least 48°C until Saturday, August 4th.
While daytime high temperatures are very hot, the overnight lows are significant too. Temperatures didn’t drop below 37°C ten nights in July. Those “low” temperatures are usually around 5:00am, and temperatures soar again as the sun rises.
Park rangers urge summer visitors to stay in well-travelled areas of the Park, so that other people might provide help in case of a vehicle break-down. Cell phones do not work in most of the park. Other tips for a safe visit include drinking plenty of water, eating snacks, limiting activities outside of air-conditioning, and visiting viewpoints at higher elevations, like Dantes View.
Death Valley includes a volcanic area with Ubehebe Crater in the northern part of the park The first time I visited the Park about 15 years ago, daytime temperatures reached 48°C . I had to keep my camera in the shade of my body for fear the heat might affect the electronic circuits. I travelled back to the Valley two years ago in May and the temperature was a nice 22°C at Badwater, the lowest place in the Park.
Source: National Park Service.

Voici quelques images de ce lieu hors du commun:

Photos: C. Grandpey

Records de chaleur en Nouvelle Zélande // Hottest summer on record in New Zealand

L’été touche à sa fin dans l’hémisphère sud et l’Agence Météorologique Nationale vient d’indiquer que la Nouvelle-Zélande a connu son été le plus chaud depuis le début des relevés. L’Agence met en garde contre une hausse durable du mercure faute d’une mobilisation contre le réchauffement climatique.

La température entre décembre et février a en moyenne été de 18,8°C en Nouvelle-Zélande, soit 2,1°C au-dessus de la moyenne enregistrée entre 1981 et 2010. Il s’agit de la valeur moyenne la plus élevée depuis le début des relevés en 1909 ; elle dépasse le précédent record (18,5°C) qui datait de 1934-35. Le mercure a notamment atteint les 38,7°C, un record, le 30 janvier à Alexandra, sur l’Île du Sud.

Selon les météorologues néo-zélandais, ces températures exceptionnelles ont été provoquées par divers facteurs, et notamment une hausse de la température de l’eau et l’arrivée de masse d’air chaud du Nord provoquée par le phénomène climatique La Niña. Le réchauffement climatique global est également en jeu et il faudra s’attendre à davantage de records de température si rien n’était fait pour enrayer ces dérèglements.

La vague de chaleur de ce dernier été a poussé le gouvernement a décréter l’état de sécheresse dans certaines zones du pays et à prendre des mesures pour venir en aide aux agriculteurs.

Source : Presse néo-zélandaise.

La chaleur fait fondre les glaciers. Il est utile de rappeler que les agences de tourisme locales n’organisent plus de randonnées sur les glaciers Frans-Josef et Fox. En effet, avec la fonte de la glace, les parois latérales de ces vallées glaciaires ont tendance à s’effondrer, avec des chutes de pierre qui mettraient en danger les randonneurs.

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Summer is coming to an end in the southern hemisphere and the National Meteorological Agency has just indicated that New Zealand has had its warmest summer since the surveys began. The Agency warns against a sustained rise in mercury if nothing is done against global warming.
December to February averaged 18.8°C in New Zealand, 2.1°C above the 1981 to 2010 average. This is the highest average value since the beginning of the surveys in 1909; it exceeds the previous record (18.5°C) dating back to 1934-35. Mercury reached a record 38.7°C on January 30th in Alexandra, South Island.
According to the New Zealand meteorologists, these exceptional temperatures were caused by various factors, including an increase in water temperature and the arrival of masses of hot air from the north caused by the La Niña weather phenomenon. Global warming is also held responsible and more temperature records are to be expected if nothing is done to stop these disturbances.
The summer heat wave prompted the government to declare drought in some areas of the country and take measures to help farmers.
Source: New Zealand Press.
The heat in New Zealand melts the glaciers. It is worth remembering that local tourist agencies no longer organize hikes on the Frans-Josef and Fox glaciers. Indeed, with the melting ice, the side walls of these glacial valleys tend to collapse, with rock falls that would put hikers at risk.

Photos: C. Grandpey

2017 sera l’une des années les plus chaudes jamais observées // 2017 will be one of the hottest years ever

L’année 2017 n’est pas encore terminée, mais elle devrait être l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées. Elle confirme à nouveau une tendance au réchauffement qui, selon les scientifiques, porte les empreintes des actions humaines. L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a déclaré que les températures au cours des neuf premiers mois de cette année ne seront probablement pas supérieures à celles de 2016, année où elles ont été accentuées par un puissant phénomène El Niño. Malgré tout, elles seront supérieures à toutes celles enregistrées avant 2015. Selon le secrétaire général de l’OMM, « les trois dernières années demeurent toutes trois en tête en termes de records de température. Cela fait partie d’une tendance au réchauffement observée sur le long terme. Nous avons été témoins de conditions météorologiques exceptionnelles, notamment des températures atteignant 50°C en Asie, des ouragans terribles dans les Caraïbes et l’Atlantique qui ont atteint l’Irlande, ainsi que des inondations dévastatrices provoquées par la mousson et des sécheresses incessantes en Afrique de l’Est. »
Il a ajouté que d’autres études scientifiques détaillées allaient être menées, mais que beaucoup « portent déjà le signe révélateur du changement climatique » provoqué par l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre provenant des activités humaines, telles que la combustion de combustibles fossiles et la déforestation.
Cette récente hausse des températures moyennes à l’échelle mondiale confirme la nouvelle tendance au réchauffement observée au cours des dernières années. On avait enregistré un léger ralentissement au cours de la décennie précédente, ce qui avait conduit certains climato-sceptiques à affirmer que le réchauffement climatique avait «fait une pause».
Les dernières observations ont été divulguées aux délégués présents lors de la COP 23 qui se tient à Bonn, en Allemagne, cette semaine et la semaine prochaine. Les négociations de la COP23, qui font suite à l’accord de Paris de 2015, se concentreront sur un nouveau processus permettant de durcir les engagements des pays à réduire les émissions de gaz à effet de serre, conformément aux avis scientifiques. Selon les estimations, les promesses actuelles laisseraient le monde avec des températures de 3°C supérieures à la période pré-industrielle. Si cette hausse de 3°C devait perdurer, le niveau de la mer augmenterait, les vagues de chaleur et les sécheresses deviendraient plus fréquentes dans de vastes parties du globe, et des tempêtes et des inondations plus violentes deviendraient plus probables.
Des recherches récentes ont également montré que le niveau de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère est actuellement plus élevé qu’il ne l’a jamais été depuis 800 000 ans.
Les scientifiques ont réagi avec inquiétude aux conclusions de l’OMM qui sont encore provisoires et qui ne couvrent l’année 2017 que de janvier à septembre. Le co-directeur de l’Institut Grantham à l’Imperial College de Londres, a déclaré: «L’état de notre climat est en train d’être transformé par les humains. Un événement qui se produisait autrefois une fois par siècle est en train de devenir un événement régulier. » Un professeur d’impacts climatiques au Met Office Hadley Centre, a ajouté: « Il faut s’attendre à ce que les pays en voie de développement soient les plus touchés en termes d’impact humain. Les inondations constitueront une forte menace en Asie du Sud, en particulier en raison de l’augmentation des précipitations et de l’élévation du niveau de la mer, et en partie en raison du nombre plus en plus important de personnes qui n’ont guère d’autre choix que d’être en danger. »
Source: Presse internationale.

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2017 is not yet over but it is set to be one of the hottest three years on record, confirming again a warming trend that scientists say bears the fingerprints of human actions. The World Meteorological Organization (WMO) said temperatures in the first nine months of this year were unlikely to have been higher than 2016, when there was a strong El Niño weather system, but higher than anything before 2015. According to the secretary general of the WMO, “the past three years have all been in the top three years in terms of temperature records. This is part of a long term warming trend. We have witnessed extraordinary weather, including temperatures topping 50°C in Asia, record-breaking hurricanes in rapid succession in the Caribbean and Atlantic reaching as far as Ireland, devastating monsoon flooding affecting many millions of people and a relentless drought in East Africa.”

He said further detailed scientific studies would be carried out, but many “bear the tell-tale sign of climate change” caused by increased greenhouse gas concentrations from human activities, such as burning fossil fuel and deforestation.

This recent increase in average global temperatures confirms a renewed warming trend in recent years, which had slowed its pace slightly in the previous decade, leading some climate sceptics to claim global warming had “paused”.

The latest observations were revealed to delegates at the UN’s global climate talks being held in Bonn, Germany, this week and next. The COP23 talks, a follow-up to the Paris agreement of 2015, will focus on a new process by which countries’ pledges to cut greenhouse gas emissions can be toughened, in line with scientific advice. Current pledges would, according to estimates, leave the world 3°C warmer than in pre-industrial times. At that level, sea levels would rise, heatwaves and droughts would become more common in large swathes of the globe, and fiercer storms and floods would become more likely.

Recent research has also found that the levels of carbon dioxide in the atmosphere are now higher than they have been for 800,000 years.

Scientists reacted with concern to the WMO’s findings, which are still provisional and only cover January to September. The co-director of the Grantham Institute at Imperial College, London, said: “The state of our climate is being reset by humans. What were once one-in-a-hundred-year events are now turning into regular events.” A professor of climate impacts at the Met Office Hadley Centre, added: “We expect developing countries to be hit the hardest in terms of human impact. Flooding will be a particular threat in south Asia, particularly due to increased rainfall and rising sea levels, and partly because of the large and growing numbers of people who have little choice about being in harm’s way.”

Source : International press.

Concentrations de dioxyde de carbone au sommet du Mauna Loa à Hawaii (Source: Scripps Institution of Oceanography)