Mike Pence a tout faux ! // Mike Pence was definitely wrong !

Au cours du débat avec Kamala Harris, le vice-président Mike Pence a minimisé et même nié le nombre grandissant d’ouragans et leur impact sur les Etats-Unis. Au vu des données de la NOAA, l’agence responsable du suivi des phénomènes climatiques, il a déclaré: «Il n’y a pas plus d’ouragans aujourd’hui qu’il y a 100 ans.»
Le problème est que la NOAA a un point de vue très différent et que Mike Pence a menti. Le dernier rapport de la National Oceanic and Atmospheric Administration montre que les ouragans qui s’abattent sur les États-Unis sont en passe d’établir un nouveau record en 2020, avec une augmentation significative de leur intensité et de la destruction qu’ils occasionnent
Selon la NOAA, non seulement les États-Unis vont dépasser le nombre annuel d’événements extrêmes enregistré depuis près d’un siècle, mais le total des catastrophes liées au climat cette année – il a causé plus d’un milliard de dollars de dégâts – est déjà en train d’égaler le record de 16 événements établi en 2011 et 2017, avec trois mois à venir en 2020.

Mike Pence a fait sa déclaration mensongère au moment où l’ouragan Delta était sur le point d’impacter la Louisiane. Il s’agit du 10ème ouragan ou cyclone tropical à frapper les États-Unis cette année, ce qui bat un record établi il y a près de 90 ans.
En conclusion, les affirmations de Mike Pence sont totalement fausses. Espérons que les Américains s’en rendront compte lorsqu’ils voteront, mais je n’en suis pas si sûr!
Source: médias américains

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During the debate with Kamala Harris, Vice President Mike Pence downplayed and denied the intensifying barrage of hurricanes pummeling the U.S., citing what he heard from NOAA, the agency responsible for tracking the data. He said: “There are no more hurricanes today than there were 100 years ago.”

The problem is that NOAA holds a very diffrent view and that Mike Pence lied. A new report from the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), shows that hurricanes making landfall in the U.S. are on track to set a new record in 2020, with a notable increase in intensity and destruction.

According to NOAA, not only the U.S. is pacing to pass the annual amount of storms set nearly 100 years ago, but the total of climate-related disasters this year causing more than $1 billion in damage is also already tied with the record of 16 events set in 2011 and 2017, despite three months still left to go in 2020.

Mike Pence made his statement at the moment when Hurricane Delta was about to make landfall in Louisiana. This is the 10th hurricane or tropical cyclone to hit the U.S. this year which breaks a record previously set almost 90 years ago.

In conclusion, Mike Pence was definitely wrong in his assertions. Let’s hope Americans will realise it when they are voting, but I am not so sure!

Source: US news media.

Image satellite montrant l’arrivée de l’ouragan Delta en Louisiane (Source : NOAA)

Élection américaine : un rapport gênant sur le changement climatique // U.S. election : an embarrassing report on climate change

Selon plusieurs organes de presse américains dont le Huffington Post, l’administration Trump freine des quatre fers pour que ne soit pas publié avant l’élection présidentielle du mois de novembre un rapport sur le changement climatique mandaté par le Congrès. Cela confirme le déni du changement climatique par l’occupant actuel de la Maison Blanche. Ce rapport fédéral détaillé examine les conséquences dévastatrices de l’accélération de la crise climatique.

L’administration Trump avait déjà tenté d’enterrer le rapport de 2018 en le publiant le lendemain des vacances du Thanksgiving. Selon les conclusions de ce rapport, «la hausse des températures à l’échelle de la planète est plus rapide que tout ce que la civilisation moderne a connu jusqu’à présent» et «cette tendance au réchauffement ne peut s’expliquer que par les activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère». Ce rapport a également révélé que sans réduction drastique des émissions globales de gaz à effet de serre, les températures aux États-Unis pourraient augmenter entre 3 et 9 degrés Fahrenheit (1,5 à 5 degrés Celsius) d’ici 2100.
À l’époque, les responsables de l’administration ont rejeté les conclusions du rapport et les ont qualifiées de «radicales», «ne s’appuyant pas sur des données» et basées sur les «pires scénarios». Trump a carrément rejeté la notion de réchauffement climatique en disant: «Je n’y crois pas.»
L’attaque incessante de Trump contre les climatologues s’est intensifiée avec l’approche des élections de novembre 2020. En plus d’affirmer, à tort, que le climat «va commencer à se refroidir», Trump a nommé au moins trois climato-sceptiques à des postes importants de la NOAA, l’agence responsable de l’étude des océans et de l’atmosphère
Parmi ces nouveaux promus se trouve David Legates, professeur de climatologie à l’Université du Delaware qui a affirmé, entre autres, que l’augmentation du CO2 atmosphérique était bonne pour la planète. Des sources proches de la Maison Blanche indiquent que Legates a été nommé uniquement pour rédiger la version officielle du prochain rapport fédéral sur le climat.
Les efforts de l’Administration américaine pour ralentir le prochain rapport interviennent alors qu’Exxon Mobil, le plus grand producteur américain de pétrole et de gaz, prévoit d’intensifier ses forages. Les émissions de gaz à effet de serre émises par cette compagnie augmenteraient en conséquence, alors que les autre grandes compagnies pétrolières promettent de réduire leur production et de se diriger vers des émissions nettes nulles dans les décennies à venir.
On ne sait pas si les efforts la Maison Blanche parviendront à  ralentir la publication du rapport dont la finalité est de donner une image précise de la façon dont le changement climatique pourrait bouleverser la vie aux Etats-Unis. Le rapport fédéral présente les conclusions collégiales de chercheurs en climatologie dans toutes les disciplines. Sa complexité n’est comparable qu’aux rapports annuels publiés par le GIEC sur l’évolution du climat.
Contrairement aux rapports du GIEC, le rapport fédéral fournit des prévisions détaillées pour chaque région des Etats-Unis. Il offre ainsi aux scientifiques et aux décideurs un outil essentiel pour faire face à la recrudescence des incendies, des sécheresses et des violentes tempêtes.
La décision de l’Administration d’interférer avec le cinquième rapport indique comment l’administration Trump favorable aux combustibles fossiles, est susceptible d’aborder la menace du changement climatique si le président est élu pour un deuxième mandat et n’a plus à tenir compte de l’opinion des électeurs américains dont la majorité s’inquiète de la crise climatique.
Source: Huffington Post.

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According to several US newsmadia, among which The Huffington Post, The Trump administration is reportedly delaying work on a congressionally mandated climate change report, the latest example of President Donald Trump digging in on climate change denial ahead of the 2020 election.

The in-depth federal assessments, due every four years, look at the devastating consequences of the rapidly unfolding climate crisis. The Trump administration tried to bury the last study in 2018 by releasing it the day after the Thanksgiving holiday. That report concluded that global temperatures are “rising more rapidly than anything modern civilization has experienced” and that “this warming trend can only be explained by human activities, especially emissions of greenhouse gases into the atmosphere.” It also found that without drastic cuts in global greenhouse gas emissions, temperatures in the U.S. could warm between 3 and 9 degrees Fahrenheit by 2100.

At the time, administration officials dismissed the findings as “radical,” “not data-driven” and based on “worst scenarios.” Trump outright rejected the science, saying “I don’t believe it.”

Trump’s brazen attack on climate science has ramped up ahead of the November election. Along with falsely claiming that the climate “will start getting cooler,” Trump has tapped at least three climate contrarians for top-level positions at the federal National Oceanic and Atmospheric Administration.

Among them is David Legates, a University of Delaware climatology professor who has claimed, among other things, that rising atmospheric CO2 is good for the planet. Sources close to the White House indicate that Legates was brought in specifically to shape the upcoming federal climate report.

The effort to slow-walk the next report comes as Exxon Mobil Corp., the largest U.S. oil and gas producer, plans to ramp up drilling. The company’s projected greenhouse gases would surge as a result, just as rival oil giants are vowing to cut output and set a course for net-zero emissions in the coming decades.

It’s unclear whether the White House’s delay in summoning scientists for the next national climate assessment would hinder their ability to render an accurate picture of how climate change could upend life across the United States. Scientists are already running models and performing studies, but the federal report represents the collective findings of climate researchers across disciplines. Its complexity is comparable only to the reports the United Nations’ Intergovernmental Panel on Climate Change issues each year.

Unlike the U.N. report, the federal assessment provides detailed forecasts by U.S. regions, offering scientists and policymakers a vital tool for adapting to the already chaotic uptick in fires, droughts and violent storms.

The move to interfere with a timely fifth report signals how the pro-fossil fuel Trump administration is likely to approach the threat of climate change if the president is elected to a second term and no longer has to consider the concerns of American voters, a growing majority of whom are worried about the climate crisis.

Source : Huffington Post.

Créée en 1970, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)  fournit et assure un accès à des données environnementales mondiales et des services d’information à partir de satellites et d’autres sources dans le but de « promouvoir,  protéger et améliorer l’économie, la sécurité, l’environnement et la qualité de vie de la nation. »

Août 2020 encore trop chaud // August 2020 still too hot

A part le monde agricole, la vague de chaleur qui a envahi la France ne semble pas préoccuper grand monde. Les présentatrices et présentateurs de la météo nous expliquent que nous sommes plusieurs degrés au-dessus de la normale, mais l’affolement s’arrête là. La plupart des gens voit avant tout dans ce temps anormalement chaud la possibilité de pouvoir aller se baigner et bronzer sur les plages pendant le week-end. Pourtant, la situation est extrêmement préoccupante car le réchauffement climatique est en mode ‘accélération’.

Selon la NASA et la NOAA, la température de surface terrestre et océanique à l’échelle de la planète en août 2020 a été de 0,94°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle (15,6°C). Il s’agit de la deuxième température la plus élevée pour un mois d’août au cours des 141 années d’archives des deux agences. Seul août 2016 a connu une température plus élevée. Il est très surprenant de constater que les médias ont passé cette information sous silence!
Août 2020 a  été le 44ème mois d’août consécutif et le 428ème mois consécutif avec des températures supérieures à la moyenne du 20ème siècle. Les 10 mois d’août les plus chauds ont tous eu lieu depuis 1998. Les cinq mois d’août les plus chauds ont eu lieu depuis 2015.
L’hémisphère nord a connu le mois d’août le plus chaud jamais enregistré, avec un écart de 1,19°C par rapport à la moyenne. Cette valeur a dépassé de 0,03°C le record précédent établi en 2016.

L’Amérique du Nord a connu son mois d’août le plus chaud jamais enregistré, avec un écart de température de 1,52°C par rapport à la moyenne.  Le record précédent établi en 2011 est battu de 0,13°C. L’Europe et la région des Caraïbes ont connu leur troisième mois d’août le plus chaud, tandis que pour l’Amérique du Sud et l’Océanie c’est le quatrième plus chaud.

S’agissant de la glace de mer, l’étendue moyenne de la glace de mer dans l’Arctique en août 2020 a été la troisième plus faible jamais enregistrée, soit 29,4 pour cent de moins que la moyenne de 1981-2010. 2020 se situe derrière les deux plus faibles étendues observées en 2012 et 2019.
L’étendue de la glace de mer dans l’Antarctique en août 2020 a été proche de la normale. C’est l’étendue de glace de mer la plus élevée en août depuis 2016.

La température mondiale de surface terrestre et océanique pour la période juin-août 2020 arrive en troisième position dans les 141 années d’archives de la NASA et de la NOAA
L’hémisphère nord a connu sa période la plus chaude entre juin et août. Les cinq périodes juin-août les plus chaudes dans l’hémisphère nord ont été enregistrées depuis 2015.

Sur le plus long terme, la température de surface terrestre et océanique de l’hémisphère nord de janvier à août 2020 arrive à égalité avec 2016 comme étant la période la plus chaude depuis le début des relevés en 1880. L’hémisphère sud a connu sa troisième période la plus chaude (à égalité avec 2017), derrière 2016 et 2019.
L’Europe, l’Asie et la région des Caraïbes ont connu leur période la plus chaude de janvier à août. Pour cette même période, l’Amérique du Sud se classe au deuxième rang des températures record.

On ne prend guère de risque pour affirmer que l’année 2020 figurera très probablement parmi les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées.

Source: NASA, NOAA.

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Apart from the agricultural world, the heatwave that has invaded France does not seem to concern many people. The weather presenters tell us that we are several degrees above normal, but the panic stops there. Most people see in this unusually hot weather the opportunity to go swimming and sunbathing on the beaches during the weekends. However, the situation is extremely worrying because global warming is accelerating.

According to NASA and NOAA, the August 2020 global land and ocean surface temperature was 0.94°C above the 20th-century average of15.6°C. This is the second highest temperature for August in the 141-year record. Only August 2016 had a higher temperature. Surprisingly, the media did not mention this piece of news!

August 2020 marked the 44th consecutive August and the 428th consecutive month with temperatures above the 20th-century average. The 10 warmest  Augusts have all occurred since 1998. The five warmest Augusts have occurred since 2015.

The Northern Hemisphere had its warmest August on record with a combined land and ocean surface temperature departure from average of 1.19°C. This value surpassed the previous record set in 2016 by 0.03°C.

North America had its warmest August on record, with a temperature departure from average of 1.52°C. This exceeds the previous record set in 2011 by 0.13°C. Europe and the Caribbean region had their third-warmest August, while South America and Oceania had their fourth warmest on record.

As far as sea ice is concerned, the August average Arctic sea ice extent was the third smallest on record at 29.4 percent below the 1981–2010 average. This was behind the two smallest extents which occurred in 2012 and 2019.

Antarctic sea ice extent during August 2020 was close to normal. It was the highest August Antarctic sea ice extent since 2016.

The global land and ocean surface temperature for the period June-August 2020 was the third highest in the 141-year record,

The Northern Hemisphere had its warmest June-August period on record. The five warmest June-August periods for the Northern Hemisphere have occurred since 2015.

On the longer tem, the Northern Hemisphere January-August 2020 land and ocean surface temperature tied with 2016 as the warmest such period since global records began in 1880. The Southern Hemisphere had its third-warmest such period (tied with 2017) on record, behind 2016 and 2019.

Europe, Asia, and the Caribbean region had their warmest January-August period on record. South America had a January-August temperature that ranked as the second highest on record.

On the whole, the year 2020 is very likely to rank among the five warmest years on record.

Source: NASA, NOAA.

Répartition des températures terrestres et océaniques pour août 2020 ‘Source : NOAA)

Etendue de glace de mer en Arctique et en Antarctique (Source : NSIDC)

Climat toujours trop chaud…et on ne fait rien !

Les archives des principales agences climatiques sont maintenant disponibles et on peut donc dresser un bilan des températures globales pour le mois de juin 2020.

Selon la NASA, le mois de juin écoulé a atteint un record de  chaleur avec +0,53°C au-dessus de la moyenne de 1981-2010, à égalité avec 2019. Cela représente +0,93°C au-dessus de 1951-1980 ou +1,21°C au-dessus de 1880-1920.

Pour la NOAA, juin 2020 se situe à la 3ème place avec +0,482°C au-dessus de la moyenne de 1981-2010.

Copernicus place juin 2020 à la 2ème place avec +0,534°C au-dessus de la moyenne de 1981-2010, quasiment à égalité avec le record de 2019.

La moyenne des différentes agences montre que juin 2020 se classe en deuxième position avec +0,5°C derrière 2019 (+0,54°C).

Du côté des Etats-Unis, alors que l’épidémie de Covid-19 atteint des sommets et que le sud-est du pays a subi le nuage de sable et autres particules en provenance du Sahara, le National Weather Service Climate Prediction Center s’attend à des températures caniculaires pour l’été 2020 sur la plus grande partie du pays, avec une vague de chaleur digne des années 2011 et 2012.

Les mois passent et les chiffres sont toujours aussi inquiétants. Météo France nous apprend que le premier semestre de l’année 2020 a été le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne nationale de 12,5°C. Il devance très légèrement le premier semestre de l’année 2007 (12,4°C) et le premier semestre 2014 (12,1°C). L’anomalie de température pour le premier semestre 2020 est de +1,8°C » par rapport à la moyenne de référence constatée entre 1981 et 2010. Les mois de janvier, février et avril ont connu les anomalies de températures mensuelles les plus fortes. Le mois de février a été particulièrement doux avec une anomalie de +3,6°C.

Les décisions prises à l’issue de la Convention citoyenne sur le climat sont beaucoup trop vagues et font partie d’une politique générale dont on sait d’avance qu’elle ne mènera à rien de concret. Tant que les lobbies pétroliers, de constructeurs automobiles, de transport routier et maritime, et autres, domineront le monde, rien ne sera fait. On a vu la quasi inutilité des Conferences of the Parties – les célèbres COP – avec à leur tête la COP 21 de Paris dont les promesses ne seront jamais tenues.

L’avenir s’annonce décidément très sombre pour les prochaines générations.

 Prévision des températures et des précipitations aux Etats-Unis pour le mois de juillet (Source : NOAA)