Volcans du Kamchatka (Russie) // Kamchatka volcanoes (Russia)

drapeau francaisLa NASA a récemment mis en ligne deux photos prises par les astronautes à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS).

http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=86272

La photo du haut montre plusieurs volcans majeurs de la péninsule du Kamchatka.
La deuxième photo donne une vue rapprochée des volcans inclus dans le rectangle de la première image: Klyuchevskoy, Bezymianny, Ushkovsky et Tolbachik.
Le Klyuchevskoy est le volcan le plus actif. Un fin panache de cendre et de vapeur s’étire vers l’est-sud-est. Il est typique de l’activité signalée début mai 2015, lorsque la photo a été prise. Les flancs du Klyuchevskoy sont également couverts de dépôts de cendre noire, contrairement à ceux couverts de neige du Bezymianny et de l’Ushkovsky.

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drapeau anglaisNASA recently released two photos taken by astronauts on board the International Space Station (ISS).

http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=86272

The top photo, highlights some of the major volcanoes of the Kamchatka Peninsula.

The second photo gives a close-up view of the largest volcanoes included in the rectangle of the first picture: Klyuchevskoy, Bezymianny, Ushkovsky and Tolbachik.

Klyuchevskoy is the most active volcano. A thin ash and steam plume extends to the east-southeast from its summit, typical of activity reported from early May 2015, when the photo was taken. The flanks of Klyuchevskoy are also covered with dark ash deposits, in contrast to the snow-covered flanks of both Bezymianny and Ushkovsky.

Kamchatka overblogs

Source: NASA.

Détection de la cendre volcanique // Volcanic ash detection

drapeau francaisBien que les compagnies aériennes soient très conscientes des perturbations et des pertes d’argent que peut entraîner la cendre volcanique, on n’a guère enregistré de progrès dans ce domaine depuis l’éruption islandaise du Vatnajökull en 2010. La dernière éruption du Raung en Indonésie a entraîné de fréquentes fermetures des aéroport de Bali et Surabaya. Comme je l’ai écrit auparavant, il semble que le système AVOID n’ait pas rencontré le succès escompté et les constructeurs comme Boeing n’ont pas installé de systèmes de détection de cendre volcanique dans les avions.
Cependant, les recherches continuent dans ce domaine. Par exemple, le projet VIPR (Vehicle Integrated Propulsion Research), fruit d’un partenariat entre la NASA, l’US Air Force et un certain nombre d’autres organismes et entreprises, inclut une série de tests destinés à contrôler la fiabilité des moteurs à bord des avions commerciaux. Leur but est de prendre en compte les technologies capables d’identifier les défauts des moteurs d’avions le plus tôt possible.
Les tests ont commencé en 2011. Deux turboréacteurs F-117 fournis par l’armée ont été montés sur un avion C-17 sur lequel les tests sont effectués avec l’avion au sol. Ces tests comprennent l’étude du moteur au cours de son fonctionnement normal, l’étude de défauts mécaniques provoqués, l’étude de défauts provoqués sur les circuits des gaz, et enfin, l’étude de la dégradation du moteur par ingestion de cendre volcanique.
La soumission du moteur à de la cendre volcanique représente la prochaine étape des tests VIPR de la NASA. La cendre volcanique a été choisie car c’est une façon intéressante de mettre un moteur en défaut et c’est un domaine qui n’a pas été soigneusement étudié.
Le test fonctionne par pulvérisation « faible à modérée » de cendre volcanique dans le moteur du C-17 tandis qu’il est en train de tourner. Parmi les capteurs utilisés pendant les tests figure un capteur de vibrations ainsi que d’un capteur dynamique de température qui enregistre les fluctuations rapides de température dans le moteur (voir image ci-dessous). Dans la partie turbine du moteur, un capteur (mis au point par la NASA) mesure l’intervalle entre la paroi externe de la turbine et les pointes des pales de turbine. C’est une mesure clé dans les moteurs d’avions parce que si l’on peut mesurer cet intervalle avec grande précision, on peut non seulement dire si oui ou non il y a des problèmes avec les pales de la turbine, mais cela permet aussi d’avoir un moteur plus économe en carburant .
L’accumulation de cendre sur les pales de compression du moteur contribue à son usure, ce qui compromet en fin de compte la santé du moteur, et par conséquent, la sécurité du vol.
Des capteurs d’émission sont installés derrière le moteur afin d’observer la combustion, ce qui donne une meilleure idée de la santé du moteur.
Grâce à ces tests, les chercheurs pourront étudier l’effet de plusieurs heures d’exposition du moteur à la cendre. Ils ont trois objectifs principaux:
1) L’incorporation de capteurs intelligents destinés à améliorer la sécurité des vols et à réduire les coûts pour les compagnies aériennes.
2) La détection des défauts potentiels du moteur.
3) L’évaluation des progrès en matière de diagnostic des moteurs.
Source: CBS Los Angeles.

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drapeau anglaisAlthough air companies are quite conscious of the disruptions and the losses of money volcanic ash can cause, little has been done since the 2010 eruption of Vatnajökull in Iceland to solve the problem. Mount Raung’s last eruptions led to the closure of Bali airport in Indonesia. As I put it before, it seems the AVOID system did not meet with the expected success and plane builders like BOEING are not installing any volcanic ash detecting equipment in the aircraft.

However, research is going on in that domain. For instance, the VIPR (Vehicle Integrated Propulsion Research) project, the product of a partnership between NASA, the U.S. Air Force and a number of other agencies and companies, includes a series of tests to evaluate health management technologies on commercial engines. Its aim is to look at technologies that will be able to identify aircraft engine faults at the beginning stages.

The tests began in 2011. Two F-117 turbofan engines, provided by the Air Force, were mounted on a C-17 aircraft, on which the tests are performed as the aircraft is grounded. These tests include studying the engine through normal engine operations, seeded mechanical faults, seeded gas path faults, and finally, accelerated engine life degradation through the ingestion of volcanic ash.

The subjection to volcanic ash represents the next stage of NASA’s VIPR testing. Volcanic ash has been chosen because it’s an interesting way to fault an engine, but it’s also something that hasn’t been carefully studied.

The test works by spraying “low to moderate” concentrations of volcanic ash into the C-17’s running engine. Among the sensors under study is a vibration sensor, as well as a dynamic temperature sensor which picks up quick temperatures fluctuations in the engine (see image below). In the turbine section of the engine, a sensor can measure the gap between the outer wall of the turbine and the tips of the turbine blades. This is a key measurement in aircraft engines, because if one can measure this, and measure it precisely, not only one can tell whether or not there are problems with the turbine blades,  but one can also help to having a more fuel-efficient engine.

Ash accumulation on the engine’s compression blades contributes to erosion, ultimately compromising the health of the engine, and therefore, the safety of the flight.

Behind the engine, emissions sensors are installed to read the combustion of the engine, giving more insight to the health of the engine.

Through the volcanic ash test, researchers aim to study the effect of several hours of exposure to the ash.

The tests have three primary objectives:

The incorporation of smarter sensors designed to improve flight safety and reduce aviation costs.

The detection of potential engine faults.

The evaluation of advances in engine diagnostics.

Source: CBS Los Angeles.

Test avion

Source:  NASA.

Le Krakatau et les nuages noctulescents // Krakatau and noctilucent clouds

drapeau francaisL’éruption du Kralatau en 1883 a donné naissance à de somptueux couchers de soleil qui ont inspiré des peintres célèbres comme Edgar Degas ou Edvard Munch et son célèbre tableau « Le Cri ». Outre les couchers de soleil, l’éruption a également produit des nuages noctulescents, nuages nocturnes lumineux, espèces de filaments bleus qui apparaissent à la lisière de l’espace. Au 19ème siècle, les gens pensaient qu’ils étaient un effet secondaire de l’éruption volcanique, mais on a continué à les observer longtemps bien après que la cendre du Krakatau se soit dissipée.
Ces nuages ​​insolites se forment à la fin du printemps et en été, dans la haute atmosphère au-dessus des régions polaires du globe. Alors que la basse atmosphère se réchauffe, la haute atmosphère se refroidit, et des cristaux de glace se forment sur les poussières météoritiques et autres particules très haut dans le ciel.
Le satellite spatial AIM (Aeronomy of Ice in the Mesosphere) de la NASA, chargé de l’étude des nuages polaires de la mésosphère, a observé les nuages ​​noctulescents le 10 juin 2015. L’image ci-dessous est un composite de plusieurs passages du satellite au-dessus de l’Arctique. Les nuages ​​apparaissent dans diverses nuances de lumière allant du bleu au blanc en fonction de la densité des particules de glace. L’AIM mesure l’albédo, autrement dit la quantité de lumière réfléchie.
Dans la dernière décennie, le satellite a observé et mesuré ces formations nuageuses saisonnières en haute altitude. Les chercheurs ont constaté qu’elles ont tendance à apparaître plus tôt et à s’étendre plus fréquemment à des latitudes plus basses. Il semblerait que ce soit la conséquence de l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Source: NASA.

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drapeau anglaisThe eruption of Kralatau in 1883 generated sumptuous sunsets that inspired some famous painters like Edgar Degas or Edvard Munch and his famous work “The Scream”. Beside the sunsets, the eruption also produced noctilucent or “night-shining” clouds (NLCs) – electric blue wisps that grow on the edge of space. At first people thought they were a side-effect of the volcano, but they were still observed long after Krakatau’s ash settled.

These unusual clouds form in the late spring and summer, high in the atmosphere above the polar regions of the world. As the lower atmosphere warms, the upper atmosphere gets cooler, and ice crystals form on meteor dust and other particles high in the sky.

NASA’s Aeronomy of Ice in the Mesosphere (AIM) spacecraft observed noctilucent clouds on June 10th 2015. The image below is a composite of several satellite passes over the Arctic, and the clouds appear in various shades of light from blue to white, depending on the density of the ice particles. The instrument measures albedo, namely how much light is reflected back

In the past decade, AIM has been observing and measuring these seasonal, high-altitude cloud formations. Researchers have found that they are appearing earlier and stretching to lower latitudes with greater frequency. There is some evidence that this is a result of increased greenhouse gases in the atmosphere.

Source : NASA.

Clouds

Vue des nuages noctulescents au-dessus de l’Arctique

Vous obtiendrez une superbe image, beaucoup plus grande, en cliquant sur ce lien :

http://www.scientificcomputing.com/sites/scientificcomputing.com/files/Night-shining_Clouds_created_when_Ice_Crystals_form_on_Meteor_Dust.jpg

Du Mauna Loa à la planète Mars (suite) // From Mauna Loa to Mars (continued)

drapeau francaisLe Mauna Loa est un volcan actif étroitement surveillé par les instruments du HVO. Ces derniers mois, il est aussi devenu un laboratoire pour la NASA dans la perspective de missions vers Mars dans les prochaines décennies.
Les six scientifiques qui vivaient depuis huit mois (voir ma note du 1er avril 2014) sous un dôme sur les pentes du Mauna Loa pour simuler la vie sur Mars sont sortis de leur isolement la semaine dernière. Ils ont été autorisés à quitter la structure qui avait été installée à 2500 mètres d’altitude sur les pentes du volcan et ont pu à nouveau apprécier l’air frais sur leur peau. C’était la première fois qu’ils quittaient le dôme sans avoir au préalable enfilé une combinaison spatiale.
Ces scientifiques faisaient partie d’une expérience financée par la NASA et dont le but était de d’observer comment des hommes pouvaient travailler en équipe en situation d’isolement total. Ils ont été contrôlés par les caméras de surveillance, des capteurs épiant leurs moindres mouvements et d’autres contrôleurs électroniques. L’emplacement de la coupole sur le volcan (voir photo ci-dessous), le silence de cet environnement et son isolement simulé ont créé des conditions semblables à celles de l’espace. En regardant par les hublots, les scientifiques ne voyaient qu’un univers de champs de lave et de montagnes.
L’observation des émotions et des faits et gestes des membres de l’équipe scientifique dans une situation d’isolement total pourrait donner des indications précieuses aux équipes au sol lors des missions futures et permettre de déterminer si un membre de l’équipe est en train de déprimer ou connaît des problèmes de communication. Un séjour de huit mois dans un espace confiné présente des défis, mais les membres de l’équipe pouvaient se changer les idées en faisant des expériences scientifiques et en se livrant à des séances de yoga. Ils pouvaient également utiliser un tapis roulant fonctionnant à l’énergie solaire et un home-trainer pendant les après-midi où brillait le soleil.
Lorsque les premiers membres de l’équipe ont émergé de la coupole, ils se sont jetés sur les aliments qui leur avaient le plus manqué, comme la pastèque, les œufs, les pêches et les croissants, nourriture très différentes des aliments lyophilisé qu’ils avaient consommé pendant les huit mois de leur séjour en isolement !

Source: Presse hawaiienne.

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drapeau anglaisMauna Loa is an active volcano closely monitored by the instruments of the Hawaiian Volcano Observatory. These last months, it has become a test field for NASA with the perspective of missions to Mars in the coming decades.

Six scientists who were living under a dome on the slopes of Mauna Loa for eight months (see my note of April 1st 2014) to simulate life on Mars emerged last week from isolation. They stepped outside a dome that had been set up 2500 metres up the slopes of the volcano and could again feel fresh air on their skin. It was the first time they left the structure without donning a spacesuit.

These scientists are part of a human experiment funded by NASA whose purpose was to track how they worked together as a team in complete isolation. They were monitored by surveillance cameras, body-movement trackers and electronic surveys. The dome’s volcanic location (see photo below), silence and its simulated airlock seal provided an atmosphere similar to space. Looking out the dome’s porthole windows, all the scientists could see were lava fields and mountains.

Observing the crew members’ emotions and performance in the isolated environment could help ground crews during future missions to determine if a crew member is becoming depressed or if the team is having communication problems. Spending eight months in a confined space with six people had its challenges, but crew members relieved stress by doing team workouts and yoga. They were also able to use a solar-powered treadmill and stationary bike, but only in the afternoons on sunny days.

The first thing crew members did when they emerged from the dome was to eat foods they had missed, like watermelon, eggs, peaches and croissants, very different from the freeze-dried food they had been consuming during their stay in isolation!

Source: Hawaiian newspapers.

Coupole

Vue de la coupole sur le flanc du Mauna Loa, avec le Mauna Kea à l’arrière-plan.

(Crédit photo: Neil Scheibelhut / University of Hawaii at Manoa)