Conduite sur les routes de montagne à Hawaii // Driving on the mountain roads in Hawaii

Je viens de lire dans la presse locale hawaiienne qu’une femme est décédée suite à un accident de circulation le dimanche 12 mars sur la route d’accès au Mauna Kea. L’accident s’est produit à environ 2 kilomètres en dessous du Visiters Center. Le véhicule a quitté la chaussée et a fait plusieurs tonneaux. La femme a été conduite à l’hôpital de Hilo où elle a été déclarée morte. La passagère du siège avant, une femme de 35 ans de Lyon, a également été transportée à l’hôpital de Hilo avant d’être transférée au centre médical d’Oahu pour le traitement de ses blessures.
Ce n’est pas la première fois que des accidents mortels se produisent sur les routes d’accès aux volcans hawaiiens. Un de mes amis est mort il y a quelques années en descendant l’Haleakala sur l’île de Maui. Il conduisait probablement trop vite et, comme sur le Mauna Kea, la voiture qu’il conduisait a fait plusieurs tonneaux dans le ravin et il a été tué sur le coup.
Toutes les voitures de location aux États-Unis sont équipées d’une boîte de vitesses automatique et certains touristes éprouvent des difficultés à s’en servir. Il y a pourtant des circonstances où il est nécessaire d’utiliser les rapports inférieurs qui sont généralement indiqués par « 1 », « 2 » ou « L » sur le levier de vitesses. Ils doivent être utilisés lorsque l’on conduit sur une route avec une pente raide, comme c’est le cas sur le Mauna Kea ou l’Haleakala. Ce n’est pas très compliqué, vu qu’il n’y a pas besoin d’utiliser l’embrayage comme dans une voiture conventionnelle!
Il faut savoir que certaines restrictions s’appliquent à la conduite à Hawaii. Comme ailleurs aux États-Unis, les voitures de location ne sont pas autorisées à circuler sur des routes non goudronnées. Si vous décidez de les emprunter tout de même et si vous avez un problème, la police d’assurance du contrat de location ne fonctionnera plus.
Contrairement à ces dernières années, les voitures de location sont maintenant autorisées à emprunter la Saddle Road qui donne accès à la fois au  Mauna Loa et au Mauna Kea.

Sur le Mauna Kea, on n’est pas autorisé à aller plus loin que le Visitors Center avec une voiture de location normale car la route n’est plus goudronnée par la suite. Il y a des rangers qui effectuent des contrôles. Si vous voulez aller jusqu’aux observatoires, je vous conseille de louer un véhicule 4X4 à Hilo auprès d’une agence qui autorise ces véhicules à accéder au sommet du volcan. Toutes n’acceptent pas ; je connais une seule agence qui donne le feu vert. La montée au sommet peut être traître, surtout par mauvais temps. Le Mauna Kea est une montagne de 4200 mètres et on peut souffrir du mal des montagnes. J’ai des noms… !

En ce qui concerne la route d’accès au Mauna Loa, un véhicule à quatre roues motrices est recommandé. Un véhicule à deux roues motrices est apte à rouler sur cette route sans problème, mais c’est exclu du contrat de location du véhicule. Il est conseillé d’utiliser les feux de croisement, en particulier s’il y a du brouillard, et de rouler à cheval sur la ligne blanche au centre de cette route à voie unique qui conduit jusqu’à l’observatoire. Il faut se garer pour laisser passer les véhicules venant dans l’autre sens. L’observatoire atmosphérique n’est pas ouvert au public, mais on peut se garer sur un petit parking en contrebas. Un sentier conduit au sommet du Mauna Loa qui offre de superbes vues sur la caldeira Moku’āweoweo.

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I have just read in the local news on Hawaiian newspapers that a woman died following a one-vehicle crash Sunday night, March 12th, on Mauna Kea Access Road. She was driving down Mauna Kea Access Road approximately 2 kilometres below the Visitor’s Center when the vehicle ran off the roadway and overturned several times. The woman, was taken to the Hilo Medical Center where she was pronounced dead. The front seat passenger, a 35-year old woman of Lyon, France, was also transported to the Hilo Medical Center in stable condition and later evacuated to the Oahu Medical Center for treatment of her injuries.

This is not the first time tragic accidents have happened on Hawaiian mountains roads. A friend of mine died while driving down Haleakala on the Island of Maui. He was probably driving too fast and, like on Mauna Kea, the car he was driving overturned several times and he died instantly.

All rental cars in the U.S. are equipped with an automatic gear box and some tourists get a bit lost about changing gears. There are several circumstances when you need to use the lower gears on your transmission, which are usually labelled with « 1, » « 2, » or « L. » They need to be used when travelling down a road with a steep slope, like on Mauna Kea or Haleakala. The easy thing is that you do not need to use a clutch like in a manual car!

It should be known that some restrictions apply to driving in Hawaii. Like elsewhere in the U.S., rental cars are not allowed to go on unpaved roads. If you do and have a problem, your insurance policy will no longer work.

Rental cars are now allowed to drive on the Saddle Road that gives access to both Mauna Loa and Mauna Kea. On Mauna Kea, you are not allowed go farther than the Visitor Center where the road is no longer paved with a rental car. There are rangers to control. If you want to go all the way up to the Mauna Kea Observatory, I would recommend to find a commercial tour company or a car rental company in Hilo to rent you a 4WD and that also allows their vehicles on this unpaved portion (I know only one company that does it). This section can be treacherous, especially in inclement weather. Mauna Kea is a 4,200-metre mountain and you can also get altitude sickness.

As far as the access road to Mauna Loa is concerned, a four-wheel vehicle is recommended. A two-wheel-drive vehicle can handle this road without problems, but driving it would abrogate your rental car contract. It is advisable to use your vehicle lights, particularly if there are low clouds, and straddle the reflective white line that runs down the centrr of this single-lane road all the way up to the observatory, pulling over only to let vehicles from the other direction get by. The atmospheric observatory is not open to the public, but you can park in a small parking lot below it at the end of the pavement. A footpath takes you to the top of the volcano, with great views over the Moku’āweoweo caldeira.

Observatoire atmosphérique du Mauna Loa.

Observatoires au sommet du Mauna Kea.

Haleakala.

(Photos: C. Grandpey)

Du volcan Kilauea à la Planète Rouge // From Kilauea Volcano to the Red Planet

drapeau-francaisEn septembre 2016, la simulation d’une mission d’atterrissage sur la planète Mars a eu pour cadre le volcan Kilauea. L’expérience faisait partie du programme Biologic Analog Science Associated with Lava Terrains (BASALT).de la NASA.  Le programme BASALT se compose d’un groupe international de 65 scientifiques, ingénieurs, informaticiens et astronautes dont la mission est l’exploration humaine de Mars à l’aide de robots. L’un des principaux objectifs de BASALT est d’examiner comment les humains peuvent effectivement explorer la surface de Mars pour y détecter des signes de vie, et de comprendre l’histoire géologique de la Planète Rouge.
Le Kilauea offre des paysages qui ne sont pas vraiment ceux de la planète Mars, mais ils s’en rapprochent. La région du Mauna Ulu sur l’East Rift Zone a été choisie comme zone d’atterrissage et d’exploration de Mars.
L’équipe scientifique du programme BASALT a installé un poste de contrôle de la mission à l’intérieur du camp militaire du Kilauea. La transmission bidirectionnelle de la voix, des vidéos et des données a été établie entre ce centre de commandement et l’équipe sur le terrain composée de deux membres qui ont effectué des échantillonnages en simulant, dans le secteur du Mauna Ulu, les conditions d’une mission sur Mars. Par exemple, les communications ont été établies avec une latence de 15 minutes pour imiter les délais de transmission imposés par la grande distance entre la Terre et Mars.
Outre la simulation des conditions de mission sur Mars, le programme BASALT a également testé diverses plates-formes scientifiques mobiles, des dispositifs portatifs pour déterminer la température et la composition des roches, ainsi que des technologies de pointe pour la transmission et l’affichage des vidéos et des données.
Le HVO a cautionné le projet BASALT en acceptant d’installer des antennes relais sur le toit de sa tour d’observation du cratère de l’Halema’uma’u.
Les volcans hawaïens ont toujours occupé une place prépondérante dans la formation des astronautes américains. Dans les années 1960 et 1970, la NASA a utilisé divers sites du Kilauea et les hautes pentes du Mauna Kea pour enseigner la volcanologie aux astronautes des missions Apollo et pour les préparer aux missions lunaires.

Plus récemment, la NASA, en collaboration avec l’Université d’Hawaï, a conduit des expériences pour étudier la faisabilité de longs séjours sur Mars.
De 2008 à 2012, des missions ont testé sur le Mauna Kea les méthodes d’extraction de l’oxygène et de l’eau de la cendre volcanique. Depuis 2012, le programme Hawaiii Space Exploration Analog and Simulation (HI-SEAS) a organisé des missions d’isolement de longue durée dans lesquelles des équipes scientifiques ont passé jusqu’à un an à l’intérieur d’un dôme géodésique situé sur le Mauna Loa.
Avant le programme BASALT sur le Kilauea, l’équipe scientifique de la NASA a effectué une autre simulation d’atterrissage sur Mars en 2015 sur le site des Cratères de la Lune dans l’Idaho.
L’équipe scientifique du programme BASALT espère retourner à Hawaï en 2017 pour répéter la mission dans un autre secteur du Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisA simulated Mars landing mission unfolded on Kilauea Volcano for two weeks in September 2016. The work was part of NASA’s Biologic Analog Science Associated with Lava Terrains (BASALT) program. BASALT consists of an international group of 65 scientists, engineers, computer scientists and astronauts dedicated to furthering the human-robotic exploration of Mars. One of the main objectives of the BASALT research program is to examine how humans can effectively explore the surface of Mars for life and to understand the geologic history of the Red Planet.

Kilauea Volcano offers landscapes that are not perfect analogs for Mars, but come quite close. The Mauna Ulu region on the east Rift Zone has been targeted as the Mars landing and exploration area.

The BASALT team also set up a Science Mission Control at Kilauea Military Camp. Two-way voice, video and data streaming was established between this command center and the field team, which consisted of two crew members who conducted field sampling under simulated Mars mission conditions around Mauna Ulu. These communications were delayed by up to 15 minutes to mimic transmission latencies due to the great distance between Earth and Mars.

In addition to simulating Mars mission conditions, the project also evaluated the use of various mobile science platforms, hand-held devices to determine temperature and composition of rocks, and cutting-edge video and data display technologies.

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) supported the BASALT project by hosting communication relay antennae in its observation tower.

Hawaiian volcanoes have featured prominently in the training of American astronauts for decades. In the 1960s and 1970s, NASA used various locations on Kilauea and the high slopes of Mauna Kea to teach Apollo astronauts volcanology and prepare them for what they might encounter on the surface of the Moon.

More recently, NASA, along with the University of Hawaii, has conducted experiments to advance the feasibility of long-term human habitation on Mars.

From 2008 to 2012, international campaigns carried out on Mauna Kea tested methods of extracting oxygen and water from volcanic cinder. Since 2012, the Hawai‘i Space Exploration Analog and Simulation, or HI-SEAS, program has conducted long-duration isolation missions in which crews spend up to a year inside a geodesic dome located on the slope of Mauna Loa.

Prior to the BASALT program at Kilauea Volcano, the NASA team conducted another simulated Mars landing in 2015 at the Craters of the Moon National Monument in Idaho.

The BASALT team hopes to return to Hawaii in 2017 to repeat the mission in another area of Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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Vue du Mauna Ulu (Photo: C. Grandpey)

 

Belle image de la Grande Ile d’Hawaii // Nice image of Hawaii Big Island

drapeau-francaisL’Agence Spatiale Européenne (ESA) a mis en ligne une photo la Grande Ile d’Hawaii prise par le satellite Copernicus Sentinel-2A le 27 octobre 2016.

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2017/01/Big_Island_Hawaii

L’image montre la partie sud-est de l’île. On voit parfaitement le Mauna Loa en haut à gauche avec les traces foncées des coulées de lave sur ses flancs. L’autre volcan actif, le Kilauea, se trouve près du centre de l’image.
Les coulées de lave de couleur marron et noire – les plus sombres étant les plus jeunes – sont entrecoupées de forêts et de champs aux belles couleurs vertes. Les nuages au-dessus de cette zone sont formés par les alizés qui soufflent du nord-est et sont ensuite bloqués par les montagnes, ce qui provoque souvent des pluies abondantes.
Sur le côté centre-droit de l’image, le long de la côte, on peut voir un panache de vapeur là où la lave entre dans l’océan. A proximité, on distingue également la route qui a été interrompue par une coulée de lave.

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drapeau-anglaisThe European Space Agency (ESA) has released a photo of Hawaii Big Island captured by the Copernicus Sentinel-2A satellite on 27 October 2016.

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2017/01/Big_Island_Hawaii

The image shows the southeastern part of the island. One can clearly see the Mauna Loa volcano in the upper left with the darker remnants of lava flows down its slopes. The other active volcano, Kilauea, can be seen smoking near the centre of the image.

The brown and black lava flows – the darker being younger – are interspersed with green forests and fields. The clouds in this area are formed by trade winds from the northeast being blocked by the mountains, which also leads to frequent heavy rainfall.

On the centre-right side of the image along the coast, we can see a plume of steam where lava flows into the ocean. Nearby, we can also see the discontinuation of a road, cut off by a lava flow.

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Source: ESA.

La neige sur le Mauna Loa et le Mauna Kea (Hawaii) // Snow on Mauna Loa and Mauna Kea (Hawaii)

drapeau-francaisLa neige a blanchi les sommets du Mauna Loa et du Mauna Kea à Hawaï au mois de décembre 2016. Les trois premières photos ont été prises le jour de Noël par le système d’imagerie – Operational Land Imager – à bord du satellite Landsat 8. La neige est tombée en abondance le 18 décembre avec une couche de plus de 60 centimètres, avec en prime des coups de tonnerre et des éclairs. Alors que la neige n’est pas exceptionnelle à Hawaii, il est plus rare qu’elle s’accompagne d’orages.
Les vues rapprochées permettent de mieux observer les sommets. Le Mauna Kea s’élève à 4205 mètres (35 mètres de plus que le Mauna Loa). C’est l’un des plus anciens volcans d’Hawaï ; il a, semble-t-il, cessé d’être actif et on peut voir de nombreux cônes adventifs sur ses flancs. Le Mauna Loa, en revanche, est actif (dernière éruption en 1984) et son sommet présente trois dépressions circulaires qui composent la caldeira Moku’aweoweo.
La quatrième photo a été prise quelques jours plus tard par l’astronaute français Thomas Pesquet à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). On peut voir que la neige a déjà en partie fondu sur le sommet.
J’ai eu l’occasion de grimper sur les sommets de ces deux volcans en février, avec le froid et la neige. Le temps là-haut est bien différent de celui du bord de mer où la température moyenne atteint 26°C!

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drapeau-anglaisSnow whitened the summits of Mauna Loa and Mauna Kea in December 2016 in Hawaii. The first three images were captured on Christmas Day 2016 by.the Operational Land Imager on the Landsat 8 satellite. A storm on December 18th brought not only more than 60 centimetres of snow, but bouts of thunder and lightning. While snow in Hawaii is not unusual, thundersnow is less common.

The detailed views give a closer look at the summits. Mauna Kea rises to 4,205 metres (35 metres higher than Mauna Loa). It is one of Hawaii’s older, dormant volcanoes, with numerous cones on its flanks. Mauna Loa, in contrast, is relatively active (last eruption in 1984) and topped with three circular depressions that compose the Moku‘aweoweo caldera.

The fourth photo was taken a few days later by French astronaut Thomas Pesquet on board the International Space Station (ISS). One can see that the snow has already partly melted on the summit.

I happened to visit the summits of both volcanoes in February, with cold weather and snow. The weather up there is quite different from the seaside where the temperature averages 26°C!

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Crédit photo: NASA

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Crédit photo: ESA.

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Photos: C. Grandpey