Les coulées de lave de la planète Mars // The lava flows of Mars

On pouvait lire ces derniers temps dans la presse américaine plusieurs articles expliquant que des coulées de lave avaient envahi d’anciennes plaines martiennes. L’un d’entre eux présente un contenu à la fois succinct et abondamment illustré grâce à des images acquises le 28 novembre 2013 par la sonde Mars Express lancée par l’Agence Spatiale Européenne. La sonde se trouvait alors au niveau de la bordure orientale de la région volcanique des Tharsis Montes – ou Monts Tharsis – là où se trouvent les volcans les plus imposants de la planète.

Vous trouverez l’original du document ainsi que les images à cette adresse :

http://www.tgdaily.com/space-features/89676-lava-floods-the-ancient-plains-of-mars

S’appuyant sur la photo principale (voir ci-dessous), l’auteur de l’article nous explique que deux éruptions volcaniques bien distinctes ont recouvert de lave une partie de Daedalia Planum (haut plateau de 350 km de diamètre) tout en contournant un vieil accident de terrain. La lave visible sur l’image provient d’Arsia Mons, le volcan le plus méridional du complexe Tharsis qui se trouve à un millier de kilomètres au NO de cette région. On pense que ce volcan a été actif jusqu’à il y a des dizaines de millions d’années, ce qui est relativement récent à l’échelle géologique de la planète Mars qui couvre 4,6 milliards d’années.

Mars-blog

(Crédit photo:  ESA)

 

Des supervolcans sur la planète Mars

drapeau francaisPlusieurs dépêches de presse indiquent que des scientifiques ont découvert d’anciens supervolcans à la surface de Mars.
Des volcans avaient déjà été repérés sur la planète rouge qui est connue pour avoir été active d’un point de vue volcanique il y a des milliards d’années.
Ce qui est différent avec cet ensemble de supervolcans, c’est qu’il a été découvert dans les montagnes martiennes du nord, région qui n’était pas connue pour son activité volcanique dans le passé. A partir des images envoyées par plusieurs engins spatiaux en orbite autour de Mars, les chercheurs du Muséum d’Histoire Naturelle de Londres et de la NASA ont détecté au moins un supervolcan et des indices concernant plusieurs autres.
Cette découverte suggère qu’à ses origines Mars était plus active qu’on le pensait jusqu’à présent et que ces éruptions ont pu affecter le climat et l’atmosphère de la planète rouge.

 

drapeau anglaisSeveral press reports indicate that scientists have discovered ancient supervolcanoes on Mars.

Volcanoes had previously been spotted on the red planet which is known to have been volcanically active billions of years ago.

What’s different about this supervolcano network is that it was found in the Martian northern highlands, a place not known to be active in the past. Studying images from several spacecraft orbiting Mars, researchers at London’s Natural History Museum and NASA found at least one massive volcano and evidence for several others.

The finding suggests that early Mars was more active than previously thought, and that such eruptions could have affected the red planet’s climate and atmosphere.

Le Mauna Loa: Un tremplin vers Mars? // Mauna Loa volcano: A springboard to Mars?

drapeau francaisLes volcans sont utilisés depuis longtemps comme terrains d’essai pour les missions spatiales. Par exemple, le désert d’Odadahraun en Islande ou volcan Kilauea à Hawaii ont été utilisés par la NASA avant plusieurs missions vers la Lune.
De la même manière, six chercheurs ont passé les quatre derniers mois dans un petit dôme sur un champ de lave du Mauna Loa, à Hawaii, à 2.400 mètres d’altitude, afin d’essayer de comprendre quels aliments les astronautes peuvent manger sur Mars et pendant les longues missions spatiales.
Les chercheurs ont terminé leur mission le 13 Août 2013, avec leurs recettes et sans les combinaisons spatiales qu’ils étaient tenus de porter à chaque fois qu’ils s’aventuraient sur le versant nord du volcan
Les scientifiques avaient été sélectionnés par l’université d’Hawaï et l’Université Cornell pour participer à une étude financée par la NASAL Le but était de préparer des repas à partir d’une liste d’aliments déshydratés et de conserves non périssables. Les chercheursont testé des plats tout prêts similaires à ceux que les astronautes mangent actuellement, et ils ont eux-mêmes concocté des repas dans le but de lutter contre la malnutrition et l’ennui alimentaire.
Ils ont effectué ce travail dans un dôme de deux niveaux avec de petits dortoirs, une salle d’exercice et, bien sûr, une cuisine.
La mission nous apprend par ailleurs que, pour les futures missions spatiales, la nourriture de confort est très importante. L’un des mets préférés de l’équipe scientifique était le Nutella qui est devenu si populaire qu’ils ont dû le rationner!
Le climat tempéré d’Hawaii et les caractéristiques géologiques du Mauna Loa constituent un cadre idéal pour une telle étude. La région est isolée, mais accessible, et n’a aucune plante ou vie animale visible. « C’est comme sur Mars », a déclaré un chercheur.
Il faudra plusieurs mois pour traiter toutes les données recueillies. Les résultats devraient être présentés au Congrès International d’Astronautique cette année à Pékin.

Source : Presse américaine.

 

drapeau anglaisVolcanoes have long been used as test fields for space missions. For instance, the Odadahraun desert in Iceland or Kilauea volcano in Hawaii, were used by NASA before missions to the Moon.

In the same way, six researchers have spent the past four months living in a small dome on a lava field of Mauna Loa volcano on Hawaii Big island, at 2,400 metres a.s.l., trying to figure out what foods astronauts might eat on Mars and during deep-space missions.

They emerged on August 13th, 2013, with their recipes and without the space suits they were required to wear each time they ventured onto the northern slope of the volcano

The six researchers were selected by the University of Hawaii and Cornell University for the NASA-funded study to prepare meals from a list of dehydrated, preserved foods that are not perishable. They examined pre-prepared meals similar to what astronauts currently eat, and concocted meals themselves in an attempt to combat malnourishment and food boredom.

Members did their cooking in a two-story dome with small sleeping quarters, an exercise room and of course, a kitchen.

We learn that what is also important for future space missions is comfort food. A favourite among the crew was Nutella which became so popular that they had to ration it!

Hawaii’s temperate weather and Mauna Loa’s geological features were a perfect setting for the study. The area is isolated, yet accessible, and has no visible plant or animal life.

« It looks like Mars, » said one researcher.

It will take several months to process all the data gathered. The findings are expected to be presented at the International Astronautical Congress later this year in Beijing.

Source: U.S. press.

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Le lac de lave du Mauna Loa  (Photo:  C. Grandpey)

Olympus Mons (Planète Mars)

drapeau francaisL’Agence Spatiale Européenne (ESA) a mis en ligne des images d’Olympus Mons prises le 21 Janvier 2013 par la sonde spatiale Mars Express:

http://spaceinimages.esa.int/Missions/Mars_Express/%28class%29/image

Ces images montrent en particulier le versant SE de ce volcan gigantesque qui domine  les plaines environnantes d’une hauteur d’environ 22 kilomètres. Ceci est à comparer avec le Mauna Kea à Hawaii, le plus haut volcan sur Terre, d’une hauteur de 10 km lorsqu’elle est mesurée à partir de sa base océanique.
Comme le Mauna Kea, Olympus Mons est un volcan bouclier, avec des versants en pente douce. Toutefois, contrairement à d’autres volcans boucliers, le versant SE se brise brusquement pour former des falaises abruptes qui le séparent des plaines environnantes. Ces falaises ont probablement été formées par d’importants glissements de terrain sur les flancs du volcan.
Les coulées de lave couvrent la base du volcan, avec en leur sein une série de blocs pointus et à sommet plat qui ont roulé ou ont été emportés lors des effondrements. Les vastes réseaux de coulées de lave étroites, qui se chevauchent parfois, sont la preuve d’un passé volcanique très actif. La lave a parcouru les pentes du volcan avant de s’étaler largement au moment où elle atteignait l’escarpement et les plaines en dessous.
Les petits cratères d’impact visibles sur l’image montrent que cette région est relativement jeune par rapport à d’autres régions présentant des cratères plus nombreux ailleurs sur Mars – plus la surface est vieille, plus elle a été susceptible d’être exposée à des impacts d’astéroïdes ou de comètes.
On pense que la région volcanique où se dresse Olympus Mons et plusieurs autres grands volcans a été active jusqu’à il y a des dizaines de millions d’années, ce qui est relativement récent sur échelle géologique de la planète qui s’étend sur 4,6 milliards d’années.

drapeau anglaisThe European Space Agency (ESA) has released images of Olympus Mons taken on January 21st 2013 by the space probe Mars Express. http://spaceinimages.esa.int/Missions/Mars_Express/%28class%29/image

These images show the SE flank of the giant volcano, which towers some 22 km above the surrounding plains. This is to be compared with Hawaii’s Mauna Kea, the tallest volcano on Earth at 10 km, when measured from its oceanic base to summit.

Like Mauna Kea, Olympus Mons is a shield volcano, with gently sloping sides. But unlike other shield volcanoes, the SE flank has an abrupt cliff edge separating it from the surrounding plains. These cliffs were likely formed during major landslides on the flanks of the volcano.

Lava flows cover the base of the volcano, punctuated by a series of pointy and flat-topped blocks that were either rotated or uplifted during the collapse. The extensive networks of narrow, overlapping lava flows are proof of an extremely active volcanic past. The lava spilled down the slopes of the volcano, spreading out into broad fans as it reached the scarp and plains below.

The small impact craters in this scene shows that it is relatively young compared with more heavily cratered regions elsewhere on Mars – the older the surface, the greater the exposure time to impact events by asteroids or comets.

The volcanic region hosting Olympus Mons and several other large volcanoes is thought to have been active until tens of millions of years ago, relatively recent on the planet’s geological timescale that spans 4.6 billion years.

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Avec l’aimable autorisation de l’Agence Spatiale Européenne