Nishinoshima (Japon)

La nouvelle activité éruptive à Nishinoshima a été confirmée par un survol réalisé le 2 mai 2017 par la garde côtière japonaise. Les observateurs ont noté des explosions stromboliennes fréquentes (toutes les 40-60 secondes) produites par un nouveau cône dans le cratère. Les panaches de cendre montaient à 500 mètres de hauteur. Deux coulées de lave provenant de la partie N du cône avaient parcouru 180 mètres vers le sud-ouest et 170 mètres vers l’ouest avant d’entrer dans l’océan. L’île continue de s’agrandir. On estime qu’elle mesure 2 km d’est en ouest et environ 1,9 km du nord au sud, avec une superficie de 2,75 kilomètres carrés, contre 2,68 kilomètres carrés le 15 septembre 2016).
Source: Garde côtière japonaise.

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The new eruptive activity at Nishinoshima was confirmed by an overflight performed on May 2nd 2017 by the Japan Coast Guard. Observers noted frequent (every 40-60 seconds) Strombolian explosions at a new pyroclastic cone in the crater. Ash plumes rose 500 metres. Two lava flows originating from the N part of the cone travelled 180 m SW and 170 m W, and entered the ocean. The island continued to grow and was estimated to be 2 km E to W and about 1.9 km N to S, with an area of 2.75 square kilometres (it was 2.68 square kilometres on 15 September 2016).

Source:Japan Coast Guard.

Activité éruptive de Nishinoshima en juillet 2014 (Crédit photo: Japan Coast Guard)

La malédiction de Pélé à Hawaii // Pele’s curse in Hawaii

Il y a quelques décennies, après avoir visité le volcan Kilauea à Hawaii, une amie a rencontré de très sérieux problèmes à son retour à la maison: décès de parents et d’amis proches, tracasseries financières, etc. Elle a attribué ces soucis aux morceaux de lave qu’elle avait recueillis sur le volcan et à «la malédiction de Pélé», une croyance selon laquelle la déesse des volcans de la Grande Île d’Hawaï, jette un sort sur ceux qui osent prélever de la lave sur les îles de l’archipel. Mon amie a décidé d’envoyer ses échantillons de roche à l’adresse qu’elle avait trouvée sur le site du Parc des Volcans, afin qu’ils soient restitués à la déesse. Elle m’a affirmé que sa vie était redevenue normale à partir de ce moment-là.
Chaque année, des centaines de personnes envoient de tels morceaux de lave par la poste ou reviennent à Hawaii afin de rendre la lave à la Grande Île. Ils espèrent ainsi échapper à la malédiction de Pélé en apaisant le courroux de la déesse. Les rangers reçoivent la lave en provenance, entre autres, de France, d’Allemagne, du Japon et d’Australie. Certains ‘voleurs’ de lave reviennent à Hawaii afin de déposer la lave aussi près que possible de l’endroit où ils l’ont trouvée.
Comme beaucoup de mythes, les origines de la malédiction de Pélé sont obscures. Les universitaires hawaïens estiment qu’il n’y a pas vraiment de lien avec la religion locale. Une théorie populaire affirme que dans les années 1940, les rangers qui ne supportaient plus que les touristes prélèvent des morceaux de lave, ont inventé la malédiction pour mettre fin à ce comportement. Les retours de lave ne cessent depuis cette époque et deviennent un casse-tête pour les rangers qui reçoivent des colis presque quotidiennement. Aujourd’hui, les morceaux de lave viennent s’entasser dans un lieu du Parc des Volcans où le public n’a pas accès. Il y en a des milliers, rouges et noirs, déchiquetés et lisses ; certains sont minuscules tandis que d’autres ont presque un mètre de long. Les rangers essayent de convaincre les visiteurs que la malédiction de Pélé n’existe pas et leur rappellent que prélever la lave, ou tout autre élément qui n’est pas vendu dans la boutique du Parc, est illégal.
En ce qui me concerne, je possède quelques échantillons de lave et de sable d’olivine à la belle couleur verte. Je n’ai remarqué aucune malédiction dans ma vie. Lors de ma dernière visite au Kilauea, je pense avoir rencontré Pélé et elle m’a tendu la main, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous…
Source: The Wall Street Journal.

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A few decades ago, after a trip to Kilauea Volcano in Hawaii, a friend of mine encountered a lot of very serious problems once back home: deaths of close friends or relatives, financial problems and so on. She attributed the problems to chunks of lava she had collected on the volcano and thought they were the results of “Pele’s curse”, a widespread belief that Pele, the volcano goddess of Hawaii’s Big Island, will bring bad luck to those who take lava off the islands. She decided to send the rock back. Her fortunes, she said, improved right away.

Each year, hundreds of people mail, fly or hike pieces of lava back to the Big Island, hoping that by returning rocks they snatched, they will break the curse, appease the goddess and end their bad luck. Lava is shipped back from France, Germany, Japan and Australia. Some lava thieves return to Hawaii so they can place the lava as close as possible to where they found it.

Like many myths, the origins of Pele’s curse are murky. Hawaiian scholars agree it has little basis in native Hawaiian religion. One popular theory holds that park rangers in the 1940s, frustrated by tourists who kept making off with pieces of lava, invented the curse. Lava has been flowing back toward the Big Island ever since, becoming a headache for rangers who have to deal with almost daily shipments. Lava is added to a massive pile in a part of the park off-limits to the public. There are thousands of pieces, red and black, jagged and smooth, some tiny and others almost one metre long. Rangers have tried to convince visitors the curse isn’t real and remind them that taking lava, or anything not sold in the gift shop, from the park is illegal.

As far as I am concerned, I brought some small pieces of lava and olivine-coloured sand from Hawaii Big Island. I did not notice any curse in my life. During my last visit to Kilauea Volcano, I think I met Pele and nearly shook her hand, as can be seen in this photo…

Source: The Wall Street Journal.

Photo: C. Grandpey

 

Volcanisme lunaire // Lunar volcanism

Alors qu’il était en orbite autour de la Lune en 1971, l’équipage d’Apollo 15 a photographié une étrange structure géologique, une dépression en forme de D d’environ trois kilomètres de long et 1,5 kilomètre de large, qui continue à fasciner les scientifiques. Certains pensent que ladite structure, connue sous le nom de Ina, est la preuve d’une éruption volcanique qui aurait eu lieu au cours des 100 millions d’années écoulées, soit un milliard d’années après la dernière grande activité volcanique sur la Lune.
Toutefois, de nouvelles recherches effectuées par des géologues de l’Université Brown à Providence (Rhode Island) indiquent que Ina n’est pas si jeune. L’étude, publiée dans la revue Geology, conclut que cette structure géologique a été façonnée par une éruption il y a environ 3,5 milliards d’années ; autrement dit, elle aurait le même âge que les dépôts volcaniques sombres que l’on peut voir au premier plan sur la photo ci-dessous. En fait, c’est le type particulier de lave émis par Ina qui donne une idée fausse de son âge.
Ina se trouve près du sommet d’un monticule de roche basaltique, raison pour laquelle de nombreux scientifiques ont conclu qu’il s’agissait probablement de la caldeira d’un ancien volcan lunaire. Alors que les flancs du volcan semblent vieux de plusieurs milliards d’années, la caldeira proprement dite semble beaucoup plus jeune. Un signe de cette possible jeunesse est sa couleur beaucoup plus claire comparée celle  des environs. Cette teinte plus claire révèle que Ina n’a pas eu le temps d’accumuler beaucoup de régolite, la couche de roche friable et de poussière qui s’accumule à la surface au fil du temps.
Une autre caractéristique qui montre que Ina pourrait être jeune réside dans les quelque 80 monticules qui dominent la caldeira. Ces monticules semblent avoir beaucoup moins de cratères d’impact que la zone environnante. Au fil du temps, on s’attend à ce qu’une surface accumule des cratères de différentes tailles à un rythme relativement constant. En 2014, une équipe de chercheurs a comptabilisé les cratères sur les monticules d’Ina et conclu qu’ils avaient très probablement été formés par la lave au cours des derniers 50 à 100 millions d’années.
Les chercheurs ont examiné des volcans sur Terre qui pourraient être semblables à Ina. Ina présente l’aspect d’un pit crater sur un volcan bouclier, comme le Kilauea Iki qui est entré en éruption en 1959 à Hawaii. En se solidifiant, la lave de cette éruption a créé une couche de roche fortement poreuse à l’intérieur du cratère, avec des bulles souterraines pouvant atteindre un mètre de diamètre et un espace vide jusqu’à 60 centimètres de profondeur. Cette surface poreuse a été créée par la nature de la lave émise dans la dernière phase de l’éruption. Au fur et à mesure que l’alimentation magmatique commençait à diminuer, la lave apparaissait sous forme d’écume ou de mousse, un mélange de lave et de gaz. Lorsque cette mousse a refroidi et s’est solidifiée, elle a créé une surface très poreuse. Les chercheurs pensent que, de la même façon, une éruption sur Ina a produit de la lave sous forme de mousse. En raison de la faible gravité et de l’atmosphère quasiment absente sur la Lune, la mousse était probablement encore plus fluide que sur Terre, donnant naissance à la grande porosité observée sur Ina. C’est cette porosité élevée de la surface qui fausse les estimations de date pour Ina. Elle dissimule l’accumulation de régolite et fausse le comptage des cratères. Des expériences en laboratoire utilisant un canon à projectiles à grande vitesse ont montré que les impacts sur des cibles poreuses créent des cratères beaucoup plus petits. La porosité extrême d’Ina explique la petite taille de ses cratères et il se pourrait que beaucoup de cratères ne soient plus visibles du tout. Cette constatation modifie considérablement l’estimation de l’âge de Ina au seul vu du nombre de cratères. Les chercheurs estiment que la surface poreuse réduit d’un facteur trois la taille des cratères sur les monticules de Ina. En tenant compte de cette relation d’échelle, l’équipe de chercheurs a obtenu un âge d’environ 3,5 milliards d’années pour les monticules d’Ina. Cela correspond à l’âge de surface du bouclier volcanique qui entoure Ina et place son activité dans la fourchette de temps du volcanisme généralement observé sur la Lune.
Source: Science Daily.

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While orbiting the Moon in 1971, the crew of Apollo 15 photographed a strange geological feature, a D-shaped depression about three kilometres long and 1.5 kilometres wide, that has fascinated planetary scientists ever since. Some have suggested that the feature, known as Ina, is evidence of a volcanic eruption within the past 100 million years, a billion years or so after most volcanic activity on the Moon is thought to have ceased.

However, new research led by geologists of Brown University in Providence (Rhode Island) suggests that Ina is not so young. The analysis, published in the journal Geology, concludes that the feature was actually formed by an eruption around 3.5 billion years ago, around the same age as the dark volcanic deposits we see on the Moon’s nearside. It is the peculiar type of lava that erupted from Ina that helps hide its age.

Ina sits near the summit of a mound of basaltic rock, leading many scientists to conclude that it was likely the caldera of an ancient lunar volcano. While the flanks of the volcano look billions of years old, the Ina caldera itself looks much younger. One sign of youth is its bright appearance relative to its surroundings. The brightness suggests Ina has not had time to accumulate as much regolith, the layer of loose rock and dust that builds up on the surface over time.

Another feature that shows that Ina might be young is the 80 or so mounds which dominate the landscape within the caldera. The mounds appear to have far fewer impact craters on them compared to the surrounding area, another sign of relative youth. Over time, it is expected that a surface should accumulate craters of various sizes at fairly constant rates. In 2014, a team of researchers did a careful crater-count on Ina’s mounds and concluded that they must have been formed by lava that erupted to the surface within the last 50 to 100 million years.

The researchers looked at well-studied volcanoes on Earth that might be similar to Ina. Ina appears to be a pit crater on a shield volcano similar to Kilauea in Hawaii. Kilauea has a pit crater similar to Ina – Kilauea Iki – which erupted in 1959. As lava from that eruption solidified, it created a highly porous rock layer inside the pit, with underground vesicles as large as one metre in diameter and surface void space as deep as 60 centimetres. That porous surface is created by the nature of the lava erupted in the late stages of events like this one. As the subsurface lava supply starts to diminish, it erupts as « magmatic foam » — a bubbly mixture of lava and gas. When that foam cools and solidifies, it forms the highly porous surface. The researchers suggest that an Ina eruption would have also produced magmatic foam. And because of the Moon’s decreased gravity and nearly absent atmosphere, the lunar foam would have been even fluffier than on Earth, so it is expected that the structures within Ina are even more porous than on Earth. It is the high porosity of those surfaces that throws off date estimates for Ina, both by hiding the buildup of regolith and by throwing off crater counts. Laboratory experiments using a high-speed projectile cannon have shown that impacts into porous targets make much smaller craters. Because of Ina’s extreme porosity, its craters are much smaller than they would normally be, and many craters might not be visible at all. That could drastically alter the age estimate derived from crater counts. The researchers estimate that the porous surface would reduce by a factor of three the size of craters on Ina’s mounds. Taking that scaling relationship into account, the team gets a revised age for the Ina mounds of about 3.5 billion year old. That’s similar to the surface age of the volcanic shield that surrounds Ina, and places the Ina activity within the timeframe of common volcanism on the Moon.

Source: Science Daily.

Vue de Ina, la structure géologique lunaire qui intrigue les géologues

(Crédit photo : NASA)

 

Hawaii : Ōhia Lehua en danger de mort // Hawaii : Ōhia Lehua in mortal danger

Selon les encyclopédies, Metrosideros polymorpha, ōhia lehua, est une espèce d’arbre à feuilles persistantes et à fleurs qui est endémique dans l’archipel hawaiien. Il s’agit d’un arbre de taille très variable qui peut atteindre une hauteur de 20 à 25 mètres dans des situations favorables et peut devenir un arbuste rabougri lorsqu’il se développe dans des sols trop humides ou directement sur le basalte. Il se pare de fleurs de toute beauté qui peuvent aller du jaune au rouge vif. Beaucoup de traditions hawaiiennes affirment que l’arbre et ses forêts sont sacrés et associés à Pele, la déesse des volcans, et à Laka, la déesse de hula, danse qui aurait été apportée à Hawaii par la petite sœur de Pele. Les arbres Ōhia Lehua poussent facilement sur la lave et sont généralement les premières plantes que l’on voit naître sur les nouvelles coulées. Malheureusement, l’Ōhia Lehua est actuellement en danger de mort.
Plusieurs cas de « rapid ohia death (ROD) » – mort rapide de l’ohia – ont été confirmés par les autorités du Parc National des Volcans d’Hawaï. Ce sont les premiers cas de maladie mortelle dans l’un des endroits les plus visités de l’île et même de l’archipel hawaiien. Depuis février 2017, cinq nouveaux cas de ROD ont été détectés dans la région de Kipuka Puaulu. Deux cas ont été recensés près de l’intersection entre la Chain of Craters Road et Hilina Pali, près du cratère Ko’oko’olau. Le Parc National avait déjà observé des cas de ROD dans son unité de Kahuku, au sud-est de Ka’u, et 26 cas y ont été confirmés à ce jour.
La mort rapide de l’ohia est causée par un champignon, le Ceratocystis. Il affecte les systèmes vasculaires à l’intérieur de l’arbre, ce qui coupe son alimentation. Un arbre peut être infecté bien avant de présenter des symptômes, mais une fois que ces derniers – qui se traduisent par le brunissement des feuilles – apparaissent, l’arbre meurt en quelques semaines.
Depuis que des cas de ROD ont été signalés pour la première fois dans le District de Puna en 2010, plus de 20 000 hectares de forêts d’ohias sur la Grande Île ont été contaminés. Heureusement, la maladie ne semble pas s’être encore propagée dans d’autres îles. Une quarantaine a été mise en place en août 2015.par le Département de l’Agriculture pour empêcher le transport d’ohias depuis l’île d’Hawaii.
Certaines variantes du Ceratocystis causent également des maladies chez d’autres plantes telles que les chênes dont les feuilles flétrissent quand les arbres sont contaminés. À Hawaï, le Ceratocystis fimbriata était déjà responsable d’épidémies de pourriture noire dans les champs de patates douces dans les années 1940.
Il existe deux espèces de Ceratocystis susceptibles de provoquer une ROD, mais aucune n’a été observée ailleurs dans le monde. On ne sait pas comment les champignons sont arrivés sur l’île d’Hawaï, et les chercheurs essaient de comprendre comment la maladie se propage d’un arbre à l’autre. La ROD peut pénétrer dans les arbres au niveau de plaies, telles que des écorchures sur l’écorce ou des endroits où les branches ont été brisées. 59 803 dollars ont été alloués au Parc en 2016 aux fins de surveillance et de gestion de la ROD. Cette année, il a reçu 45 731 dollars. Le Ministère de l’Intérieur a également financé un programme de détection précoce et d’intervention rapide.
Une nouvelle rubrique sur la ROD a été ajoutée à la page d’accueil du site web du Parc National afin que les gens puissent être informés avant leur visite. Dans les zones les plus fréquentées du Parc, des pédiluves avec un désinfectant permettent aux visiteurs de nettoyer leurs chaussures.
La gestion des cas de ROD confirmés dans le Parc se fait arbre par arbre. À Kahuku, les arbres infectés ont été abattus et recouverts de bâches pour prévenir la propagation de la maladie. La colonie de coléoptères dans les arbres de Kipuka Puaulu a été analysée pour s’assurer qu’ils ne sont pas responsables de la propagation de la ROD ; il a été décidé que le meilleur mode d’action était un suivi continu.
Pour en savoir plus sur la mort rapide de l’ohia, vous pouvez visiter les sites www.rapidohiadeath.org  et www.nps.gov/havo/learn/nature/rapid-ohia-death.htm.
Source: Journaux hawaïens.

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According to the encyclopaedias, Metrosideros polymorpha, the ōhia lehua, is a species of flowering evergreen tree that is endemic to the six largest islands of Hawaii. It is a highly variable treewhich can be 20–25 metres tall in favourable situations, and a much smaller shrub when growing in boggy soils or directly on basalt. It produces a wonderful display of flowers which can range from fiery red to yellow. Many native Hawaiian traditions refer to the tree and the forests it forms as sacred to Pele, the volcano goddess, and to Laka, the goddess of hula. Ōhia trees grow easily on lava, and are usually the very first plants to grow on new lava flows. Unfortunately, they are currently in danger.

Several cases of rapid ohia death (ROD) were confirmed by the authorities of Hawaii Volcanoes National Park, marking the first instances of the deadly fungal disease in one of the most visited locations on the island. Since February 2017, five cases of ROD have been detected in the Kipuka Puaulu (Bird Park) area. Two cases were found near the intersection of Chain of Craters Road and Hilina Pali, near Ko‘oko‘olau Crater. The National Park previously found cases of rapid ohia death in its Kahuku Unit, which is located in southeast Ka‘u, and where there have been 26 confirmed cases of ROD in Kahuku to date.

Rapid ohia death is caused by the Ceratocystis fungus. The fungus affects vascular systems within a tree, cutting off its nutrient flow. A tree can be infected well before it shows symptoms, but once symptoms — the most noticeable being browning of leaves — appear, the tree dies within weeks.

Since cases of ROD were first reported in Puna in 2010, more than 50,000 acres of ohia forest on the Big Island have been affected, although the disease has not yet spread to other islands. A state Department of Agriculture quarantine on transporting ohia from Hawaii Island has been in place since August 2015.

Ceratocystis species also cause plant diseases such as oak wilt. In Hawaii, Ceratocystis fimbriata was responsible for outbreaks of sweet potato black rot going back to the 1940s.

There are two Ceratocystis species that cause ROD, neither of which has been found anywhere else in the world. It’s not known how the fungi arrived on Hawaii Island, and researchers are still trying to understand how the disease spreads from tree to tree. ROD can get into trees through wounds, such as scraped bark or spots where branches were broken.

The park received $59,803 in National Park Service funds in 2016 for the purpose of ROD monitoring and management. This year, it received $45,731. The Department of the Interior also funded an early detection and rapid response program.

A new ROD information section was added to the National Park’s home page so people can prepare before their visit. Within the park, sanitation stations for parkgoers to clean their footwear are set up in heavily trafficked areas.

Management of the confirmed cases in the park is determined on a tree-by-tree basis. In Kahuku, trees were felled and covered with tarp to prevent disease spread. Beetle colonization in the Kipuka Puaulu trees was analysed to determine the likelihood of ROD spreading and decided the best course of action would be continued monitoring.

To learn more about rapid ohia death, visit www.rapidohiadeath.org or www.nps.gov/havo/learn/nature/rapid-ohia-death.htm.

Source: Hawaiian newspapers.

Photos: C. Grandpey

Pele arbore très souvent des couronnes de fleurs d’ohia lehua