Le Bardarbunga s’agite en Islande // Unrest at Bardarbunga Volcano (Iceland)

Quand ce n’est pas le Katla, c’est le Bardarbunga qui fait naître les craintes d’une éruption! Le Met Office islandais a indiqué aujourd’hui qu’un essaim sismique avait débuté dans la caldera du Bardarbunga à 02h15 (TU) le 7 septembre 2017 avec une secousse de M 4.1. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 4.5 à 03:08 (TU). Au total, 36 séismes ont été enregistrés entre 02h15 et 17h48, avec des profondeurs comprises entre 0.8 et 7.1 km. Il n’y a actuellement aucun signe d’augmentation de l’activité volcanique dans la région et le tremor volcanique n’est pas apparu sur les instruments.
La dernière éruption du Bardarbunga a commencé en septembre 2014 et s’est terminée en février 2015.
Source: Icelandic Met Office.

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When it is not Katla, it is Bardarbunga that raises fears of a possible eruption ! The Icelandic Met Office (IMO) indicated today an earthquake swarm started in the Bardarbunga caldera at 02:15 UTC on September 7th, 2017 when an M 4.1 earthquake occurred. The largest event had a magnitude of M 4.5 at 03:08 UTC.  A total of 36 earthquakes were registered between 02:15 and 17:48 UTC, with depths between 0.8 and 7.1 km. There are currently no signs of increased volcanic activity in the area and no volcanic tremor has appeared.

The last eruption of this volcano started in September 2014 and ended in February 2015.

Source: Icelandic Met Office.

Source: Icelandic Met Office

Histoires islandaises // Icelandic stories

Nouvelle conséquence du tourisme de masse.
Le volcan Hverfjäll dans le nord de l’Islande a été gravement endommagé par des touristes au début de semaine dernière. Ces gens ont garé leur voiture à l’écart du parking principal et ont décidé de faire leur propre parcours d’approche du volcan, sans emprunter le sentier officiel. Leur trace est très visible sur la montagne. Comme le volcan est un site protégé, une telle initiative est illégale.
L’Agence de Protection de l’Environnement a conclu, en constatant ce méfait, qu’il fallait améliorer la signalisation et renforcer les barrières autour du site. Des ouvriers vont essayer d’effacer la trace laissée par ces touristes indélicats afin d’empêcher d’autres randonneurs de l’emprunter.
Situé à l’est de Mývatn, le Hverfjäll est entré en éruption 2500 ans avant notre ère en laissant un cratère d’environ 1 km de diamètre. C’est l’un des sites les plus visités en Islande

Une voiture dans l’eau chaude!
L’incident n’a fait aucun blessé, mais une voiture de location a terminé sa course dans l’eau d’une source chaude dans la région de Mývatn, dans le nord de l’Islande. Le couple de touristes qui avait loué la voiture avait oublié de mettre le levier de vitesse en position Parking et la voiture a pris la clé des champs ! Heureusement, personne n’était dans le véhicule et un peu d’eau est entré dans la voiture, sans causer d’autres dégâts.

Les écologistes demandent l’interdiction du combustible lourd.
Les échantillons d’air prélevés dans le port de Reykjavik montrent des concentrations élevées de particules ultrafines. Le niveau de pollution de l’air en provenance des navires qui arrivent ou sortent du port est jusqu’à 1000 fois plus élevé que les concentrations à l’intérieur des terres. Les écologistes constatent que les navires sont autorisés à utiliser un mazout particulièrement polluant, sans aucun système de filtration des gaz d’échappement. Par conséquent, les gaz émis contiennent d’énormes quantités de polluants atmosphériques, tels que la suie, qui contribuent de manière significative au changement climatique. En outre, l’utilisation de fuel lourd expose les écosystèmes arctiques encore vierges à des risques environnementaux tels que les marées noires.
Les compagnies qui gèrent les navires de croisières gagnent beaucoup d’argent. Dans le même temps, elles refusent d’investir dans un carburant propre et donc des gaz d’échappement moins polluants. Peu leur importe que ces gaz soient une menace réelle pour la santé des citoyens et pour l’environnement. Les écologistes insistent pour que les navires utilisent désormais des carburants à faible teneur en soufre et pour que soient installés des filtres à particules et des catalyseurs pour éliminer les oxydes d’azote, afin de limiter la quantité d’émissions nocives. Une telle opération peut être réalisée à faible coût et améliorerait considérablement la qualité de l’air

La Chine achète l’Islande.
Les investisseurs chinois sont intéressés par l’achat d’un terrain dans le sud de l’Islande, juste à côté du célèbre Geysir à Haukadalur. Le prix du terrain, qui mesure 1200 hectares, est de 1,2 milliard de couronnes islandaises. Les Chinois veulent construire une infrastructure touristique où l’eau chaude jouera un rôle important. Le terrain appartient à huit frères qui en conserveraient une petite partie pour y implanter des résidences d’été.
La nouvelle a été fortement critiquée en Islande. Les personnes ou les entreprises en dehors de l’Espace Economique Européen (‘EEE) ne sont pas autorisées à acheter des terres de plus de 25 hectares, conformément à la réglementation en vigueur qui devrait toutefois être plus précise. Beaucoup de Chinois sont récemment venus en Islande dans le but d’acheter des terres pour développer leurs activités commerciales. Ils ont également visité le Groenland où la fonte de la glace découvre de nouvelles richesses minérales.

Source: Iceland Review.

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Another effect of mass tourism.

Hverfjäll Volcano in northern Iceland was badly damaged by tourists early last week. A tourist group parked their cars away from the main parking spot and chose to make their own hiking trail, which became very visible on the mountain itself. As the mountain is declared protected, this is considered illegal.

The Environmental Agency says their initial response will be to improve the signs and enclosures around the area.. Workers will try erasing in order to prevent others from following in the footsteps.

Located to the east of Mývatn, Hverfjall erupted in 2500 BP, molding the approximately 1 km in diameter long crater. It’s among the most popular hiking spots in Iceland

 

A car in the hot water!

Nobody was injured in an unfortunate accident earlier this week when a rental car slid into a boiling hot lagoon in the Mývatn region in North Iceland. The couple who had rented the car had forgotten to leave it in park gear. Fortunately nobody was inside the vehicle and only a little water got into the car, which is surprisingly undamaged.

 

Environmentalists call for a ban of heavy fuel oil.

Air samples taken in the port of Reykjavik show high concentrations of ultrafine particles. Air pollution levels in the wind direction from arriving or departing vessels are up to 1,000 times higher compared to local background concentrations. The environmentalists are critical that ships are allowed to operate on comparatively dirty fuel oil without any exhaust gas cleaning systems. Consequently, exhaust gases from the ships’ engines contain huge amounts of air pollutants such as soot, which also contributes significantly to climate change. Moreover, the use of dirty heavy fuel oil exposes the pristine Arctic ecosystems to hazardous environmental risks such as oil spills.
Cruise line companies make a lot of money from cruise tourism. At the same time they don’t accept the need to spend money on clean fuel and proper exhaust gas technology and therefore accept that they are creating a massive threat to the health of citizens and the environment.  Environmentalists insist that the ships must switch to low sulphur fuels and install particulate filters and nitrogen catalysts in order limit the amount of harmful emissions. This can be done at low costs and will significantly improve the air quality

 

China is buying Iceland.

Chinese investors are interested in purchasing a land in South Iceland which lies next to the famous Geysir in Haukadalur. The price of the land, which measures 1.200 hectares is 1.2 billion ISK. The Chinese want to build up a tourist service where the hot water plays a large role. The land is owned by eight brothers who will be retaining a small part of it to build summerhouses.

The news has come under strong criticism in Iceland. People or companies outside the European Economic Area (EEA) are not allowed to buy land that measures over 25 hectares according to current regulations which need to be made clearer. Many Chinese has recently been seen in Iceland, eager to buy land in order to develop business activities. They have also visited Greenland where the melting of the ice uncovers accessible mineral deposits.

Source: Iceland Review.

Le Strokkur et le Grand Geyser seront-ils bientôt gérés par les Chinois?

(Photos: C. Grandpey)

La source de la lave des volcans islandais // Where Icelandic volcanoes get their lava from

Depuis plus de deux décennies, les scientifiques travaillent sur la nature des Ultra-Low Velocity Zones (ULVZ), zones à vitesse ultra faible à la frontière entre le noyau et le manteau terrestre et dont le nom s’explique par le déplacement très lent des ondes sismiques qui les traversent. Selon certains chercheurs, une cause de cette vitesse très lente pourrait être leur état de fusion partielle. D’autres pensent que la chute de vitesse peut s’expliquer par le fait que les ULVZ sont constituées d’un type de roche différent et plus dense, peut-être enrichi en fer et chimiquement distinct du reste du manteau.
Des chercheurs de l’Université de Californie qui ont examiné l’une de ces zones à près de 3000 kilomètres sous l’Islande, ont enfin apporté une réponse à cette question. Les ULVZ seraient les racines, à l’état de fusion partielle, des panaches de roches très chaudes qui s’élèvent lentement à travers le manteau pour alimenter les volcans. Cela signifierait que ces zones seraient les marqueurs en profondeur de la base des panaches volcaniques dans le monde.
Pour libérer la chaleur du noyau externe liquide, la roche solide à l’intérieur du manteau terrestre se déplace en lents mouvements convectifs. Les scientifiques ont longtemps pensé que des remontées au niveau de ces courants de convection mantelliques se manifestent sous formes de panaches responsables des points chauds sur Terre. Plus récemment, ils ont commencé à examiner leurs parties supérieures au travers de modèles informatiques très élaborés qui utilisent les ondes des grands séismes pour créer des images tomographiques de l’intérieur de la Terre.
Des études antérieures avaient tenté d’établir des liens entre les ULVZ et les panaches mantelliques sous les îles Hawaii et Samoa. Toutefois, les chercheurs californiens pensent que ce qui se passe sous l’Islande offre une meilleure image. En effet, les ondes sismiques qui passent sous cette région du monde proviennent de différentes directions et peuvent être reçues par des capteurs dans des parties opposés de la planète, contrairement aux îles du Pacifique.
À l’aide d’ondes sismiques captées par tout un ensemble de capteurs aux États-Unis et en Chine, l’équipe scientifique a pu mieux identifier la position et la forme des ULVZ. Il en ressort que la forme est celle d’un cylindre de 800 kilomètres de base et 15 kilomètres de hauteur, plus ou moins directement sous le panache qui alimente les volcans islandais. Ces résultats vont dans le sens du scénario de la fusion partielle, car l’autre option, celle d’une roche chimiquement différente, donnerait probablement une forme plus irrégulière et n’aurait pas nécessairement terminé sa course directement sous un panache.
Cependant, selon certains scientifiques, la nouvelle étude ne doit pas exclure le scénario concernant la roche chimiquement différente. En effet, un spécialiste en géodynamique à l’Université d’État du Michigan a modélisé les lents courants mantelliques et a constaté que, le long de la limite entre le noyau et le manteau, les courants sont latéraux et attirés vers la base des panaches. Ces courants pousseraient, tel un bulldozer, la roche dense et chimiquement distincte vers les panaches et, au fil du temps, ils pourraient finir par lui donner une forme à peu près circulaire.
Les chercheurs affirment que le mystère sera résolu avec l’amélioration des images du manteau inférieur grâce aux nouvelles technologies. Des ordinateurs plus puissants permettront d’utiliser davantage le contenu haute fréquence des ondes sismiques, partie qui est la plus favorable pour mettre en lumière les structures peu profondes comme les ULVZ. Un autre progrès pourrait être réalisé grâce aux capteurs sismiques installés au fond de l’océan. Comme la plupart des capteurs sismiques se trouvent actuellement sur la terre ferme, les deux tiers de la Terre (autrement dit les océans) sont une zone blanche.

Source: Science Mag.

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For more than 2 decades, scientists have pondered the nature of ultralow-velocity zones (ULVZs). The regions get their name from the way that earthquake waves travel so much more slowly through them. One way to explain that speed drop would be if they were partially molten. Another camp has held that the speed drops can be explained if ULVZs are made of a dense, different type of rock, perhaps enriched with iron, and chemically distinct from the rest of the mantle.

Researchers from the University of California who examined one of these zones nearly 3000 kilometres below Iceland finally have an answer: They may be the partially molten roots of plumes of hot rock that slowly rise through the mantle to feed volcanoes. That would make ULVZs deep signposts that mark the base of the world’s plumes.

To release heat from the liquid outer core, the solid rock in Earth’s mantle moves in slow, convective swirls. Earth scientists have long suspected that upwellings in these mantle convection currents would manifest themselves as the plumes responsible for Earth’s volcanic hot spots. Now they have started to see their upper parts with sophisticated computer models that use the waves from large earthquakes to create CT scan–like tomographic pictures of Earth’s interior.

Previous studies had made tentative connections between ULVZs and the plumes underneath Hawaii and Samoa. But the Californian researchers think the scene underneath Iceland provides a better picture. Indeed, earthquake waves pass underneath the region from different directions and can be picked up by sensors on opposite sides of the world, unlike the Pacific islands.

Using earthquake waves picked up by arrays of sensors in the United States and China, the team better identified the position and shape of the ULVZ. They found its shape was a stubby cylinder 800 kilometres across and 15 kilometres tall, more or less directly under the plume that feeds Iceland’s volcanoes. The team’s results favour the partially molten scenario, since the other option, a chemically distinct rock, would likely have a more irregular shape and would not necessarily wind up sitting directly underneath a plume.

However, the new study might not rule out the chemically distinct rock scenario. A geodynamicist at Michigan State University has modelled the mantle’s slow-motion currents and found that, along the core-mantle boundary, the currents are lateral, drawn toward the bases of plumes. These currents would bulldoze the dense, chemically distinct rock toward the plumes, and, over time, they could pack it into a roughly circular shape.

The researchers say that the debate will get resolved as pictures of the lower mantle improve. More powerful computers will allow to use more of the high-frequency content of earthquake waves, the part that is best at illuminating shallow structures like ULVZs. Another boost could come from ocean-bottom earthquake sensors. With most earthquake sensors sitting on land, two-thirds of Earth (namely the oceans) is a blank spot.

Source : Science Mag.

Schéma montrant la limite entre le noyau externe et le manteau inférieur, ainsi que les ULVZ (Source : Science Direct)

La Nature ne doit pas faire les frais du tourisme de masse // Nature should not be the victim of mass tourism

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, des hordes de touristes ont envahi l’Islande ces dernières années et beaucoup d’entre eux ne respectent pas la Nature fragile de ce pays. Par exemple, les gens ont « écrit » sur une colline à côté de Nesjavallaleið dans le sud de l’Islande. Ils l’ont fait en arrachant la mousse qui ne repoussera pas avant des décennies. Ce type de vandalisme est en hausse ces dernières années, et d’autres mots sont «imprimés» dans la mousse. Les derniers sont «LIFE» et «send nudes» – envoyez des nus. .
Le problème est qu’il existe un effet de groupe chez les gens qui se comportent comme des moutons de Panurge. Si une personne commence à faire quelque chose, d’autres sont tentées de l’imiter. La conduite hors piste, interdite en Islande, en est une preuve. Si une voiture pratique le hors piste en laissant des traces de roues, d’autres touristes pensent pouvoir faire la même chose. En Islande, il va falloir prendre des mesures avant que le vandalisme ne devienne une mode. Beaucoup de gens pensent que tout est permis en Islande. Plusieurs guides ont été choqués par le comportement de nombreuses personnes qui ne respectent pas la Nature. Il y a quelques semaines, un touriste chinois a déféqué à l’extérieur d’une habitation et a trouvé parfaitement normal de laisser le papier toilette sur place. D’autres touristes ont fait de même dans l’espace vert autour d’une école. (15 toilettes viennent d’être installées dans différents sites touristiques du pays, ce qui n’embellira guère le paysage!). Des touristes étrangers ont été vus en train de taguer les murs d’une ferme déserte. Quand on leur a demandé ce qu’ils faisaient, ils ont répondu que c’était de l’art.
On pourrait également mentionner les touristes inconscients qui risquent leur vie en marchant sur les icebergs de Jokulsarlon ou ceux qui se sont fait emporter par des vagues et sont morts sur les plages sur la côte sud de l’Islande.

Le tourisme de masse est louable en soi. Cela montre que de plus en plus de gens ont les moyens financiers de découvrir notre belle planète. En revanche, il y a le revers de la médaille et, contrairement à ce que dit le proverbe, abondance de biens peut parfois nuire !
Adapté d’un article paru dans Iceland Review.

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As I put it several times, hordes of tourists have been invading Iceland in recent years and many of them do not respect the fragile Nature of this country. For instance, people have been “writing” on a hill by Nesjavallaleið in South Iceland. They do this by tearing up the moss, which can easily take decades to grow back. This kind of vandalism has been increasing in recent years, with more words being ‘printed’ in the moss. The last ones are ‘LIFE’ and ‘send nudes’. .

The problem is that there is a strong herd mentality in people. If someone starts doing something, others are tempted to imitate him. Off road driving, which is illegaln is a proof of this. If one car drives on and there are tracks, others believe they can do the same. In Iceland, it is important to do something before vandalism becomes a trend. Many people believe everything is allowed in Iceland. Several tour guides were shocked by the behaviour of many people who don’t respect nature. A few weeks ago, a Chinese tourist was pooping outside and didn’t see anything wrong with leaving the toilet paper. More tourists have done the same on the lawn close to a school.  (15 toilets have just been set up in different tourist sites around the country, which is not positive for the landscape). Foreign tourists were seen spray-painting a deserted farm. When they were asked what they were doing, they said it was art.

One could also mention reckless tourists who risked their lives when stepping on the icebergs in Jokulsarlon or who were swept away by the waves and died on beaches on Iceland’s south coast.

Mass tourism is commendable in itself. It shows that more and more people have the financial means to discover our beautiful planet. On the other hand, there is the other side of the coin and, contrary to what the proverb says, an abundance of goods can sometimes harm!

Adapted from an article in Iceland Review.

La mousse est très belle, mais aussi très fragile , en Islande.

(Photo: C. Grandpey)