La Nature ne doit pas faire les frais du tourisme de masse // Nature should not be the victim of mass tourism

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, des hordes de touristes ont envahi l’Islande ces dernières années et beaucoup d’entre eux ne respectent pas la Nature fragile de ce pays. Par exemple, les gens ont « écrit » sur une colline à côté de Nesjavallaleið dans le sud de l’Islande. Ils l’ont fait en arrachant la mousse qui ne repoussera pas avant des décennies. Ce type de vandalisme est en hausse ces dernières années, et d’autres mots sont «imprimés» dans la mousse. Les derniers sont «LIFE» et «send nudes» – envoyez des nus. .
Le problème est qu’il existe un effet de groupe chez les gens qui se comportent comme des moutons de Panurge. Si une personne commence à faire quelque chose, d’autres sont tentées de l’imiter. La conduite hors piste, interdite en Islande, en est une preuve. Si une voiture pratique le hors piste en laissant des traces de roues, d’autres touristes pensent pouvoir faire la même chose. En Islande, il va falloir prendre des mesures avant que le vandalisme ne devienne une mode. Beaucoup de gens pensent que tout est permis en Islande. Plusieurs guides ont été choqués par le comportement de nombreuses personnes qui ne respectent pas la Nature. Il y a quelques semaines, un touriste chinois a déféqué à l’extérieur d’une habitation et a trouvé parfaitement normal de laisser le papier toilette sur place. D’autres touristes ont fait de même dans l’espace vert autour d’une école. (15 toilettes viennent d’être installées dans différents sites touristiques du pays, ce qui n’embellira guère le paysage!). Des touristes étrangers ont été vus en train de taguer les murs d’une ferme déserte. Quand on leur a demandé ce qu’ils faisaient, ils ont répondu que c’était de l’art.
On pourrait également mentionner les touristes inconscients qui risquent leur vie en marchant sur les icebergs de Jokulsarlon ou ceux qui se sont fait emporter par des vagues et sont morts sur les plages sur la côte sud de l’Islande.

Le tourisme de masse est louable en soi. Cela montre que de plus en plus de gens ont les moyens financiers de découvrir notre belle planète. En revanche, il y a le revers de la médaille et, contrairement à ce que dit le proverbe, abondance de biens peut parfois nuire !
Adapté d’un article paru dans Iceland Review.

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As I put it several times, hordes of tourists have been invading Iceland in recent years and many of them do not respect the fragile Nature of this country. For instance, people have been “writing” on a hill by Nesjavallaleið in South Iceland. They do this by tearing up the moss, which can easily take decades to grow back. This kind of vandalism has been increasing in recent years, with more words being ‘printed’ in the moss. The last ones are ‘LIFE’ and ‘send nudes’. .

The problem is that there is a strong herd mentality in people. If someone starts doing something, others are tempted to imitate him. Off road driving, which is illegaln is a proof of this. If one car drives on and there are tracks, others believe they can do the same. In Iceland, it is important to do something before vandalism becomes a trend. Many people believe everything is allowed in Iceland. Several tour guides were shocked by the behaviour of many people who don’t respect nature. A few weeks ago, a Chinese tourist was pooping outside and didn’t see anything wrong with leaving the toilet paper. More tourists have done the same on the lawn close to a school.  (15 toilets have just been set up in different tourist sites around the country, which is not positive for the landscape). Foreign tourists were seen spray-painting a deserted farm. When they were asked what they were doing, they said it was art.

One could also mention reckless tourists who risked their lives when stepping on the icebergs in Jokulsarlon or who were swept away by the waves and died on beaches on Iceland’s south coast.

Mass tourism is commendable in itself. It shows that more and more people have the financial means to discover our beautiful planet. On the other hand, there is the other side of the coin and, contrary to what the proverb says, an abundance of goods can sometimes harm!

Adapted from an article in Iceland Review.

La mousse est très belle, mais aussi très fragile , en Islande.

(Photo: C. Grandpey)

 

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Une réflexion au sujet de « La Nature ne doit pas faire les frais du tourisme de masse // Nature should not be the victim of mass tourism »

  1. Bonjour Claude,
    Quoi de neuf ?
    Comme disait Charles Darwin, « il y a ici un retour » retour vers un très ancien comportement de l’être humain, lorsqu’il n’était qu’une bête, toute barbue avec un petit cerveau de moineau. Sans vraiment réfléchir il glanait quelques fruits au super marché du coin, puis allais les grignoter dans son petit deux pièces troglotysé, où il se livrait après la sieste, à faire quelques graffitis sur les murs pourtant tout propres. Bien sûr au gré de sa digestion il déterminait son territoire comme le font encore aujourd’hui les blaireaux, et se foutait pas mal de son voisin, qui de toute façon finirait dans son assiette à la première occasion. Pas aussi futé qu’un renard pour ne pas apprécier le camembert, ni même propre comme un chat qui lui les recouvres ses excréments, il s’est mis à taper dans la nature tous azimut en bouffant à foison tout ce qui bouge, et ayant par hasard découvert le feu a finit le travail entamé par les astéroïdes en calcinant tout ce qui pouvait l’être. Ainsi, au fur et à mesure que la nature se perfectionnait en inventant le génial papillon ou la source d’eau pure, il se mit à tout bousiller, pousser par une force interne, une sorte d’énervement maladif, a invité tout ses semblables à en faire de même, se pensant plus efficace bien unis. On dirait bien qu’il a globalement réussi !
    Heureusement il existe encore en petit nombre, une branche évolutive de son espèce un peu plus évoluée, qui marche en forêt en évitant d’écraser les champignons, n’effarouche pas les oiseaux qui nichent, regroupe ses déchets, et prend la planète au sérieux en respectant ses géniales et formidables créations. Cette race là, à moins qu’elle ne se fasse dévorer par l’autre, à encore des chances de subsister grâce à ses neurones dont visiblement le nombre demeurent supérieur.
    Mort aux c…
    Amitiés
    Pierre Chabat

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