La naissance du mot « vog » à Hawaii // How the word « vog » appeared in Hawaii

Au cours de certaines périodes, principalement lorsque les alizés arrêtent de souffler, une brume produite par les nuages ​​de gaz du Kilauea se répand sur la Grande Ile d’Hawaii et atteint même parfois les autres îles de l’archipel. Ce brouillard volcanique a été baptisé « vog » en 1950. Voici comment ce mot est apparu pour la première fois.
Le 13 juin 1950, la ville d’Honolulu a soudain été envahie par la brume la plus épaisse jamais observée depuis le début du 20ème siècle. Elle couvrait une superficie estimée à plus de 3 millions de kilomètres carrés.
Selon le Bureau Météorologique d’Honolulu, le phénomène avait la forme d’une «brume sèche … due à une concentration de particules de sel … et d’autres impuretés telles que la fumée». Le Bureau a estimé que la brume était piégée sous une couche d’air stable connue aujourd’hui sous le nom de couche d’inversion, ce qui l’empêchait de s’élever. Toutefois, bien que le Bureau Météorologique ait pu définir à peu près la nature de la brume par l’endroit où elle se trouvait, sa cause restait un mystère.
Il s’agissait de l’époque où les Américains effectuaient des essais nucléaires atmosphériques dans les îles Marshall. On a donc pensé que la cause pouvait être une explosion atomique, mais cette hypothèse a été rapidement écartée car les compteurs Geiger n’ont détecté aucune radiation.
Le Bureau Météorologique a avancé trois autres hypothèses pour expliquer l’épaisse brume:
La première était une éruption cataclysmique (comme celle du Krakatau en 1883 ou du Katmai en 1912) quelque part sur Terre à une certaine distance, probablement au sud-ouest. Cependant, aucune éruption n’avait été signalée récemment.
Une deuxième hypothèse était qu’une méga tempête de poussière ou de sable quelque part dans le monde avait éjecté des particules fines dans l’atmosphère et qu’elles avaient été transportées jusqu’à Hawaii par des vents en altitude. Bien que la poussière des tempêtes de sable du désert de Gobi ait déjà été détectée à Hawaï, aucune tempête n’avait eu lieu à cette époque.
La troisième hypothèse était que la brume était indirectement provoquée par l’éruption en cours du Mauna Loa. Toutefois, selon les géologues sur le continent, le Mauna Loa ne pouvait pas avoir causé directement la brume car il s’agissait d’un volcan «silencieux», et pas explosif comme le Krakatau en 1883. Les géologues ont admis que l’éruption du Mauna Loa, en particulier par les entrées océaniques, avait probablement contribué à répandre la brume, mais l’éruption n’était sûrement pas la cause principale car cette brume se déplaçait en direction du Mauna Loa et pas le contraire.
De nouvelles analyses ont été effectuées sur les particules recueillies dans la brume. L’analyse des services sanitaires d’Hawaii a révélé « 500 à 600 fois la quantité normale de particules en suspension dans l’air à Honolulu ». 22% des particules étaient du sel et le reste était constitué de particules solides, légèrement acides, de couleur sombre, mais non identifiés. Les chercheurs du Pineapple Research Institute ont découvert plus de sulfate que de sel dans les particules solubles (ce qui a donné naissance au terme «smalt» pour qualifier la brume – un mélange des mots «smog» et «salt» – brouillard et sel), ce qui ouvrait l’hypothèse d’une source volcanique.
Etant donné que le Mauna Loa était la source la plus probable de la brume, le capitaine Charles K. Stidd, responsable de la 199ème station météorologique de l’Hawaii Air National Guard, a donné l’explication suivante : Comme la couche d’inversion se situait plus haut que les bouches éruptives du Mauna Loa au moment où la brume recouvrait l’archipel hawaiien, le phénomène a permis aux émissions gazeuses du Mauna Loa de stagner dans la basse atmosphère autour des îles. Le capitaine Stidd a baptisé la brume « vog« , contraction de « volcanic fog », autrement dit brouillard volcanique. Une fois que la couche d’inversion est redescendue en dessous du niveau des bouches éruptives du Mauna Loa, la brume s’est de nouveau retrouvée confinée au-dessus de la couche d’inversion et les alizés ont pu évacuer la brume des îles hawaïennes… et des esprits.
Source: USGS Hawaiian Volcano Observatory.

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On some occasions, mainly when the trade winds stop blowing, a haze produced by the gas clouds from Kilauea Volcano spreads over Hawaii Big Island and sometimes reaches the other islands of the Hawaiian archipelago. This volcanic fog has been dubbed vog since 1950. Here is how the word appeared for the first time.

On June 13th, 1950, Honolulu was suddenly blanketed by the thickest haze seen since the beginning of the 20th century. Globally, it covered an estimated area of more than 3 million square kilometres.

The Weather Bureau in Honolulu described the phenomenon as a “dry haze…due to a concentration of salt particles…and other impurities such as smoke.” The Bureau surmised that the haze was trapped beneath a stable layer of air we know today as the inversion layer, which prevented vertical movement of the haze. So, although the Weather Bureau was able to roughly characterize the nature of the haze by where it was found, its cause was still a mystery.

This was the era of atmospheric nuclear testing in the Marshall Islands, so an atomic blast was the first suspected cause. But that was quickly ruled out after Geiger counters detected no radiation.

The Weather Bureau had three remaining hypotheses for what caused the thick haze:

The first was that there had been a cataclysmic eruption (like Krakatoa in 1883 or Katmai in 1912) someplace on Earth at some distance, probably to the southwest. However, none was known in recent times.

A second hypothesis was that a giant dust storm somewhere in the world had ejected fine dust particles high into the atmosphere and they were carried to Hawaii by winds aloft. Although dust from storms in the Gobi Desert has been detected in Hawaii, no such storm was happening then.

The third hypothesis was that the haze was indirectly caused by the Mauna Loa eruption going on at the time. According to mainland geologists, Mauna Loa could not have directly caused the haze because it was a “quiet” type of volcano, not explosive, like Krakatoa in 1883. They acknowledged that the Mauna Loa eruption, specifically its ocean entries, probably contributed to the haze but was not a main component because the haze appeared to move toward, rather than from, Mauna Loa.

More testing was done on the particles collected from the haze. Hawaii Board of Health analysis showed “500 to 600 times the normal amount of suspended particles in Honolulu’s air.” 22% of the particles were salt and the rest were unidentified dark, slightly acidic solids. Pineapple Research Institute scientists found more sulfate than salt in the soluble particles (prompting the term ‘smalt’ for the haze—combining the words ‘smog’ and ‘salt’), suggesting a volcanic source.

With Mauna Loa looking more likely as the source, Captain Charles K. Stidd, commanding officer of the 199th weather station, Hawaii Air National Guard, suggested that because the inversion layer rose above the elevation of Mauna Loa’s vents during the time that haze covered the Hawaiian Islands, it may have allowed Mauna Loa emissions to remain within the lower atmosphere around the islands. Capt. Stidd called the haze “vog.” Once the inversion layer dropped below Mauna Loa’s erupting vents, the haze was again confined above the inversion layer. Trade winds then cleared it out of the Hawaiian Islands and minds.

Source: USGS Hawaiian Volcano Observatory.

Les coulées de lave émises pendant l’éruption du Mauna Loa en 1950.

(Source: USGS / HVO)

Aujourd’hui, le « vog » provient essentiellement de l’éruption sommitale du Kilauea (Photo: C. Grandpey)

 

Du Kilauea (Hawaii) au Bogoslof (Iles Aléoutiennes / Alaska) // From Kilauea Volcano (Hawaii) to Bogoslof Volcano (Aleutians / Alaska)

Situé au cœur des Iles Aléoutiennes en Alaska, le Bogoslof est loin d’Hawaii, mais pas si loin que cela d’un point de vue volcanologique. En 1907, Thomas Jaggar, le fondateur de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) s’est rendu au chevet du Bogoslof  au cours d’une expédition organisée par le Massachusetts Institute of Technology. Son but était l’exploration des volcans de l’Alaska et la recherche de minéraux. Le rapport de l’expédition concernant l’évolution du Bogoslof se trouve dans le Bulletin of the American Geographical Society publié en juillet 1908.
Thomas Jaggar était un observateur avisé et ses notes sur le Bogoslof prennent en compte le récit de l’activité éruptive décrite par les marins pendant les années qui ont précédé 1907. En utilisant ces anciens récits et ses propres observations lors de l’exploration de l’île, Jaggar a compilé une série de cartes montrant les changements intervenus sur l’île, de la même façon que le font les géologues de l’Observatoire des Volcans d’Alaska (AVO) aujourd’hui.
Il a également montré le mécanisme qui anime les éruptions du Bogoslof et a trouvé des similitudes entre les formations de lave mises en place par ce volcan et celles qu’il avait observées sur la Montagne Pelée à la Martinique en 1902. Il a également noté des preuves de l’élévation de l’île et a réfléchi aux causes de ce phénomène.
A l’issue de son voyage, Jaggar a rappelé la nécessité de créer des observatoires pour étudier les volcans, les séismes et d’autres phénomènes naturels. Il était convaincu que leur étude attentive et systématique était essentielle pour vivre en toute sécurité sur notre planète.
Un tel réseau d’observatoires volcanologiques existe aujourd’hui dans une grande partie du monde. Ils fonctionnent grâce à des données envoyées par les satellites qui passent plusieurs fois par jour au-dessus des volcans. A côté de cela, le réseau mondial de détection de la foudre envoie des alertes quelques minutes après que des éclairs aient été détectés à proximité du Bogoslof ; ils coïncident souvent avec des explosions de cendre. Enfin, des ondes infrasoniques ou de pression de l’air produites par les explosions sont détectées par des capteurs sismiques et infrasoniques sur les volcans Okmok et Makushin situés pas très loin du Bogoslof.
Source: USGS / HVO.
Vous obtiendrez plus d’informations sur l’activité éruptive du Bogoslof en vous connectant au site Internet de l’AVO : www.avo.alaska.edu.

La dernière mise à jour d’AVO (en date du 5 avril 2017) indique qu' »aucune nouvelle activité n’a été observée sur les données  sismiques ou infrasoniques du Bogoslof depuis une petite explosion le 13 mars. La dernière éruption significative a eu lieu le 8 mars 2017 et les images satellitaires ne révèlent pas d’activité éruptive depuis cette époque. Au vu de l’absence d’activité volcanique au cours des trois dernières semaines, l’AVO a décidé d’abaisser l’alerte aérienne à la couleur Jaune. »

A noter qu’un bulletin similaire vient d’être diffusé à propos du volcan Cleveland pour lequel l’alerte aérienne a également été abaissée à la couleur Jaune.

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Located in the Aleutians in Alaska, Bogoslof Volcano is far from Hawaii but not far from a volcanological point of view. In 1907, Hawaiian Volcano Observatory (HVO) founder Thomas Jaggar sailed to this very island volcano in Alaska on an expedition from the Massachusetts Institute of Technology. Their objectives to explore Alaska’s volcanoes and search for mineral deposits led to a report on the evolution of Bogoslof published in the Bulletin of the American Geographical Society in July 1908.

Jaggar was a keen observer and his notes on Bogoslof chronicle the record of eruptive activity summarized by mariners in the century leading up to 1907. Using these data and his own observations while exploring the island, Jaggar compiled a sequence of maps of the changing island in a manner very similar to Alaska Volcano Observatory (AVO) geologists today.

He also surmised the mechanism of Bogoslof eruptions and found similarities in the extrusive lava formations with those he had seen at Mount Pelee in the Caribbean in 1902. He also noted evidence of uplift of the island and pondered its significance.

Jaggar used his trip to renew his call for the establishment of Earth observatories to study volcanoes, earthquakes and other earth processes. He was convinced that careful and systematic study of these phenomena was essential to living safely on our planet.

Such a network of volcano observatories exists today for much of the world. They act with data sent by satellites in Earth orbit that peer down at the volcano multiple times per day. The World Wide Lightning Location Network provides automated alerts within minutes of lightning near Bogoslof that often coincides with explosions of ash. Moreover, infrasound or pressure waves from explosions are detected on seismic and infrasound sensors at nearby Okmok and Makushin volcanoes.

Source : USGS / HVO.

You will get more news about the ongoing eruption at Bogoslof by following the Alaska Volcano Observatory at www.avo.alaska.edu.

AVO’s latest update (April 5th) indicates that “ No new volcanic activity has been observed at Bogoslof Volcano in satellite, seismic or infrasound data since a small explosion was detected on March 13. The last major explosive event occurred on March 8, 2017, and satellite images have shown no eruptive activity since that time. Based on the absence of detected activity over the past three weeks, AVO is lowering the Aviation Colour Code to Yellow. »

A similar update has just been released about Cleveland Volcano whose aviation colour code has been lowered to Yellow.

Crédit photo: Alaska Volcano Observatory

Conduite sur les routes de montagne à Hawaii // Driving on the mountain roads in Hawaii

Je viens de lire dans la presse locale hawaiienne qu’une femme est décédée suite à un accident de circulation le dimanche 12 mars sur la route d’accès au Mauna Kea. L’accident s’est produit à environ 2 kilomètres en dessous du Visiters Center. Le véhicule a quitté la chaussée et a fait plusieurs tonneaux. La femme a été conduite à l’hôpital de Hilo où elle a été déclarée morte. La passagère du siège avant, une femme de 35 ans de Lyon, a également été transportée à l’hôpital de Hilo avant d’être transférée au centre médical d’Oahu pour le traitement de ses blessures.
Ce n’est pas la première fois que des accidents mortels se produisent sur les routes d’accès aux volcans hawaiiens. Un de mes amis est mort il y a quelques années en descendant l’Haleakala sur l’île de Maui. Il conduisait probablement trop vite et, comme sur le Mauna Kea, la voiture qu’il conduisait a fait plusieurs tonneaux dans le ravin et il a été tué sur le coup.
Toutes les voitures de location aux États-Unis sont équipées d’une boîte de vitesses automatique et certains touristes éprouvent des difficultés à s’en servir. Il y a pourtant des circonstances où il est nécessaire d’utiliser les rapports inférieurs qui sont généralement indiqués par « 1 », « 2 » ou « L » sur le levier de vitesses. Ils doivent être utilisés lorsque l’on conduit sur une route avec une pente raide, comme c’est le cas sur le Mauna Kea ou l’Haleakala. Ce n’est pas très compliqué, vu qu’il n’y a pas besoin d’utiliser l’embrayage comme dans une voiture conventionnelle!
Il faut savoir que certaines restrictions s’appliquent à la conduite à Hawaii. Comme ailleurs aux États-Unis, les voitures de location ne sont pas autorisées à circuler sur des routes non goudronnées. Si vous décidez de les emprunter tout de même et si vous avez un problème, la police d’assurance du contrat de location ne fonctionnera plus.
Contrairement à ces dernières années, les voitures de location sont maintenant autorisées à emprunter la Saddle Road qui donne accès à la fois au  Mauna Loa et au Mauna Kea.

Sur le Mauna Kea, on n’est pas autorisé à aller plus loin que le Visitors Center avec une voiture de location normale car la route n’est plus goudronnée par la suite. Il y a des rangers qui effectuent des contrôles. Si vous voulez aller jusqu’aux observatoires, je vous conseille de louer un véhicule 4X4 à Hilo auprès d’une agence qui autorise ces véhicules à accéder au sommet du volcan. Toutes n’acceptent pas ; je connais une seule agence qui donne le feu vert. La montée au sommet peut être traître, surtout par mauvais temps. Le Mauna Kea est une montagne de 4200 mètres et on peut souffrir du mal des montagnes. J’ai des noms… !

En ce qui concerne la route d’accès au Mauna Loa, un véhicule à quatre roues motrices est recommandé. Un véhicule à deux roues motrices est apte à rouler sur cette route sans problème, mais c’est exclu du contrat de location du véhicule. Il est conseillé d’utiliser les feux de croisement, en particulier s’il y a du brouillard, et de rouler à cheval sur la ligne blanche au centre de cette route à voie unique qui conduit jusqu’à l’observatoire. Il faut se garer pour laisser passer les véhicules venant dans l’autre sens. L’observatoire atmosphérique n’est pas ouvert au public, mais on peut se garer sur un petit parking en contrebas. Un sentier conduit au sommet du Mauna Loa qui offre de superbes vues sur la caldeira Moku’āweoweo.

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I have just read in the local news on Hawaiian newspapers that a woman died following a one-vehicle crash Sunday night, March 12th, on Mauna Kea Access Road. She was driving down Mauna Kea Access Road approximately 2 kilometres below the Visitor’s Center when the vehicle ran off the roadway and overturned several times. The woman, was taken to the Hilo Medical Center where she was pronounced dead. The front seat passenger, a 35-year old woman of Lyon, France, was also transported to the Hilo Medical Center in stable condition and later evacuated to the Oahu Medical Center for treatment of her injuries.

This is not the first time tragic accidents have happened on Hawaiian mountains roads. A friend of mine died while driving down Haleakala on the Island of Maui. He was probably driving too fast and, like on Mauna Kea, the car he was driving overturned several times and he died instantly.

All rental cars in the U.S. are equipped with an automatic gear box and some tourists get a bit lost about changing gears. There are several circumstances when you need to use the lower gears on your transmission, which are usually labelled with « 1, » « 2, » or « L. » They need to be used when travelling down a road with a steep slope, like on Mauna Kea or Haleakala. The easy thing is that you do not need to use a clutch like in a manual car!

It should be known that some restrictions apply to driving in Hawaii. Like elsewhere in the U.S., rental cars are not allowed to go on unpaved roads. If you do and have a problem, your insurance policy will no longer work.

Rental cars are now allowed to drive on the Saddle Road that gives access to both Mauna Loa and Mauna Kea. On Mauna Kea, you are not allowed go farther than the Visitor Center where the road is no longer paved with a rental car. There are rangers to control. If you want to go all the way up to the Mauna Kea Observatory, I would recommend to find a commercial tour company or a car rental company in Hilo to rent you a 4WD and that also allows their vehicles on this unpaved portion (I know only one company that does it). This section can be treacherous, especially in inclement weather. Mauna Kea is a 4,200-metre mountain and you can also get altitude sickness.

As far as the access road to Mauna Loa is concerned, a four-wheel vehicle is recommended. A two-wheel-drive vehicle can handle this road without problems, but driving it would abrogate your rental car contract. It is advisable to use your vehicle lights, particularly if there are low clouds, and straddle the reflective white line that runs down the centrr of this single-lane road all the way up to the observatory, pulling over only to let vehicles from the other direction get by. The atmospheric observatory is not open to the public, but you can park in a small parking lot below it at the end of the pavement. A footpath takes you to the top of the volcano, with great views over the Moku’āweoweo caldeira.

Observatoire atmosphérique du Mauna Loa.

Observatoires au sommet du Mauna Kea.

Haleakala.

(Photos: C. Grandpey)

Bientôt un Bureau de Surveillance Volcanique aux Etats-Unis ? // A Volcano Watch Office soon in the U.S .?

drapeau-francaisSelon les journaux américains, des sénateurs de l’Alaska, de l’Etat de Washington et d’Hawaï ont présenté un projet de loi visant à améliorer la surveillance volcanique et les capacités d’alerte précoce.
La mesure inclurait les observatoires des volcans d’Alaska, de la Chaîne des Cascades et d’Hawaii dans un système connexe et créerait un Bureau de Surveillance Volcanique opérationnel 24 heures sur 24. Ce Bureau permettrait une appréciation permanente de la situation des volcans actifs des États-Unis et des territoires qui en dépendent.
L’Observatoire des Volcans d’Alaska est doté depuis longtemps d’un budget insuffisant et figure pourtant parmi les observatoires les plus sollicités au monde. L’Observatoire des Cascades surveille les volcans dans les États de Washington, de l’Oregon et de l’Idaho, tandis que deux des volcans les plus actifs, le Kilauea et le Mauna Loa, sont surveillés par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii.
Pour le moment, il ne s’agit que d’un projet de loi (Bill). La loi (Act) doit être votée pour que la mesure soit officielle.

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drapeau-anglaisAccording the U.S. newspapers, U.S. senators in Alaska, Washington and Hawaii have proposed legislation intended to improve volcano monitoring efforts and early warning capabilities.

The measure would put the Alaska, Cascades and Hawaiian volcano observatories into a connected system and create a 24-hour Volcano Watch Office to provide ongoing situational awareness of active volcanoes in the U.S. and its territories.

The Alaska Volcano Observatory has long been underfunded and is among the busiest observatories in the world. The Cascades observatory monitors volcanoes in the states of Washington Oregon and Idaho, whereas two of the most active volcanoes, Kilauea and Mauna Loa, are monitored by the Hawaiian Volcano Observatory.

For the moment, it is only a Bill, namely a proposed legislation. It needs to become an Act to be official.

redoubt-blog

Le Redoubt est surveillé par l’Alaska Volcano Observatory.

st-helens-blog

Le St Helens est surveillé par la Cascades Volcano Observatory.

Entree 06

Le Kilauea est surveillé par le Hawaiian Volcano Observatory.

(Photos: C. Grandpey)