La fonte des glaciers du Plateau Tibétain // The melting of the Tibetan Plateau glaciers

Il y a quelques semaines, j’ai rédigé une note sur ce blog qui alertait sur la fonte des glaciers sur le Plateau Tibétain, souvent surnommé « Le château d’eau de l’Asie ».
Les scientifiques expliquent que 5 956 petits glaciers ont disparu dans la région sur les 34 578 découverts il y a 50 ans. De plus, 25 901 glaciers ont considérablement reculé et se sont amincis. Les scientifiques ont également noté que seuls 1 907 glaciers se sont agrandis et 2 721 ont rétréci.
L’eau de fonte des glaciers s’est déversée dans les lacs autour du Plateau. En conséquence, 80 % de ces lacs se sont agrandis au cours des dernières décennies.
La fonte continue des glaciers du Plateau Tibétain pose également des problèmes de sécurité, avec des catastrophes naturelles telles que des inondations et des coulées de boue causées par de fortes pluies, des chutes de neige ou des rochers. Le volume des eaux de ruissellement glaciaire a également augmenté en raison de la fonte des glaciers. Citant des recherches effectuées de 1989 à 2019, les scientifiques expliquent que la quantité d’eau de ruissellement est passée de 1 867 kilomètres cubes à 3 137 kilomètres cubes, en sachant que la rivière TuoTuo connaît également une augmentation de débit de 0,712 kilomètres cubes à 1,974 kilomètres cubes.
On estime qu’il ya plus de 48 500 glaciers sur le Plateau Tibétain, avec une superficie totale d’environ 51 840 kilomètres carrés. A proximité, les monts Qilian, situés dans la partie nord-est du Plateau Tibétain, ont également connu des changements alarmants au cours des dernières décennies. Les données de l’Académie des sciences de Chine révèlent que les glaciers des monts Qilian ont reculé deux fois plus rapidement entre 1990 et 2010 qu’entre 1956 et 1990. Selon Greenpeace, dans toute la région, l’eau de fonte des glaciers s’accumule dans les lacs et provoque des inondations dévastatrices.
La région montagneuse d’Asie centrale qui comprend l’Himalaya, le Karakoram et l’Hindu Kush, est également affectée par la hausse des températures. La région, qui possède 55 000 glaciers et s’étend de la Chine à l’Afghanistan, représente le plus grand réservoir d’eau douce au monde en dehors des pôles Nord et Sud. J’ai expliqué dans une note précédente qu’un lac glaciaire près de Hassanabad, dans le nord du Pakistan, a débordé en mai, provoquant de sévères inondations, la destruction de deux centrales hydroélectriques ainsi que de conduites d’eau douce.
Le Népal et le Pakistan comptent parmi les 10 premiers pays du monde les plus menacés par le réchauffement climatique. De nombreux scientifiques pensent que l’avenir est sombre. Ils affirment que les quelque 7 millions de personnes vivant dans la région montagneuse du Pakistan devront être relocalisées dans d’autres endroits plus sûrs.
Source : Yahoo Actualités.

——————————————-

A few weeks ago, I wrote a post in this blog alerting to the melting of glaciers on the Tibetan plateau, known as « The water tower of Asia ».

Scientists are reporting that 5,956 miniature alpine glaciers have disappeared in the region out of the 34,578 glaciers they discovered 50 years ago, while 25,901 glaciers have shrunk dramatically. Scientists also noted that only 1,907 glaciers became larger and 2,721 became smaller during that period.

The melted glaciers have flowed through the lakes surrounding the Plateau. As a result 80 percent of these lakes have expanded in size in the past few decades.

The continued melting of the Plateau’s glaciers has also brought safety concerns, with natural disasters like floods and mudslides caused by heavy rainfall, snowfall or rocks to the nearby area. The volume of glacial runoff has also increased due to the melting glaciers. Citing research from 1989 to 2019, scientists explain that the amount of glacial runoff had increased from 1.867 cubic kilometers to 3.137 cubic kilometers, with the TuoTuo River also seeing an increase from 0.712 cubic kilometers to 1.974 cubic kilometers.

There are reportedly over 48,500 glaciers in the Tibet Plateau, with a total area of around 51,840 square kilometers. The neighboring Qilian Mountains, located on the northeast part of the Tibetan Plateau, have also experienced alarming changes in the past decades. Data from the China Academy of Sciences reveal that the glaciers in the Qilian Mountains retreated 50 percent faster during 1990 to 2010 than during 1956 to 1990. According to Greenpeace, across the region, glacial meltwater is pooling into lakes and causing devastating floods.

The central Asian mountain region which includes the Himalayan, Karakoram and Hindu Kush Mountains, has also been affected by temperature changes. The region, which contains 55,000 glaciers and stretches from China to Afghanistan, has the largest storage of freshwater in the world outside the North and South Poles. I explained in e previous post that a glacial lake near Hassanabad in northern Pakistan overflowed in May, resulting in intense flooding, the destruction of two hydropower plants and the demolition of freshwater pipelines.

Nepal and Pakistan have been listed as two of the top 10 countries in the world that are the most threatened by climate change. Many scientists believe the future is gloomy. They say that the estimated 7 million people living in the mountainous region of Pakistan should be relocated to other safer places.

Source: Yahoo News.

Source: Wikipedia

Août 2022 encore trop chaud // August 2022 still too hot

Avec +0.472°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois d’août 2022 est le 4ème plus chaud des archives ERA5. Par rapport à la nouvelle période de référence 1991-2020, l’anomalie est de +0.296°C. Les huit mois d’août les plus chauds depuis 1979 ont été relevés ces huit dernières années.

Comme je l’ai écrit précédemment, le mois d’août 2022 a été le plus 2ème plus chaud en France depuis le début des relevés (derrière août 2003) avec une anomalie de +3°C par rapport à 1981-2010. D’après l’indicateur thermique, la période janvier-août 2022 est la plus chaude jamais observée en France avec une anomalie de +1.8°C.

Sur la période janvier-août, l’anomalie globale atteint +0.483°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, ce qui en fait pour le moment la 5ème année la plus chaude. C’est d’autant plus remarquable que des conditions La Niña sont toujours présentes dans le Pacifique et se sont même renforcées en août par rapport à juillet.

Source: global-climat.

———————————————

With +0.472°C above the 1981-2010 average, August 2022 was the 4th hottest in the ERA5 archives. Compared to the new reference period 1991-2020, the anomaly is +0.296°C. The hottest eight months of August since 1979 have been recorded during the past eight years.
As I put it previously, August 2022 was the second hottest in France since the beginning of the records (behind August 2003) with an anomaly of +3°C compared to 1981-2010. According to the thermal indicator, the January-August 2022 period was the hottest ever observed in France with an anomaly of +1.8°C.
Over the January-August period, the global anomaly reached +0.483°C above the 1981-2010 average, which currently makes it the 5th warmest year. This is all the more remarkable as La Niña conditions are still present in the Pacific and have even increased in August compared to July.
Source: global-climat.

Les huit mois d’août les plus chauds ont été relevés ces huit dernières années. (Source: ERA5)

Réchauffement climatique : le Pérou fait de la résistance // Global warming: Peru is resisting

Le réchauffement climatique affecte tous les pays du monde. J’ai écrit plusieurs notes (décembre 2017, mai 2018, juin 2020, par exemple) sur son impact dans les Andes en Amérique du Sud et plus particulièrement au Pérou où les glaciers fondent à une vitesse incroyable. Dans ce pays, la disparition des glaciers signifie qu’il n’y aura plus d’eau potable, plus d’électricité et plus d’irrigation pour les cultures. Du coup, les villageois seront obligés d’aller vivre en ville, notamment à Lima qui dépend aussi des glaciers des Andes pour son approvisionnement en eau.
Un article du Washington Post donne l’exemple d’un glacier péruvien près du Nevado Palcaraju qui a presque disparu. La hausse des températures a fait fondre la glace et donné naissance à un grand lac baptisé Laguna Palcacocha, retenu par une moraine fragile. À tout moment, une avalanche ou un effondrement de la montagne pourrait faire déborder l’eau de fonte par dessus ses berges. Près de 2 millions de mètres cubes d’eau dévaleraient le flanc de montagne et submergeraient la ville de Huaraz, où vivent quelque 120 000 personnes. Un système d’alerte précoce récemment installé au bord du lac est censé déclencher des sirènes dans toute la ville, donnant aux gens environ 20 minutes pour s’enfuir.
En 1941, une crue glaciaire de la Laguna Palcacocha a tué quelque 1 800 personnes – environ un tiers des habitants de Huaraz à l’époque. Les effets de la crue se sont fait sentir jusqu’à la côte, à 160 kilomètres de distance. Quelques années plus tard, une crue semblable au-dessus du site archéologique de Chavín de Huántar a tué 500 personnes. Une autre crue glaciaire a détruit une centrale hydroélectrique nouvellement construite. En 1970, un séisme a déstabilisé le glacier au pied de la plus haute montagne du Pérou, déclenchant une avalanche qui a englouti toute la ville de Yungay. Quelque 20 000 personnes ont été impactées. Seuls 400 habitants ont survécu.
Ces catastrophes ont incité le gouvernement péruvien à mettre en place une unité fédérale de glaciologie afin de surveiller les lacs glaciaires les plus dangereux du pays. On a creusé des canaux pour évacuer une partie de l’eau du lac Palcacocha et renforcé la moraine. Après des décennies sans autre crue meurtrière, le Pérou a dissous son unité fédérale de glaciologie et les responsabilités ont été transférées aux régions. À l’époque, peu de gens à Huaraz ont remarqué le changement. Ils croyaient que la Laguna Palcacocha était toujours sous contrôle. Ils pensaient qu’ils étaient en sécurité.
En 2009, des scientifiques qui travaillaient sur une nouvelle carte de la Laguna Palcacocha ont fait une découverte très inquiétante : depuis l’installation du système d’alerte, le lac avait augmenté son volume de 34 fois. Il était maintenant plus grand qu’avant la catastrophe de 1941. Bien que le système de vidange ait empêché le niveau de l’eau de monter trop haut, le recul du glacier avait permis au lac de s’étendre. Si une avalanche majeure se produisait, la moraine ne pourrait pas retenir le lac. Le président du Pérou a alors déclaré l’état d’urgence. Le gouvernement régional a fait installer plusieurs grandes buses pour évacuer le trop-plein d’eau et abaisser le niveau du lac. Des « gardiens » officiels ont été payés pour surveiller le lac 24 heures sur 24, et un système d’alerte précoce a été installé pour permettre l’évacuation des zones habitées en aval.
À partir de 2014, plusieurs habitants de la région, appuyés par des militants de l’association écologiste Germanwatch, ont décidé de faire de la résistance et ont intenté une action en justice contre la compagnie d’électricité allemande RWE qui tirait profit de la combustion de combustibles fossiles sans jamais rien donner en retour. Citant des études scientifiques qui établissent un lien entre la pollution des centrales électriques et le recul du glacier Palcaraju, les militants ont estimé que la compagnie d’électricité devrait participer au financement des mesures visant à prévenir une crue glaciaire catastrophique. Ils ont demandé à la compagnie de payer environ 20 000 dollars, soit environ 0,47 % du coût du projet de vidange du lac Palcacocha. Les avocats de la société ont rétorqué que toutes les opérations effectuées par RWE étaient légales et que le lien entre les émissions de gaz à effet de serre et l’impact climatique est trop complexe pour qu’une seule entité puisse être tenue responsable.
Après un premier rejet de la demande des militants par le tribunal allemand, l’appel a été couronné de succès et le tribunal s’est déplacé au Pérou pour recueillir des preuves sur le terrain, une première mondiale pour un procès autour du climat. Dans les prochains jours, des juges et des experts allemands parcourront les rues de Huaraz et pourront voir les maisons susceptibles d’être inondées. Ils monteront la route de Palcaraju et examineront le glacier

Si les juges sont convaincus par les affirmations des militants, cela ouvrira la porte aux procès climatiques. Un succès à Huaraz signifierait que les principaux pollueurs, où qu’ils se trouvent, peuvent être tenus pour responsables des conséquences de plus en plus désastreuses des émissions de gaz à effet de serre. Cela pourrait ouvrir la voie à de nouvelles poursuites judiciaires de la part de pays en voie de développement qui n’ont pas contribué au réchauffement climatique, mais qui en supportent les conséquences. Cela pourrait forcer les pays riches et les grandes entreprises à reconsidérer les risques liés à la dépendance aux combustibles fossiles et permettre à ceux qui sont en première ligne du réchauffement climatique de demander réparation. Le Pérou a contribué à moins de 0,4 % des émissions globales de gaz à effet de serre en 2019, mais il se trouve parmi les pays les plus exposés aux conséquences du réchauffement climatique.
Il faudra plusieurs mois avant que les experts nommés par le tribunal allemand achèvent leur évaluation de la menace qui pèse sur Huaraz. Les juges ne devraient pas se prononcer avant au moins 2023. Quel que soit le verdict, ce sera un succès pour les militants écologistes qui ont fait se déplacer les juges allemands pour leur montrer ce qui se passe réellement au Pérou : les risques liés au recul des glaciers, Comme l’a dit un Péruvien : « Ils ont les informations et les preuves pour comprendre le problème. Et peut-être qu’ils changeront d’avis. »

Depuis que les militants péruviens et le groupe allemand Germanwatch ont déposé leur plainte, plus de 2 000 autres procès en matière de climat ont été intentés contre des entreprises et des gouvernements dans le monde. Plus de la moitié ont abouti à des résultats positifs pour le climat. En 2021, un tribunal néerlandais a jugé que le géant pétrolier Shell devait augmenter considérablement ses engagements climatiques. L’État français a été reconnu coupable de ne pas avoir réussi à réduire les gaz à effet de serre et la Cour suprême allemande a décidé que le pays était constitutionnellement obligé de « faire sa part » pour éviter un réchauffement catastrophique.
Source : Le Washington Post via Yahoo Actualités.

——————————————-

Global warming is affecting all countries of the world. I have written several posts (December 2017, May 2018, June 2020, for instance) about its impact in South America’s Andes and more particularly on Peru where glaciers are melting at an inredible speed. In this country, no more glaciers means no more drinking water, no more electricity and no more irrigation for the cultures. As a result, villagers will go and live in town, especially in Lima which also depends on the glaciers of the Andes for its water. supply

An article in The Washington Post gives the example of a Peruvian glacier close to Nevado Palcaraju which is almost gone, transformed by rising temperatures from solid ice into a large, unstable lake dubbed Palcacocha held back by a fragile moraine. At any moment, an avalanche or rockslide could cause the meltwater to surge over its banks. Nearly 2 million cubic meters of water would go crashing down the mountainside and deluge the city of Huaraz, where some 120,000 people are living. A newly installed early warning system at the lake is supposed to set off sirens around the city, giving people about 20 minutes to evacuate.

In 1941, a glacial lake outburst flood from Palcacocha killed an estimated 1,800 people – about one third of Huaraz’s residents at the time. The path of destruction extended all the way to the coast, 160 kilometers away. A few years later, a flood above the nearby archaeological site of Chavín de Huántar killed 500 people. Then another outburst wiped out a newly built hydroelectric station. In 1970, an earthquake destabilized the glacier on Peru’s tallest mountain, unleashing an avalanche that engulfed the entire city of Yungay. Some 20,000 people were buried. Just 400 residents survived.

The disasters incited Peru’s government to establish a federal glaciology unit that would monitor the country’s most dangerous glacial lakes. Workers dug drainage channels to empty some of the water from the Palcacocha lake and reinforcred the moraine. As decades passed without another deadly outburst, Peru disbanded its federal glaciology unit and responsibilities were shifted to the regional governments. At the time, few in Huaraz worried about the change. They believed that Palcacocha was already under control. They thought they were safe.

In 2009, scientists working on a new underwater map of Laguna Palcacocha made a terrifying discovery: Since the security system was first installed, the lake had swelled to 34 times its former volume. It was now even bigger than it had been before the 1941 disaster. Although the drainage system prevented the water level from rising too high, the glacier’s retreat allowed the lake to extend. If a major avalanche occurred, the dams would not be able to hold back the swollen lake. Peru’s president declared a state of emergency. The regional government built several large plastic pipes to siphon off extra water and lower the surface level. Official « guardians » were paid to live on the mountain and monitor the lake around-the-clock, and an early warning system was installed to enable evacuations of the communities below.

Starting in 2014, several local residents, together with activists from the environmental nonprofit Germanwatch, have waged a lawsuit against the German energy company RWE that has benefited from burning fossil fuels, but is not paying for the consequences. Citing scientific studies that link pollution from power plants to the retreat of the Palcaraju glacier, the activists argue that the energy giant should help pay for measures to prevent a catastrophic flood. They modestly asked the firm to pay roughly $20,000, about 0.47 percent of the cost of the Palcacocha drainage project. The company’s lawyers countered that all of its operations were legal, and that the link between greenhouse gas emissions and climate impacts is too complex for any single entity to be held responsible.

After the activists’ claim was first rejected by the German court, the appeal was successful and the court travelled to Peru to collect on-the-ground evidence, a global first for any climate case. In the next few days, German judges and technical experts will walk the streets of Huaraz and view the homes that could be inundated. They will ascend the road to Palcaraju and examine the glacier.

If the judges are convinced by the activists’ claims, it will mark a breakthrough in the burgeoning realm of climate litigation. Success in Huaraz would mean that major polluters anywhere may be liable for the increasingly disastrous consequences of greenhouse gas emissions. It could pave the way for more lawsuits from developing nations that did little to cause climate change, but are bearing the brunt of its impacts. It might force rich countries and giant corporations to reconsider the risks of relying on fossil fuels, and allow those on the front lines of global warming to seek restitution for what they have lost. Peru contributed less than 0.4 percent of the world’s greenhouse gas emissions in 2019, yet it consistently ranks among the nations at high risk from climate damages.

It will be many months before the court-appointed experts complete their assessment of the threat to Huaraz. The judges aren’t expected to make a ruling until at least 2023. Whatever the verdict, il will be a success for the activists who brought all the judges from abroad to show them what’s really happening in Peru : the risk of the glacier retreat, As one Peruvian said : « They have the information and the evidence to understand the problem. And maybe they will change their minds. »

Since the Peruvian activists and the German Germanwatch filed their claim, more than 2,000 other climate lawsuits have been launched against companies and governments around the world, More than half have led to positive outcomes for climate. In 2021, a Dutch court ruled that the oil giant Shell had to dramatically boost its climate commitments. The French state was convicted of failing to curb greenhouse gases and the German Supreme Court decided that the country was constitutionally obligated to « do its part » to avoid catastrophic warming.

Source: The Washington Post via Yahoo News.

La Laguna Palacacocha en 1939

La Laguna Palcacocha en 2002

(Source: Wikipedia)

L’effondrement des Alpes (suite) // The collapse of the Alps (continued)

Avec l’effondrement des Alpes à cause du réchauffement climatique, plusieurs refuges ont dû être fermés ces derniers mois. La dernière victime de la hausse des températures et de la sécheresse est le Bivacco Alberico, plus connu sous le nom de Bivouac de la Fourche. La cabane de montagne qui était précairement perchée a lâché prise lors d’un éboulement. Elle a fini sa course sur le glacier de la Brenva en dessous. Aucun mort ou blessé n’a été signalé.
La petite cabane en bois reposait sur une charpente métallique au col de la Fourche sur la face sud-ouest du Mont Maudit, l’un des sommets de 4 000 m permettant d’accéder au Mont Blanc. Le refuge était un abri essentiel pour les alpinistes qui s’engageaient sur l’arête classique de Kuffner jusqu’au Mont Maudit. C’était aussi une étape utile pour ceux qui partaient à l’assaut du Mont Blanc depuis l’éperon de la Brenva, l’Aiguille Blanche et les Aiguilles du Diable.
Dans la vidéo ci-dessous, postée par Aosta Sera, un hélicoptère montre les vestiges de la cabane éparpillés le long de la paroi rocheuse.

https://youtu.be/KWwswBzndyU

D’autres refuges alpins à travers le monde ont également ressenti les effets du réchauffement climatique. Au début de cet été, les responsables des parcs nationaux canadiens ont démantelé l’Abbot Hut, construite il y a 100 ans dans les Rocheuses. L’érosion et le recul du glacier avaient trop endommagé la plate-forme sur laquelle elle reposait.

En France, dans le Parc National des Ecrins, le refuge de la Pilatte (Isère)a fermé définitivement ses portes pour des raisons de sécurité. Il avait été construit en 1954 sur un promontoire rocheux, autrefois soutenu par le glacier de la Pilatte. Ce dernier a perdu près de 50 mètres d’épaisseur depuis le début des années 1990 en raison du réchauffement climatique. Suite à ce phénomène,des fissures sont apparues dans le bâtiment qui est devenu trop dangereux pour héberger des randonneurs.

———————————————

With the collapse of the Alps because of global warming, several refuges had to be closed in the past months. The latest casualty of soaring temperatures and drought has been the Bivacco Alberico, better known as Bivouac de la Fourche. The precariously perched mountain hut lost its support in a rockslide, sending the entire cabin tumbling to the Brenva Glacier far below. No deaths or injuries have been reported.

The small wooden cabin sat on a metal frame at Col de la Fourche on the southwest Face of Mont Maudit, one of the 4,000 m peaks leading to Mont Blanc. The refuge was an essential shelter for climbers attempting the classical Kuffner Ridge up Mont Maudit. It was also a useful stopover for those eyeing Mont Blanc from the Brenva Spur, the Aiguille Blanche, and the Aiguilles du Diable.

In the video below, posted by Aosta Sera, a helicopter reveals the remains of the building scattered along the rocky face.

https://youtu.be/KWwswBzndyU

Other alpine huts around the world have also felt the effects of climate change. Earlier this summer, Canadian national park officials dismantled the 100-year-old Abbot Hut in the Rockies. Erosion and glacial retreat had left the platform on which it rested beyond repair.

In France, in the Parc National des Ecrins Ecrin, the Pilatte refuge (Isère) has closed its doors for safety reasons. It was built in 1954 on a rocky promontory, once supported by the Pilatte glacier. The latter has lost nearly 50 meters in thickness since the early 1990s due to global warming. Following this phenomenon, cracks appeared in the building which became too dangerous to accommodate hikers.

Source: International news media.

Le bivouac de la Fourche avant son effondrement (Crédit photo: CAI)