Plateau de Dieng (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais   Comme je l’ai indiqué précédemment, les émissions de CO2 étaient élevées fin mars au niveau du Timbang, cône volcanique sur le Plateau de Dieng. Le VSI indique que les gaz se dirigeaient vers la partie méridionale de la vallée de Kali Sat, ce qui a obligé à fermer une route jusqu’en début de soirée le 28 mars. Le 30 mars, les émissions de CO2 n’étaient plus détectées mais une forte odeur de H2S était apparue à 1 km à l’ouest et une odeur plus discrète à 1,5 km au sud. Le 19 avril, il était également fait état d’odeurs de SO2.

Le 24 mars, l’eau du lac du Cratère Sileri a viré du gris foncé au marron. Le 7 avril, des panaches de couleur blanche montaient du lac dont l’eau avait retrouvé une couleur normale. Des panaches moins denses continuaient à s’élever du lac le 20 avril.

Au vu des concentrations de gaz, de la sismicité et des observations sur le terrain, le VSI a élevé le niveau d’alerte à 3 (sur une échelle de 1 à 4) le 8 mai 2013 et il est demandé aux visiteurs de ne pas s’approcher à moins de 500 mètres du cratère Timbang.

Source : VSI / GVN.

drapeau anglais   As I put it before, CO2 emissions were elevated late March at Timbang, a cone that is part of the Dieng Volcanic Complex. VSI indicates that the plumes drifted 2 km towards the valley of Kali Sat, prompting a road closure on March 28th until the early evening. On March 30th, CO2 emissions were not detected but H2S odours were very potent in areas 1 km W and weak in areas 1.5 km S. On April 19th, SO2 odours were also reported.

On March 24th, Sileri Crater lake water changed from dark gray to brown. On April 7th, white plumes rose 50 metres and the water colour returned to normal. Diffuse white plumes rose 15 metres on April 20th.

Based on gas concentrations, seismicity, and visual observations, VSI raised the Alert Level to 3 (on a scale of 1-4) on May 8th and warned the public not to approach Timbang Crater within a 500-metre radius.

Source : VSI / GVN.

Les ronds de gaz de l’Etna // Mount Etna’s gas rings

drapeau francais   Il y a quelques jours, à l’occasion du dernier paroxysme du Cratère SE, plusieurs observateurs ont vu des ronds de gaz s’élever dans le ciel de la Sicile. Ce phénomène quelque peu surprenant n’a rien d’exceptionnel. On l’observe de temps à autres sur les volcans actifs quand les conditions nécessaires sont réunies.

Pour mémoire, j’ai expliqué la formation de ces ronds dans une note intitulée « Pourquoi l’Etna fume-t-il la pipe ? » le 11 février 2010 :

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2010/02/11/pourquoi-letna-fume-t-il-la-pipe/

drapeau anglais   A few days ago, during the last paroxysm at the New Crater, several observers noticed that gas rings were rising in the sky above the volcano. This surprising phenomenon is not exceptional and is sometimes observed on active volcanoes when the conditions are favourable.

I explained the formation of these gas rings in a note entitled “Why does Mount Etna smoke the pipe?” on February 11th 2010:

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2010/02/11/pourquoi-letna-fume-t-il-la-pipe/

Etna-pipe-3

(Photo:  C. Grandpey)

Regain d’activité sur le Popocatepetl (Mexique) // Increased activity at Popocatepetl (Mexico)

Normal
0
21

MicrosoftInternetExplorer4

st1:*{behavior:url(#ieooui) }

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:10.0pt;
font-family: »Times New Roman »;}

drapeau francais   L’activité du Popocatepetl s’est intensifiée samedi 13 avril, avec des explosions et des émissions de cendre et de gaz. Les explosions ont été particulièrement fortes au cours de la matinée, comme on peut le voir sur les captures d’écrans de webcam ci-dessous. Les émissions de gaz et de vapeur atteignaient en général une hauteur de 400 ou 500 mètres. La cendre était également présente dans les panaches, avec des retombées sur plusieurs bourgades telles que San Nicolas de los Ranchos et Huejotzingo, ainsi que sur la partie nord de la ville de Puebla. Les derniers rapports du CENAPRED indiquent que l’activité a tendance à diminuer. Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune, Phase 2.

drapeau anglais   The activity of Popocatepetl increased on Saturday, April 13th with explosions and expulsions of ash and gas. The explosions were quite intense in the morning, as can be seen on the screenshots here below. The emissions (“exhalations”) of gas and vapour reached 400-500 metres above the crater. Ash could also be observed in the plumes, with ashfall on several communities such as San Nicolas de los Ranchos and Huejotzingo, as well as the northern part of the city of Puebla. CENAPRED’s latest reports indicate that activity is declining. The alert level is kept at Yellow Phase 2.

Popo-blog

Avec l’aimable autorisation du CENAPRED

Des drones dans le panache du Turrialba (Costa Rica) // UAVs to study the Turrialba plume (Costa Rica)

drapeau francais   Des chercheurs de la NASA ont récemment fait voler un drone Dragon Eye dans le panache de SO2 du Turrialba (Costa Rica) et au-dessus du cratère sommital afin d’y étudier l’environnement chimique.
Les scientifiques ont effectué un total de 10 vols jusqu’à 3750 mètres d’altitude entre le 11 et le 14 mars 2013, dans le panache volcanique et le long de la lèvre du cratère.
Pendant les vols, l’équipe scientifique a comparé les données ainsi récoltées à celles enregistrées par le système ASTER (Advanced Thermal Emission and Reflection) à bord du satellite Terra de la NASA. Cela a permis de comparer les mesures de concentration de SO2 en provenance du satellite avec celles effectuées par le drone à l’intérieur du panache.
Les scientifiques pensent que les modèles informatiques issus de cette étude contribueront à la améliorer la sécurité du trafic aérien et les prévisions climatiques ; ils permettront aussi d’atténuer les risques (par exemple, le ‘smog’ volcanique) pour les personnes qui vivent autour des volcans.
Un facteur clé est l’intensité et la nature de l’activité volcanique près de l’évent éruptif. Par exemple, en connaissant le niveau de concentration des gaz et de cendre, mais aussi la température au niveau du cratère pendant une éruption, on pourra mieux modéliser et donc prévoir la direction du panache volcanique.
Il est quasiment impossible de pénétrer un espace aérien aussi dangereux avec un avion conventionnel. Au contraire, les drones, en particulier ceux avec des moteurs électriques qui ingèrent peu d’air contaminé, sont un moyen efficace de recueillir des données cruciales sur les concentrations de cendre et de gaz, ainsi que sur leur distribution latérale et verticale.
Les trois drones utilisés pour les expériences du mois de mars pèsent environ 2,5 kg ; ils présentent une envergure de 1,15 m et sont équipés de deux moteurs électriques. Ils peuvent transporter une charge instrumentale utile de 450 grammes pendant une heure dans un panache volcanique.
Parmi les instruments embarqués sur le drone, il y avait des caméras, des capteurs de SO2 et de particules,ainsi que des bouteilles de prélèvement automatique prévues pour mesurer la concentration de SO2.
L’an prochain, dans le cadre de ce projet, on utilisera un appareil sans pilote SIERRA de plus grande taille. Il aura à son bord un spectromètre de masse plus sophistiqué afin de mesurer des gaz supplémentaires dans le panache du Turrialba.
Les volcans du Costa Rica offrent de superbes laboratoires naturels pour tester et développer ces systèmes de drones volcanologiques. Par exemple, le panache du Turrialba a relativement peu de courants ascendants et de cisaillement du vent. Le panache permanent se compose essentiellement de dioxyde de carbone, vapeur d’eau, dioxyde de soufre, H2S et d’autres gaz mineurs, tel que l’hélium. En outre, dans l’espace aérien autour et au-dessus du Turrialba, le trafic aérien commercial et privé est très faible.
L’un des objectifs du projet à long terme est de développer les moyens d’échantillonner la cendre et les gaz dans les panaches volcaniques jusqu’à 9.000 m. d’altitude lors de grandes éruptions explosives telles que celle qui a paralysé le trafic aérien en Islande et en Europe au printemps 2010.
Source: TG Daily.

 

drapeau anglais   NASA researchers recently flew a Dragon Eye unmanned aerial vehicle (UAV) intoTurrialba volcano’s SO2 plume and over its summit crater to study the chemical environment.

Scientists conducted a total of 10 flights up to 3,750 metres a.s.l. between March 11th and 14th, 2013, into the volcanic plume and along the rim of the summit crater.

During the research flights, the team coordinated its data gathering with the Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflection (ASTER) instrument on NASA’s Terra spacecraft, allowing scientists to compare SO2 concentration measurements from the satellite with measurements taken from within the plume.

Scientists believe computer models derived from this study will contribute to safeguarding air traffic, improving global climate predictions, and mitigating environmental hazards (for instance, volcanic smog) for people who live around volcanoes.

A key factor of such models is the intensity and character of the volcanic activity located near the eruption vent. For instance, knowing the height of ash and gas concentrations, and temperatures over the vent during an eruption are important initial factors for any model that predicts the direction of the volcanic plume.

Penetrating such dangerous airspace would be quite impossible and too dangerous with conventional aircraft. On the contrary, UAVs, especially those with electric engines that ingest little contaminated air, are an effective way to gather crucial data about ash and gas concentrations and their lateral and vertical distribution.

The three UAVs used for the experiments weigh about 2.5 kilograms, boast a 1.15 –metre wingspan and twin electric engines, and can carry a 450-gram instrument payload for up to an hour within a volcanic plume.

Among the instruments on board the UAV, there were, SO2 and particle sensors, and automatic sampling bottles keyed to measure SO2 concentration.

Next year, as part of this project, a larger SIERRA unmanned aircraft will be used. It will carry a more sophisticated mass spectrometer to measure additional gases in the Turrialba volcano plume.

The volcanoes of Costa Rica provide superb natural laboratories to test and develop these volcanological UAV systems. For instance, the Turrialba plume has relatively minimal updraft and wind shear. The continuously erupting plume consists primarily of carbon dioxide, water vapour, sulphur dioxide, some H2S and other minor gases, such as helium. In addition, in the airspace around and over Turrialba volcano, commercial and private air traffic is very low.

A long-term project goal is to develop the means to sample drifting ash and gas in volcanic plumes up to 9,000 a.s.l., that result from large explosive eruptions such as those that crippled aviation traffic in Iceland and Europe in the spring of 2010.

Source : TG Daily.

Turrialba-blog

Le panache du Turrialba vu par la webcam.