Découverte d’une nouvelle bouche hydrothermale dans l’Océan Antarctique // Discovery of a new hydrothermal vent in the Southern Ocean

   Des chercheurs du Centre Océanographique National basé à Southampton (Angleterre) ont découvert une nouvelle bouche volcanique dans l’Océan Antarctique, dans le Détroit de Bransfield, région peu explorée au sud des Iles Shetland et au nord de la Péninsule Antarctique. Les chercheurs effectuaient une mission à bord d’un vaisseau de recherches scientifiques doté d’une caméra sous-marine baptisée « The Shrimp » (en français « La Crevette »).
La nouvelle bouche, située à environ 1200 mètres de profondeur, est différente des bouches hydrothermales classiques dans la mesure où sa température est plus basse, même si l’eau de mer qui l’entoure est plus riche en éléments comme le lithium, le bore et le calcium.
Les scientifiques ont également découvert les restes d’une ancienne cheminée hydrothermale qui s’était formée quand l’eau était beaucoup plus chaude. La bouche était alors beaucoup plus active et donnait naissance à un univers vivant, comme on l’a déjà observé autour de « fumeurs » ailleurs sur la planète.
Des bouches hydrothermales et des volcans sous-marins ont déjà été découverts dans d’autres secteurs de l’Océan Antarctique. N’oublions pas non plus que le continent antarctique est dominé par le Mont Erebus (3794 m), le volcan actif le plus méridional de la Terre.
Vous pourrez lire une description complète (en anglais) de cette découverte sur le site PLOS ONE à cette adresse :
http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0054686

 

   Researchers from England’s National Oceanography Centre at Southampton, on board a research vessel towing an underwater camera – called the Shrimp – have discovered a volcanic vent in the Southern Ocean, in the Bransfield Strait, a little-explored region south of the Shetland Islands and north of the Antarctic Peninsula.
This vent, which is located about 1,200 m deep, differs from « classic » hydrothermal vents by being colder, although higher than surrounding seawater in levels of minerals like lithium, boron and calcium.
The scientists also found remains of an old « chimney, » formed when the water is much hotter. This suggests the vent was once more active and likely supported a variety of life, as could be found near “smokers” elsewhere on the planet.
Hydrothermal vents and underwater volcanoes have already been discovered elsewhere in the Southern Ocean.
You will find an exhaustive description of the discovery in the online journal PLOS ONE.
http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0054686

Un forage géothermique sur l’Augustine? (Alaska / Etats Unis) // Geothermal drilling on Augustine volcano?

   Voici une information pour le moins surprenante ! Selon l’agence Reuters, l’Alaska va offrir à des promoteurs potentiels l’occasion d’exploiter des ressources géothermiques sur l’Augustine, île-volcan qui culmine à 1260 mètres dans la partie méridionale de Cook Inlet en Alaska. La dernière éruption a eu lieu en 2006 et a perturbé le trafic aérien à Anchorage, à 280 km au nord. L’Alaska Volcano Observatory décrit l’Augustine en ces termes : « Le volcan se compose d’un dôme central et d’un complexe de coulées de lave entouré de dépôts de matériaux pyroclastiques. L’aspect irrégulier le la côte est dû à la répétition d’effondrements catastrophiques du dôme sommital avec des avalanches de débris sur les flancs du volcans, jusque dans les eaux de Cook Inlet. Au moins 11 avalanches de ce type se sont produites au cours des 2000 dernières années, à des intervalles moyens de 150-200 ans. »
La vente de la concession géothermique sur l’Augustine coïncidera avec d’autres ventes de concessions gazières et pétrolières dans Cook Inlet et sur l’Alaska Peninsula, région située au SO de l’Etat et dont l’exploration pétrolière a été limitée jusqu’à aujourd’hui.
Le rapport de pré-vente de la concession indique que l’Augustine présente des risques d’exploration et est exposée aux séismes, glissements de terrain, coulées de boue, gaz volcaniques, émissions de cendre, explosions et coulées de lave, mais son emplacement offre des avantages potentiels dans la mesure où l’énergie géothermique pourrait permettre de faire face à la demande croissante en électricité et autres source d’énergie dans la partie centrale et méridionale de l’Alaska.
La dernière vente de concessions géothermiques en Alaska remonte à 2008. A cette époque, la société Ormat Technologies, basée dans le Nevada, a dépensé 3,3 millions de dollars pour acheter des concessions dans le secteur du Mont Spurr, sans grand succès au niveau des forages.

 

   Here is a surprising piece of news! According to the Reuters press agency, Alaska will offer potential developers the chance to explore geothermal resources at Augustine (1260 m), an active volcano located in lower Cook Inlet in Alaska. The last eruption occurred in 2006, disrupting air traffic in Anchorage, 280 km away. The Alaska Volcano Observatory describes it as follows: “Augustine volcano consists of a central dome and lava flow complex, surrounded by pyroclastic debris. The irregular coastline of Augustine Island is due to the repeated catastrophic collapse of the summit dome, forming debris avalanches down the flanks and into Cook Inlet. At least 11 avalanches have occurred in the past 2000 years with an average recurrence interval of about 150-200 years”.
The geothermal lease sale on May 8th 2013 will coincide with oil and gas lease sales around Cook Inlet and the Alaska Peninsula, an area of south-western Alaska that has had only limited petroleum exploration.
The pre-sale report says that Augustine volcano poses risks to explorers including earthquakes, landslides and mudflows, volcanic gas and ash releases, explosions and lava flows, but its location offers potential advantages, since geothermal energy could help satisfy the increasing demand for electricity and energy sources in south-central Alaska.
Alaska’s last geothermal lease sale was in 2008. Nevada-based Ormat Technologies spent $3.3 million for leases at Mount Spurr but the drilling results were disappointing.

Augustine-bis

L’Augustine et la trajectoire des coulées pyroclastiques  (Photo: C. Grandpey)

 

Stromboli (Sicile / Italie)

   En consultant les webcams du Stromboli, je viens de me rendre compte qu’une belle coulée de lave est en train de descendre le long de la Sciara del Fuoco, phénomène confirmé par la caméra thermique.

 

   While having a look at the Stromboli webcams, I could see the a nice lava flow was travelling down the Sciara del Fuoco! This is confirmed by the thermal camera.

Stromboli-coulee

Etna (Sicile / Italie)

   10h45: Le tremor est en train de monter en flèche (depuis 10h15-10h30, heure locale) mais on ne voit rien sur les webcams car le sommet de l’Etna est dans le brouillard. Il s’agit probablement d’un nouvel épisode strombolien dans la Bocca Nuova ou le Nouveau Cratère SE qui montrait de l’incandescence hier soir.

12heures: Le tremor a atteint son point culminant et commence à décroître; il en va de même de la sismicité. Attendons le rapport de l’INGV pour savoir où l’Etna s’est manifesté aussi discrètement.

14 heures: Boris Behncke (INGV Catane) m’a indiqué que les sismos de l’Institut montraient clairement que l’épisode strombolien s’était produit dans la Bocca Nuova et que le Nouveau Cratère SE connaissait un certain regain d’activité au même moment.

22heures : Voici in extenso le message que vient de m’adresser Boris Behncke (INGV Catane) à propos de l’épisode éruptif (invisible à cause du brouillard) qui a eu lieu aujourd’hui sur l’Etna : « Une fois encore, c’est la Bocca Nuova qui a connu aujourd’hui un bref mais intense épisode strombolien, accompagné probablement de fontaines de lave. De nouveau, il y a eu une faible activité strombolienne dans le Nouveau Cratère SE pendant plus de 12 heures avant que commence l’épisode éruptif dans la Bocca Nuova. La visibilité était nulle, mais grâce aux réseaux sismique et infrason installés au sommet de l’Etna, il a été relativement facile de distinguer le site d’activité (un autre épisode, moins intense mais également invisible le 20 janvier a été attribué au NSE Crater, essentiellement grâce aux données fournies par le réseau infrason).

A l’attention des personnes qui regardent le tremor sur le site de l’INGV : si la plus forte amplitude du tremor se trouve sur la station EBEL (Etna BELvedere) – par rapport à la station ECPN – c’est que le Cratère SE est en éruption ; en effet, cette station se trouve à 700 mètres du cratère. Par contre, si c’est le tremor ECPN (Etna Caldera del PiaNo) qui montre la plus forte hausse (comme ce fut la cas aujourd’hui), c’est la Bocca Nuova qui est en éruption ».

 

   10:45: The tremor is increasing sharply (it started at 10:15-10:30, local time) but there is nothing to be seen on the webcams as fog is shrouding the summit area of Mount Etna. A new strombolian episode has probably started within Bocca Nuova or the NSE Crater where incandescence could be seen last night.

12:00: The tremor has now reached its highest point and has started decreasing; so has seismicity. Let’s wait for INGV’s report to know where Mount Etna erupted so discreetly.

14:00: Boris Behncke (INGV Catania) told me that the INGV seismographs clearly showed that the strombolian episode took place within Bocca Nuova and that the New SE Crater went through increased activity at the same time.

22:00: Here is the message Boris Behncke (INGV Catania) sent me tonight about today’s eruptive episode on Mount Etna : « That was the Bocca Nuova once more, which had a brief, intense episode of Strombolian activity and presumably lava fountains today. Again, there was weak Strombolian activity at the New Southeast Crater for more than 12 hours before the Bocca Nuova episode. Visibility was zero, but thanks to the seismic and infrasound networks in Etna’s summit area, it was quite easy to distinguish the site of the activity (a smaller and equally invisible episode on 20 January was attributed to the New Southeast Crater thanks mostly to infrasound data).

For those of you watching the tremor, if you see a stronger increase at the station « EBEL » (Etna Belvedere) as compared to « ECPN » (Etna Caldera del Piano), then it’s the New Southeast Crater erupting: « EBEL » stands just 700 m away. Vice versa, if « ECPN » shows a stronger amplitude (as it did today), then it’s the Bocca Nuova, which is closer to « ECPN » than to « EBEL ». »