Le temps des catastrophes // Future disasters

Le magazine Newsweek a récemment mis en garde les Américains contre les «Big One» susceptibles de se produire dans la partie Pacifique des Etats Unis.

La première catastrophe aurait pour cause la plaque océanique Juan de Fuca  qui, dans un processus de subduction, essaye de se frayer un passage sous la plaque nord-américaine, ce qui a déjà provoqué un séisme de magnitude M 9,0 en 1700. Un tel événement est censé se produire tous les 500 ans environ. Bien que l’on ne sache pas exactement quelles seront les conséquences d’un tel séisme, les chercheurs de l’Université de Washington ont récemment présenté 50 scénarios possibles.
Le séisme en question, baptisé le « Really Big One », aura lieu là où les plaques Juan de Fuca et d’Amérique du Nord se rencontrent le long de la zone de subduction de Cascadia, juste au nord de la ligne de faille de San Andreas. Le séisme affecterait les habitants de la côte, dans les Etats de Washington, de l’Oregon, de la Colombie-Britannique et du nord de la Californie. Un article du New York Times indiquait que le séisme et le tsunami qu’il provoquerait pourraient affecter 7 millions de personnes.
L’équipe scientifique de l’Université de Washington a présenté les scénarios optimistes et pessimistes d’un séisme de M 9,0 sur la zone de subduction de Cascadia lors de la réunion annuelle de la Geological Society of America le 24 octobre 2017. Leurs 50 simulations utilisent différentes associations de facteurs, comme l’épicentre, l’impact du séisme à l’intérieur des terres et les endroits, le long de la faille, où les secousses seraient les plus fortes. Ils ont effectué leurs simulations sur des superordinateurs.
Certaines prévisions mentionnées dans le rapport indiquent que le séisme serait moins sévère à Seattle si l’épicentre se trouvait sous la partie nord-ouest de l’Etat de Washington, bien que les sédiments sur lesquels a été construite la ville de Seattle accentueraient davantage les secousses que dans des zones de montagnes. Le séisme à Seattle pourrait durer jusqu’à 100 secondes. Les simulations prévoient également que les zones côtières seraient les plus touchées.
Les scientifiques indiquent que le ‘Really Big One’ se produira probablement dans le court terme, mais le magazine Newsweek a tenu a rassurer ses lecteurs et conclut son article en affirmant qu’il n’y a pas de quoi paniquer. En effet, les simulations ne sont qu’une partie d’un vaste projet collaboratif connu sous le nom de projet M9. Mis en place par l’Université de Washington, il vise à développer des moyens de mieux prévoir un séisme afin de donner à la population le temps de se mettre en sécurité.

Source: Wikipedia

La faille la plus célèbre d’Amérique, la faille de San Andreas, est connue pour provoquer des séismes fréquents. Le problème c’est qu’une partie du système de failles, la zone de San Jacinto Fault, dans l’arrière-pays californien, est restée étonnamment calme ces 200 dernières années. De récentes mesures ont détecté de petites secousses profondes sous le système de failles, ce qui laisse supposer qu’il n’est pas aussi calme qu’on le pensait et pourrait déclencher un puissant séisme dans un avenir proche.
La zone de la faille San Jacinto dans le sud de la Californie ne se trouve pas réellement en limite de plaque ; elle sert plutôt de point de libération de contraintes entre la plaque nord-américaine et la plaque Pacifique qui frottent l’une contre l’autre au niveau de la faille de San Andreas. Une partie de la zone de faille de San Jacinto, connue sous le nom d’Anza Gap, est au centre de la dernière étude. Les secousses tectoniques détectées sous l’Anza Gap sont le résultat d’un mouvement lent de la plaque qui provoque des tremblements de terre lents de 13 à 25 km sous la surface de la Terre. L’étude a révélé que, à tout moment, le glissement au niveau de l’Anza Gap est susceptible de s’accélérer sans prévenir. La découverte est importante car c’est la première fois que des preuves de séismes tectoniques spontanés ont été découvertes dans cette partie de la ligne de faille.
Comme indiqué précédemment, le problème est – bien que le sud de la Californie soit connu pour ses séismes fréquents – que l’Anza Gap est resté relativement calme pendant les 200 dernières années. La question est de savoir s’il a libéré l’énergie qui continue de s’accumuler suite au frottement de la plaque nord-américaine contre la plaque Pacifique. C’est la raison pour laquelle de nombreux scientifiques craignent que cette zone soit prête à déclencher un puissant séisme qui provoquerait des dégâts.
Ici encore, le magazine Newsweek tient à rassurer ses lecteurs. Selon le nouveau rapport, les découvertes récentes ne doivent pas inquiéter la population dans l’immédiat. Elles devraient permettre aux géologues de mieux prévoir les séismes dans la région. Certes, nous ne pouvons pas empêcher l’activité sismique, mais une bonne préparation peut réduire son impact sur les populations.
Source: Newsweek.

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Newsweek recently warned Americans against ‘Big Ones” to come in the near future in the Pacific part of the U.S..

The last time the Juan de Fuca oceanic plate jolted under the North American plate, unleashing an M 9.0 earthquake, was in 1700. With the event scheduled to happen once every 500 years or so, the magazine thinks we are due for another any day now. Although it is not clear what will happen when this mega quake does hit, researchers at the University of Washington recently presented 50 possible scenarios of how the event might unfold.

The predicted earthquake, dubbed the “Really Big One,” will take place where the Juan de Fuca and North American plates meet along Cascadia subduction zone, just north of the San Andreas fault line. The earthquake would affect those living in coastal Washington, Oregon, British Columbia and Northern California, and a 2015 New Yorker article predicted the quake and its subsequent tsunami could affect 7 million people.

The team presented both best- and worst-case scenarios of a potential M 9.0 earthquake on the Cascadia subduction zone at the Geological Society of America’s annual meeting on October 24th 2017. Their 50 simulations use different factor combinations, such as where the epicenter may be, how far inland the earthquake would travel, and where along the fault the shaking would be the strongest. They were run on supercomputers.

Some of the report’s predictions include that the quake will be less severe in Seattle if the epicentre were beneath the tip of northwest Washington, although the sediment grounds in Seattle would cause it to shake more than areas on hard rocky mountaintops. Shaking in Seattle could last as long as 100 seconds. The simulations also predict that coastal areas would be hit the hardest.

Although all science suggests that the Really Big One will occur, and that this will likely be sooner than later, Newsweek reassures its readers and concludes by saying there really isn’t a need for panic. These simulations are just one part of a huge collaborative project known as the M9 Project. Created at the University of Washington, this project aims to develop ways to better predict an earthquake as soon as possible to give people ample time to seek safety.

America’s most famous fault line, the San Andreas Fault, is known for its frequent earthquakes, but one part of the system, the San Jacinto Fault zone in inland Southern California, has been surprisingly quiet for the last 200 years. Now, new research has detected small tremors deep under the fault system, suggesting it is not as calm as we once thought and may be ready to release a massive earthquake sometime soon.

The San Jacinto Fault zone in southern California is not actually a plate boundary but rather serves as the stress release point between the North American plate and the Pacific Plate as they grind together at the San Andreas Fault. An area of the San Jacinto Fault zone, known as the Anza Gap, is the main focus of the recent study. The tectonic tremors detected underneath the Anza Gap are the result of slow plate movement resulting in slow earthquakes anywhere from 13 to 25 km beneath the Earth’s surface. The new research has revealed that at any given time the Anza Gap is spontaneously slipping at a far greater rate than researchers previously believed. The finding is significant because it’s the first time evidence of spontaneous tectonic tremors have been uncovered in this part of the fault line.

The problem is, although southern California is known for its frequent earthquakes, the Anza Gap has been relatively quiet for the past 200 years. Such a period of tectonic peacefulness raises the question of how the Anza Gap has been releasing the stress it continues to accumulate from both the North American plate and the Pacific Plate. For that reason, many experts suspect that this area is ripe to produce a damaging earthquake.

Here again, Newsweek reassures its readers. According to the new report, the recent findings are not cause for imminent concern, but rather may help geologists better predict earthquakes in the future. While we cannot prevent seismic activity, preparation can reduce its dramatic toll.

Source: Newsweek.

Dans la Faille de San Andreas! (Photo: C. Grandpey)

L’Italie continue de trembler // Italy is still trembling

drapeau-francaisUne nouvelle secousse sismique de M 5 a de nouveau secoué la nuit dernière le centre de l’Italie, peu avant 2 h 00 du matin. On ne signale pas de dégâts pour l’instant. L’épicentre a été localisé à 51,5 km au sud-est de Perugia, à une profondeur de 10 kilomètres.

Selon les sismologues italiens de l’INGV, les violents séismes qui ont lieu dans le centre de l’Italie pourraient encore durer plusieurs semaines. Selon eux, un séisme de M 6 ou plus (comme ceux enregistrés ces dernières semaines) engendre des tensions qui sont redistribuées dans les failles adjacentes et peuvent les conduire à la rupture.

Les Apennins sont tailladés par une série de failles dans la croûte terrestre, chacune ayant en moyenne dix à vingt kilomètres de longueur. Un puissant séisme affaiblit une faille adjacente dans la continuité d’un effet domino susceptible de s’étirer sur des centaines de kilomètres.

La dernière fois qu’une telle suite de séismes a eu lieu remonte à 1997 dans la région d’Assise, dans le centre du pays. Le premier, avec une magnitude de M 6,4, avait fait 11 morts et avait été suivi d’une autre secousse, le lendemain, et d’un autre encore, une vingtaine de jours plus tard, sans compter les nombreuses répliques. Il se pourrait que cette séquence de 1997 soit semblable à ce que nous constatons actuellement.

Les médias ont mis en ligne la photo d’une faille qui a été ouverte dimanche dernier par le séisme sur le Monte Vettore, près de Nurcia. Beaucoup d’habitants de la région redoutent des glissements de terrain qui seraient provoqués par la fragilité de la montagne.

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/seisme-en-italie-regardez-l-enorme-fissure-qui-a-fendu-la-montagne-881619.html

Source : Presse italienne.

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drapeau-anglaisA new M 5 earthquake shook again last night Central Italy, shortly before 2:00 am. There are no reports of damage yet. The epicenter was located 51.5 km southeast of Perugia, at a depth of 10 kilometers.
According to Italian seismologists at the INGV, the violent earthquakes that are observed in central Italy could last several weeks. They explain that an M 6 earthquakeor more (such as those in recent weeks) creates tensions that are redistributed to adjacent faults and can lead to their rupture.
The Apennines are slashed by a series of faults in the earth’s crust, each with an average of ten to twenty kilometers in length. A powerful earthquake weakens an adjacent fault in the continuity of a domino effect that can stretch over hundreds of kilometers.
The last time such a sequence of earthquakes occurred was in 1997 in Assisi region in central Italy. The first event, with a magnitude of M 6.4, killed 11 people and was followed by another shock, the next day, and then another, twenty days later, with numerous aftershocks. It could be that this 1997 sequence was similar to what we are seeing right now.
The media have posted a photo of a fault that was opened last Sunday by the earthquake on Monte Vettore near Nurcia. Many locals fear landslides that would be caused by the fragility of the mountain.
http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/seisme-en-italie-regardez-l-enorme-fissure-qui-a-fendu-la-montagne-881619.html

Source: Italian newspapers.

Activité sismique à grande profondeur en Californie // Deep seismicity in California

drapeau-francaisUne nouvelle étude publiée début octobre dans la revue Science nous apprend que des sismologues qui travaillaient sur le terrain en Californie du Sud ont détecté une activité sismique à une profondeur surprenante.

L’activité sismique profonde ou faible est souvent très difficile à contrôler, en particulier dans les zones urbaines, en raison de la distance entre les capteurs et du bruit causé par la circulation et les activités industrielles. Afin de mieux étudier ces micro signaux, un groupe de chercheurs a installé des détecteurs le long de la faille Newport-Inglewood (NIF), qui s’étire sur près de 80 kilomètres entre Culver City et Newport Beach, en Californie du Sud *.
On sait que la plupart des dégâts sont infligés par les séismes les plus puissants, mais les petits séismes comme ceux observés le long de la NIF se produisent beaucoup plus fréquemment, et leur localisation peut être utilisée pour mettre en évidence des failles actives et leur profondeur.
En filtrant le bruit, les chercheurs ont constaté que l’activité le long de la NIF était extrêmement profonde et fréquente comparée à des failles semblables dans la région. Ils se sont donc concentrés sur ce qui semble être le prolongement profond de la faille Newport-Inglewood dans le manteau supérieur. Les chercheurs pensent que ces signaux pourraient conduire à une meilleure compréhension de la profondeur à laquelle les séismes se produisent, et pourraient permettre de mieux comprendre la structure de la faille.
La profondeur surprenante de ces séismes soulève des questions sur la surveillance sismique. Les scientifiques ne savent pas si ces petites secousses se produisent à grande échelle et si on ne les a pas détectées sur d’autres failles en raison de la difficulté à contrôler les petits séismes profonds, ou si la NIF est unique avec une sismicité profonde qui s’étend jusqu’au manteau supérieur.
La faille Newport-Inglewood est également remarquable pour la fréquence de ses séismes. Ces derniers suivent d’habitude une loi d’échelle qui prédit le rapport entre le nombre de petits et grands séismes qui se produisent sur un segment spécifique d’une faille. Ce rapport est généralement constant. Cependant, les sismologues présents sur la FNI ont constaté que dans les parties les plus profondes de la faille le nombre de petits séismes est beaucoup plus important que le nombre de grands séismes. Ils pensent que ce rapport différent le long de la NIF est peut-être dû à des changements de température, de pression ou à la minéralogie des roches à ces profondeurs. Des recherches supplémentaires seront nécessaires pour en déterminer la véritable cause.
La fréquence et la profondeur différentes des séismes sur la NIF pourraient également signifier que la profondeur maximale de l’activité sismique est peut être beaucoup plus grande qu’on le pensait jusqu’à présent. Par exemple, le séisme de 2012 à Sumatra (Indonésie) a eu lieu sous l’Océan Indien à une bien plus grande profondeur que celle à laquelle les sismologues s’attendaient sur la base des mesures précédentes de sismicité. Depuis cet événement, les chercheurs se demandent si la même chose pourrait se produire sur des failles continentales, comme en Californie.
Jusqu’à présent, les recherches ne montrent pas que ces régions de failles profondes produisent des séismes plus puissants. Le dernier événement majeur le long de la faille Newport-Inglewood  a été le séisme de Long Beach, d’une magnitude de M 6.4, qui s’est produit au sud de Los Angeles le 10 mars 1933.
Source: Live Science

* En 2015, des scientifiques ont découvert une fuite d’hélium naturel en Californie du Sud. Ce phénomène a prouvé que la faille Newport-Inglewood était plus profonde qu’on le pensait, avec une connexion directe entre la surface de la Terre et le manteau. Les chercheurs ont trouvé des niveaux élevés de l’hélium-3 dans des puits de pétrole jusqu’à 3 kilomètres de profondeur dans le comté d’Orange, le long d’un tronçon de 48 kilomètres entre le Westside de Los Angeles et Newport Beach.

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drapeau-anglaisA new study published early in October in the journal Science informs us that seismologists working on the field in Southern California found seismic activity at deeper-than-expected levels.

Deeper or smaller seismic activity can be very difficult to monitor, especially in urban areas, due to the distance between seismicity monitors and the noise caused by traffic and industrial activities. In order to better see these so-called micro signals, a group of researchers deployed detectors along the Newport-Inglewood Fault (NIF), which stretches over nearly 80 kilometers, from Culver City to Newport Beach, in Southern California*.

Most of the damage is inflicted by large earthquakes, but these small earthquakes like the ones we observe at NIF occur much more frequently, and their location can be used to highlight active faults and their depth.

By filtering out the noise, the researchers found that activity along the NIF was unusually deep and frequent compared to similar faults in the region. They are concentrated in what appears to be the deep continuation of the Newport-Inglewood fault down into the upper mantle. The researchers said these signals could lead to a better understanding of the depths at which earthquakes can occur, and could further illuminate the structure of the fault.

The unexpected depths of these earthquakes raise questions about quake monitoring. Scientists don’t know whether these temblors are widespread and have simply been missed at other faults because of the difficulty in monitoring small, deep quakes, or, if the NIF is unique and somehow the fault has deep seismicity that extends to the upper mantle.

The Newport-Inglewood Fault is also remarkable in another way: the frequency of its quakes. Earthquakes statistically follow a scaling law that predicts the ratio between the number of small and large earthquakes that will occur on a specific fault segment. That ratio is generally constant. However, on the NIF seismologists found that for the deeper sections of the fault, the number of the small earthquakes is much larger than the number of large earthquakes. They suggested that the different ratio along the NIF could be due to changes in temperature, pressure or the mineralogy of the rocks at those depths, but said that further research is needed to determine the root cause.

The NIF’s unique frequency and depth of earthquakes could also mean that the maximum depth of seismic activity may be much deeper than was previously thought. For example, the 2012 Sumatra earthquake in Indonesia occurred deep beneath the Indian Ocean, penetrating much deeper than expected based on previous measures of seismicity. Since then, researchers have been wondering if something similar could happen on continental faults like in California

Fortunately, this research thus far does not show that these deep fault regions will produce larger earthquakes. The last major earthquake along the NIF was the M 6.4 Long Beach earthquake that struck south of Los Angeles on March 10th, 1933.

Source : Live Science.

*In 2015, scientists discovered a natural helium leak in Southern California. It revealed that the Newport-Inglewood fault was deeper than once thought, with a direct connection from the Earth’s surface to the mantle. They found high levels of helium-3 in oil wells up to 3 kilometers deep in Orange County, along a 48-kilometer stretch from Los Angeles’ Westside to Newport Beach.

nif

Faille Newport-Inglewood (Mine-engineer.com)

Suite à la diffusion de cette article, des précisions ont été apportées par l’ancien Directeur de l’Observatoire des Sciences de l’

Univers de Grenoble.  Je vous invite à les lire attentivement:

« Je voudrais apporter quelques précisions sur les magnitudes et les intensités. La magnitude est liée à l’énergie libérée sous forme d’ondes sismiques enregistrées par les capteurs. . L’énergie libérée totale comprend aussi l’énergie de déformation des roches et la chaleur libérée. Le rapport entre l’énergie sismique et l’énergie totale est appelé rendement sismique. On l’estime souvent (mais arbitrairement) à la valeur 0.1 .
La région épicentrale n’est pas obligatoirement la zone de plus forte intensité. Cette définition est purement théorique en supposant le séisme réduit à un point. On ne l’utilise que pour la détermination spatiale des séismes historiques. Dans la réalité, un séisme est une rupture qui se propage à quelques km/s le long d’une faille horizontalement et en profondeur d’où la notion de surface de la faille (déterminée à partir des répliques) qui intervient dans le calcul du moment sismique. On appelle foyer du séisme le lieu du départ de la rupture. L’épicentre est placé à la verticale du foyer. Si on regarde les isoséistes du séisme de Provence de 1909, les intensités maximales VIII et IX ont une enveloppe de forme elliptique allongée quasiment E-W de 25 x 10 km. L’épicentre se trouverait au centre de cette surface (entre Rognes et Lambesc). D’autre part, il existe des effets de site qui augmente le déplacement du sol donc l’intensité associée, et des effets de propagation des ondes sismiques comme par exemple en 1985 au Mexique, où les dégâts les plus importants ont été observés à Mexico située à 400 km de l’épicentre du séisme ».

Volcan sous-marin actif dans l’Alaska du Sud-Est // Active submarine volcano in South-East Alaska

drapeau-francaisDes scientifiques états-uniens et canadiens ont découvert un nouveau volcan sous-marin actif dans eaux de l’Alaska du Sud-Est.
Il y a deux ans, des géologues qui étudiaient un chenal océanique près de Ketchikan avaient déjà repéré un volcan immergé, à environ 45 mètres sous la surface. Il était en sommeil et les scientifiques ont alors estimé qu’il n’avait pas eu d’éruption depuis environ 10 000 ans.
Des scientifiques américains et canadiens ont découvert le nouveau volcan sous-marin le 23 septembre 2015, près de la Dixon Entrance, juste au nord de la frontière maritime entre l’Alaska et la Colombie-Britannique, lors d’une mission d’étude sur le système de failles Queen Charlotte-Fairweather qui a été l’épicentre de certains séismes récents. Le nouveau volcan a été découvert alors que scientifiques étudiaient des failles locales dans un secteur où elles sont susceptibles de déclencher d’importants glissements de terrain qui peuvent à leur tour provoquer des tsunamis à grande échelle.
Lors d’un déplacement vers un lieu d’exploration différent, les chercheurs ont détecté un important panache de méthane en provenance d’une bouche volcanique à environ 900 mètres sous le niveau de la mer. Cependant, ils n’ont pas observé de lave émise récemment.
La découverte met en lumière le fonctionnement de la faille Queen Charlotte-Fairweather qui se trouve au large de la Colombie-Britannique et de l’Alaska du Sud-Est. C’est une région où la plaque Pacifique se frotte contre la plaque nord-américaine. Cela signifie que cette faille aboutit dans les profondeurs de la Terre à des zones où le magma et les fluides sont chauffés par géothermie et peuvent ensuite migrer vers la surface.
Selon un chercheur, les recherches fournissent « de nouvelles informations sur les risques très importants de séismes dans la région. Elles permettront aussi à l’avenir de mieux comprendre les caractéristiques de fluidité de cette faille. » En effet, la lave et d’autres fluides volcaniques jouent un rôle de lubrifiant dans les failles, ce qui réduit le risque de ruptures brutales. En revanche, cela peut augmenter la pression sur d’autres zones le long de la faille, avec des déplacements susceptibles de provoquer de puissants séismes.
Source: CoastAlaska News.

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drapeau-anglaisUS and Canadian scientists have found a new active underwater volcano in Southeast Alaska waters.
About two years ago, geologists studying an ocean channel near Ketchikan had already spotted a submerged volcano, about 45 metres below the surface. It was dormant and scientists estimated it hadn’t erupted for about 10,000 years.
American and Canadian scientists discovered the new underwater volcano on September 23rd, near Dixon Entrance, just north of Alaska’s maritime border with British Columbia, during a study of the Queen Charlotte-Fairweather Fault System which has been the epicentre of some recent earthquakes. The new volcano was found as scientists investigated local failures in the area that are likely to trigger large landslides that may in turn general tsunamis.
While travelling to a different place of exploration, the researchers came across a big plume made up of methane gas that was being released by a volcanic vent about 900 metres below sea level. However, they did not detect any fresh lava.
The discovery sheds light on the workings of the Queen Charlotte-Fairweather Fault System, which is offshore British Columbia and Southeast Alaska. It’s where the Pacific Plate, rubs up against the North American Plate. It means that this fault acts as a conduit to deeper in the Earth to places where either magma or fluids that are heated by magma or geothermally heated at depth can migrate up through the fault to the surface.
According to one researcher, the research is providing “really important new information about earthquake hazards in our area. It’s also helping direct future research that will help define the significance of understanding the fluidity of that fault.” Indeed, lava and other volcanic fluids lubricate faults, lessening the chance of sudden movement. But that can increase pressure on other areas along the fault, forcing them to jerk forward, causing earthquakes.
Source : CoastAlaska News.

Fault

Vue de la faille Queen Charlotte-Fairweather  (Source: USGS)