El Niño, La Niña et le réchauffement climatique // El Niño, La Niña and global warming

Comme je l’ai indiqué précédemment, le mois de février 2024 a été le plus chaud de l ‘histoire et, plus globalement, l’ensemble du dernier hiver a suivi la même trajectoire. Les agences météorologiques ont trouvé un coupable tout indiqué pour expliquer ces records de température : El Niño, mais les causes principales se trouvent probablement ailleurs.

El Niño – qui veut dire « l’enfant » en espagnol – fait référence à Jésus, car ce phénomène atteint son apogée à l’époque de Noël. Ce sont les pêcheurs péruviens qui l’ont baptisé ainsi. Il a été découvert dans les années 1920 par un physicien anglais qui a mis en évidence l’oscillation australe liée à El Niño.

El Niño influence fortement le comportement des alizés dans le Pacifique. En temps normal, autour de l’équateur, ces vents soufflent d’est en ouest, ce qui a pour effet de pousser les eaux chaudes de surface vers l’ouest où il se produit de fortes précipitations à cause de la chaleur et l’humidité. On observe aussi une remontée des eaux froides le long des côtes américaines.

El Niño entraîne une inversion des alizés dans le Pacifique. De ce fait, les eaux près de l’Australie et de l’Asie sont plus froides, provoquant des sécheresses. Des ouragans se forment au milieu du Pacifique et frappent la Polynésie.

Les climatologues pensent que El Niño devrait se faire sentir jusqu’en mai 2024 sur la plus grande partie de la planète.

 

A l’opposé, La Niña se traduit par une diminution de la température à la surface des eaux de l’est de l’océan Pacifique, autour de l’équateur. La Niña a été appelée ainsi car quelques-unes de ses caractéristiques sont inverses par rapport à El Niño, comme le renforcement des alizés dans le Pacifique ouest. Cela s’accompagne d’une modification des couches de températures des océans.

La Niña n’affecte pas toutes les régions du Globe de la même manière. Ainsi, on observe une augmentation du nombre de cyclones dans le Pacifique ouest, une tendance à la sécheresse en Afrique de l’Est et dans l’est de l’Amérique du Sud et une humidité accrue en Afrique australe.

La Niña intervient en principe tous les quatre à cinq ans environ, et dure environ un à deux ans, mais ce rythme connaît parfois des dérèglements.

 

Selon une étude de l’Organisation météorologique mondiale(OMM) publiée le 6 mars 2024, El Niño est responsable des dernières hausses de température. Le phénomène a d’abord un impact local, notamment le long des côtes et dans les pays bordant la zone est du Pacifique. On l’accuse notamment d’avoir favorisé les incendies qui ont ravagé le Chili en février 2024.

La plupart des études expliquent qu’El Niño modifie la circulation atmosphérique à l’échelle de la planète, d’abord sur l’ensemble des zones équatoriales, mais aussi à des latitudes plus moyennes, d’où le fait qu’on peut voir ses effets dans des régions comme Californie.

Le dernier événement El Niño est apparu en juin 2023, a connu son pic en décembre et janvier, et il décline progressivement en intensité jusqu’à sa disparition prévue en mai 2024. L’OMM en conclut que le dépassement des moyennes de saison devrait durer encore quelques mois. On entrera alors dans une phase neutre avant de voir La Niña pointer son nez. Cela ne veut pas dire pour autant que les températures globales vont baisser de manière spectaculaire. En observant les courbes thermiques, on se rend vite compte que les températures sur notre planète ont continué d’augmenter lorsque La Niña était présente.

Anomalies thermiques à la surface de l’océan Pacifique oriental avec El Niño (à gauche) et La Niña (à droite)

Il ne faut pas se voiler la face et chercher des causes qui n’existent pas. Ce sont bien les gaz à effet de serre qui sont la principale cause du réchauffement climatique. Il suffit d’observer le parallélisme entre l’évolution des concentrations de CO2 dans l’atmosphère (Courbe de Keeling) et l’évolution des températures globales pour s’en rendre compte. Les émissions de gaz comme le CO2 ou le méthane sont responsables de la hausse des températures moyennes. El Niño ne fait qu’accentuer ponctuellement le phénomène, en rajoutant 0,1 ou 0,2°C.

 

Evolution des températures // Evolution des concentrations de CO2

En France, les températures mensuelles sont au-dessus des moyennes de référence depuis février 2022. Cette situation dépasse largement le phénomène El Nino qui, à l’image des courants marins, pourrait être modifié à son tour par le dérèglement climatique que nous connaissons. C’est une des questions sur lesquelles travaillent les scientifiques.

Source: France Info, Futura Science,Copernicus.

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As I indicated previously, the month of February 2024 was the warmest in history and, more generally, the whole past winter followed the same pattern. Weather agencies have found a natural culprit to explain these temperature records: El Niño, but the main causes probably lie elsewhere.

El Niño – meaning “child” in Spanish – refers to Jesus, as this phenomenon reaches its peak around Christmas time. It was Peruvian fishermen who gave it this name. It was discovered in the 1920s by an English physicist who highlighted the Southern Oscillation linked to El Niño.
El Niño strongly influences the behaviour of the trade winds in the Pacific. Normally, around the equator, these winds blow from east to west, which pushes warm surface waters towards the west where heavy precipitation occurs due to the heat and the humidity. One also observes a rise in cold waters along the American coasts.
El Niño causes a reversal of the trade winds in the Pacific. As a result, waters near Australia and Asia are colder, causing droughts. Hurricanes form in the middle of the Pacific and hit Polynesia.
Climatologists believe that El Niño will probably be felt until May 2024 over most of the planet.

In contrast, La Niña results in a decrease in the surface temperature of the waters of the eastern Pacific Ocean, around the equator. La Niña was so called because some of its features are the opposite of El Niño, such as the strengthening trade winds in the western Pacific. This goes with a change in ocean temperature layers.
La Niña does not affect all regions of the Globe in the same way. Thus, one can observe an increase in the number of cyclones in the western Pacific, a trend towards drought in East Africa and eastern South America, and increased humidity in southern Africa.
La Niña generally occurs approximately every four to five years, and lasts approximately one to two years, but this rhythm sometimes experiences disruptions.

According to a study by the World Meteorological Organization (WMO) published on March 6th, 2024, El Niño is responsible for the latest temperature increases. The phenomenon first has a local impact, particularly along the coasts and in the countries bordering the eastern Pacific area. He is accused of having favored the wildfires which ravaged Chile in February 2024.
Most studies explain that El Niño modifies atmospheric circulation on a planetary scale, firstly over all equatorial zones, but also at more mid-latitudes, hence  its effects in areas like California.
The last El Niño event appeared in June 2023, peaked in December and January, and gradually declined in intensity. It is expected to disappear in May 2024. The WMO concludes that the exceedance of seasonal averages is expected to last a few more months. Earth will then enter a neutral phase before La Niña’s return. This does not mean, however, that global temperatures will drop dramatically. When observing thermal curves, we quickly realize that temperatures on our planet continued to increase when La Niña was present.
We should not turn a blind eye and look for causes that do not exist. Greenhouse gases are the main cause of global warming. We just need to observe the parallelism between the evolution of CO2 concentrations in the atmosphere (Keeling Curve) and the evolution of global temperatures to realize this. Emissions of gases such as CO2 or methane are responsible for the rise in average temperatures. El Niño only occasionally accentuates the phenomenon, adding 0.1 or 0.2°C.

In France, monthly temperatures have been above the reference averages since February 2022. This situation goes far beyond the El Nino phenomenon which, like marine currents, could in turn be modified by the climate disruption that we are experiencing. This is one of the questions that scientists are working on.
Source: France Info, Futura Science, Copernicus.

Etude inquiétante sur le glacier Thwaites (Antarctique de l’Ouest) // Disturbing study on the Thwaites Glacier (West Antarctica)

J’ai écrit plusieurs notes sur ce blog à propos du glacier Thwaites en Antarctique occidental. C’est le glacier le plus large au monde avec un front de 120 km, et il a à peu près la même taille que la Floride.

Toutes les études s’accordent pour dire que la perte de glace s’accélère de façon spectaculaire depuis les années 1970. Toutefois, comme les données satellitaires ne remontent qu’à quelques décennies, personne ne savait exactement quand une fonte significative avait commencé. Il existe aujourd’hui une réponse à cette question ; elle est apportée par une étude publiée fin février 2024 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.
En analysant des carottes de sédiments extraites du fond de l’océan, les chercheurs ont découvert que le glacier Thwaites avait commencé à reculer considérablement dans les années 1940. Ce phénomène a probablement été déclenché par un très fort épisode de réchauffement El Niño, semblable à celui qui a affecté la Terre au cours des derniers mois. Depuis cette époque, le glacier n’a pas pu se rétablir et continue à fondre, ce qui prouve l’impact croissant du réchauffement climatique d’origine anthropique.

Crédit photo: NASA

Ce qui se passe sur le Thwaites aura des conséquences à l’échelle mondiale. Le glacier contribue déjà à 4 % à l’élévation du niveau de la mer en déversant des milliards de tonnes de glace chaque année dans l’océan. Sa disparition pourrait faire monter le niveau de la mer de plus de 60 centimètres. Le Thwaites joue également un rôle essentiel dans la stabilité de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental en retenant la vaste étendue de glace située en amont. La disparition du glacier mettrait en péril la stabilité de la calotte glaciaire qui contient suffisamment d’eau pour élever le niveau de la mer d’au moins 3 mètres, avec à la clé des inondations catastrophiques sur la Terre entière. La fonte du Thwaites s’est également accélérée à cause du réchauffement de l’Océan Austral qui mine le glacier par en dessous.

Source: British Antarctic Survey

Les résultats de la dernière étude vont dans le sens de recherches antérieures sur le glacier de Pine Island qui se trouve à proximité. C’est, l’une des plus grandes rivières de glace de l’Antarctique. Les scientifiques ont découvert que ce glacier a également commencé à reculer rapidement dans les années 1940. Cela signifie que ce qui arrive sur le Thwaites n’est pas spécifique à un seul glacier, mais s’inscrit dans le contexte plus large du réchauffement climatique.

Pour dresser un tableau de l’évolution du Thwaites au cours des 12 000 dernières années, les scientifiques ont embarqué à bord d’un brise-glace et se sont approchés du front du glacier pour collecter des carottes de sédiments océaniques à différentes profondeurs. Chaque couche à l’intérieur de la carotte fournit des informations sur l’océan et la glace jusqu’à il y a des milliers d’années. En scannant et en datant les sédiments, les scientifiques ont pu déterminer le moment où une importante fonte a commencé.
À partir de ces informations, ils ont conclu que le recul du Thwaites a été déclenché par un El Niño extrême qui s’est produit à un moment où le glacier était probablement déjà dans une phase de fonte, accentuant son déséquilibre. Le constat est inquiétant car il montre qu’une fois que de grands changements sont déclenchés, il est très difficile de les arrêter. Il montre qu’une fois amorcé le retrait de la calotte glaciaire, il peut se poursuivre pendant des décennies, même si le phénomène qui l’a déclenché a disparu.
Des reculs glaciaires semblables se sont déjà produits dans le passé, mais la calotte glaciaire s’est rétablie et a recommencé à croître. En revanche, l’étude montre que le Thwaites et le Pine Island ne montrent aucun signe de rétablissement, ce qui est probablement dû à l’influence croissante du réchauffement climatique d’origine humaine.
L’Antarctique est parfois appelé le « géant endormi », car les scientifiques tentent encore de comprendre à quel point ce continent glacé et isolé est affecté par le réchauffement de l’atmosphère et des océans causé par les activités humaines. Cette étude est importante et inquiétante car elle montre ce qui pourrait arriver à la glace dans cette partie de l’Antarctique. Même si le déclencheur d’une fonte glaciaire rapide n’existe plus, cela ne signifie pas pour autant que le phénomène va s’arrêter.
Source : CNN via Yahoo Actualités.

Fonte de l’Antarctique depuis 1992 (Source: Ice Sheet Mass Balance Inter-comparison Exercise)

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I have written several posts on this blog about the Thwaites Glacier in West Antarctica. It is the world’s widest glacier with a front of 120 kilometers, with roughly the size of Florida. Reserach shows it has been losing ice at an accelerating rate since the 1970s, but because satellite data only goes back a few decades, nobody knew exactly when significant melting began. Today, there is an answer to this question, according to a study published late February 2024 in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

By analyzing marine sediment cores extracted from beneath the ocean floor, researchers found the glacier began to significantly retreat in the 1940s. This phenomenon was likely kicked off by a very strong El Niño event, the warming phenomenon that has affected Earth in the past months. Since then, the glacier has been unable to recover, which may reflect the increasing impact of human-caused global warming.

What happens to Thwaites will have global consequences. The glacier already contributes 4% of sea level rise as it sheds billions of tons of ice a year into the ocean. Its complete collapse could raise sea levels by more than 60 centimeters. Thwaites also plays a vital role in the stability of the West Antarctic Ice Sheet by holding back the vast stretch of ice behind it. The collapse of the glacier would undermine the stability of the ice sheet, which holds enough water to raise sea levels by at least 3 meters, causing catastrophic global flooding.

The study’s findings match previous research on the neighboring Pine Island Glacier, one of the largest ice streams in Antarctica. Scientists have found that this glacier started retreating rapidly in the 1940s too. This means that what is happening to Thwaites is not specific to one glacier, but part of the bigger context of a warming climate.

To build a picture of Thwaites’ life over the past nearly 12,000 years, the scientists took an icebreaker vessel up close to the edge of the glacier to collect ocean sediment cores from a range of depths. Each layer yields information about the ocean and ice going back thousands of years. By scanning and dating the sediments, the scientists were able to pinpoint when the substantial melting began.

From this information, they believe Thwaites’ retreat was set off by an extreme El Niño that happened at a time when the glacier was likely already in a phase of melting, knocking it off balance. The findings are alarming because they suggest that once big changes are triggered, it is very hard to stop them. They show that once an ice sheet retreat is set in motion it can continue for decades, even if what started it gets no worse.

While similar retreats have happened much further back in the past, the ice sheet recovered and regrew. The study concludes that these glaciers show no signs of recovery, which likely reflects the growing influence of human-caused global warming.

Antarctica is sometimes called the “sleeping giant,” because scientists are still trying to understand how vulnerable this icy, isolated continent may be as humans heat up the atmosphere and oceans.This study gives important and alarming context for what might happen to the ice in this vital stretch of Antarctica. It shows that even if a trigger for rapid melting has ended, that does not mean the response stops.

Source :CNN via Yahoo News.

Le lac Titicaca victime du réchauffement climatique et de la fonte des glaciers // Lake Titicaca, a victim of global warming and glacier melting

Parmi tous les endroits au monde qui témoignent du réchauffement climatique figure le lac Titicaca, la plus grande étendue d’eau douce d’Amérique du Sud et le plus haut lac navigable du monde. A la frontière entre le Pérou et la Bolivie, le lac, long de 190 km et large de 80 km à plus de 3 800 mètres d’altitude, est niché au cœur des Andes et de leurs glaciers dont l’eau de fonte alimente normalement le lac. Comme ailleurs dans le monde, les glaciers reculent et leur eau n’est plus suffisante pour alimenter le lac. La conséquence, c’est que le lac perd son eau à un rythme alarmant, au grand désespoir des agriculteurs locaux.
Le lac, autrefois considéré comme une divinité par les peuples précolombiens qui vivaient sur ses rives, constitue un écosystème majeur pour la faune et une source d’eau pour des millions de personnes, comme les habitants d’El Alto, à environ 40 kilomètres à l’est. De plus, le lac Titicaca représente une zone de pêche de la plus haute importance pour les populations vivant le long de ses berges. Aujourd’hui, le niveau de l’eau est catastrophique, aggravé par le phénomène El Nino qui réduit les précipitations dans la région, avec une longue période de sécheresse et des températures trop élevées.
Les récoltes manquent d’eau, les puits se sont asséchés à cause de la longue période de sécheresse et le bétail souffre car il n’y a plus de nourriture. La sécheresse approche des niveaux critiques pour l’agriculture de la région. S’il ne pleut pas dans les prochains mois, on ne pourra pas planter les pommes de terre, l’un des aliments de base des communautés rurales et des villes boliviennes.
Autour du lac, les eaux se sont retirées du rivage. Les scientifiques expliquent que 95% de la perte d’eau est due à l’évaporation provoquée en très grande partie par le réchauffement climatique. L’ensemble de la Bolivie a connu une baisse de 39 % de ses eaux de surface naturelles, telles que les rivières et les lagunes, entre 1985 et 2022.
Le lac Titicaca a été nommé « Lac menacé de l’année » par le Global Nature Fund (GNF) et le réseau mondial des lacs Living Lakes, qu’il coordonne. En effet, outre la crise actuelle de l’eau, le lac est très pollué. Environ deux millions de Péruviens et de Boliviens vivent dans le bassin versant de cet immense lac et en dépendent comme réservoir d’eau potable. Le problème, c’est qu’une grande partie des eaux usées de la région s’écoulent directement dans le lac sans avoir été traitées. À cela s’ajoutent des pesticides issus de l’agriculture et des eaux contaminées par des métaux lourds provenant d’activités minières souvent illégales dans la région. Les conséquences sont dramatiques et expliquent les odeurs nauséabondes sur certaines rives du lac.
Source : Presse internationale.

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Among all the places in the world that bear witness to global warming, there is Lake Titicaca, South America’s largest body of fresh water and the highest navigable lake in the world. On the border between Peru and Bolivia, the lake, which is 190 km long and 80 km wide at an altitude of over 3,800 meters, is nestled amid the Andes mountains and their glaciers whose melt water normally feeds the lake. Like elsewhere in the world, there glaciers are retreating and their water is no longer sufficient. The consequence is that the lake is losing its water at an alarming rate, to the dispair of local farmers.

The lake, once seen as a deity by the pre-Columbian people that lived on its shores, is an important ecosystem for wildlife and a water source for millions of people, including in the city of El Alto, some 40 kilometers to the east. In addition, it represents the utmost important fishing ground for the people living along its shores. But its water levels are now reaching record lows, worsened by the El Nino weather phenomenon that means less rain in the area, compounding a long dry spell and high temperatures.

The crops are parched, nearby water wells have dried up amid a long spell of drought, and the livestock is suffering with no more food. The drought is approaching critical levels for the region’s agriculture. If it does not rain by early December there will be no planting of potatoes, one of the food staples for Bolivia’s rural communities and cities.

Around the lake, the waters have receded from the shoreline, Experts say ninety-five percent of the water loss from the lake is due to evaporation, which shows that this is totally or almost totally caused by global warming. Bolivia overall has seen a 39% drop in its natural surface waters, such as rivers and lagoons, between 1985 and 2022.

Lake Titicaca has been named « Threatened Lake of the Year » by the Global Nature Fund (GNF) and the global lake network Living Lakes, which it coordinates. Indeed, beside the current water crisis, the lake is highly polluted. About two million Peruvians and Bolivians live in the catchment area of this giant lake and depend on it as a drinking water reservoir. However, a large part of the wastewater from the region flows untreated directly into the lake. In addition, there are pesticides from agriculture and heavy metal contaminated wastewater from partly illegal mining in the region. The consequences are drastic and can be smelled by everyone, with a stench on some of the lake’s shores.

Source : International news media.

Image satellite du lac Titicaca (Source : Copernicus Sentinal 2)

Janvier 2024 : nouveau record de chaleur ! // January 2024 : new heat record !

Avec +0.70°C au-dessus de la moyenne 1991-2020, le mois de janvier 2024 est le plus chaud des annales ERA5 qui remontent à 1979. Il est probable que les agences Copernicus, NOAA et NASA arriveront à la même conclusion d’ici quelques jours. Après juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre et décembre 2023, c’est le 8ème mois d’affilée marqué par un record de chaleur.

Le précédent record de 2020 (+0.58°C) est dépassé de 0.12°C. L’anomalie en janvier 2024 atteint 1.63°C au-dessus de la moyenne préindustrielle.

Certains diront que les hausses en série observées depuis plusieurs mois sont favorisées par le phénomène de réchauffement El Niño dans le Pacifique oriental. Les modèles prévoient lza persiatance d’El Niño jusqu’au mois d’avril 2024. Arrivera ensuite une période neutre avant l’arrivée du phénomène de refroidissement La Niña. Il ne faudrait toutefois pas se réjouir trop vite car on a vu ces dernières années que les températures continuaient à progresser même lorsque La Niña était présente.

Le graphique ci-dessous montre les 10 anomalies globales les plus élevées jamais observées en janvier.

Source : global-climat.

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With +0.70°C above the 1991-2020 average, January 2024 was the hottest in ERA5 records dating back to 1979. It is likely that in a few days Copernicus, NOAA and NASA will reach the same conclusion. After June, July, August, September, October, November and December 2023, January 2024 is the 8th month in a row marked by a heat record.
The previous record of 2020 (+0.58°C) is exceeded by 0.12°C. The anomaly in January 2024 reaches 1.63°C above the pre-industrial average.
Some will say that the serial increases observed for several months have been favored by the El Niño warming phenomenon in the eastern Pacific. The models predict the persistence of El Niño until April 2024. A neutral period will then occur before the arrival of the La Niña cooling phenomenon. However, we should not rejoice too quickly because we have seen in recent years that temperatures continued to rise even when La Niña was present.
The chart below shows the 10 highest anomalies ever observed in January.
Source: global-climat.