Islande : rien de vraiment nouveau et toute prévision reste impossible // Iceland : nothing really new and predictions are still impossible

À écouter les volcanologues islandais, il est clair que personne ne sait comment la situation va évoluer sur la péninsule de Reykjanes. Un scientifique islandais déclarait il y a quelques jours qu’« aucun pronostic ne peut être fait ». La sismicité est assez faible en intensité (la plupart des événements sont inférieurs à M 1,5) et stable (1 500 à 2 000 événements par jour) depuis le 12 novembre 2023.
Un autre volcanologue islandais a indiqué le 19 novembre que le sol autour de la centrale électrique de Svartsengi s’élevait environ 5,5 fois plus vite qu’avant l’essaim sismique qui a commencé le 10 novembre. « L’afflux de magma est également environ dix fois plus rapide. Il était d’environ 5 à 7 mètres cubes par seconde ; il est maintenant d’environ 50 mètres cubes par seconde. » Selon le scientifique, la chambre de stockage se trouve à une profondeur de 4,5 kilomètres [NDLR  : cela correspond aux hypocentres des séismes actuels], « ce qui est 8 à 10 fois plus haut qu’avant le 10 novembre. . » Le volcanologue ajoute que « ce qui se passera ensuite est difficile à dire. Nous pourrions avoir une éruption, une reprise d’activité semblable à celle du 10 novembre ou quelque chose de complètement nouveau. […] Je pense que la probabilité d’une éruption dans la partie nord de la ligne de cratères de Sundhnúkar augmente chaque jour. La probabilité d’une éruption dans ce secteur augmente en raison du soulèvement du sol dans cette zone. » Autrement dit, aucune prévision fiable ne peut être faite et les 3500 habitants de Grindavik ne savent pas de quoi demain sera fait…
Source : Iceland Monitor.

Cela fait près d’un mois que nous entendons parler d’une éruption « imminente »… et aucune éruption ne s’est encore produite !! La situation actuelle montre bien les limites de la prévision volcanique. Cette dernière est très simple (et toutes sortes de prévisions sont possibles) pour peu que l’activité se situe dans une zone désertique. Mais lorsqu’il s’agit de zones habitées comme Grindavik ou lorsque l’activité est proche d’une infrastructure comme la centrale électrique de Svartsengi, la prévision prend une autre dimension et nous sommes aux abois.

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Listening to Icelandic volcanologists, it is clear that nobody knows how the situation will evolve on the Reykjanes Peninsula. An Icelandic volcanologist said a few days ago that « no prognosis can be made ». Seismicity has been quite low in intensity (most events below M 1.5 ) and stable (1,500-2,000 events each day) since November 12th, 2023.

Another Icelandic volcanologist indicated on November 19th that the land around the Svartsengi power plant was rising about 5.5 times faster than it did before the earthquake swarm that started on November 10th. « The magma inflow is also about ten times faster. It was about 5 to 7 cubic metres per second, but now it is about 50 cubic metres per second. » According to the scientist, the storage chamber, is at a depth of 4.5 kilometres [NDLR : this is the depth of the hypocenters of the current earthquakes], « which is 8 to 10 times higher than what people were talking about before November 10th. » The volcanologist says that « what happens then, it’s hard to tell. We might get an eruption, we might have a re-run of the activitites that happened on November 10th or just something completely new. […] I think the likelihood of an eruption in the northern part of the Sundhnúkar crater row is increasing every day. I think the likelihood of an eruption there is increasing because of the land rise in that area. » In other words, no prediction can be made and the 3,500 residents of Grindavik do not know what tomorrow will bring…

Source : Iceland Monitor.

We’ve been hearing about an « imminent » or « impending » eruption for nearly a month now…and no eruption has occurred yet!! The current situation does show the limits of volcanic prediction. Prediction is very easy (and all sorts of predictions are possible) as long as activity is located in a desert area. But when it comes to populated areas like Grindavik or when activity is close to infrastructure like the Svartsengi power plant, prediction takes another dimension, and we are at a loss.

La sismicité reste stable et de moindre intensité sur la péninsule de Reykjanes (Source: Met Office).

Dernières nouvelles d’Islande // Latest news from Iceland

17 novembre, 7h00 : Le site du Met Office montre que l’activité sismique et le tremor sont en baisse depuis le 11 novembre 2023. Plusieurs signes montrent cependant que le magma est toujours actif sous terre et que le risque d’éruption n’est pas à exclure. . Par exemple, du dioxyde de soufre (SO2) a été détecté dans un trou de forage de la centrale électrique de Svartsengi. Le trou de forage se trouve à l’est, sous la route de Grindavík, et s’étend dans la croûte vers la rangée de cratères de Sundhnúkar. Cela signifie que l’extrémité du puits s’étend à proximité l’endroit de la croûte où l’on pense que se situe l’intrusion magmatique. La présence de SO2 provenant du puits est une confirmation de la présence de magma au nord de Hagafell.
L’activité sismique au niveau de l’intrusion a été relativement stable ces derniers jours avec des séismes dont le plus significatif, d’une magnitude de M 2,6, a été détecté à Hagafell. La plupart des séismes étaient inférieurs à M 2,0 et l’activité la plus intense se situe à Hagafell.
Le Met Office indique que la déformation liée à l’intrusion magmatique continue d’être enregistrée, même si elle a légèrement ralenti depuis le 15 novembre. Les derniers modèles réalisés à partir de données GPS et satellitaires indiquent que le site le plus probable d’une éruption se trouve au nord de Grindavík, près de Hagafell. Cependant, rien n’indique qu’une éruption soit imminente.

Pour rappel, l’essaim sismique a débuté le 24 octobre et la déformation du sol a commencé à être détectée le 27 octobre. L’éruption met vraiment beaucoup de temps à se déclarer.

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Aide aux salariés de Grindavik.

Alors que Grindavik (3 500 habitants) est toujours évacuée et que personne ne sait si, quand et où une éruption se produira, un projet de loi visant à venir en aide temporairement aux salariés de Grindavík est présenté aujourd’hui au gouvernement par le ministre islandais des Affaires sociales. Le projet de loi, inspiré des mesures d’aide liées au COVID-19, vise à garantir les moyens de subsistance des employés des entreprises de Grindavík qui ont dû fermer leurs portes en raison de l’évacuation de la ville.
Comme lors de la pandémie de COVID-19, le projet de loi prévoit le financement des salaires des personnes en chômage technique. Les paiements seront plafonnés à un certain maximum (pendant la COVID, les paiements quotidiens s’élevaient au maximum à 21 100 ISK, soit 138 €).
Une fois adopté lors de la réunion gouvernementale, le projet de loi devrait être présenté au Parlement la semaine prochaine afin de garantir que les mesures puissent être mises en œuvre avant la fin du mois.
De plus, afin de permettre la récupération des objets de valeur dans la ville évacuée, les autorités ont contacté les habitants de Grindavík qui sont autorisés à entrer dans la ville aujourd’hui. L’électricité a été rétablie dans la partie orientale de Grindavík le 16 novembre, une fois les réparations terminées.
Source  : Iceland Review.

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Carte de risques.

La Protection civile islandaise a publié une carte montrant la zone de risques, réalisée par le Met Office islandais, et que la police a prise en compte lors de l’évacuation des habitants de Grindavík.
La carte montre les différentes zones d’alerte dans la région de Grindavík et ses environs. Le Rouge est la zone la plus dangereuse la plus proche de l’intrusion magmatique et le Jaune la moins dangereuse.
Si une éruption devait se produire dans la zone Rouge indiquée par la carte, il ne serait pas facile de s’approcher de la lave. La ville entière de Grindavik serait bien entendu interdite d’accès pour des raisons évidentes de sécurité. La zone Rouge englobe l’intrusion magmatique et son prolongement vers le nord dépendra de l’endroit où la lave percera la surface… si elle la perce!
La sismicité est en baisse et est actuellement assez faible. Le tremor a également diminué. Il ne faut pas oublier que la possibilité d’une éruption avortée existe dans un pays fissuré comme l’Islande, situé sur une zone d’accrétion entre deux plaques tectoniques.

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Dernière mise à jour du Met Office :

La sismicité liée à l’intrusion magmatique reste élevée et constante, bien que plus faible que les jours précédents. La plupart des événements sont inférieurs à M 1,0, avec un seul séisme de magnitude M 3,0. L’essentiel de l’activité est concentré dans une zone au nord de Hagafell, vers les cratères de Sundhnúkar.

Selon les mesures GPS, la déformation du sol se poursuit mais est en baisse. Les mouvements les plus importants de l’intrusion magmatique se produisent au nord de Grindavík, près de Hagafell. Si le magma parvient à atteindre la surface, Hagafell serait un lieu à privilégier pour une éruption.

La subsidence due à l’intrusion magmatique reste active, bien que les mesures montrent un léger ralentissement de jour en jour. Un affaissement de 3 à 4 cm est enregistré chaque jour.

Conclusion du Met Office : sur la base des dernières données et des derniersmodèles, une éruption volcanique reste probable, avec une forte probabilité au nord de Grindavík, près de Hagafell.

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November 17th, 7:00 am : The Met Office website shows that seismic activity and the tremor have been declining since November 11th, 2023. However, several signs show that magma is still active underground and that the risk of an eruption should not be excluded. For instance, sulfur dioxide (SO2) was detected in a drilling hole in the Svartsengi power plant. The drilling hole is located in the east under Grindavík road and extends into the crust towards Sundhnúkar crater row. This means that the end of the well is extended close to the point in the crust where the magma intrusion is estimated to be. The presence of SO2 from the well is a confirmation of the presence of magma north of Hagafell.

The seismic activity at the level of the intrusion has been relatively stable in the past days with earthquakes the largest of which was M 2.6 magnitude and was recorded at Hagafell. Most of the quakes were less than M 2.0 and the most intense activity is at Hagafell.

The Met Office indicates that deformation related to the magma intrusion continues to be measured, although it has slowed slightly since November 15th. The latest models calculated from GPS measurements and satellite data indicate that the most likely site for an eruption is north of Grindavík near Hagafell. However, there are no signs that an eruption is imminent.

As a reminder, the seismic swarm began on October 24th and ground deformation began to be detected on October 27th. The eruption takes a really long time to start.

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Aid to Grindavik wage earners.

Alors que Grindavik (3 500 habitants) est toujours évacuée et que personne ne sait si, quand et où une éruption se produira, un projet de loi visant à venir en aide temporairement aux salariés de Grindavík est présenté aujourd’hui au gouvernement par le ministre islandais des Affaires sociales. Le projet de loi, inspiré des mesures d’aide liées au COVID-19, vise à garantir les moyens de subsistance des employés des entreprises de Grindavík qui ont dû fermer leurs portes en raison de l’évacuation de la ville.
Comme lors de la pandémie de COVID-19, le projet de loi prévoit le financement des salaires des personnes en chômage technique. Les paiements seront plafonnés à un certain maximum (pendant la COVID, les paiements quotidiens s’élevaient au maximum à 21 100 ISK, soit 138 €).
Une fois adopté lors de la réunion gouvernementale, le projet de loi devrait être présenté au Parlement la semaine prochaine afin de garantir que les mesures puissent être mises en œuvre avant la fin du mois.
De plus, afin de permettre la récupération des objets de valeur dans la ville évacuée, les autorités ont contacté les habitants de Grindavík qui sont autorisés à entrer dans la ville aujourd’hui. L’électricité a été rétablie dans la partie orientale de Grindavík le 16 novembre, une fois les réparations terminées.
Source  : Iceland Review.

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Danger zone. (see map above)

The Department of Civil Protection has published a map showing the Icelandic Met Office’s hazard assessment, which the police has taken into consideration when planning for people rescuing their valuables fromtheir homes in Grindavík.

The map shows the different alert colours in the area of Grindavík and close vicinity. Red being the most dangerous zone closest to the magma intrusion and yellow the least dangerous.

Should an eruption occur in the Red area shown by the map, getting close to the lava will not be easy. The whole city of Grindavik will, of course, be off limits for obvious safty reasons. The Red zone encompzsses the intrusion and its extent to the north will depend on where lava pierces the surface…if it does !

Seismicity has been declining and is currently quite low. The tremor has been declining too. One should not forget that the possibility of an aborted eruption exists in a fissured country like Iceland which lies on an accretion area between two tectonic plates.

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Met Office’s latest update (November 17th. 12:00 UTC)..

Seismicity related to the magma intrusion remains high and constant, although lower than in previous days. Most events are under M 1.0, with only one earthquake reaching M 3.0. Most activity is concentrated in an area north of Hagafell, towards the Sundhnúkar craters.

According to GPS measurements, ground deformation continues but at a decreasing rate. The largest movements in the magma intrusion are occurring north of Grindavík, near Hagafell. If magma manages to reach the surface, Hagafell is thought to be a prime location for an eruption.

Subsidence over the magma intrusion remains active, although measurements show a slight slowdown from day to day. A subsidence of 3–4 cm is recorded each day.

Met Office’s conclusion : Based on the latest data and model results, a volcanic eruption remains likely, with the highest likelihood of it starting north of Grindavík near Hagafell.

 

Emplacement de l’intrusion magmatique au vu des données GPS et satellitaires (Source: Met Office)

Islande : éruption ? Pas éruption ? Où et quand ? Les paris sont ouverts ! // Iceland : an eruption ? No eruption ? Where and when ? The bets are open !

Même si la sismicité a diminué ces derniers jours, un volcanologue de l’Institut des sciences de la Terre de l’Université d’Islande est convaincu qu’une éruption aura lieu sur la péninsule de Reykjanes. Selon ses propres mots, « il ne s’agit pas de savoir s’il y aura une éruption volcanique dans les jours et les semaines à venir, mais plutôt de savoir où. Il est clair qu’il y aura une éruption dans les prochains jours, au moins dans une semaine ou deux »
Selon lui, les chances d’une éruption volcanique dans la ligne de cratères de Sundhnúka diminuent et la probabilité d’une éruption à Eldvörp augmente. Les 10 et 11 novembre ont semblé les jours les plus probables pour qu’une éruption ait lieu dans la rangée de cratères de Sundhnúka, mais l’éruption ne s’est pas produite. En conséquence, la probabilité d’une éruption dans ce secteur diminue chaque jour. Il est désormais plus probable que le magma atteigne la surface à Eldvörp dans les prochains jours.
Le volcanologue ajoute que autres sites possibles pour une éruption sont Bláfjöll, Krýsuvík ou Hengill. Résumant la situation, il a déclaré : « Tout d’abord, nous sommes à la limite de plaques tectoniques. Ces plaques s’écartent constamment. Pour le moment, elles sont capables de résister pendant un certain temps, mais lorsqu’elles se brisent, des conditions sont favorables pour que le magma atteigne la surface et c’est ce qui se passe à Reykjanes. » Les paris sont ouverts.
Source : Iceland Monitor.

Le problème, c’est que l’intrusion magmatique n’a pas lieu dans une zone désertique comme lors des deux éruptions précédentes. Les 3500 habitants de Grindavik aimeraient sûrement obtenir une prévision plus précise quant à la période pendant laquelle ils devront vivre loin de chez eux. Malheureusement, nos connaissances actuelles en volcanologie ne permettent pas d’en savoir plus sur le comportement du magma.

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Even though seismicity has been decreasing in the past days, a volcanologist at the Institute of Earth Sciences at the University of Iceland, is convinced an eruption will take place on the Reykjanes Peninsula. In hos own words, « it is not a question of whether there will be a volcanic eruption in the coming days and weeks, but rather, where. It’s quite clear that there will be a volcanic eruption sometime in the next few days, at least in a week or two  »

In his opinion, the chances of a volcanic eruption in the Sundhnúka crater row decrease and the likelihood of an eruption in Eldvörp increase. November 10th and 11th were actually the most likely days for an eruption in the Sundhnúka crater row. As a result, the likelihood of an eruption in that location decreases with every day passing. Now, it is more likely that the magma will come up in Eldvörp in the next few days.

The volcanologist adds that the next possible places for an eruption are Bláfjöll, Krýsuvík or Hengill. Summing up the situation, he said : “First of all, we’re at a tectonic plate boundary. The plates are constantly going apart but right now the plates themselves, they can hold on for a while but when they break, conditions arise so that magma reaches the surface and that’s what’s happening on Reykjanes.” The bets are open.

Source : Iceland Monitor.

The problem is that the magmatic intrusion is not taking place in a desert area as during the two previous eruptions. The 3,500 inhabitants of Grindavik would surely like to have a more precise prediction about the period during which they will have to live away from home. Unfortunately, our current knowledge of volcanology does not allow us to know more about the behaviour of magma.

Si une éruption doit se produire, ce sera probablement dans le secteur où la sismicité et des déformations du sol sont les plus significatives (Source: Met Office).

Le graben de Grindavik et la construction des digues // The graben in Grindavik and the building of barriers

Ces jours-ci, les bulletins du Met Office islandais à propos de la situation à Grindavik font état d’une « formation en graben. » Ce mot d’origine allemande, qui se traduit par fossé, est utilisé en géologie. Il est à relier aux contraintes tectoniques qui affectent la surface terrestre et conduisent au développement de nombreuses failles. Un graben est un fossé tectonique d’effondrement entre des failles normales. Le compartiment surélevé par rapport au graben est appelé  horst.

 

Source: Wikipedia

A Grindavik, on se trouve dans un contexte de failles autorisant la remontée du magma des profondeurs. Cela crée une tension au niveau de la surface de la lithosphère. Cette tension se traduit par un bombement de la croûte qui induit un effondrement du relief, d’où l’apparition du graben mentionné par le Met office. Ce fossé d’effondrement, identifié le 12 novembre grâce aux images satellitaires, présente jusqu’à 1 mètre de déplacement vertical du sol dans la partie ouest de Grindavík. Il est toujours actif, comme le montre la sismicité dans la région.

Les autorités islandaises ont annoncé que le Blue Lagoon resterait fermé au moins jusqu’au 30 novembre 2023, date à laquelle la situation sera réévaluée. Dans le même temps, les travaux sur les digues de protection de Svartsengi ont commencé et se poursuivent jour et nuit. Un ingénieur a expliqué que les travaux devraient prendre plusieurs semaines.

 

Carte montrant les trois zones où des travaux sont en cours pour l’édification des protections à l’est du mont Þorbjörn (Source: Iceland Monitor).

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Voici quelques informations supplémentaires fournies par le Met Office islandais le 15 novembre 2023 aux alentours de midi.
La sismicité reste élevée sur la péninsule de Reykjanes, mais elle est moins intense que ces derniers temps et elle a tendance à se stabiliser depuis le 11 novembre. Quelque 800 séismes ont été enregistrés depuis le 15 novembre 2023 à minuit, la plupart au milieu de l’intrusion magmatique à Sundhnúk, à une profondeur d’environ 3 à 5 km.
Les instruments montrent une déformation continue du sol. Cela s’explique par l’écoulement du magma dans le dyke. Une partie du dyke semble se solidifier, en particulier sur les bords, mais pas au niveau de sa zone d’alimentation ,qui se situe probablement près de Sundhnúk.
Les émissions de SO2 semblent montrer des fluctuations, mais des mesures supplémentaires sont nécessaires pour le confirmer.

Le câble à fibre optique de HS Orka, qui relie Svartsengi (à l’ouest du Þorbjörn) à Arfadalsvík, est utilisé comme ligne de mesure sismique continue à haute sensibilité. Il s’agit d’une nouvelle technologie développée ces dernières années et qui est désormais utilisée comme mesure supplémentaire de la sismicité.
Selon le Met Office, la probabilité d’une éruption reste bien présente. Si une éruption devait se produire, ce serait probablement au niveau du dyke magmatique.

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These days, theIcelandic Met Office’s updates about the situation in Grindavik report a “graben formation. » This word of German origin, which translates as ditch, is used in geology. It is linked to tectonic constraints which affect the earth’s surface and lead to the development of numerous faults. A graben is a tectonic collapse gap between normal faults. The compartment raised above the graben is called a  horst (see image above).

In the Grindavik area, there are faults allowing the rise of magma from the depths. This creates tension on the surface of the lithosphere. This tension results in a bulging of the crust which induces a collapse of the relief, hence the appearance of the graben mentioned by the Met office. It was identified on November 12th using satellite imagety, and shows up to 1 meter of vertical ground displacement in the western part of Grindavík. It is still active, as confirmed by seismicity in the area.

Icelandic authorities announced that the Bue Lagoon will remained closed at least until November 30th, 2023 when the situation will be reassessed.. In the meantime, work on the barriers at Svartsengi has begun and is being done day and night (see map above). An engineer in the area has explained it can take several weeks.

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Here is some more information provided by the Icelandic Met Office on November 15th, 2023 around midday.

Seismicity is still elevated on the Reykjanes Peninsula, but it is less intense than during the past days and it has become stable since November 11th. Since midnight on November 15th, 2023, about 800 earthquakes have been measured, most of them in the middle of the magma dyke at Sundhnúk at a depth of about 3-5 km.
Instruments show continued deformation in the area. This is consistent with magma still flowing into the dyke. Part of the magma dyke seems to be solidifying, especially at the edges, but not at the magma inflow area, which is believed to be near Sundhnúk.
SO2 emissions seem to show fluctuations, but further measurements are needed for confirmation.

The fiber optic cable of HS Orka, that runs from Svartsengi west of Þorbjörn to Arfadalsvík is being used as a continuous seismic measuring line with high sensitivity. This is a new technology that has been developed in recent years and is now used as additional measurements.

According to the Met Office, the probability of an eruption is still considered high. In the event of an eruption, the most likely location would be at the magma dyke.