Sévère sécheresse en Amérique du Sud // Severe drought in South America

Quand on voit les conditions météorologiques en France cet été, on a du mal à croire que certaines régions de la planète souffrent de chaleur et de sécheresse. C’est pourtant ce qui se passe en Amérique du Sud, où le Rio Paraná, l’une des principales voies navigables, a atteint son niveau le plus bas depuis près de 80 ans en raison d’une sécheresse prolongée au Brésil. Les scientifiques s’accordent à dire que le changement climatique est responsable de cette situation.
En péril se trouve un vaste écosystème qui distribue de l’eau potable à 40 millions de personnes, des moyens de subsistance à des communautés de pêcheurs et des agriculteurs, et permet de faire vivre un important centre d’exportation de céréales.
En Argentine, l’Institut National de l’Eau explique que le niveau du Rio Paraná, qui traverse le Brésil, le Paraguay et l’Argentine, est « le pire depuis 1944 ».
Le bas niveau de l’eau est dû à une sécheresse record au Brésil, où le fleuve prend sa source. Les régions du centre-ouest et du sud du Brésil connaissent une grave crise de l’eau. Les réservoirs sont à leur plus bas niveau depuis 91 ans et les autorités brésiliennes ont décrété l’état d’urgence pour cinq États.
Le bas niveau de l’eau fait certes partie d’un cycle naturel, mais les spécialistes expliquent que le scénario est très inquiétant en raison du changement climatique. Les écologistes ajoutent que la déforestation contribue au problème.
Le Rio Paraná et les nappes phréatiques fournissent de l’eau douce à quelque 40 millions de personnes dans des pays comme le Brésil et l’Argentine. La sécheresse du fleuve impacte le transport des marchandises. Les navires ont dû réduire leur tonnage d’environ 20 % pour pouvoir continuer à se déplacer. Les frais de transport augmentent. En 2019, 79 millions de tonnes de céréales, de farine et d’huile ont été exportées à partir de Rosario, ce qui en fait l’un des plus grands pôles d’exportation agricole au monde.
Source : Yahoo Actualités.

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When we see the poor weather conditions in France this summer, it seems strange to hear that some regions of the planet are suffering from heat and drought. This is happening in South America where the Paraná River, one of the main commercial waterways, has reached its lowest level in nearly 80 years due to a prolonged drought in Brazil. Scientist agree to say that climate change is responsible for this situation.

At peril is a vast ecosystem that includes potable water for 40 million people, the livelihood of fishing communities and farmers, and the navigability of a major grain export hub.

The National Water Institute of Argentina has defined the low water level of the Paraná River, which goes through Brazil, Paraguay, and Argentina, as “the worst since 1944.”

The low water level is due to a record drought in Brazil, where the river begins. The midwestern and southern regions of Brazil are in a big water crisis. Water reservoirs are at their lowest levels in 91 years and Brazilian authorities have issued an emergency alert for five states.

Reduced water levels are part of a natural cycle, but specialists warn that the scenario is more extreme because of climate change. Environmentalists say deforestation is contributing to the problem.

The Paraná waterway and its aquifers supply fresh water to some 40 million people in countries including Brazil and Argentina. The drought of the river is impacting the transport of goods. Vessels had to reduce their tonnage by approximately 20% to continue moving. Transport costs are increasing. In 2019, 79 million tons of grain, flour and oil were exported from Rosario, making it one of the biggest agricultural export hubs in the world.

Source : Yahoo News.

Image satellite du Rio Paraná. Le fleuve naît sur le plateau du centre-sud du Brésil par la confluence du Rio Grande et du Rio Paranaíba. Avec 4880 km, c’est le deuxième plus long fleuve d’Amérique du Sud, juste derrière l’Amazone, et le 13ème plus long du monde. (Source : Instrument MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) à bord du satellite Envisat de l’ESA)

El Niño et La Niña et leur influence sur le climat mondial // El Niño and La Niña and their influence on global climate

Lorsqu »ils abordent les causes du changement et du réchauffement climatiques sur notre planète, les climatologies font souvent référence à El Niño et La Niña, deux régimes climatiques situés dans le centre-est du Pacifique autour de l’équateur.

La Niña est un cycle naturel marqué par des eaux océaniques plus froides que la moyenne. C’est le contraire d’ El Niño qui est mieux connu et qui se produit lorsque l’eau de l’Océan Pacifique est plus chaude que la moyenne.

El Niño et La Niña sont issus de la langue espagnole : La Niña signifie « petite fille », tandis qu’El Niño signifie « petit garçon » ou « enfant Jésus ». La NOAA explique que les pêcheurs sud-américains avaient remarqué des périodes d’eau inhabituellement chaude dans l’océan Pacifique dans les années 1600. Le nom complet utilisé à cette époque était « El Niño de Navidad » car El Niño culmine généralement vers le mois décembre. L’ensemble de ce cycle climatique est officiellement désigné par les climatologues sous le nom d’El Niño – Oscillation australe (ENSO), une alternance en dent de scie de périodes d’eau de mer plus chaude et plus froide dans le centre-est de l’Océan Pacifique.

Lors des événements La Niña, les alizés soufflent plus fort que d’habitude et poussent une plus grande quantité d’eau chaude vers l’Asie. Au large de la côte ouest des Amériques, la remontée d’eau profonde – upwelling en anglais – s’intensifie, faisant remonter à la surface de l’eau froide riche en nutriments. Ces eaux froides du Pacifique poussent le jet-stream vers le nord, ce qui affecte les conditions météorologiques aux États-Unis et dans le monde.

Selon la NOAA, l’hiver typique au cours d’un épisode La Niña aux États-Unis se caractérise par du froid et de la neige dans le nord-ouest et des conditions inhabituellement sèches dans la majeure partie du tiers sud des États-Unis. Le sud-est et le centre de l’Atlantique ont également tendance à voir des températures plus chaudes que la moyenne pendant un hiver dominé par La Niña.

À l’échelle mondiale, La Niña apporte souvent de fortes précipitations en Indonésie, aux Philippines, dans le nord de l’Australie et en Afrique australe. Pendant La Niña, les eaux au large de la côte du Pacifique sont plus froides et contiennent plus de nutriments que d’habitude. Cet environnement abrite plus de vie marine et attire plus d’espèces d’eau froide, telles que le calmar et le saumon, dans des zones comme la côte californienne.

Selon le Climate Prediction Center, La Niña peut contribuer à une augmentation de l’activité cyclonique dans l’Atlantique en affaiblissant le cisaillement du vent sur la mer des Caraïbes et le bassin atlantique tropical, ce qui permet aux tempêtes de se développer et de s’intensifier.

Alors que La Niña a tendance à augmenter le nombre d’ouragans dans l’Atlantique, elle a également tendance à diminuer leur nombre dans les bassins de l’est et du centre de l’Océan Pacifique.

Source : USA Today.

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When dealing with the causes of climate change and global warming, climatologiqts often refer to El Niño and La Niña, two climate patterns in the central-eastern Pacific around the Equator.

La Niña is a natural cycle marked by cooler-than-average ocean water. It is the opposite to the more well-known El Niño, which occurs when Pacific ocean water is warmer than average.

El Niño and La Niéna are Spanish language terms: La Niña means « little girl, » while El Niño means « little boy, » or « Christ child. » NOAA explains that South American fishermen first noticed periods of unusually warm water in the Pacific Ocean in the 1600s. The full name they used was « El Niño de Navidad » because El Niño typically peaks around December.

The entire natural climate cycle is officially known by climate scientists as El Niño – Southern Oscillation (ENSO), a see-saw dance of warmer and cooler seawater in the central Pacific Ocean.

During La Niña events, trade winds are even stronger than usual, pushing more warm water toward Asia. Off the west coast of the Americas, upwelling increases, bringing cold, nutrient-rich water to the surface. These cold waters in the Pacific push the jet stream northward, which affects weather patterns in the U.S and globally.

According to NOAA, typical La Niña winter in the U.S. brings cold and snow to the Northwest and unusually dry conditions to most of the southern tier of the U.S. The Southeast and Mid-Atlantic also tend to see warmer-than-average temperatures during a La Niña winter.

Globally, La Niña often brings heavy rainfall to Indonesia, the Philippines, northern Australia and southern Africa. During La Niña, waters off the Pacific coast are colder and contain more nutrients than usual. This environment supports more marine life and attracts more cold-water species, such as squid and salmon, to places like the California coast.

According to the Climate Prediction Center, La Niña can contribute to an increase in Atlantic hurricane activity by weakening the wind shear over the Caribbean Sea and tropical Atlantic Basin, which enables storms to develop and intensify.

While La Niña tends to increase hurricanes in the Atlantic, it also tends to decrease their numbers in the eastern and central Pacific Ocean basins.

Source : USA Today.

 

Source : NOAA

Réchauffement climatique : les incendies en Sibérie // Global warming : wildfires in Siberia

Selon un rapport publié le 20 juillet 2021 par le ministère russe des catastrophes, les incendies de forêt pendant l’année 2021 en Yakoutie – ou république Sakha – la plus grande et la plus froide république de la fédération russe, ont jusqu’à présent consommé 2,5 millions d’hectares de végétation.

Dans leur ensemble, les incendies de forêt en Yakoutie en 2021 sont moins destructeurs qu’en 2020, lorsqu’ils ont fait rage pendant la majeure partie des mois de juillet et août. De plus, ils sont maintenant plus au sud où ils se rapprochent des principales zones habitées. La plupart des zones affectées par les incendies en 2021 se situent dans une fourchette de 60 à 65° N. Le 20 juillet 2021, on recensait plus de 400 foyers d’incendies à travers la Russie, la plupart en Yakoutie.

Des milliers de pompiers sont aidés par des avions et, dans la mesure du possible, ils utilisent une technologie de pluie artificielle développée à l’époque soviétique. Pour faire pleuvoir, les autorités utilisent un avion Antonov-26 qui ensemence les nuages ​​avec un cocktail chimique d’iodure d’argent, d’azote liquide et de neige carbonique qui modifie les conditions météorologiques.

La superficie totale brûlée pour l’ensemble de la Sibérie, et pas seulement la Yakoutie – depuis le début de la saison des incendies en 2020, entre mars et la fin septembre, était d’environ 26 millions d’hectares.

Source : The Siberian Times.

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According to a report released on July 20th, 2021 by the Russian Ministry of Emergency, the 2021 wildfires in Yakutia, the largest and coldest republic of Russia, have so far consumed 2.5 million hectares of forests.

Overall, Yakutia wildfires in 2021 are less destructive than in 2020, when they raged through most of July and August. In addition, they are now further south, nearer the main areas of population. Most of the areas of fires in 2021 fall in the zone of 60 – 65° N. As of July 20th,, there are more than 400 hotbeds of natural fires across Russia, most of them in Yakutia.

Thousands of firefighters are being helped by aircraft and, where possible, they are using artificial rain technology developed in Soviet times. To make the rain, the authotities are using an Antonov-26 plane to lace the clouds with a chemical cocktail of weather-changing silver iodide, liquid nitrogen, and dry ice.

The total estimated burned area – which includes the whole of Siberia, not only Yakutia – from the beginning of the 2020 fire season in March through the end of September, was about 26 million hectares.

Source : The Siberian Times.

Image acquise le 5 juillet 2021 par le satellite Sentinel-2 Copernicus

Vous verrez d’autres photos en vous rendant sur la page du Siberian Times :

https://siberiantimes.com/other/others/features/permafrost-is-ablaze-with-hundreds-of-wildfires-in-worlds-coldest-region/

Juin 2021 : 5ème mois de juin le plus chaud // June 2021 : 5th warmest month of June

Selon la NASA et la NOAA, la température sur Terre en juin 2021 arrive au 5ème rang pour un mois de juin dans les archives des agences qui remontent à 1880. La température de surface depuis le début de l’année (entre janvier et juin) est la 8ème plus élevée jamais enregistrée. Il est très probable que l’année 2021 se classe parmi les 10 années les plus chaudes de l’histoire.

La température de surface en juin 2021 se situe à 0,88°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle (15,5°C). Juin 2021 est le 45ème mois de juin consécutif et le 438ème mois consécutif avec des températures supérieures à la moyenne du 20ème siècle.

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According to NASA and NOAA, the global temperature for June 2021 was the 5th highest for June in the archives which date back to 1880. The year-to-date (January-June) global surface temperature was the 8th highest on record. It is very likely that the year 2021 will rank among the 10 warmest years on record.

The June 2021 global surface temperature was 0.88°C above the 20th-century average of 15.5°C. June 2021 marked the 45th consecutive June and the 438th consecutive month with temperatures above the 20th-century average.