La centrale géothermique de Puna sous la menace de la lave // PGV under the threat of lava

Selon le dernier rapport de la Protection Civile, la lave a recouvert au moins un puits de la centrale Puna Geothermal Venture (PGV). Le puits a été colmaté au cas où la lave pénétrerait dans l’enceinte de l centrale, et un deuxième puits situé à une trentaine de mètres a également été sécurisé. Les bouchons qui ont été installés protègent contre les émissions potentielles d’hydrogène sulfuré qui pourrait devenir toxique au contact de la lave. Il y a une surveillance constante du niveau de H2S. Si le gaz était détecté, la Protection Civile émettrait une alerte immédiate en utilisant des sirènes et la radio et ferait du porte-à-porte pour avertir les habitants de la zone concernée.
Le travail de protection s da la centrale PGV a également consisté à retirer l’équipement hors sol sur les puits et à mettre une couche de cendre dans la fosse d’accès à chaque puits. Ainsi, il devrait  être possible de réactiver les puits après l’éruption, même si les puits ont tous été recouverts par la lave.
La lave qui avait avancé le 26 mai vers les puits mis en sécurité a ensuite ralenti sa progression le matin du 27 mai, avant de reprendre de la vigueur vers midi. Vers 15 heures ce même jour, on a estimé que la lave se trouvait à quelques mètres du premier des trois puits qui sont espacés d’une trentaine de mètres les uns des autres.
L’usine produit en moyenne 25 pour cent de l’électricité de l’île d’Hawaï. Elle a été fermée peu de temps après le début de l’éruption le 3 mai 2018.
Source: Protection Civile.

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According to Civil Defense’s latest report, lava has covered at least one capped well at the Puna Geothermal Venture (PGV) plant. The well was plugged in anticipation of the lava flow, and a second well 30 metres away has also been secured. The plugs protect against the release of hydrogen sulphide gas that could turn toxic when mixed with lava. There is constant monitoring for H2S, and if any were detected, the Civil Defense would put out an immediate alert using sirens, radio and going door to door to notify any residents in an affected area.

The protection work ay PGV also includes removing above-ground equipment on the wells and putting a layer of cinder into a pit that leads to each well. It may be possible to reactivate the wells after the eruption, even if the wells are all covered by lava.

Advancing lava that had been moving toward the deactivated wells on May 26th eased up in the morning of May 27th but then picked up around midday. As of about 3 p.m. that same day,  lava was estimated to be within just a few metres of the first of three production wells, each of which are about 30 metres apart.

The plant typically generates 25 percent of the electricity for Hawaii island. It was shut down shortly after Kilauea began spewing lava on May 3rd.

Source: Civil Defense.

Vue de l’éruption fissurale et de la proximité de la centrale géothermique

(Crédit photo: USGS)

 

Le Japon renoncera-t-il un jour au nucléaire? // Will Japan decide to give up nuclear energy?

drapeau francaisDans une note rédigée le 30 septembre 2014, j’expliquais pourquoi le Japon n’avait pas retenu la leçon de Fukushima. En effet, quelques heures après l’éruption mortelle du Mont Ontake, le gouvernement japonais avait affirmé qu’il était bien décidé à redémarrer deux réacteurs nucléaires situés à proximité de volcans actifs, même si le public était opposé à l’énergie nucléaire après la catastrophe de Fukushima. Des milliers de personnes s’étaient alors réunies à Kagoshima pour protester contre le projet de redémarrage de deux réacteurs de la centrale nucléaire de Sendai qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres seulement du Sakurajima, volcan particulièrement actif.
Allant dans le sens de l’opinion générale, Toshitsugu Fujii, professeur à l’Université de Tokyo et volcanologue de renom à la tête d’une commission gouvernementale sur ​​la prévision des éruptions volcaniques, vient de contester la conclusion des autorités japonaises. L’autorité de régulation nucléaire du Japon (NRA) avait affirmé que les deux réacteurs nucléaires de la centrale de Sendai étaient à l’abri d’une éruption volcanique dans les prochaines décennies. Le professeur, quant à lui, a affirmé toute prévision était impossible. Il a indiqué que, au mieux, une éruption peut être prévue seulement quelques heures ou quelques jours avant son déclenchement et que l’éruption d’un des nombreux volcans qui entourent la centrale nucléaire de Sendai pourrait non seulement affecter les réacteurs, mais pourrait aussi provoquer une catastrophe nationale.
Selon le volcanologue, des études ont montré que les coulées pyroclastiques provoquées il y a 90 000 ans par l’éruption d’un des volcans situés près de l’usine de Sendai (préfecture de Kagoshima) avaient atteint une distance de 140 km. Une coulée pyroclastique du Sakurajima pourrait facilement atteindre la centrale nucléaire qui se trouve à seulement 40 km. A cause des fortes retombées de cendre, il serait impossible d’atteindre la centrale et une telle éruption pourrait également affecter de nombreuses parties du pays, y compris Tokyo.
Source:Agences de presse américaines.

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drapeau anglaisIn a note written on September 30th 2014, I explained that Japan had not learnt the lesson of Fukushima. A few hours after the sudden deadly eruption of Mount Ontake, the Japanese government had said this would not derail its push to restart two reactors located near active volcanoes, even though the public remains opposed to nuclear power after the Fukushima crisis. Thousands of people had then gathered in Kagoshima to protest against plans to restart two reactors at nearby Sendai nuclear plant which is located about 50 kilometres from Mount Sakurajima.

Approving the general public opinion, Toshitsugu Fujii, University of Tokyo, a prominent volcanologist who heads a government-commissioned panel on volcanic eruption prediction, has just disputed Japanese regulators’ conclusion that the two nuclear reactors in Sendai were safe from a volcanic eruption in the next few decades, saying that such a prediction was impossible. He said that, at best, an eruption can be predicted only a matter of hours or days and that an eruption at one of several volcanoes surrounding the Sendai nuclear power plant could not only hit the reactors but could cause a nationwide disaster.

According to the volcanologist, studies have shown that pyroclastic flows from an eruption 90,000 years ago at one of the volcanoes near the Sendai plant in Kagoshima prefecture reached as far as 140 km away. A pyroclastic flow from Sakurajima could easily hit the nuclear plant, which is only 40 kilometres away. Heavy ash falling from an eruption would make it impossible to reach the plant, and could also affect many parts of the country including Tokyo.

Source: American press agencies.

Sakurajima-blog

Le Sakurajima, une menace pour la région de Kagoshima  (Crédit photo:  Wikipedia)