Trop chaud au sommet du Mont Blanc // Too hot at the summit of Mont Blanc

Avec les vagues de chaleur récurrentes qui frappent actuellement l’Europe, de nombreux records sont battus. Par exemple, le sommet du Mont-Blanc, le plus haut d’Europe, a atteint pour la première fois des températures au-dessus de zéro pendant le mois de juin. Le Mont-Blanc culmine à 4 809 mètres, et Météo France a annoncé le 29 juin 2025 qu’il faudrait atteindre 5 100 mètres d’altitude pour mesurer une température de l’air à zéro degré. Il s’agit d’un record pour un mois de juin depuis le début des mesures. Jamais une température n’avait été mesurée à une altitude supérieure à 5 000 mètres à cette période de l’année.
La vague de chaleur continue de battre des records sur tout le continent européen. Les climatologues préviennent que le monde devra s’habituer à cette « nouvelle normalité » en raison du réchauffement climatique. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a averti que « les vagues de chaleur seront de plus en plus fréquentes et plus uniformes tout au long de l’année ». En raison des températures élevées et de la fonte du pergélisol en montagne, le village suisse de Blatten a été en grande partie détruit en mai lors de l’effondrement d’une grande partie du glacier du Birch dans la vallée.
La semaine dernière, il est apparu que le village de Pralognan-la-Vanoise était également menacé par un lac glaciaire. Ce lac, formé il y a cinq ans par la fonte des glaciers, risque de se vidanger, mettant ainsi le village en danger. Des travaux de drainage du lac ont commencé et un camping local a été fermé par mesure de précaution pendant les travaux.
Comme je l’ai indiqué dans un article précédent (23 juin 2025), les lacs glaciaires constituent une nouvelle menace pour les zones habitées dans les Alpes et doivent être surveillés de près.

Photo: C. Grandpey

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With the current repetitive heatwave that are striking Europe, all sorts of records are being broken. For instance, the peak of Mont Blanc, Europe’s highest mountain, was above freezing in June for the first time ever. Mont Blanc stands at 4,809 metres, but Meteo France said on 29 June 2025 that it had to reach an altitude of 5,100 meters to measure air at zero degrees. This is a record for June since measurements began. It had never been measured above 5,000 metres at this time of year.

A heatwave continues to break records across the continent, Climatologists have warned that the world will have to get used to this “new normal” because of global warming. The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) has warned that “we will experience heatwaves more and more frequently, and they will be spread out more evenly throughout the year.”

Because of the high temperatures and the thawung of permafrost in the mountains, the Swiss village of Blatten was largely destroyed in May after a huge chunk of the Birch glacier crashed down into the valley.

Last week, it emerged that the village of Pralognan-la-Vanoise was also under threat from a glacial lake. The lake formed five years ago because of glacier melting and is at risk of draining, putting the village in danger. Work has begun to manually drain the lake, and a local campsite has been closed as a precaution during the works.

As I put it in a previous post (23 June 2025), glacial lakes are becoming a new threat to populated area in the Alpes and they should be carefully controlled.

Des trous dans les glaciers suisses // Holes in the Swiss glaciers

Les glaciers alpins ont reculé pendant environ 170 ans, avec des hauts et des bas jusqu’aux années 1980. Depuis, la fonte est constante ; les années 2022 et 2023 ont été les pires de toutes. Avec les vagues de chaleur à répétition ces dernières semaines, l’année 2025 s’annonce mal, avec une nette tendance à l’accélération de la fonte des glaciers.

Le glacier du Rhône (photo: C. Grandpey)

Selon l’agence européenne Copernicus, mai 2025 a été le deuxième mois de mai le plus chaud jamais enregistré dans le monde, même si les températures en Europe ont été inférieures à la moyenne pour ce mois par rapport à la période 1991-2020. Dans un rapport, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) vient d’indiquer que la réduction des chutes de neige hivernales et les chaleurs estivales extrêmes de 2024 ont été « pénalisantes pour les glaciers ». 23 des 24 glaciers de l’Himalaya central et de la chaîne du Tian Shan ont subi une perte de masse cette année-là.

Crédit photo : Wikipedia

 Un glacier en bonne santé est « dynamique », car il génère de la nouvelle glace grâce aux chutes de neige à haute altitude et il fond à basse altitude. Les pertes de masse à basse altitude sont compensées par les gains à haute altitude. À mesure que le réchauffement climatique repousse la fonte vers des altitudes plus élevées, ces compensations ralentissent, voire s’arrêtent carrément, et le glacier se transforme en une plaque de glace immobile. C’est une situation de plus en plus fréquente sur les glaciers suisses, où la glace n’est plus dynamique.
Ce manque de régénération dynamique est probablement à l’origine de l’apparition et de la persistance de trous, apparemment causés par la turbulence de l’eau au fond du glacier ou par des entrées d’air à travers les interstices qui apparaissent à l’intérieur des blocs de glace. Un glaciologue suisse qui les a étudiés sur le glacier du Rhône a déclaré : « Les trous apparaissent d’abord au centre, puis ils s’agrandissent, et soudain, leur toit commence à s’effondrer. Ces trous deviennent alors visibles depuis la surface. Ils étaient moins connus il y a quelques années, mais on les observe plus souvent aujourd’hui. »

Trou et fissure dans le glacier du Rhône (Photo: C. Grandpey)

Le recul des glaciers a des répercussions importantes sur l’agriculture, la pêche, le niveau de l’eau potable et les tensions frontalières liées aux rivières transfrontalières. Les principaux problèmes générés par la fonte des glaciers concerneront l’alimentation en eau. Actuellement, le recul des glaciers entraîne des débits estivaux anormalement élevés, mais qui seront compensés par la disparition des glaciers, avec des débits devenus anormalement bas. Pour la Suisse, l’électricité pourrait être une victime de la disparition des glaciers : ce pays alpin tire la majeure partie de son électricité de centrales hydroélectriques alimentées par ses lacs et ses rivières, et une fonte des glaciers à grande échelle pourrait compromettre cette production.

Vue du jeune Rhône  (Photo: C. Grandpey)

La plupart des scientifiques affirment que l’objectif de hausse de 1,5 °C des températures fixé par l’Accord de Paris de 2015 sur le climat est aujourd’hui hors de portée. Les inquiétudes concernant le réchauffement climatique qui ont conduit à cet accord ont récemment été éclipsées par des événements comme les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, ainsi que par d’autres enjeux géopolitiques. Même si nous parvenons à réduire ou à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, il sera trop tard pour essayer de sauver les glaciers. Ils sont voués à disparaître.
Source : Associated Press via Yahoo News.

Le glacier d’Aletsch fond lui aussi à vue d’oeil (Photo: C. Grandpey)

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The Alps have seen glaciers retreat for about 170 years, but with ups and downs over time until the 1980s. Since then, the decline has been steady, with 2022 and 2023 the worst of all. 2025 doesn’t look good, with a clear acceleration trend in the melting of glaciers.

According to the Copernicus climate center, May 2025 was the second-warmest May on record worldwide, although temperatures in Europe were below the running average for that month compared to the average from 1991 to 2020. In a report, the World Meteorological Organization (WMO) has just reported that reduced winter snowfall and extreme summer heatin 2024 were « punishing for glaciers”, with 23 out of 24 glaciers in the central Himalayas and the Tian Shan range suffering mass loss in that year.

A healthy glacier is considered « dynamic, » by generating new ice as snow falls on it at higher elevations while melting at lower altitudes: The losses in mass at lower levels are compensated by gains above. As a warming climate pushes up the melting to higher altitudes, such flows will slow down or even stop altogether and the glacier will essentially become an ice patch that is no longer moving. This is a situation observed more and more often on Swiss glaciers where the ice is not dynamic anymore.

This lack of dynamic regeneration is the most likely process behind the emergence and persistence of holes, seemingly caused by water turbulence at the bottom of the glacier or air flows through the gaps that appear inside the blocks of ice. A Swiss glaciologist that has studied them on the Rhone Glacier explains that “first the holes appear in the middle, and then they grow and grow, and suddenly the roof of these holes is starting to collapse. Then these holes get visible from the surface. These holes weren’t known so well a few years ago, but now we are seeing them more often.”

Glacier shrinkage has wide impacts on agriculture, fisheries, drinking water levels, and border tensions when it comes to cross-boundary rivers. The biggest worries with mountain glaciers will be water issues. Now, the shrinking glaciers are supporting summertime flows that are anomalously higher than normal, but this will be replaced as glaciers disappear with anomalously low flows. For Switzerland, another possible casualty is electricity: The Alpine country gets the vast majority of its power through hydroelectric plants driven from its lakes and rivers, and wide-scale glacier melt could jeopardize that.

Most scientists say that the target cap increase of 1.5 degrees Celsius in global temperatures set in the Paris Climate Accord of 2015 is out of reach today. The concerns about global warming that led to that deal have lately been overshadowed by trade wars, conflicts in Ukraine and the Middle East and other geopolitical issues. Even though we manage to reduce or limit global warming to 1.5 degrees, we couldn’t save the glaciers that are set to disappear in the future. It is too late.

Source : Associated Press via Yahoo News.

Les Alpes en souffrance

Une canicule historique est en train d’impacter la France dès ce week-end. Météo-France précise qu’elle ne prendra fin qu’en milieu de semaine prochaine après une dégradation orageuse. 90% du territoire sera touché par des températures très élevées, excepté les côtes de la Manche et la pointe bretonne qui resteront en marge. Les Alpes ne seront donc pas épargnées. L’isotherme 0°C devrait osciller entre 4400 m et 5100m d’altitude, autrement dit au niveau du sommet du Mont Blanc. Il est facile d’imaginer ce que subissent les glaciers sur les pentes du massif. Au final, à l’échelle nationale, le lundi 30 juin pourrait devenir la 2ème journée de juin la plus chaude enregistrée derrière le 27 juin 2019 qui était déjà sous l’influence de l’accélération du réchauffement climatique.

Avec la hausse des températures, les stations de sports d’hiver de basse et moyenne altitude ont bien du mal à survivre en achetant des enneigeurs coûteux et gourmands en énergie.

Fermeture de la station de l’Alpe du Grand-Serre. 

La station de ski iséroise de l’Alpe du Grand-Serre (commune de La Morte) vient de compléter la liste de celles qui ont mis la clé sous le paillasson. Elle est définitivement fermée. C’est ce qu’annonçait, dans un communiqué commun, la communauté de communes de La Matheysine et Sata Group, le 24 juin 2025. Un an après une première annonce de fermeture de la station, qui s’était soldée par un sursis sur l’hiver 2024-2025, les remontées mécaniques semblent être définitivement condamnées. La Sata (qui gère notamment l’Alpe d’Huez et les 2 Alpes) et la communauté de communes de la Matheysine n’ont pas trouvé d’accord sur le plan de relance de la station. A moins d’un miracle, le ski alpin est définitivement terminé à l’Alpe du Grand-Serre.

Source: Office du Tourisme

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La station de Val d’Allos en grande difficulté elle aussi…

Après la station de ski iséroise de l’Alpe du Grand-Serre, c’est au tour de celle de Val d’Allos-Le Seignus dans les Alpes du Sud de devoir mettre la clé sous la porte. Le 28 juin 2025, les habitants d’Allos ont voté pour l’arrêt du ski alpin dans leur station.

Trois choix leur étaient proposés aux membres des 5 000 foyers fiscaux de ce village des Alpes-de-Haute-Provence : 1) maintenir le ski alpin au Val d’Allos-Le Seignus, à 1 500 mètres d’altitude, ce qui supposerait une hausse d’impôts de 30 à 35 % ; 2) ne conserver le ski que sur une partie du Seignus et accepter une augmentation d’impôts de 10 à 15 % ; 3) arrêter le ski face au manque de neige et au déficit chronique qui en découle.

C’est cette dernière option qui a séduit la majorité (50,1 %) des 1 342 habitants ayant pris part au vote, soit une participation d’environ 30 %. 36,4 % ont opté pour le maintien total du ski alpin dans la station et 12,6 % à s’être à s’être prononcés en faveur d’un maintien du ski sur une partie seulement du domaine

C’est au maire de prendre la décision finale, mais la démocratie voudrait qu’il suive les résultats du vote. Une réunion du conseil municipal doit avoir lieu le 30 juin pour analyser ces résultats

À noter que la station de la Foux d’Allos, également située dans la commune mais plus haute en altitude et reliée à celle de Pra Loup au sein de l’« espace Lumière », n’est elle pas concernée pas une éventuelle fermeture.

Source: Office du Tourisme

Il faut se faire une raison : l’époque du siècle dernier où les touristes affluaient de tout le sud de la France au Val d’Allos est révolue. Selon le maire, « le déficit structurel est à hauteur de 700 000 € » pour l’année, incluant l’été 2024 et l’hiver 2024-2025. »

Avec le réchauffement climatique, les différences de hauteur de neige varient beaucoup « entre la haute altitude, qui ne voit la hauteur de neige baisser que très faiblement, et la basse altitude où la pluie remplace la neige qui fond rapidement quand elle tombe. On sait que dans l’optique d’une hausse des températures de + 4 °C à la fin du siècle, les secteurs des Alpes du Sud situés à 1 800 mètres d’altitude n’auront plus que 52 journées avec un enneigement nécessaire au ski,, contre 132 jours sur la période 1976-2005. Et même à haute altitude, les durées d’enneigement vont se réduire, passant de 170 jours à 121.

Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, la seule solution pour que les stations de basse et moyenne altitude aient un avenir est de diversifier leurs activités. Il leur faut anticiper une transition sur les dix prochaines années.

Source : presse régionale.

La fonte glaciaire : une menace pour les Alpes

Le lundi 19 mai 2025, entre 350 000 et 400 000 mètres cubes de roches se sont détachés de la montagne et se sont déversés sur le village suisse de Blatten qui, heureusement, avait été évacué préventivement. Avec le réchauffement climatique et le dégel du permafrost, l’effondrement du glacier du Birch est un message d’alerte pour toute la chaîne alpine où des événements semblables sont susceptibles de se produire, avec leur lot de chutes de blocs de glace ou de rupture de poches d’eau. La plupart des sites sous la menace de ces effondrements sont bien répertoriés et ont été placés sous haute surveillance.

Effondrement du glacier du Birch (Source: presse helvétique)

Selon les autorités, depuis 1640, 219 événements d’origine glaciaire et périglaciaire ont été recensés dans les Alpes françaises. Ils sont liés principalement à des vidanges de lacs glaciaires ou de poches d’eau, et ont conduit à environ 225 décès.

Parmi les sites les plus sensibles figure le glacier de Tête-Rousse qui peut menacer d’inondation la vallée de Saint-Gervais (Haute-Savoie). En 1892, une coulée mêlant eaux, roches et débris a tué 175 personnes en aval, sans compter les destructions. J’ai décrit cette catastrophe dans une note publiée le 23 avril 2019 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/04/23/saint-gervais-haute-savoie-toujours-sous-la-menace-du-glacier-de-tete-rousse/

 

Schéma accompagnant le texte de Joseph Vallot pour expliquer le processus de la catastrophe du 12 juillet 1892.

Le glacier de Taconnaz, situé près de Chamonix, est lui aussi sous surveillance étroite. Les risques identifiés sont des avalanches de glace et de roche mêlées. Un glissement accéléré du glacier entraînant avec lui des langues glaciaires, voire la totalité du glacier, pourrait menacer les habitations en aval.

Photo: C. Grandpey

D’autres glaciers sont surveillés, comme le glacier des Grandes Jorasses ou le glacier d’Argentière, où la formation d’un lac glaciaire devrait, a priori, être sans danger pour Chamonix car situé dans une cuvette granitique. Ces lacs glaciaires peuvent représenter un danger, comme on l’a vu avec le glacier de Tête-Rousse. Afin d’éviter une rupture imprévisible et potentiellement catastrophique des eaux, on s’efforce de les vidanger le plus possible en creusant des chenaux permettant l’évacuation de l’eau. .

Glacier d’Argerntière (Photo : C. Grandpey)

Voisin du glacier de Taconnaz, le glacier des Bossons a vu la formation d’un tel lac dans sa parie frontale. C’est donc le même type de travaux qui a été réalisé en 2023. Je les ai décrits ici :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/08/02/nouveaux-travaux-de-purge-du-lac-glaciaire-des-bossons-haute-savoie/

À noter qu’une langue de glace reste particulièrement surveillée sur ce glacier.

Lac de fonte devant le glacier des Bossons (Crédit photo : Le Dauphiné)

Un chenal a été creusé en 2024 afin d’évacuer l’eau du lac glaciaire de Rosolin qui menaçait Tignes (Savoie). L’opération a permis de diminuer son volume, et limiter la menace d’une rupture catastrophique des eaux. En l’espace de quelques semaines, il était prévu de réduire la capacité du lac de près de 80 %. C’est en 2018 que ce lac, né sous le Dôme de Pramecou, à 2 800 mètres d’altitude, est apparu pour la première fois.

Vue du premier chenal de 3 mètres de profondeur creusé pour réduire de moitié la quantité d’eau présente dans le lac glaciaire de Rosolin.  (Crédit photo : RTM)

Le programme européen RiskNat, dédié à la gestion des risques naturels de haute montagne, a publié une liste des sites où des ouvrages ont été réalisés afin de limiter le risque d’une rupture d’une énorme poche d’eau. Outre les exemples précédents, des travaux de vidange ont été effectués au lac d’Arsine, dans le massif des Écrins, en 1985-1986, au lac du Belvédère (Mont Rose, Italie) en 2001-2002, au lac de Rochemelon en 2005, au lac supraglaciaire de Grindelwald (Valais, Suisse) en 2009-2010.

Le danger présenté par certains sites glaciaires a entraîné leur fermeture, pour des raisons évidentes de sécurité. En Italie, dans la vallée du Val-Ferret, le glacier de Planpincieux, est très surveillé pour un risque d’éboulement de près de 220.000 mètres cubes de glace sur le village de Courmayeur. Les routes autour du glacier sont régulièrement fermées à la circulation. J’ai décrit la situation dans une note publiée le 6 août 2020 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/08/06/nouveau-risque-deffondrement-du-glacier-de-planpincieux-val-daoste/

Vue du glacier de Planpincieux, sur la face sud des Grandes Jorasses (Crédit photo: Wikipedia)

En France, le refuge de la Pilatte, dans le massif des Écrins, a été fermé au public en 2022 à cause de la fonte accélérée du glacier de la Pilatte qui a entraîné la déstabilisation du socle rocheux sur lequel est construit le bâtiment de 120 places.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/05/29/le-refuge-de-la-pilatte-parc-des-ecrins-victime-du-rechauffement-climatique/

Vue du refuge de la Pilatte (Crédit photo: Oisans Tourisme)

Pour terminer, on ne saurait oublier la destruction du hameau de La Bérarde (Isère) par une lave torrentielle dans la nuit du 20 au 21 juin 2024. Selon la commission scientifique qui a enquêté sur cet événement, le réchauffement climatique a entrainé la fonte du glacier et la création d’un lac, ainsi que la mise à nue de la moraine en aval, la rendant facile à déstabiliser et à emporter par la crue du torrent.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/12/19/le-rechauffement-climatique-a-lorigine-de-la-catastrophe-de-la-berarde-isere/

 

Vue du glacier de Bonne Pierre où la vidange de lacs et cavités a provoqué la catastrophe du mois de juin 2024 (Crédit photo : E. Larose / CNRS)

Note inspirée d’un article paru dans 20 Minutes.