Volcans du monde // Volcanoes of the world

Le niveau d’alerte du Slamet, dans le centre de l’île de Java (Indonésie), a été élevé de 1 à 2 le 9 août 2019 suite à une hausse de la sismicité et des signes de déformation de l’édifice volcanique. La dernière éruption a eu lieu en 2014.
Source: CVGHM.

++++++++++

Il y a un mois, une explosion du Stromboli (Sicile) a provoqué la mort d’un randonneur. Ces événements ne semblent pas voir dissuadé les touristes, même si l’ascension du volcan reste interdite. L’île est envahie par des milliers de touristes. Le curé de la paroisse vient d’alerter les autorités: « Le débarcadère est très fréquenté. Au moins trois mille personnes débarquent chaque jour. Je me demande si cette situation respecte les normes de sécurité, que ce soit par rapport aux personnes qui arrivent sur l’île ou par rapport aux résidents ».
À Stromboli, il y a également une trentaine de bateaux et de barques qui promènent les touristes autour de l’île. Au mois d’août, sur les îles Éoliennes, 7 000 à 8 000 visiteurs sont enregistrés chaque jour. Ils doivent débourser 5 euros par personne pour débarquer sur une île. Les plus fréquentées, outre Stromboli, sont Vulcano, Lipari et Panarea.
Source: La Sicilia.
S’agissant de l’activité proprement dite, elle reste soutenue. Rien que dans la partie N de la terrasse cratérique, 9 bouches étaient actives le 7 août et la lave continuait de couler sur la Sciara del Fuoco, à partir de bouches dans la partie centre-sud du cratère.
Source: INGV.

++++++++++

L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) continue. Dans l’après-midi du 14 août 2019, la lave se trouvait toujours à environ 2km de la RN 2. Le débit éruptif ne semble pas lui permettre d’aller beaucoup plus loin pour le moment. La lave provient d’une des deux fissures éruptives ouvertes depuis le début de l’éruption, à 1500m d’altitude. Après une brève pause, l’éruption a repris le matin du 15 août.
Inutile de dire que la vue de la lave sur les Grandes Pentes attire les curieux sur la RN 2 au niveau du Grand Brûlé, un peu comme la lumière attire les papillons. De gros bouchons sont observés dans ce secteur. Attention! Les gendarmes verbalisent les véhicules en infraction. Si par hasard la RN 2 était coupée par la lave le 15 août – ce qui semble peu probable – des navettes seraient mises en place pour permettre aux pèlerins (quelque 8000 sont attendus) d’assister à la messe de la Vierge au Parasol à Sainte Rose.

+++++++++

On observe toujours une activité éruptive sur l’Ubinas (Pérou). L’Institut de Géophysique fait état d’une baisse de l’activité sismique mais des gaz magmatiques continuent à s’échapper du cratère. Par ailleurs, les images satellitaires révèlent plusieurs anomalies thermiques qui indiquent que le magma est proche de la surface. L’IGP s’attend à une reprise à court terme d’une activité éruptive plus intense. Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Orange.

+++++++++

Des événements phréatiques continuent d’être observés sur le Tangkubanparahu (Indonésie), avec des panaches de cendre qui montent à une centaine de mètres de hauteur. Le niveau d’alerte reste à 2, sur une échelle de 4.
Source: CVGHM.Tangcubanparahu,

++++++++++

Le dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) a diminué de volume. Ce dernier atteignait 461 000 mètres cubes le 11 août 2019. De petites avalanches de matériaux continuent à dévaler la ravine de la Gendol River.
Source: CVGHM.

++++++++++

L’activité explosive du Nevados de Chillan Chili) continue. Les explosions génèrent des nuages de cendre qui montent à 700-800 mètres au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Orange.
Source: SERNAGEOMIN.

————————–

The alert level for Slamet, in central Java (Indonesia), was raised from 1 to 2 on August 9th, 2019 following an increase in seismicity and signs of deformation of the volcanic edifice. The last eruption took place in 2014.
Source: CVGHM.

++++++++++

A month ago, an explosion of Stromboli (Sicily) caused the death of a hiker. These events do not seem to dissuade the tourists, even if the climbing of the volcano remains prohibited. The island is invaded by thousands of tourists. The parish priest has just alerted the authorities: « The landing stage is very busy, with at least three thousand people arriving every day, and I wonder if this situation meets safety standards, whether in relation to people arriving on the island or in relation to residents « .
In Stromboli, there are also about thirty boats that take tourists around the island. In August, on the Aeolian Islands, 7,000 to 8,000 visitors are registered each day. They must pay 5 euros per person to land on an island. The most popular, besides Stromboli, are Vulcano, Lipari and Panarea.
Source: Sicilia.
Activity remains elevated at Stromboli. In the N part of the crater terrace, 9 vents were active on August 7th, and lava continued to flow on the Sciara del Fuoco, from vents in the south-central part of the crater.
Source: INGV.

++++++++++

The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continued. In the afternoon of August 14th, 2019; lava was still about 2km from the RN 2. The lava output does not seem to allow it to go much further for the moment. Lava is coming from one of two eruptive fissures that have opened since the beginning of the eruption, 1500m above sea level. After a brief pause, the eruption started again in the morning of August 15th.

Needless to say, the view of the lava on the Grandes Pentes attracts crowds on the RN 2 at the level of the Grand Brûlé, jut like light attracts butterflies. Huge traffic jams are observed in this area. Warning! The gendarmes give fines to drivers obstructing the road. If the RN 2 was cut off by lava on August 15th – which seems highly unlikely – shuttles would be put in place to allow the pilgrims (some 8000 are expected) to attend the Virgin Parasol mass at Sainte Rose.

+++++++++

Ubinas (Peru) is still quite active. The Institute of Geophysics (IGP) reports a decline in seismic activity but magmatic gases continue to come out of the crater. In addition, satellite images reveal several thermal anomalies that indicate that magma is close to the surface. IGP expects a short-term resumption of more intense eruptive activity. The alert level is kept at Orange.

+++++++++

Phreatic events are still observed on Tangkubanparahu (Indonesia), with ash plumes rising to a height of 100 metres. The alert level remains at 2, on a scale of 4.
Source: CVGHM.

++++++++++

The volume of the lava dome at the summit of Merapi (Indonesia) has decreased, reaching 461,000 cubic metres on August 11th, 2019. Small avalanches of material continue to travel down the Gendol River drainage.
Source: CVGHM.

++++++++++

Explosive activity continues at Nevados de Chillan (Chile). The explosions generate ash clouds that rise 700-800 metres above the crater. The alert level is kept atOrange.
Source: SERNAGEOMIN.

Avancée de la coulée du Piton de la Fournaise le 14 août 2019 (Source: OVPF)

Vue de la lave le 14 août 2019 (Crédit photo: Thierry Sluys)

La Vierge au Parasol (Photo: C. Grandpey)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): L’éruption continue…

L’éruption du Piton de la Fournaise continue. Dans l’après-midi du 13 août 2019, la lave se trouvait à environ 2km de la RN 2. Elle provient d’une des deux fissures éruptives ouvertes depuis le début de l’éruption, à 1500m d’altitude. Reste à savoir si les coulées auront suffisamment de force pour aller beaucoup plus loin.

Inutile de dire que la vue de la lave sur les Grandes Pentes attire les curieux sur la RN 2 au niveau du Grand Brûlé un peu comme la lumière attire les papillons. De gros bouchons sont observés dans ce secteur. La municipalité de Sainte Rose précise qu’en cas de coupure de la route des navettes seraient mises en place depuis un site en retrait. Les riverains se situant au-delà disposeraient de badges pour leur permettre une libre circulation jusqu’à leur domicile.
Même chose pour la messe de la Vierge au Parasol. En cas de coupure de la route, des navettes pourraient être mises en circulation. De toute façon, la messe ne sera pas annulée. Depuis plusieurs semaines, 300 bénévoles apportent leur contribution pour faire de la messe une réussite. Plus de 8 000 pèlerins sont attendus, venus de toute l’île.
Source: Journal de l’Ile.

Crédit photo: Fabrice Juignier

Mauna Loa (Hawaii) : Les bombes ont-elles stoppé la coulée de 1935 ? // Did bombs stop the 1935 lava flow ?

La situation a été particulièrement tendue ces derniers jours sur la Grande Ile d’Hawaii, à l’intersection entre la Saddle Road – entre le Mauna Loa et le Mauna Kea – et la route qui conduit au sommet du Mauna Kea. De nombreux manifestants se sont rassemblés pour montrer leur désaccord avec la construction du Thirty Meter Telescope (TMT) qui est prévue, selon eux, sur une terre sacrée. Les médias ont publié les photos de centaines de personnes rassemblées sur une coulée de lave noire qui se poursuit de l’autre côté de la route.
L’éruption qui a provoqué cette coulée de lave noire a débuté le 21 novembre 1935 au niveau du cratère sommital du Mauna Loa. La lave a rapidement progressé dans la partie supérieure de la zone de rift nord-est du volcan. Elle s’est ensuite dirigée vers l’ouest, bien à l’écart de Hilo, la plus grande ville de l’île.
Le 27 novembre, une autre bouche s’est ouverte plus bas sur le flanc nord du Mauna Loa. Une nouvelle coulée de lave est apparue et s’est rapidement dirigée vers le nord. Au bout de 10 jours, la coulée a cessé de progresser et la lave – tout en restant active – s’est accumulée derrière le Pu’uhuluhulu, à la base du Mauna Kea. Elle est connue sous le nom de ‘coulée d’Humu’ula’.
Cette coulée de lave a inquiété les habitants de Hilo car, après s’être accumulée derrière le Pu’uhuluhulu, elle a soudainement recommencé à avancer en direction de la ville à raison d’environ 2 à 3 kilomètres par jour pendant près d’une semaine fin décembre 1935.
Thomas Jaggar, qui était à l’époque directeur de l’Observatoire des Volcans d’Hawaï (HVO), a mis en garde les habitants de l’île sur les risques de destruction par les coulées de lave. Lorsqu’il est apparu que la coulée d’Humu’ula se dirigeait vers Hilo, il a décidé de détourner la lave en bombardant la coulée et a demandé à des  avions de l’armée basés à Oahu d’effectuer cette mission.

L’opération de bombardement a été lancée à partir de l’aéroport de Hilo le 27 décembre 1935. Après que les avions militaires aient largué des bombes près de la bouche éruptive, la coulée a semblé ralentir. Quelques jours plus tard, Jaggar a déclaré que l’opération était un succès et la plupart des habitants de Hilo, soulagés par ses paroles, ont pu reprendre leurs activités habituelles.
Toutefois, tout le monde n’était pas d’accord avec l’initiative de Thomas Jaggar. Le 28 décembre 1935, on pouvait lire en première page du Hilo Tribune Herald «Pele en colère! Les vieux Hawaiiens ont peur des bombardements. » L’article cite les témoignages de plusieurs Hawaiiens. « Il ne faut pas déranger Pele », a déclaré l’un d’eux. «Ce bombardement est une folie. Il fera plus de mal que de bien. Si Pele a décidé de venir à Hilo, ce n’est pas à l’homme de la dissuader par des méthodes artificielles. On ne l’arrêtera pas de cette façon.» Un habitant de Puna a exprimé la même préoccupation:« Pourquoi ne laissent-ils pas Pele tranquille? Ils ne devraient pas entraver la coulée. Si Pele a décidé de se rendre à Hilo, il n’y a rien qu’ils puissent faire pour l’arrêter. »
Au bout du compte, Thomas Jaggar a été le seul à affirmer que le bombardement avait été un succès. Edward G. Wingate, surintendant du parc national d’Hawaï, s’est montré très sceptique quant à l’utilisation d’avions et il avait organisé le transport des explosifs jusqu’à la bouche éruptive par voie terrestre. Les géologues de l’époque n’étaient pas convaincus et, plus récemment, des études sur la coulée de 1935 ont montré que son ralentissement était une simple coïncidence avec le bombardement et n’avait pas été vraiment provoqué par ce dernier. Cette histoire me rappelle ce qui s’est passé sur l’Etna lors de l’éruption de 1991-1993, lorsque des blocs de béton ont été largués dans des tunnels pour arrêter la lave. Tout le monde n’était pas d’accord avec cette initiative. La fin de l’éruption semble davantage liée à la diminution du débit de lave qu’au largage des blocs de béton dans les tunnels.
Source: USGS / HVO.

—————————————————

On Hawaii Big Island, the situation has been tense in the past days at the intersection between the Saddle Road between Mauna Loa and Mauna Kea and the road that leads to the summit of Mauna Kea. Lots of protesters have gathered to show their disagreement about the building of the Thirty Meter Telescope (TMT) on what they call sacred land. Many hundreds of people can be seen standing on a black lava flow that continues on the other side of the highway.

The eruption that produced the lava flow started at the summit crater of Mauna Loa on November 21st, 1935, and quickly progressed into the volcano’s upper Northeast Rift Zone. From there, lava advanced to the west, away from Hilo, the largest city on the island.

On November 27th, another vent opened lower on the north flank of Mauna Loa, from which an additional lava flow quickly advanced to the north. Within 10 days, the flow had stalled at the base of Mauna Kea but remained active. This lava was known as the Humu’ula flow.

The lava flow worried residents of Hilo for a time because, after ponding behind Pu’uhuluhulu, it suddenly broke out toward the city at alarming rates of about 2 to 3 kilometres per day for nearly a week in late December.

Thomas Jaggar, who was director of the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) at the time, warned island residents about the potential destruction by future lava flows. When it appeared that the 1935 Humu’ula flow was headed toward Hilo, he decided to divert the lava by bombing the flow and requested Army airplanes from Oahu to do the job.

The bombing operation was launched from Hilo airport on December 27th, 1935. After the military planes dropped bombs near the eruptive vent, the flow appeared to slow. A few days later, Jaggar declared success, and most Hilo residents, relieved by his words, went back to their normal tasks.

But not everyone was happy. On December 28th, an article on the front page of the Hilo Tribune Herald was titled, “Pele Angry! Old Natives express fear of bombing.” The article went on to quote several Hawaiians. “Pele should not be disturbed,” one Hawaiian said in the article. “This bombing is a folly. It will do more harm than good. If Pele makes up her mind to come to Hilo it is not for man to dissuade her by artificial methods. She cannot be stopped that way.” A Puna resident voiced the same concern: “Why don’t they leave Pele alone? They shouldn’t interfere with the flow. If Pele decides to flow to Hilo, there’s nothing that they can do to stop her.”

In the end, Thomas Jaggar was the only one to affirm that the bombing was a success. Jaggar’s boss, Edward G. Wingate, superintendent of Hawaii National Park had been skeptical of the use of airplanes and arranged transport of the explosives to the vent by land. Contemporary geologists were unconvinced, and, in more recent times, studies of the 1935 flow show that its slowing was probably coincident with, rather than caused by, the bombing. This reminds me of what happened at Mt Etna durng the 1991-1993 eruption when blocks of concrete were dropped in lava tubes to stop the lava. The end of the eruption seems med related to the decrease of the lava output than to the dropping of the concrete blocks in the tunnels.

Source: USGS / HVO.

Vue panoramique de la coulée  de Humu`ula (lave noire) de part et d’autre de la Saddle Road entre le Mauna Loa et le Mauna Kea. Au centre de la photo, tout à fait au fond, on aperçoit le sommet du Hualālai (Crédit photo : Jim Kauahikaua / HVO)

Vue aérienne de l’explosion d’une bombe sur la coulée de 1935 du Mauna Loa; (Photo prise le 27 décembre 1935 par l’armée américaine).

Largage de blocs de béton pendant l’ « Opération Thrombose » sur l’Etna en 1993. (Photos : C. Grandpey)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Images de l’éruption

 6 heures (heure métropole): Rien de très nouveau sur le front de l’éruption. Les conditions météo sont restées mauvaises au cours des dernières heures, mais la visibilité semblait meilleure hier soir. Les rares éclaircies ont permis d’apercevoir des coulées sur la partie haute des Grandes Pentes. Comme me le faisait remarquer un ami réunionnaise, il y a un vaste replat au ied de ces premières pentes et il est probable que la lave va y stagner un certain temps. la suite de son parcours dépendra de la vigueur des coulées. Si la lave devait réusir à franchir ce replat, elle pourrait aborder la deuxième partie de la desente qui pourrait la conduire vers la RN2 et la mer, mais nous n’en sommes pas encore là. Il faut toutefois que le dernier bulletin de l’OVPF montre que le tremor était encore bien vigoureux le 12 août.

Les conditions météo étant meilleures hier, mon ami Christian Holveck a pu se rendre sur le site de l’éruption. Il m’explique qu’une nouvelle fissure s’est ouverte avec une coulée qui a déjà dévalé les Grandes Pentes et se situe à environ 600 mètres, non loin du Piton Tremblet (éruption d’avril 2007). Il m’a envoyé quelques photos prises hier en fin d’après-midi et soirée. Je le remercie sincèrement.  Il m’écrit qu’il n’a pas réussi à s’approcher vraiment de la coulée.

++++++++++

9 heures (heure métropole): L’OVPF a pu effectuer une reconnaissance aérienne le matin du 13 août 2019. Au total ce sont deux fissures éruptives, distantes l’une de l’autre de 1400 mètres environ, qui se sont ouvertes le 11 août 2019 dans le secteur est-sud-est de la partie haute des Grandes Pentes à 1700 et 1500 m d’altitude. Au moment du survol, vers 9h30 (heure locale), seule la fissure la plus basse en altitude était active. Trois cônes distincts s’étaient formés sur cette fissure par accumulation de dépôts de fontaines de lave. Par ailleurs, une zone de fumerolle non liée à une fissure éruptive ni à une coulée de lave a été observée entre les deux fissures à environ 1100 m d’altitude.

Source: OVPF.

—————————————

 6 am (Paris time) : Nothing really new about the eruption. Weather conditions remained poor during the past hours, but visibility seemed to have improved last night. However, it was sometimes possible to discern the lava flows in the upper part of the Grandes Pentes. As a friend of mine aptly remarked, there is a wide flat area at the bottom of these first slopes where lava will probably stagnate for some time. The next part of the travel will depend on the energy of the lava flows. If lava manages to cross this flat area, it will start the second part of the descent that could take it toward the RN2 road and to the sea. But this is not for tomorrow. One should notice that the tremor was still quite active in the OVPF’s latest update on August 12th.

+++++++++

9:00 am (Paris time): OVPF was able to perform an overflight in the morning of August 13th, 2019. Two eruptive fissures, about 1400 meters apart, opened on August 11th, 2019 in the eastern-south-eastern sector of the upper part of the Grandes Pentes, 1700 and 1500 metres above sea level. During the overflight, around 9:30 am (local time), only the lower fissure was active. Three distinct cones formed on this fissure by accumulation of lava fountain deposits. In addition, a fumarole zone not associated with an eruptive fissure or a lava flow was observed between the two fissures about 1100 m a.s.l.

Source: OVPF.

Source: OVPF

Photos: Christian Holveck

Le 13 août, le tremor éruptif reste relativement soutenu, même s’il a perdu une bonne partie de son intensité. (Source: OVPF)