Hawaii: Coronavirus et pas d’éruption! // COVID-19 and no eruption !

Comme l’Europe, Hawaï est infectée par le coronavirus. Le Parc National des Volcans reste ouvert, mais modifie son fonctionnement pour favoriser la distanciation sociale. Le Visitor Center du Kilauea est fermé, mais les toilettes sont ouvertes. L’hôtel de la Volcano House ainsi que les restaurants sont fermés.
Tous les sentiers et points d’observation restent ouverts. La plupart des sentiers et campings à l’intérieur du Parc sont ouverts. Les permis doivent être récupérés en personne par une fente dans la porte du bureau qui les délivre.
Les visites de groupes sont limitées à 10 personnes ou moins et les guides doivent appliquer des procédures de distanciation entre les personnes.
L’entrée dans le Parc des Volcans est actuellement gratuite. .

Voici quelques nouvelles sur l’activité volcanique. Pas grand-chose à se mettre sous la dent d’un point de vue volcanique car le Kilauea n’est pas en éruption. Pas de lac ou de coulée de lave! Le HVO indique qu’il n’y a guère eu de changements géologiques depuis la fin de l’activité éruptive en septembre 2018. Les émissions de SO2 sont faibles au sommet et inférieurs aux limites de détection sur le Pu’uO’o et dans la Lower East Rift Zone. La pièce d’eau au fond de l’Halema’uma’u continue de prendre lentement du volume. Ses dimensions sont d’environ 100 mètres sur 200 mètres. Actuellement, la profondeur est d’environ 28 mètres.
Le HVO ajoute que même s’il n’y a pas d’éruption en ce moment, il reste des zones où la température au sol reste élevée, avec des émissions de gaz résiduelles à proximité des fissures qui se sont ouvertes en 2018 dans la Lower East Rift Zone. Les coulées de lave de l’éruption de 2018 sont pour la plupart sur des propriétés privées. Les visiteurs sont priés de ne pas y pénétrer et de ne pas y garer leurs véhicules. .
Depuis le 25 juin 2019, le niveau d’alerte du Kilauea est : Normal / Vert.
Source: HVO et journaux locaux.

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Like Europe, Hawaii has been infected by COVID-19 coronavirus. Volcanoes National Park remains open, but is modifying operations to promote social distancing. Kilauea Visitor Center is closed, but restrooms are open. Volcano House hotel, restaurants are closed.

All previously open trails and overlooks are open. Most of the backcountry is open for hiking and camping. Backcountry permits are retrieved in person through a slot in the backcountry office door.

Commercial tours are limited to 10 people or less and guides must enforce social distancing procedures.

All entrance fees are temporarily suspended until further notice.

 

Here is some news about volcanic activity. There is not much to be seen from a volcanic point of view as Kilauea is not erupting. No lava lake and no lava flow! HVO indicates that there have been minor geologic changes since the end of eruptive activity in September 2018. SO2 emission rates are low at the summit and are below detection limits at Pu’uO’o and the lower East Rift Zone. The water pond at the bottom of Halema’uma’u continues to slowly expand and deepen. Its dimensions are approximately 100 metres by 200 metres. The current depth is about 28 metres.

HVO adds that although not currently erupting, areas of persistently elevated ground temperatures and minor release of gases are still found in the vicinity of the 2018 lower East Rift Zone fissures. Lava flows and features created by the 2018 eruption are primarily on private property and persons are asked to be respectful and not enter or park on private property.
Since June 25th, 2019, Kilauea’s alert level has been at Normal / Green.

Source: HVO and local newspapers.

Attention! Photo souvenir qui ne reflète en rien la réalité actuelle sur le Kilauea! (Photo: C. Grandpey)

Alaska: Le réchauffement climatique gâche l’Iditarod // Climate change ruins Iditarod

Les secours ont dû intervenir par voie terrestre et aérienne le 20 mars 2020 pour venir en aide à trois mushers de l’Iditarod en détresse à la sortie du point de contrôle  de Safety, à cause de l’inondation de la piste par la mer. Les mushers ont été transportés par avion à l’hôpital de Nome pour un contrôle médical et sont ressortis un peu plus tard. Tous les chiens sont arrivés sains et saufs à Nome.
Les trois hommes ont été confrontés à une inondation de la piste à l’est de l’embouchure de la rivière Salomon. Ils se trouvaient à une quarantaine de kilomètres de la ligne d’arrivée lorsqu’un ou plusieurs d’entre eux ont activé une balise de détresse  pour les localiser
Des bourrasques de vent du sud pendant toute le nuit ont poussé de l’eau de mer – normalement gelée à cette époque de l’année – sur la piste de l’Iditarod, et les mushers ne pensaient pas – et ne savaient pas – qu’elle était sous l’eau. Un groupe d’une dizaine de sauveteurs en provenance de Nome s’est rendu sur site en motoneiges, et la Garde Nationale de l’Alaska a envoyé un hélicoptère. Au moment où l’hélicoptère a atterri, les mushers étaient hors de l’eau, dans des sacs de couchage et aidés par certains des motoneigistes.
Le vent et la submersion du rivage ont été la cause des problèmes entre Elim et Nome, un tronçon d’environ 200 kilomètres qui longe la côte de la mer de Béring. Les responsables de la course ont déclaré qu’ils redessinaient la piste près de Safety où le sauvetage s’est produit, afin que les 11 équipages restants puissent continuer à avancer. Ils sont actuellement bloqués à Elim, où le vent et l’eau de mer les bloquent depuis le 18 mars au soir. Le groupe a essayé de se diriger vers White Mountain le 19 mars au matin mais a dû rebrousser chemin au bout de quelques kilomètres. On ne sait pas si d’autres équipages finiront la course
En plus de l’eau, le vent soufflait en tempête. Selon un musher qui a réussi à atteindre Nome, « on ne pouvait pas se tenir debout là-bas. Il y avait une visibilité nulle. Avec le vent violent et la température élevée, on ne savait pas s’il fallait habiller les chiens. »
Près d’un tiers des 57 mushers de l’Iditarod ont abandonné, y compris le musher français Nicolas Petit, qui a activé sa balise de détresse le 19 mars 2020, en raison des conditions météorologiques.
Source: Anchorage Daily News.

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Rescuers came by land and by air on March 20th, 2020 when three mushers in the Iditarod Trail Sled Dog Race called for help after being surprised by a flooded trail outside of Safety.

The mushers were flown to Nome hospital from which they were discharged later. All of the dogs arrived safely in Nome and were also all in good health.

The three men wound up in deep overflow east of the mouth of the Solomon River. They were about 40 kilometres from the finish line when one or more of them activated a personal locator beacon.

Southblowing winds had persisted overnight and pushed seawater – usually frozen at that time of the year – up onto the Iditarod Trail, and the mushers weren’t aware that it was under water. A group of about 10 search and rescue personnel from Nome rode snowmachines to the spot, and the Alaska Army National Guard sent a helicopter crew. By the time the helicopter landed, the mushers were out of the water, in sleeping bags and being tended to by some of the snowmachiners.

Wind and overflow appear to be a problem all the way from Elim to Nome, a stretch of about 200 kilometres on the Bering Sea coast. Race officials said they are reworking the section of trail near Safety where the rescue occurred, so that the remaining 11 teams can proceed. They are currently stranded in Elim, where wind and overflow have rendered them immobile since March 18th in the evening. The group made an effort to push toward White Mountain on March 19th in the morning but had to retreat after a few kilometres. It is unclear if any more teams will finish the race

Beside the water, there was the wind which was howling. According to one musher who managed to reach Nome, “you couldn’t stand up out there. It was a whiteout.” The combination of high winds and high temperatures made it difficult to decide whether to put coats on the dogs.

Nearly a third of the 57 mushers in this year’s Iditarod have quit the race before finishing, including French musher Nicolas Petit, who activated an alert button seeking rescue on March 19th, 2020, because of weather conditions.

Source: Anchorage Daily News.

Itinéraire de l’Iditarod (années paires)

Mayotte : Séisme tectonique ou volcano-tectonique ? // Tectonic or volcano-tectonic earthquake?

La sismicité quasi permanente qui avait déclenché des vagues d’angoisse parmi les habitants de Mayotte en 2018 a beaucoup diminué depuis que le volcan sous-marin à l’est de l’île déverse sa lave sur le plancher océanique On enregistre encore en moyenne un millier de secousses chaque mois, mais leur magnitude n’a rien à voir avec celle des événements ressentis en 2018 et peu de personnes les remarquent.

Cette relative quiétude vient d’être perturbée par un séisme d’une magnitude de l’ordre de M 5.8 le 21 mars 2020 à 09h42 (heure locale). A titre de comparaison, c’est une intensité semblable au plus fort événement ressenti en mai 2018.

S’agissant de la localisation de ce dernier séisme, elle est différente des précédents dont les épicentres se situaient en général à l’est de l’île, dans le secteur de l’éruption sous-marine. Cette fois, le séisme a été localisé entre les îles de Mayotte et Anjouan, donc au nord-nord-ouest de Mayotte, à 47 km de Mamoudzou. L’hypocentre a été estimé à une profondeur de 30 km.

Il faudra maintenant essayer de déterminer s’il s’agit d’un événement d’origine purement tectonique ou si l’on a affaire à un événement volcano-tectonique qui signalerait l’éveil d’une nouvelle zone volcanique sous-marine. Il faut attendre les résultats des analyses des signaux sismiques pour se faire une idée.

Source : Le Journal de Mayotte.

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The almost permanent seismicity which had triggered waves of anxiety among the inhabitants of Mayotte in 2018 has greatly decreased since the underwater volcano to the east of the island has been pouring its lava onto the ocean floor There is still an average of a thousand tremors each month, but their magnitude has nothing to do with that of the events felt in 2018 and few people notice them.
This relative quiescence has just been disturbed by an earthquake with a magnitude of the order of M 5.8 on March 21st, 2020 at 9:42 am (local time). For comparison, this intensity is similar to the strongest event felt in May 2018.
As for the location of this latest earthquake, it is different from the previous ones whose epicentres were generally located to the east of the island, in the area of ​​the underwater eruption. This time, the earthquake was located between the islands of Mayotte and Anjouan, north-northwest of Mayotte, 47 km from Mamoudzou. The hypocentre has been estimated at a depth of 30 km.
Scientists must now try to determine whether it was an event with a purely tectonic origin or whether we are dealing with a volcano-tectonic event which would signal the awakening of a new underwater volcanic area. One has to wait for the results of the analyses of the seismic signals to get an idea.
Source: Le Journal de Mayotte.

Localisation du dernier séisme (Source : REVOSIMA)

Un trou dans la couche d’ozone au-dessus du pôle Nord // A hole in the ozone layer above the North Pole

L’excellent documentaire Sur le front des glaciers  (France 2  le 17 mars 2020) a consacré une séquence à la réduction du trou dans la couche d’ozone – ou couche à ozone, comme se plaisait à l’appeler Haroun Tazieff – au-dessus de l’Antarctique. Grâce à l’interdiction d’utilisation des chlorofluorocarbones, les fameux CFC, ce trou est en train de se combler et on espère qu’il aura disparu dans les quatre ou cinq prochaines décennies.

La couche d’ozone est une couche naturelle de gaz dans la haute atmosphère qui protège les êtres vivants sur Terre des rayons ultraviolets du Soleil.
Paradoxalement, alors que le trou se réduit au-dessus de l’Antarctique, le centre météorologique Severe Weather Europe (SWE) a détecté une vaste zone d’appauvrissement de la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique canadien, avec une intensité anormalement forte pour l’hémisphère nord.

Une forte chute des valeurs minimales d’ozone a déjà été observée fin novembre 2019 et janvier 2020, mais il s’agissait d’événements de courte durée qui se produisent probablement chaque année pendant la saison froide. Le SWE a déclaré que ces petits trous d’ozone au-dessus des régions polaires septentrionales ne se développent pas en raison d’un processus de destruction chimique par les aérosols, comme c’est le cas en Antarctique.
Ce qui inquiète le SWE, c’est la réduction globale de l’ozone, début mars, alors que les valeurs devraient augmenter lentement. Il ne s’agit pas de la création éphémère d’un mini trou d’ozone, mais d’un réel processus de destruction de l’ozone.
Les recherches effectuées par le SWE ont montré que le trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique se développe en raison d’un processus chimique qui implique de l’air très froid en dessous de -78 ° C, la lumière du soleil, ainsi que des émissions humaines de chlorofluorocarbone (CFC) ) et hydrofluorocarbones (HFC). La température froide permet aux nuages ​​stratosphériques de s’établir ; la lumière du soleil réagit ensuite avec ces nuages ​​pour entamer un processus photochimique qui détruit l’ozone, entraînant la formation et la croissance du trou.
Comme la destruction de l’ozone a également besoin de la lumière du soleil, ce processus est limité au-dessus des régions polaires septentrionales. Fin février et en mars, lorsque la lumière du soleil atteint le pôle, la stratosphère n’est généralement plus assez froide pour produire ces nuages, qui sont essentiels au processus de destruction de l’ozone.

La stratosphère peut être exceptionnellement froide au niveau du pôle Nord certaines années, comme c’est la cas en 2020, et elle peut générer des nuages ​​stratosphériques en même temps que la lumière du soleil touche le pôle. Une telle concordance est susceptible de provoquer la destruction de l’ozone.
L’analyse de l’ozone par le SWE montre que l’on a affaire à un trou exceptionnellement grand pour l’hémisphère Nord et avec des valeurs record ; on a enregistré un minimum de 217 unités Dobson. Cependant, on est loin des valeurs observées en Antarctique. Comme mars n’est pas terminé, le SWE explique qu’il n’y a pas encore de données complètes pour ce mois, donc la dernière référence concerne 2019. Dans le passé, deux années – 2011 et 1997 – ont été remarquables, avec des valeurs d’ozone très basses pour le mois de mars. Toutefois, le déficit en ozone n’était pas aussi marqué qu’en 2020 qui pourrait bien être une année record.
Selon le SWE, le trou d’ozone au-dessus du pôle Nord pourrait être de courte durée car la stratosphère devrait se réchauffer avec l’influence grandissante du soleil. La température sera trop élevée pour que les nuages ​​stratosphériques se forment, ce qui réduira lentement le processus de destruction de l’ozone. Selon les prévisions de SWE sur 10 jours, on devrait observer réduction de la taille et de l’intensité du trou d’ozone, même s’il restera présent pendant un certain temps.

Source : Severe Weather Europe.

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The excellent French documentary Sur le front des glaciers (France 2 March 17th, 2020) devoted a sequence to the reduction of the hole in the ozone layer over Antarctica. Thanks to the ban on the use of chlorofluorocarbons, the famous CFCs, this hole is filling up and it is hoped that it will have disappeared in the next four or five decades.
The ozone layer is a natural layer of gas in the upper atmosphere that protects living things on Earth from the sun’s ultraviolet rays.
Paradoxically, as the hole narrows over Antarctica, the Severe Weather Europe (SWE) meteorological centre has detected a large area of ​​ozone depletion over the Canadian Arctic, with an abnormally high intensity for the northern hemisphere.
A sharp drop in minimum ozone values ​​was already observed in late November 2019 and January 2020, but these were short-lived events that likely occur each year during the cold season. SWE has stated that these small ozone holes above the northern polar regions do not develop due to a process of chemical destruction by aerosols, as in Antarctica.
What worries SWE is the overall reduction in ozone in early March, when values ​​are expected to increase slowly. It is not the ephemeral creation of a mini ozone hole, but a real process of ozone destruction.
Research by SWE has shown that the ozone hole over Antarctica is developing due to a chemical process that involves very cold air below -78°C, sunlight , as well as human emissions of chlorofluorocarbon (CFC)) and hydrofluorocarbon (HFC). The cold temperature allows stratospheric clouds to settle; sunlight then reacts with these clouds to start a photochemical process that destroys ozone, causing the hole to form and grow.
As the destruction of ozone also requires sunlight, this process is limited over the northern polar regions. In late February and March, when the sunlight reaches the pole, the stratosphere is generally no longer cold enough to produce these clouds, which are essential to the ozone-depleting process.
The stratosphere can be exceptionally cold at the North Pole in some years, in 2020, for instance, and it can generate stratospheric clouds at the moment when sunlight reaches the pole. Such a combination of events is likely to destroy the ozone.
Ozone analysis by SWE shows that we are dealing with an exceptionally large hole for the northern hemisphere and with record values; a minimum of 217 Dobson units has been recorded. However, we are far from the values ​​observed in Antarctica. As March is not over, SWE explains that there is not yet complete data for this month, so the last reference is for 2019. In the past, two years – 2011 and 1997 – were remarkable, with very low ozone values ​​for the month of March. However, the ozone deficit was not as pronounced as in 2020 which could well be a record year.
According to SWE, the ozone hole above the North Pole could be short-lived because the stratosphere should warm up with the increasing influence of the sun. The temperature will be too high for stratospheric clouds to form, which will slowly reduce the process of ozone destruction. According to SWE’s 10-day forecast, the size and intensity of the ozone hole will decrease, although it will remain there for some time.
Source: Severe Weather Europe.

Source: SWE