Histoires islandaises // Icelandic stories

Nouvelle conséquence du tourisme de masse.
Le volcan Hverfjäll dans le nord de l’Islande a été gravement endommagé par des touristes au début de semaine dernière. Ces gens ont garé leur voiture à l’écart du parking principal et ont décidé de faire leur propre parcours d’approche du volcan, sans emprunter le sentier officiel. Leur trace est très visible sur la montagne. Comme le volcan est un site protégé, une telle initiative est illégale.
L’Agence de Protection de l’Environnement a conclu, en constatant ce méfait, qu’il fallait améliorer la signalisation et renforcer les barrières autour du site. Des ouvriers vont essayer d’effacer la trace laissée par ces touristes indélicats afin d’empêcher d’autres randonneurs de l’emprunter.
Situé à l’est de Mývatn, le Hverfjäll est entré en éruption 2500 ans avant notre ère en laissant un cratère d’environ 1 km de diamètre. C’est l’un des sites les plus visités en Islande

Une voiture dans l’eau chaude!
L’incident n’a fait aucun blessé, mais une voiture de location a terminé sa course dans l’eau d’une source chaude dans la région de Mývatn, dans le nord de l’Islande. Le couple de touristes qui avait loué la voiture avait oublié de mettre le levier de vitesse en position Parking et la voiture a pris la clé des champs ! Heureusement, personne n’était dans le véhicule et un peu d’eau est entré dans la voiture, sans causer d’autres dégâts.

Les écologistes demandent l’interdiction du combustible lourd.
Les échantillons d’air prélevés dans le port de Reykjavik montrent des concentrations élevées de particules ultrafines. Le niveau de pollution de l’air en provenance des navires qui arrivent ou sortent du port est jusqu’à 1000 fois plus élevé que les concentrations à l’intérieur des terres. Les écologistes constatent que les navires sont autorisés à utiliser un mazout particulièrement polluant, sans aucun système de filtration des gaz d’échappement. Par conséquent, les gaz émis contiennent d’énormes quantités de polluants atmosphériques, tels que la suie, qui contribuent de manière significative au changement climatique. En outre, l’utilisation de fuel lourd expose les écosystèmes arctiques encore vierges à des risques environnementaux tels que les marées noires.
Les compagnies qui gèrent les navires de croisières gagnent beaucoup d’argent. Dans le même temps, elles refusent d’investir dans un carburant propre et donc des gaz d’échappement moins polluants. Peu leur importe que ces gaz soient une menace réelle pour la santé des citoyens et pour l’environnement. Les écologistes insistent pour que les navires utilisent désormais des carburants à faible teneur en soufre et pour que soient installés des filtres à particules et des catalyseurs pour éliminer les oxydes d’azote, afin de limiter la quantité d’émissions nocives. Une telle opération peut être réalisée à faible coût et améliorerait considérablement la qualité de l’air

La Chine achète l’Islande.
Les investisseurs chinois sont intéressés par l’achat d’un terrain dans le sud de l’Islande, juste à côté du célèbre Geysir à Haukadalur. Le prix du terrain, qui mesure 1200 hectares, est de 1,2 milliard de couronnes islandaises. Les Chinois veulent construire une infrastructure touristique où l’eau chaude jouera un rôle important. Le terrain appartient à huit frères qui en conserveraient une petite partie pour y implanter des résidences d’été.
La nouvelle a été fortement critiquée en Islande. Les personnes ou les entreprises en dehors de l’Espace Economique Européen (‘EEE) ne sont pas autorisées à acheter des terres de plus de 25 hectares, conformément à la réglementation en vigueur qui devrait toutefois être plus précise. Beaucoup de Chinois sont récemment venus en Islande dans le but d’acheter des terres pour développer leurs activités commerciales. Ils ont également visité le Groenland où la fonte de la glace découvre de nouvelles richesses minérales.

Source: Iceland Review.

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Another effect of mass tourism.

Hverfjäll Volcano in northern Iceland was badly damaged by tourists early last week. A tourist group parked their cars away from the main parking spot and chose to make their own hiking trail, which became very visible on the mountain itself. As the mountain is declared protected, this is considered illegal.

The Environmental Agency says their initial response will be to improve the signs and enclosures around the area.. Workers will try erasing in order to prevent others from following in the footsteps.

Located to the east of Mývatn, Hverfjall erupted in 2500 BP, molding the approximately 1 km in diameter long crater. It’s among the most popular hiking spots in Iceland

 

A car in the hot water!

Nobody was injured in an unfortunate accident earlier this week when a rental car slid into a boiling hot lagoon in the Mývatn region in North Iceland. The couple who had rented the car had forgotten to leave it in park gear. Fortunately nobody was inside the vehicle and only a little water got into the car, which is surprisingly undamaged.

 

Environmentalists call for a ban of heavy fuel oil.

Air samples taken in the port of Reykjavik show high concentrations of ultrafine particles. Air pollution levels in the wind direction from arriving or departing vessels are up to 1,000 times higher compared to local background concentrations. The environmentalists are critical that ships are allowed to operate on comparatively dirty fuel oil without any exhaust gas cleaning systems. Consequently, exhaust gases from the ships’ engines contain huge amounts of air pollutants such as soot, which also contributes significantly to climate change. Moreover, the use of dirty heavy fuel oil exposes the pristine Arctic ecosystems to hazardous environmental risks such as oil spills.
Cruise line companies make a lot of money from cruise tourism. At the same time they don’t accept the need to spend money on clean fuel and proper exhaust gas technology and therefore accept that they are creating a massive threat to the health of citizens and the environment.  Environmentalists insist that the ships must switch to low sulphur fuels and install particulate filters and nitrogen catalysts in order limit the amount of harmful emissions. This can be done at low costs and will significantly improve the air quality

 

China is buying Iceland.

Chinese investors are interested in purchasing a land in South Iceland which lies next to the famous Geysir in Haukadalur. The price of the land, which measures 1.200 hectares is 1.2 billion ISK. The Chinese want to build up a tourist service where the hot water plays a large role. The land is owned by eight brothers who will be retaining a small part of it to build summerhouses.

The news has come under strong criticism in Iceland. People or companies outside the European Economic Area (EEA) are not allowed to buy land that measures over 25 hectares according to current regulations which need to be made clearer. Many Chinese has recently been seen in Iceland, eager to buy land in order to develop business activities. They have also visited Greenland where the melting of the ice uncovers accessible mineral deposits.

Source: Iceland Review.

Le Strokkur et le Grand Geyser seront-ils bientôt gérés par les Chinois?

(Photos: C. Grandpey)

L’éruption du Lassen Peak (Californie) en 1917 // The Lassen Peak eruption in 1917

Le Lassen Peak (Californie) est le volcan le plus méridional de la Chaîne des Cascades. La dernière éruption majeure s’est produite en 1915, mais le volcan est resté actif pendant plusieurs années. Le 23 août 1917, trois adolescents se dirigeaient vers le sommet de la montagne lorsqu’un nouvel épisode éruptif a commencé. En 2017, comme plusieurs années auparavant, ils ont gravi le Lassen Peak le 23 août en souvenir de ce moment mémorable. Ils expliquent aujourd’hui que l’éruption a commencé avec « un grondement semblable à une douzaine de locomotives à vapeur en train de démarrer ». Le cratère expulsait de la cendre et des roches à seulement une vingtaine de mètres de l’endroit où se trouvait le premier adolescent à avoir atteint le sommet. Après avoir regardé le spectacle quelques minutes, il décida de redescendre en courant pour se mettre en sécurité. Après avoir parcouru une centaine de mètres, il rencontra son frère qui n’avait pas encore atteint le sommet. Ils ont remarqué que le vent emportait la cendre à l’opposé de l’endroit où ils se trouvaient et ils décidèrent de remonter pour mieux observer l’événement. Le volcan envoyait des nuages de cendre et des roches de quelques dizaines de centimètres de diamètre à intervalles d’une trentaine se secondes. Chaque explosion était un peu plus forte que la précédente et, au bout d’un moment, le nuage de cendre et de matériaux d’une centaine de mètres de hauteur leur fit réaliser qu’il valait mieux s’éloigner du cratère. Ils ont cependant eu le temps de prendre cinq bonnes photos de l’éruption. On peut voir l’une d’elles ci-dessous.
Source: ChicoER News.

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Lassen Peak (California) is the southernmost volcano of the Cascade Range. The last major eruption occurred in 1915, but the volcano remained active for several years. On August 23rd 1917, three teenagers were on their way to the top of the mountain when a new eruptive episode started. This year, like several times before, they climbed Lassen Peak on August 23rd as a memory of this impressive moment. They explain that the eruption started with “a roar that sounded like a dozen steam locomotives getting underway.” Ashes and rocks were being blown from the crater, which was only 25 metres from where the first teenager who reached the top first was standing. After a few minutes of watching, he decided running for safety was a good idea. About 100 metres later he came upon his brother, who had not made it to the top. They observed the wind was blowing the ashes in the other direction, and decided to climb back up for a closer look. The volcano was sending out puffs of smoke and rocks a few tens of centimetres in diameter on half-minute intervals. Each burst was a little bigger than the one before, and after a time the 100-metre-high cloud of ash, smoke and rock brought them to their senses and they high-tailed it down from the crater. They had, however, snapped off five remarkable pictures which all came out. One of them can be seen here below.

Source: ChicoER News.

Crédit photo: Ord Canfield

Eruption du Lassen peak en 1915 (Crédit photo: B.F. Loomis)

Vues du lassen Peak en 2008 (Photos: C. Grandpey)

 

 

Le Puy de Lemptégy (Puy-de-Dôme) : Un volcan à ciel ouvert

Quelques semaines après avoir visité VULCANIA avec l’un de mes petits fils (voir ma note du 3 août 2017), je me suis rendu au Puy de Lemptégy avec son frère jumeau, âgé de 12 ans.

Le site se situe à une quinzaine de minutes de Clermont-Ferrand, près de Vulcania, à Saint-Ours-les-Roches. Les visites à pied vous coûteront 11,50 € pour les adultes et 9,50 € pour les enfants de moins de 12 ans. En train, les tarifs sont de 15,50 € et 12,50 €. A noter que l’on peut combiner la visite du Volcan de Lemptégy et de la Grotte de la Pierre de Volvic (que je recommande chaudement), deux sites complémentaires à seulement 15 minutes l’un de l’autre. Les tarifs du pass commun sont de 17,30 € (adulte) et 14 € (enfants)  ou 19,80 € et 16,50 €, selon que vous optiez pour la visite en train ou à pied à Lemptégy. Il y a un espace restauration style cafétéria au Puy de Lemptégy.

J’avais opté pour la visite en train, moins fatigante et plus ludique. De toute façon, à pied ou en train, la visite est guidée. J’ai beaucoup apprécié les propos de notre guide qui a présenté le site avec une belle dose de pédagogie. Il s’est évertué à utiliser un vocabulaire à la portée de tous les passagers du train, sans sombrer, comme le font certains, dans une terminologie dont le seul effet est de lasser l’auditoire. Les différentes phases de l’éruption et les différents matériaux expulsés par le volcan sont présentés avec beaucoup de clarté. Au final, mon petit-fils a retenu un grand nombre d’éléments.

Après la visite du volcan proprement dit, on passe à la projection d’un film en 4D intitulé « Aux origines » et qui montre sur un grand écran certains épisodes de la naissance des volcans auvergnats. Les sièges vibrent et on ressent la chaleur de la lave. Une grande partie du film est réalisée en images de synthèse. Outre les vues aériennes, la seule séquence qui m’a semblé digne d’intérêt était la croissance de l’aiguille de lave à l’intérieur du cratère du Puy Chopine dont les éjecta ont atteint le Puy de Lemptégy.

La dernière partie de la visite de Lemptégy fait descendre dans « La mine explosive » au moment où une éruption déclenche un moment de panique dans les galeries. Le spectacle est assez drôle. Là encore, les fauteuils vibrent et on sent la chaleur de la lave (comme à Vulcania, de l’autre côté de la route !) mais il s’agit d’une simple attraction sans aucun intérêt scientifique.

C’était ma quatrième visite au Puy de Lemptégy. J’avais effectué la première en compagnie de Monsieur Jean-Louis Montel, le propriétaire du site qui avait compris, grâce à Guy Camus, professeur à l’Université de Clermont, la richesse géologique du site. Il a décidé d’arrêter le l’exploitation industrielle de la pouzzolane et transformer la carrière en un site touristique et scientifique. C’est avec beaucoup de peine que j’ai appris pendant la visite le décès récent de Monsieur Montel qui, il y a quelques années, m’avait conduit vers des « trous de glace » dans la cheire de Pontgibaud.

Lorsque l’on arrive dans le bâtiment de Lemptégy, on peut admirer des photos de l’Auvergne dans le hall d’entrée, mais elles ne présentent guère d’intérêt, contrairement à l’exposition qui était proposée par l’association LAVE il y a quelques années. Par contre, les échantillons de roches et les bombes volcaniques plaisent aux visiteurs.

Une salle à côté du hall d’exposition propose un petit documentaire très intéressant sur l’histoire du site de Lemptégy avec des explications sur l’extraction et les applications de la pouzzolane.

Au final, mon petit-fils garde un très bon souvenir de la visite de Lemptégy. Je l’ai senti plus intéressé que son frère à Vulcania. Il faut dire que Vulcania est avant tout un parc d’attraction alors qu’à Lemptégy, on rentre carrément dans le ventre d’un vrai volcan.

Photos: C. Grandpey

 

 

Nouveaux records de température en Alaska // New record-high temperatures in Alaska

Les services météorologiques de l’Alaska indiquent qu’un système de hautes pressions établi dans le sud-est de l’Alaska a permis d’enregistrer de nouveaux records de température le samedi 5 août 2017.
Ainsi, à Skagway le mercure a atteint 33,8°C, la plus haute température jamais enregistrée dans cette ville qui se trouve juste à l’ouest de la frontière canadienne. Le minimum ce même jour a été de 12,7 ° C. La température moyenne en août à Skagway est de 23,3°C. Le record précédent était de 33,3°C. Le record précédent pour un 5 août était de 26,6°C.
Des records de 31,1°C, 30,5°C et 30°C ont également été établis le 5 août à Haines, Hyder et Annette Island.
L’aéroport de Juneau et la vallée de Mendenhall ont enregistré une température record de 27,2°C. De telles températures vont sans aucun doute accélérer la fonte du glacier Mendenhall.

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La ville de Skagway a joué un rôle stratégique majeur dans les années 1880 au moment de la Ruée vers l’Or, surtout après la découverte d’importants dépôts le long de la rivière Klondike. Les articles de journaux relatant la découverte de l’or engendrèrent une hystérie collective et beaucoup quittèrent leurs emplois pour partir vers le Klondike en tant que prospecteurs.

La plupart rejoignirent les champs aurifères par les ports de Dyea et de Skagway, avant de franchir la chaîne côtière par le White Pass et le Chilkoot Pass et de descendre les cours d’eau jusqu’au Klondike.

Le gouvernement canadien imposa à chaque prospecteur d’emporter de quoi manger pendant un an et la plupart transportaient seuls leur équipement dont le total atteignait fréquemment la tonne. Le terrain montagneux et le climat glacial firent que ceux qui n’abandonnèrent pas ou ne périrent pas durant le voyage n’arrivèrent qu’à l’été 1898. Une fois sur place, les meilleures concessions avaient été prises et beaucoup quittèrent la région.

Les dépôts d’or étaient riches mais inégalement répartis et leur extraction était rendue difficile par le pergélisol qui ne fondait pas à cette époque. Des villes champignons poussèrent le long des pistes menant à Dawson City fondée au confluent de la rivière Klondike avec le fleuve Yukon à proximité du lieu de la première découverte. La population de la ville passa de 500 habitants en 1896 à 30 000 à l’été 1898. Aujourd’hui, elle ne compte que 1300 âmes. On en recense environ 800 à Skagway, mais beaucoup plus lorsque les bateaux de croisière y font escale. Il est très intéressant de visiter la région où l’on trouve de nombreuses traces de la Ruée vers l’Or. Le trajet en train le long du White Pass est extraordinaire et la visite des cimetières met en évidence la rudesse de la vie au cours des années 1890.

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The National Weather Service indicates that a high-pressure system in Southeast Alaska broke or tied many high temperature records on Saturday, August 5th, 2017.

Skagway set an all-time record high temperature of 33.8°C. The town, which lies just west of the Canadian border, saw a low of 12.7°C on the same day; its average temperature in August is 23.3°C. Skagway’s previous record was 33.3°C. The previous daily high record for August 5th was 26.6°C.

Daily records of 31.1°C, 30.5°C and 30°C were set in Haines, Hyder and Annette Island, respectively.

The Juneau International Airport and the Mendenhall Valley recorded a daily record of 27.2°C. Such high temperatures will no doubt accelerate the melting of the Mendenhall Glacier.

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 Skagway played a major strategic role in the 1880s at the time of the Gold Rush, especially after the discovery of important deposits along the Klondike River. Newspaper articles about the discovery of gold led to a collective hysteria and many left their jobs to go to the Klondike as prospectors.
Most joined the gold fields through the ports of Dyea and Skagway before crossing the coastal mountain range through the White Pass and Chilkoot Pass and down the streams to the Klondike.
The Government of Canada compelled each prospector to carry food for one year, and most prospectors carried their own equipment which frequently weighed a tonne. Because of thehe mountainous terrain and the very cold climate, those who did not abandon or perish during the journey arrived in the summer of 1898. The best claims were oalradu occupied and many left the region.
The gold deposits were rich but unevenly distributed and their extraction was made difficult by the permafrost which was not melting at that time. Mushroom towns grew along the trails leading to Dawson City founded at the confluence of the Klondike River with the Yukon River near the site of the first discovery. The population of the city rose from 500 inhabitants in 1896 to 30 000 in the summer of 1898. Today it has a population of 1300. There are about 800 inhabitants in Skagway, but many more when cruise ships stop there. It is very interesting to visit the region where there are many traces of the Gold Rush. The train ride along the White Pass is extraordinary and the visit to the cemeteries highlights the harshness of life in the 1890s.

Le site de Dyea a été abandonné par les prospecteurs….

L’ascension du White Pass et du Chilkoot Pass était très difficile et périlleuse….

Tous ne sont pas arrivés à destination, victimes du froid, d’avalanches …ou d’autres prospecteurs…

Aujourd’hui, Skagway attire surtout les touristes…

Le train fait escalader le White Pass plus facilement qu’autrefois….

Dawson City accueille toujours des prospecteurs espérant faire fortune…

L’or est omniprésent dans la région….

Les récits de Jack London occupent tous les esprits…

Photos: C. Grandpey