Les aéroports indonésiens se préparent à une éruption de l’Agung // Indonesian airports are getting ready for an eruption of Mt Agung

La sismicité reste élevée sur l’Agung. Par exemple, on a enregistré198 événements en 12 heures entre vendredi minuit et samedi midi.
Les autorités confirment qu’il est impossible de prévoir quand l’éruption aura lieu – si elle a lieu – mais au vu du niveau d’alerte qui est maintenant à son maximum, il a été décidé de prendre des mesures d’urgence, au cas où.
L’aéroport international de Denpasar à Bali a prévu une cellule de crise au cas où une éruption entraînerait la fermeture de l’aéroport. Les aéroports de Lombok et de Surabaya, à l’est de Java, serviront d’alternatives, en supposant qu’ils ne seront pas affectés par la cendre. Des taxis et des bus conduiront les gens au port de Padangbai afin qu’ils puissent se rendre en bateau à Lombok ou à Surabaya.
Selon la police, près de 34 000 villageois vivant près du Mt Agung ont été évacués vers des centres d’accueil.
Source: The New Zealand Herald.

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Seismicity is still elevated on Mt Agung. In the 12 hours from midnight on Friday until noon Saturday, a total of 198 tremors were recorded.

Authorities say they still cannot predict when the mountain will erupt but with the threat level at its highest, an emergency response period has been declared.

Bali’s Denpasar International Airport is preparing an emergency operations centre, in the event of an eruption closing the busy airport. The airports in Lombok and Surabaya, in East Java, are being prepared as alternatives, assuming they too were not affected. Taxis and buses will be provided to take people to the Padangbai seaport so they could go by boat to Lombok or Surabaya.

According to police almost 34,000 villagers living near Mt Agung volcano have now been evacuated to shelters.

Source: The New Zealand Herald.

Modèle numérique montrant en perspective l’Agung et le Batur, les deux principaux volcans de l’île de Bali (Source: Wikipedia).

La situation sur et autour du Mont Agung (Bali) : Et maintenant ? // The situation on and around Mt Agung (Bali) : What next ?

Au vu de l’activité sismique sur le Mont Agung, signe d’une probable ascension du magma sous le volcan, les autorités indonésiennes ont appliqué – avec raison selon moi, – le principe de précaution. Plus de 10 0000 personnes ont quitté leurs habitations pour se mettre en sécurité. On connaît le passé éruptif de l’Agung ainsi que son pouvoir destructeur tant matériel qu’humain. Comme cela se fait habituellement lors des éruptions en Indonésie, des centres d’accueil ont été mis en place pour accueillir ces réfugiés, en sachant que l’on ne peut pas garder indéfiniment des gens dans ce type d’hébergements provisoires, avec tous les problèmes sanitaires que cela implique.

La question est maintenant de savoir comment la situation va évoluer. Se dirige-t-on vers une éruption majeure de l’Agung avec nuages de cendre et coulées pyroclastiques, ou bien le volcan va-t-il se calmer, ce qui justifierait un retour de la population évacuée ? Personne n’est en mesure de répondre à cette question. Comme je l’ai indiqué précédemment à propos du Mauna Loa à Hawaii, nous ne savons pas prévoir une éruption volcanique, et encore moins sur les volcans explosifs de la Ceinture de Feu.

Le risque à Bali, c’est que dans un premier temps l’Agung se calme et permette le retour de la population, puis se manifeste brusquement et violemment, avec des conséquences faciles à imaginer. Si le magma s’est accumulé sous l’édifice volcanique, il y aura forcément une accumulation de gaz et une mise sous pression du volcan. Ces gaz peuvent se libérer brutalement et il n’y aura alors guère de temps pour se mettre à l’abri des nuages de cendre et autres coulées pyroclastiques.

A mon avis, cette dernière hypothèse est le véritable risque à Bali en ce moment. Les principaux sites touristiques se trouvent relativement loin de l’Agung et leurs visiteurs ne risquent pas grand-chose. Il ne faudrait surtout pas qu’une curiosité humaine malsaine pousse certains touristes à venir s’approcher du volcan. La situation ne serait plus la même en cas d’éruption soudaine.

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Les autorités indonésiennes craignent que la situation actuelle sur le Mt Agung, avec le niveau d’alerte à son maximum, affecte le tourisme à Bali. Cependant, en dehors du périmètre de sécurité autour du volcan, le tourisme se déroule normalement à Bali jusqu’à présent.
Malgré le message rassurant du gouverneur de Bali, le ministère australien des Affaires Etrangères et du Commerce a publié une nouvelle mise en garde concernant les voyages vers Bali en raison des risques d’une éruption volcanique. Les compagnies aériennes observent très attentivement la situation.
Un porte-parole de Jetstar a déclaré que tous les vols à destination de Bali (60 vols par semaine) avaient lieu comme prévu, mais que la compagnie surveillait la situation.
Qantas a déclaré que ses météorologues surveillaient l’activité, mais que les vols étaient assurés normalement.
Les vacances scolaires ont commencé dans de nombreuses régions d’Australie et le nombre de voyageurs qui visitent Bali augmente habituellement pendant cette période.
Le Mont Agung se trouve dans le district de Karangasem à l’est de Bali, à environ 75 kilomètres du centre touristique de Kuta.
L’aéroport de Denpasar, n’a pas été affecté par l’éruption, mais sa direction surveille la situation de près.

Source : The Guardian

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In view of seismic activity on Mount Agung, a sign of probable magma ascent under the volcano, Indonesian authorities have applied the principle of precaution – and rightly so. More than 10,000 people have left their homes to stay safe. We know the eruptive past of Mt Agung as well as its destructive power, both material and human. As is usually the case during Indonesian eruptions, shelters have been set up to accommodate these refugees, knowing that people cannot be kept indefinitely in these centres, with all the health problems they involve.

The problem now is how the situation will evolve. Are we headed for a major eruption with ash clouds and pyroclastic flows, or else will the volcano calm down, which would justify a return of the evacuated population? No one is in a position to answer that question. As I put it earlier about Mauna Loa in Hawaii, we are not able to predict a volcanic eruption, let alone on the explosive volcanoes of the Ring of Fire.
The risk in Bali is that initially the Agung calms down and allows the return of the population, then suddenly and violently erupts , with consequences easy to imagine. If  magma has accumulated under the volcanic edifice, there will necessarily be an accumulation of gas and a pressurization of the volcano. These gases can be released suddenly and there will be little time to shelter from the ash clouds and pyroclastic flows.
In my opinion, this latter hypothesis is the real risk in Bali at this time. The main tourist sites are relatively far from Mt Agung and their visitors do not risk much. However, human curiosity should not incite some tourists to get close to the volcano. The situation would no longer be the same in the event of a sudden eruption.

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Indonesian authorities are afraid that the current situation on Mt Agung, with the alert level at its highest, might affect tourism on the island. However, apart from the restricted area, tourism in Bali is safe up until now.  .

Despite the reassuring message of the governor of Bali, the Australian Department of Foreign Affairs and Trade issued a new travel warning for Bali because of fears of a volcano eruption on the popular tourist island. Air companies are observing the situation very carefully.

A spokesman for Jetstar said all flights to Bali (60 flights a week) were going ahead as scheduled, but the airline was monitoring the situation.

Qantas said its meteorologists were monitoring activity but services were still going ahead as scheduled.

School holidays are under way in many parts of Australia and the number of travellers visiting the island usually booms during this period.

Mount Agung is in the Karangasem Regency in East Bali, about 75 kilometres from the tourist hub of Kuta.

The airport on Bali’s capital, Denpasar, has not been affected but its management is watching the situation closely.

Source: The Guardian.

Crédit photo: Wikipedia

Visitez White Island (Nouvelle Zélande) avec Google Street View // Visit White Island (New Zealand) with Google Street View

Il est maintenant possible d’explorer l’île volcanique de White Island en ligne en utilisant Google Street View.
https://www.whakatane.com/google-streetview

Whakaari (le nom maori de White Island) est l’un des volcans actifs les plus accessibles au monde. Le projet, mis sur pied par le Whakatane District Council et Google, a été réalisé avec le Google Street View Trekker, un système photographique de 18 kg porté comme un sac à dos et qui prend des photos de haute qualité sur 360 ​​degrés toutes les 2,5 secondes.

Une équipe de randonneurs locaux a également sillonné la région pendant l’été et a pris des clichés le long de 35 km de sentiers, ainsi que dans les sites touristiques les plus emblématiques du district de Whakatane.

Il y a eu des discussions pour savoir si le projet ne ferait pas de tort aux entreprises locales de bateaux et d’hélicoptères car les gens pourraient être moins tentés de se rendre sur l’île. Toutefois, Google Street View ne peut pas reproduire les sensations éprouvées sur le terrain comme les odeurs, le bruit et l’ambiance réelle du site.

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People can now explore the landscape of White Island online using Google Street View.

https://www.whakatane.com/google-streetview

Whakaari (The maori name of White island) is one of the world’s most accessible active volcanoes. A project between the Whakatane District Council and Google aims to take that accessibility to a whole new level, by bringing the island online.

The project was achieved with the Google Street View Trekker, an 18-kg camera backpack that takes high-quality 360 degree photos every 2.5 seconds. A team of local trekkers also set out over summer and captured 35 km of the Whakatane District’s most iconic walks and landmarks.

There was some discussion around whether putting footage online would mean people would choose not to do the real thing, which might mean a loss of money for local boat and helicopter companies.. However, Google Street View can’t fully replicate the real life experiences: the smells, noise and scale of it is truly something best experienced in person.

Photo: C. Grandpey

Drame à la Solfatara (Italie) // Drama at the Solfatara (Italy)

Un jeune garçon et ses parents sont morts après avoir chuté dans bouche volcanique active à la Solfatara, près de Naples. Le drame s’est déroulé alors que la famille italienne effectuait un voyage à la fin des vacances scolaires. Le garçon de 11 ans a franchi une barrière délimitant une zone interdite. Quand ses parents ont essayé de le sortir de la bouche, une partie du cratère s’est effondrée et ils sont tombés dans le trou de trois mètres de profondeur. On pense que tous trois ont été asphyxiés par les gaz toxiques et qu’ils ont perdu conscience. Leur fils de sept ans n’est pas entré dans la zone interdite et a survécu. Il a été conduit dans un bar près de l’entrée de la Solfatara où les gens ont essayé de le calmer, car il était évidemment très choqué. Il a demandé à plusieurs reprises où se trouvait le reste de sa famille. Il a ensuite été pris en charge par des travailleurs sociaux et un psychologue. Il devait par la suite retrouver ses grands-parents.
La Solfatara de Pozzuoli est l’un des nombreux sites volcaniques à l’ouest de Naples et il est très fréquenté par les touristes. Il s’agit d’un volcan en sommeil qui est entré en éruption en 1198. Son cratère peu profond est connu pour ses gaz sulfurés et ses émissions de vapeur.
Les pompiers ont réussi à récupérer les trois corps et le maire de Pozzuoli a déclaré qu’il n’avait jamais vu une telle tragédie sur le site depuis 40 ans.
Source: La Repubblica.

Mon expérience des volcans me conduit à dire que ce type d’accident n’est pas vraiment une surprise. Que ce soit en Islande dans la région de Namaskard, ou près des sources chaudes en Nouvelle-Zélande, j’ai personnellement vu des gens entrer dans les zones interdites. Les traces de pas confirment que ce comportement n’est pas exceptionnel. Je connais les gens (je tairai leurs noms) qui ont fini à l’hôpital après que leurs pieds aient été sévèrement brûlés sur des sites similaires quand la croûte au-dessus des mares de boue – aussi appelées marmites du diable – s’est rompue sous leur poids! Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les gens se sentent obligés d’entrer dans ces zones au péril de leur vie !

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A boy and his parents have died after falling into a volcanic crater at Solfatara near Naples. The drama unfolded during a family trip at the end of the Italian school holidays, when the 11-year-old walked past a barrier into a prohibited area. When his parents tried to pull him to safety, part of the crater collapsed and they fell 3 metres down into a hole. It is thought all three were overcome by toxic fumes. All three are thought to have become trapped and lost consciousness. Their seven-year-old son did not enter the crater and survived. He was taken to a bar close to the entrance, where people tried to calm him down, as he was obviously very shocked. He was repeatedly asking for the rest of his family. He was later looked after by social workers and a psychologist. He was due to be reunited with his grandparents.

Solfatara of Pozzuoli is one of a number of volcanoes to the west of Naples and is popular with tourists. A dormant volcano that last erupted in 1198, it has a shallow crater and is known for its sulphurous fumes and emissions of steam.

Firefighters managed to recover the three bodies and Pozzuoli mayor said he had never come across such a tragedy at the site in 40 years.

Source: La Repubblica.

My experience of volcanoes leads me to say that this kind of accident does not come as a surprise. Whether in Iceland in the Namaskard area, or close to hot springs in New Zealand, I have personally seen people walking into the prohibited areas. The traces of footsteps confirm that this behaviour is no exception. I know people (I won’t give their names) who ended up in hospital after their feet got severely burnt when the earth’s crust broke under their weight on similar sites! Knowing the danger, I fail to understand why people feel obliged to get into these zones at the risk of their lives.

Sites de Namaskard et Leirhnjukur (Islande) où il est préférables de respecter les zones interdites. (Photos: C. Grandpey)