Drame à la Solfatara (Italie) // Drama at the Solfatara (Italy)

Un jeune garçon et ses parents sont morts après avoir chuté dans bouche volcanique active à la Solfatara, près de Naples. Le drame s’est déroulé alors que la famille italienne effectuait un voyage à la fin des vacances scolaires. Le garçon de 11 ans a franchi une barrière délimitant une zone interdite. Quand ses parents ont essayé de le sortir de la bouche, une partie du cratère s’est effondrée et ils sont tombés dans le trou de trois mètres de profondeur. On pense que tous trois ont été asphyxiés par les gaz toxiques et qu’ils ont perdu conscience. Leur fils de sept ans n’est pas entré dans la zone interdite et a survécu. Il a été conduit dans un bar près de l’entrée de la Solfatara où les gens ont essayé de le calmer, car il était évidemment très choqué. Il a demandé à plusieurs reprises où se trouvait le reste de sa famille. Il a ensuite été pris en charge par des travailleurs sociaux et un psychologue. Il devait par la suite retrouver ses grands-parents.
La Solfatara de Pozzuoli est l’un des nombreux sites volcaniques à l’ouest de Naples et il est très fréquenté par les touristes. Il s’agit d’un volcan en sommeil qui est entré en éruption en 1198. Son cratère peu profond est connu pour ses gaz sulfurés et ses émissions de vapeur.
Les pompiers ont réussi à récupérer les trois corps et le maire de Pozzuoli a déclaré qu’il n’avait jamais vu une telle tragédie sur le site depuis 40 ans.
Source: La Repubblica.

Mon expérience des volcans me conduit à dire que ce type d’accident n’est pas vraiment une surprise. Que ce soit en Islande dans la région de Namaskard, ou près des sources chaudes en Nouvelle-Zélande, j’ai personnellement vu des gens entrer dans les zones interdites. Les traces de pas confirment que ce comportement n’est pas exceptionnel. Je connais les gens (je tairai leurs noms) qui ont fini à l’hôpital après que leurs pieds aient été sévèrement brûlés sur des sites similaires quand la croûte au-dessus des mares de boue – aussi appelées marmites du diable – s’est rompue sous leur poids! Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les gens se sentent obligés d’entrer dans ces zones au péril de leur vie !

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A boy and his parents have died after falling into a volcanic crater at Solfatara near Naples. The drama unfolded during a family trip at the end of the Italian school holidays, when the 11-year-old walked past a barrier into a prohibited area. When his parents tried to pull him to safety, part of the crater collapsed and they fell 3 metres down into a hole. It is thought all three were overcome by toxic fumes. All three are thought to have become trapped and lost consciousness. Their seven-year-old son did not enter the crater and survived. He was taken to a bar close to the entrance, where people tried to calm him down, as he was obviously very shocked. He was repeatedly asking for the rest of his family. He was later looked after by social workers and a psychologist. He was due to be reunited with his grandparents.

Solfatara of Pozzuoli is one of a number of volcanoes to the west of Naples and is popular with tourists. A dormant volcano that last erupted in 1198, it has a shallow crater and is known for its sulphurous fumes and emissions of steam.

Firefighters managed to recover the three bodies and Pozzuoli mayor said he had never come across such a tragedy at the site in 40 years.

Source: La Repubblica.

My experience of volcanoes leads me to say that this kind of accident does not come as a surprise. Whether in Iceland in the Namaskard area, or close to hot springs in New Zealand, I have personally seen people walking into the prohibited areas. The traces of footsteps confirm that this behaviour is no exception. I know people (I won’t give their names) who ended up in hospital after their feet got severely burnt when the earth’s crust broke under their weight on similar sites! Knowing the danger, I fail to understand why people feel obliged to get into these zones at the risk of their lives.

Sites de Namaskard et Leirhnjukur (Islande) où il est préférables de respecter les zones interdites. (Photos: C. Grandpey)

 

Les Keys de Floride // The Florida Keys

Les Keys ont été la première région de Floride touchée par l’ouragan Irma. Ce n’est pas la région la plus connue car la plupart des touristes européens préfèrent se diriger vers Orlando et les attractions de Disneyworld, ou Miami et des longues plages cachées par les allées d’immeubles. Personnellement, j’aurais tendance à détester Miami.

Les Keys constituent un archipel dans le détroit de Floride qui relie l’Océan Atlantique au Golfe du Mexique. Ils se composent d’un millier d’îles et d’îlots reliés les uns aux autres par des ponts et une route qui fait circuler au-dessus de la mer qui présente souvent une superbe couleur turquoise.

Quand j’ai entrepris le trajet sur les Keys il y a quelques années, l’angliciste qui sommeille en moi avait une idée bien précise en tête : la visite de la maison d’Ernest Hemingway à Key West, avec son bureau où trône toujours la machine à écrire Royale avec laquelle il a rédigé ses principales œuvres. Le souvenir de l’auteur est bien présent dans les rues, en particulier dans les cafés qu’il fréquentait jusque très tard dans la nuit. Key West est un lieu très agréable, empreint de l’ambiance coloniale. Voici quelques images….

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The Keys were the first region of ​​Florida hit by Hurricane Irma. This is not the best-known area as most European tourists prefer to head to Orlando and the attractions of Disneyworld, or Miami and the long beaches hidden by the long rows of buildings. Personally, I hate Miami.
The Keys are an archipelago in the Strait of Florida that connects the Atlantic Ocean to the Gulf of Mexico. They consist of a thousand islands and islets connected to each other by bridges and a road that makes you drive abovethe sea which often presents a superb turquoise colour.
When I set out on the Keys a few years ago, the anglicist who was sleeping in me had a clear idea in mind: a visit to Ernest Hemingway’s house in Key West with his office where one can still see the typewriter Royale with which he wrote his main works. The memory of the author is present in the streets, especially in the cafes that he used to visit until very late in the night. Key West is a very pleasant place, full of a colonial atmosphere. Here are some pictures ….

Photos: C. Grandpey

En espérant que ce patrimoine aura réussi à résister aux assauts de la tempête…

Virée dans les Alpes : souvenirs cyclo, géologie et glaciers – (2) La géologie!

La géologie.

D’un point de vue géologique, les Alpes présentent une belle richesse minérale. La réputation des cristaux de quartz des massifs du Mont Blanc et de la Meije n’est plus à faire. A noter que leur prélèvement est interdit dans le Parc National des Ecrins.

A proximité de Briançon, un site géologique mérite une attention particulière dans le massif du Chenaillet. On peut y accéder par le Col du Montgenèvre, à la frontière entre la France et l’Italie. Le départ de la balade, le long du télésiège des Chalmettes, est un peu raide, mais le relief s’adoucit par la suite avec de longues ondulations de terrain. Je ne suis pas casseur de cailloux (de toute façon, cette pratique est fortement déconseillée au Chenaillet) car je préfère la lave encore chaude aux vieilles pierres datant de plusieurs millions d’années qui me donnent l’impression d’observer un mort.

Quoi qu’il en soit, il faut bien reconnaître que l’on ne se trouve pas tous les quatre matins devant la relique d’un ancien océan qui s’est formé il y a 155 millions d’années, et qui a disparu lors de la formation des Alpes. Les roches les plus célèbres du Chenaillet sont sans aucun doute les pillow lavas, basaltes en coussins, qui cohabitent avec des gabbros et des serpentinites. Au cours de la montée vers le sentier géologique, on peut faire une halte au Lac des Anges où un « géodrome » présente quelques unes des roches que l’on rencontre au Chenaillet.

De nombreux écrits ont été publiés sur ce site géologique d’une grande richesse. Les adhérents de l’association L.A.V.E. se référeront au remarquable Hors Série intitulé « Les Ophiolites » réalisé par Désiré Corneloup.

Le « Géodrome » du Lac des Anges.

Bloc de péridotite serpentinisée.

Gabbro

Vue du départ du sentier géologique.

Photos: C. Grandpey

Virée dans les Alpes : souvenirs cyclo, géologie et glaciers – (1) Les souvenirs cyclo!

Les souvenirs cyclo.

Profitant des belles journées du mois de septembre et de la disparition de la grande majorité des touristes, je me suis rendu dans le Briançonnais que je n’avais pas revu depuis mon adolescence. J’ai profité de ce voyage pour grimper – en voiture cette fois – quelques uns des grands cols alpins que j’avais escaladés à vélo dans les années 1990, au cours de longues randonnées comme le Brevet de Randonneur des Alpes ou La Marmotte. J’ai parcouru avec grand plaisir le Col du Télégraphe et revu le restaurant où je m’étais sustenté avant d’affronter les pentes du Galibier. J’avais en tête la montée sourde après le hameau des Verneys et surtout la pente raide su Plan Lachat d’où l’on voit les véhicules sur les virages supérieurs et où le compteur du vélo indique qu’il reste encore 4 kilomètres de grimpette. Personnellement, je préfère le parcours par le versant sud, avec la longue montée du Col du Lautaret et les superbes paysages du massif de la Meije. Malheureusement, en ce moment, suite à un impressionnant effondrement du flanc de la montagne près du Lac du Chambon, la route est fermée à la circulation.

Depuis Briançon, j’ai refait une partie de l’Etape du Tour 2017 avec l’arrivée en haut du Col de l’Izoard. Là encore, la montée n’est pas une mince affaire, même si, dans mes souvenirs, elle est moins raide que celle du Galibier, Monsieur Galibier, comme l’appelait le caricaturiste Pellos. Le passage dans la Casse Déserte est toujours aussi impressionnant et somptueux. J’y ai fait une halte, le temps de prendre en photo la double stèle à la mémoire de Louison Bobet et Fausto Coppi. Il faut dire que le cyclisme est à l’honneur dans cette partie des Alpes et une plaque au niveau de la Porte de Pignerol à Briançon honore Gino Bartali.

Dans le Col du Galibier…

Monument à la gloire de Henri Desgranges, créateur du Tour de France.

L’auteur de ce blog dans la montée nord du Galibier…

La Casse Déserte, dans la montée du col de l’Izoard.

Stèle à la mémoire de Louison Bobet et Fausto Coppi.

Plaque à la mémoire de Gino Bartali.

(Photos: C. Grandpey)