Sensibilisation volcanique dans l’Etat de Washington // Volcano preparedness in Washington State

drapeau francaisMai est le mois de sensibilisation volcanique dans l’État de Washington. C’est l’occasion pour les habitants de se familiariser avec le risque volcanique dans leurs villes et villages et de mieux connaître les mesures à prendre pour réduire les impacts potentiels des éruptions. Cette année, l’événement revêt une importance particulière car une étude scientifique récente confirme que le Mont St. Helens montre des signes de frémissement. Bien qu’une éruption ne soit pas imminente, l’analyse des données sismiques montre que le St. Helens connaît une nouvelle montée de magma qui entraîne une lente pressurisation de la chambre magmatique. L’activité peut rester à ce stade pendant longtemps, mais quand le volcan sera sur le point d’entrer en éruption, il donnera plusieurs signes avant-coureurs.

Au cours de ce mois de sensibilisation, plusieurs agences fédérales vont développer et tester des plans d’urgence avec les populations, coordonner les communications, éduquer le public et mettre au point des plans de remise en état des lieux dans l’éventualité d’une éruption ou d’un lahar.
Cette année, plusieurs organismes sont impliqués dans l’élaboration de nouvelles mesures qui prévoient une réhabilitation des voies d’évacuation en cas d’éruption, des présentations visant à mieux éduquer le public, ainsi qu’une collaboration avec les localités situées près du Mont Rainier pour installer des panneaux d’interprétation autour du volcan.

L’Observatoire Volcanologique des Cascades et le Réseau Sismique du Pacifique Nord-Ouest oeuvrent pour améliorer la prévision et la prévention volcaniques. Ils continuent de surveiller le Mont Saint Helens et les autres volcans de la Chaîne des Cascades, et à épier le moindre signe de réveil. A côté du Mont St Helens, des efforts sont en cours afin d’établir des réseaux de surveillance des quatre autres volcans actifs de l’Etat de Washington : Le Mont Rainier, le mont Adams, Glacier Peak, et le Mont Baker.
Source : USGS.

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drapeau anglaisMay is Volcano Preparedness Month in Washington State, providing residents an opportunity to become more familiar with volcanic risk in their communities and learn about steps they can take to reduce potential impacts.  This year, the event takes on new meaning with a recent scientific study confirming that Mount St. Helens remains an active volcano. While an eruption is not impending, USGS’s analysis of seismic data shows that Mount St. Helens has a new supply of magma slowly re-pressurizing the magma chamber beneath the mountain. Activity may stay at this stage for a long time before any eruption. When a volcano is ready to erupt, it will give multiple warning signs.

During the Volcano Preparedness Month, federal agencies will develop and exercise emergency plans with communities; coordinate communications; conduct public education programs; and plan for short- and long-term recovery in the event an eruption or lahar should occur.

This year, various agencies are involved in new mitigation measures, including updating volcano evacuation routes, making public education presentations, and working with communities near Mount Rainier to post volcano interpretive signs.

The USGS Cascades Volcano Observatory and Pacific Northwest Seismic Network work to improve eruption forecasting. They continue to monitor Mount St. Helens and other volcanoes in the Cascade Range for signs of unrest. Beside Mount St Helens, efforts are underway to establish networks for the four other active volcanoes in Washington : Mount Rainier, Mount Adams, Glacier Peak, and Mount Baker.

Source : USGS.

Mont-Baker-blog

Mont-St-Helens

Mont-Rainier-blog

Mont-Adams

Le Mont Baker, le Mont St Helens, le Mont Rainier et le Mont Adams comptent parmi les volcans les plus actifs de la Chaîne des Cascades  (Photos:  C. Grandpey)

Haroun Tazieff à Vulcania! (suite)

« Haroun Tazieff, une vie sur les volcans », c’est le titre d’une page web que VULCANIA consacre au célèbre volcanologue en annonçant une conférence qui aura lieu sur le site le vendredi 16 mai à 18 heures 30. Les modalités d’inscription et d’accès peuvent être consultées à cette adresse :

http://www.vulcania.com/pages-une/evocation-haroun-tazieff.html

La conférence sera animée par Jacques Varet, Patrick Allard et Yves Caristan qui « raconteront Haroun Tazieff ».

VULCANIA rendra hommage à Garouk dès le 8 mai avec un espace intitulé « Haroun Tazieff, une vie sur les volcans ». Les visiteurs pourront y découvrir son parcours tant humain que politique, et  ses principaux  travaux  scientifiques à travers des extraits de films, des échantillons et objets lui ayant appartenu. Sans oublier le livre de Frédéric Lavachery qui est disponible à la boutique du parc d’attractions.

On ne peut que se féliciter de cet hommage rendu à Tazieff par VULCANIA. Cette page web est d’un autre niveau que l’annonce précédente (que j’avais vivement critiquée) où il était fait mention d’un simple « stand » ( !) pour évoquer le célèbre volcanologue…

Le CO2 au plus haut! // CO2 at its highest!

drapeau francaisPetite parenthèse parmi toutes les nouvelles volcaniques : Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, et probablement pour la première fois depuis au moins 800 000 ans, le niveau moyen de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère terrestre a dépassé 400 parties par million (ppm) pendant un mois entier.
En effet, les scientifiques de la Scripps Institution of Oceanography de San Diego ont indiqué que la valeur moyenne de CO2 pour le mois d’avril atteignait 401,33 ppm. Chaque journée d’avril a montré une valeur supérieure à 400 ppm .
La référence pour ces mesures est la « courbe de Keeling ». Les premières d’entre elles ont été effectuées à la fin des années 1950 par Charles David Keeling sur le Mauna Loa à Hawaii. Quand il a commencé ses mesures, la quantité de dioxyde de carbone était de 316 ppm.
Il convient de garder à l’esprit que le CO2 est également produit par les plantes. Le niveau de CO2 atteint de ce fait un pic au printemps lorsque les plantes commencent à vivre, puis diminue lorsque elles meurent à l’automne. Le niveau demeurera probablement supérieur à 400 ppm pendant tout le mois de mai avant de tomber en dessous de ce chiffre à la fin de l’été.
Le niveau de CO2 devrait se maintenir définitivement au-dessus de 400 ppm, 12 mois sur 12, dans les prochaines années.
Selon la Scripps Institution qui mesure le niveau de CO2 avec plusieurs autres organismes, y compris la NOAA, au cours des 800 000 dernières années, le niveau de CO2 n’a jamais dépassé 300 ppm. Les traces des niveaux antérieurs de CO2 se cachent dans des échantillons d’air de cette époque lointaine conservés sous forme de bulles dans les carottes de glace de l’Antarctique.

Voici une vidéo montrant l’évolution du CO2 à travers les âges:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UatUDnFmNTY

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drapeau anglaisA short parenthesis among all the volcanic news : For the first time in human history and likely for the first time in at least 800,000 years, the average level of carbon dioxide (CO2) in Earth’s atmosphere topped 400 parts per million for an entire month.

Indeed, scientists at the Scripps Institution of Oceanography in San Diego reported that April’s average CO2 value was 401.33 parts per million (ppm). Each day in April had a reading above 400 ppm.

The reference for the measurements is the « Keeling curve, » with measurements that were initiated in the late 1950s by Charles David Keeling on Mauna Loa in Hawaii. When he first began his measurements, the amount of carbon dioxide was 316 ppm.

One should keep in mind that C02 also is produced by plants. CO2 levels peak in the spring when plants come alive, then drop when the plants die in the autumn. The level will likely stay above 400 ppm throughout May before dropping below that figure later this summer.

We should stay above 400 ppm for good, year-round, within the next few years.

For the past 800,000 years, CO2 levels never exceeded 300 ppm, according to the Scripps Institution, which measures CO2 levels along with several other agencies, including NOAA. Records of past levels of CO2 are found in samples of old air preserved as bubbles in the Antarctic ice cores.

Here is a video showing the evolution of CO2 through the ages:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UatUDnFmNTY

Prévision de la trajectoire des bancs de ponce // Tracking the route of pumice rafts

drapeau francaisEn Juillet 2012, le volcan sous-marin Havre dans le sud-ouest du Pacifique est entré en éruption. Il a émis une énorme quantité de ponce qui a formé un banc impressionnant à la surface de l’océan. Un article intitulé « On the fate of pumice rafts formed during the 2012 Havre submarine eruption » publié dans la revue Nature Communications révèle qu’une technique a été mise au point par des chercheurs du Centre d’Océanographie et de l’Université de Southampton afin de mieux prévoir la trajectoire et le mode de dispersion de grands bancs de pierre ponce générés par des éruptions volcaniques en mer.
Ces grandes accumulations mobiles de fragments de pierre ponce peuvent affecter une superficie considérable de l’océan, endommager les navires et perturber les routes de navigation pendant des mois, voire des années. La capacité à prévoir où ces radeaux finiront leur course pourrait donner suffisamment de temps pour mettre en place des mesures de protection sur les routes de navigation ainsi que dans les ports où la présence de la pierre ponce n’est pas sans risque.

En utilisant un modèle haute résolution de la circulation océanique globale, les scientifiques de Southampton ont simulé la trajectoire dérivante du banc de ponce de 400 kilomètres carrés en provenance du volcan sous-marin Havre. Ils ont ensuite comparé ces résultats avec les images fournies par les satellites et avec les observations directes des équipages des navires. Ils ont finalement prouvé qu’ils pouvaient reproduire avec précision la trajectoire d’un banc de ponce à la surface de l’océan en utilisant cette méthode.
Cette technique pourrait être utilisée pour prévoir la trajectoire et le mode de dispersion de bancs de ponce potentiellement dangereux émis lors de futures éruptions. Le même suivi précis de particules pourrait aussi être utilisé pour analyser le déplacement d’autres objets flottants à la surface de l’océan.

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drapeau anglaisIn July 2012, the Havre seamount in the southwest Pacific erupted and produced a huge quantity of pumice that formed an impressive raft at the surface of the ocean. An article entitled “On the fate of pumice rafts formed during the 2012 Havre submarine eruption” published in the review Nature Communications reveals that a technique was developed by researchers from the National Oceanography Centre Southampton (NOCS) and the University of Southampton in order to aid in predicting the dispersal and drift patterns of large floating pumice rafts created by volcanic eruptions at sea.

These large mobile accumulations of pumice fragments can spread to affect a considerable area of the ocean, damaging vessels and disrupting shipping routes for months or even years. The ability to predict where these rafts will end up could give enough advance warning for protective measures to be put in place on shipping routes or in harbours where the presence of pumice is hazardous.

The Southampton scientists simulated the drift of the 400-square-kilometre raft of pumice from the Havre seamount, using a high-resolution model of the global ocean circulation. The team then tested the results against satellite imagery plus direct observations from sailing crews, to show that they can accurately reproduce surface drift using this method.

This technique could be used to forecast dispersal routes of potentially hazardous pumice rafts from future eruptions. The same high-fidelity particle tracking can also be used to predict the spread of other floating objects in surface ocean waters.

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Site de l’éruption et banc de ponce vus depuis l’espace le 19 juillet 2012  (Crédit photo:  NASA)

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Vue du même banc de ponce le 13 août 2012 (Crédit photo:  NASA)