Le lithium de la Salton Sea (Californie) // The Salton Sea lithium (California)

À environ 60 kilomètres au nord de la frontière entre la Californie et le Mexique se trouve la mer de Salton – Salton Sea. Il s’agit d’une vaste étendue d’eau qui a été autrefois un lieu de divertissement très populaire. Aujourd’hui, c’est fini. La contamination de l’eau et des décennies de sécheresse ont fait d’effondrer son écosystème et ont donné naissance à des villes fantômes.
Au sein de cette catastrophe environnementale, la California Energy Commission estime qu’il y a suffisamment de lithium dans la Salton Sea pour répondre à toute la demande future des États-Unis et à 40 % de la demande mondiale. C’est une bonne nouvelle pour l’industrie des véhicules électriques, car le lithium est le dénominateur commun à tous les types de batteries alimentant ces véhicules.
En général, l’extraction du lithium se fait soit par une exploitation à ciel ouvert, soit par des bassins de décantation et d’évaporation où on pompe la saumure contenant du lithium à la surface. Ces deux méthodes ont un énorme impact sur l’environnement. De plus, elles sont souvent très gourmandes en eau; elles génèrent aussi beaucoup de contamination et de déchets, comme on peut le voir en Amérique du Sud.
A côté de ces modes d’extraction traditionnels, trois entreprises autour de la Salton Sea développent des procédés chimiques pour extraire le lithium de manière beaucoup plus propre, en tirant parti des riches ressources géothermiques de la région. Près de la Salton Sea, il y a déjà 11 centrales géothermiques en activité, dont 10 appartiennent à BHE Renewables, la division des énergies renouvelables de Berkshire Hathaway.
Le président de BHE Renewables a déclaré : « Nous pompons déjà 190 000 litres de saumure par minute dans l’ensemble de nos 10 installations géothermiques et nous utilisons la vapeur de cette saumure pour générer de l’énergie propre.
Deux autres sociétés, EnergySource and Controlled Thermal Resources (CTR) développent également des installations géothermie-lithium à côté de la Salton Sea. General Motors a déjà promis de s’approvisionner en lithium auprès de la CTR.
Cette nouvelle industrie pourrait être une aubaine économique majeure pour la région, où la majorité de la communauté mexicaine-américaine est confrontée à des taux élevés de chômage et de pauvreté et souffre de problèmes sanitaires à cause de la poussière toxique qui s’échappe du lit asséché de la Salton Sea.
Fin mars 2022, le président Joe Biden a cautionné le Defense Production Act pour stimuler la production de minéraux pour batteries de véhicules électriques tels que le lithium, le nickel, le cobalt, le graphite et le manganèse.
Le problème, c’est que l’extraction du lithium à partir de saumures géothermiques n’a jamais été réalisée à grande échelle. Il reste donc à voir si l’industrie des véhicules électriques, les populations locales et l’environnement bénéficieront réellement de cette nouvelle technologie d’extraction du lithium.
Ce n’est pas la première fois que l’on s’intéresse à l’extraction du lithium dans la Salton Sea. La start-up Simbol Materials a construit une usine de démonstration, mais elle a cessé ses activités en 2015 et n’a jamais développé d’infrastructures à l’échelle commerciale.
Depuis cette époque, la demande de lithium a explosé et, après avoir fortement chuté en 2018, les prix augmentent à nouveau, ce qui encourage des projets qui n’auraient peut-être pas été rentables auparavant. Si le trio d’entreprises mentionné ci-dessus peut prouver que sa technologie est opérationnelle, il pourra tirer beaucoup d’argent des centaines de milliers de tonnes de lithium disponibles dans la région.
Selon un responsable de la CTR, le gisement de Salton Sea, pleinement exploité, pourrait fournir plus de 600 000 tonnes de lithium par an, alors que la production mondiale est inférieure à 400 000 tonnes actuellement. Contrairement à Berkshire Hathaway et EnergySource, la CTR n’a pas de centrales géothermiques dans la région. La compagnie construit donc une installation conjointe de récupération géothermique et de production de lithium. Actuellement, la CTR construit une usine de démonstration et prévoit d’ouvrir sa première installation de production à grande échelle d’ici le début de l’année 2024. Elle fournira alors 20 000 tonnes de lithium à General Motors. La première usine de la CTR devrait coûter environ un milliard de dollars, mais les trois sociétés s’attendent à ce que ce prix baisse à mesure que la technologie se développera.
La CTR utilise la technologie d’échange d’ions pour récupérer le lithium. Avec cette méthode, la saumure géothermique s’écoule à travers des réservoirs remplis de billes de céramique, qui absorbent le lithium de la saumure. Lorsque les billes sont saturées, le lithium est éliminé avec de l’acide chlorhydrique et il reste du chlorure de lithium. Il s’agit d’un produit intermédiaire que la CTR prévoit de raffiner sur place, ce qui donnera du carbonate de lithium ou de l’hydroxyde de lithium. Il s’agit d’une poudre prête à être traitée et transformée en précurseurs chimiques, puis transformée en cellules de batterie.
La société Berkshire Hathaway utilise également la technologie d’échange d’ions, mais elle n’a pas divulgué le processus de fabrication..

EnergySource a développé une technologie connue sous le nom de Integrated Lithium Adsorption Desorption, ou ILiAD, et va construire une usine à grande échelle qui devrait être opérationnelle d’ici 2024.
Il convient de noter que les trois sociétés prévoient de raffiner le lithium sur place, un processus qui se déroule normalement à l’étranger. Toutefois, elles ne sont pas équipées pour gérer des étapes suivantes, telles que le traitement chimique et la fabrication de cellules de batteries, qui se déroulent encore principalement en Asie.
La nouvelle industrie pourrait avoir un impact majeur sur Imperial Valley dans la région de la Salton Sea, où de nombreux habitants à faible revenu travaillent dans l’agriculture et où le taux de chômage est de 12%, plus de trois fois la moyenne nationale.
La Californie a mis sur pied la Lithium Valley Commission afin que le gouvernement, l’industrie et les parties prenantes de la population puissent se réunir et analyser les opportunités potentielles que l’extraction du lithium pourrait apporter.
Les écologistes voient également ce développement technologique comme une opportunité de restaurer l’habitat dans la mer de Salton. Alors que la Californie travaille sur le problème depuis des années, les défenseurs de l’environnement poussent l’État à accélérer les projets impliquant la création d’étangs à faible salinité où des espèces de poissons et d’oiseaux pourraient prospérer. Avec l’excédent budgétaire de l’Etat, les choses commencent enfin à bouger.
Alors que les projets miniers d’extraction du lithium font face à des réactions négatives dans d’autres parties des Etats Unis, il semble que l’extraction du lithium dans la Salton Sea fédère la plupart des parties prenantes. La grande question maintenant est de savoir si cela fonctionnera.

Source: CNBC.

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About 60 kilometers north of the California-Mexico border lies the Salton Sea. Though the lake was once a popular entertainment spot, water contamination and decades of drought have contributed to a collapse of its ecosystem and given rise to ghost towns.

But amid this environmental disaster, the California Energy Commission estimates that there is enough lithium at the Salton Sea to meet all of the United States’ future demand and 40% of the world’s demand. This is good news for the booming electric-vehicle industry, as lithium is the common denominator across all types of EV batteries.

Traditionally, lithium extraction involves either open-pit mining or evaporation ponds, which work by pumping lithium-containing brine to the surface and waiting for the water to dry up. Both of these methods have huge land footprints, are often very water intensive and can create a lot of contamination and waste, as can be seen in South America.

However, three companies at the Salton Sea are developing chemical processes to extract lithium in a much cleaner way, taking advantage of the Salton Sea’s rich geothermal resources. Near the lake, there are already 11 operating geothermal power plants, 10 of which are owned by Berkshire Hathaway’s renewable energy division, BHE Renewables.

Says the president of BHE Renewables: “We are already pumping 190,000 liters of brine per minute across all of our 10 geothermal facilities to the surface and we’re using the steam from that brine to generate clean energy.”

Two other companies, EnergySource and Controlled Thermal Resources, or CTR, are also developing joint geothermal-lithium facilities at the Salton Sea, and General Motors.

This new industry could be a major economic boon to the region, where the majority Mexican-American community faces high rates of unemployment and poverty and suffers health impacts from the toxic dust that blows off the Salton Sea’s drying lake bed.

At the end of March 2022, President Joe Biden invoked the Defense Production Act to boost production of EV battery minerals such as lithium, nickel, cobalt, graphite and manganese.

But extracting lithium from geothermal brines has never been done before at scale, so it remains to be seen whether the electric-vehicle industry, the local community and/or the environment will actually benefit.

This is not the first time there has been interest in lithium recovery at the Salton Sea. The start-up company Simbol Materials developed a demonstration plant, but the company ceased operations in 2015 and never developed a commercial-scale facility.

Since then, demand for lithium has shot up and, after falling sharply in 2018, prices are surging once again, incentivizing projects that might not have been economical before. If the current trio of companies can prove their technology works, they stand to make a lot of money from the hundreds of thousands of tons of lithium in the area.

According to a CTR official, the Salton Sea field, fully developed, could well serve over 600,000 tons a year, when the world production is less than 400 thousand tons now. Unlike Berkshire Hathaway and EnergySource, CTR does not have any geothermal power plants in the region, so it is building a joint geothermal and lithium recovery facility all at once. Currently, the company is constructing a demonstration plant and plans to open its first full-scale facility by the beginning of 2024, providing 20,000 tons of lithium to General Motors. CTR’s first plant is expected to cost about one billion dollars, but all three companies expect that price to drop as the technology develops further.

CTR is using ion-exchange technology to recover lithium. In this method, geothermal brine flows through tanks filled with ceramic beads, which absorb lithium from the brine. When the beads are saturated, the lithium is flushed out with hydrochloric acid, and lithium chloride remains. This is an intermediary product that CTR plans to refine on-site, yielding lithium carbonate or lithium hydroxide, a powder that’s ready to be processed and transformed into precursor chemicals and then manufactured into battery cells.

Berkshire Hathaway is also using ion-exchange technology, though the company has not revealed about how it will work.

EnergySource has developed a technology known as Integrated Lithium Adsorption Desorption, or ILiAD, and it is going to build a full-scale facility which is expected to be operational by 2024.

It should be noted that all three companies plan to refine the lithium on-site, a process that normally takes place overseas. But the companies are not equipped to handle additional steps, such as chemical processing and battery cell manufacturing, which still primarily take place in Asia.

The new industry could have a major impact on the Imperial Valley community in the Salton Sea area, where many low-income residents work in agriculture and the unemployment rate is 12%, over three times the national average.

California formed the Lithium Valley Commission so that government, industry and community stakeholders could come together and analyze the potential opportunities that lithium recovery could bring.

Environmentalists also see this technological development as an opportunity to catalyze momentum around habitat restoration at the Salton Sea. While California has been working on the problem for years, advocates are pushing the state to expedite projects that involve creating lower-salinity ponds on the dry lake bed where fish and bird species can thrive. And with the state’s budget surplus, things are finally moving.

As mining projects face community concern and backlash in other parts of the country, it seems that lithium recovery at the Salton Sea could be the rare-minerals project that unites most stakeholders. The big question right now is to know if it will work.

Source: CNBC.

 

Processus de production du lithium par géothermie

(Source: Energysource Minerals)

Réchauffement climatique: des journalistes signent une charte…

Le 14 septembre 2022, plus de 500 journalistes ont signé une charte pour un meilleur traitement de «l’urgence écologique.» Une telle initiative a de quoi surprendre. Elle montre clairement que,, jusqu’à présent, la presse n’a pas fait son travail et n’a pas traité le réchauffement climatique comme il se doit. Elle se sent aujourd’hui dans l’obligation de modifier sa politique d’information sur le sujet. Reste à savoir si cette initiative sera suivie d’effets.

Les quelque 500 journalistes, issus de divers médias, ont signé la charte à titre individuel et ont invité la profession à modifier sa façon de travailler.

La charte liste une dizaine d’engagements, auxquels ont également adhéré une trentaine de rédactions. On peut lire que les journalistes sont incités à « traiter le climat, le vivant et la justice sociale de manière transversale », l’écologie ne devant « plus être cantonnée à une simple rubrique » mais « devenir un prisme au travers duquel considérer l’ensemble des sujets ». Les journalistes sont également invités à « faire œuvre de pédagogie », « s’interroger sur le lexique et les images utilisées » qui devraient être plus percutantes

La charte encourage ses signataires à faire le lien entre les catastrophes et le changement climatique. Là encore, cela signifie que le lien n’a pas, ou presque pas, été fait jusqu’à présent!

Pour informer « sur les origines des bouleversements en cours » et « sur les réponses à la crise », les journalistes devraient pouvoir « se former en continu. » Il est aussi demandé aux rédactions de verdir leurs pratiques en réduisant leur bilan carbone, en s’opposant « aux financements issus des activités les plus polluantes » et en « consolidant leur indépendance ».

Comme pour les mesures proposées par les COP, les différentes suggestions de la charte n’ont rien de contraignant. Elles ont pour but de définir une orientation de la presse face au réchauffement climatique. Autant dire que cette charte ne servira pas à grand-chose. La presse continuera sa politique de « bisounours » face au réchauffement climatique, expression à laquelle beaucoup préfèrent les mots « changement  » ou « dérèglement » climatique qui sont un peu moins traumatisants.

Il ne faut surtout pas faire trop peur!

De mon côté, je continuerai à informer et à alerter objectivement et sans retenue, comme je viens de le faire à propos des Alpes et comme je l’ai fait à maintes reprises à propos d’autres régions du monde.

Vouloir cacher ou atténuer la vérité relève à mes yeux de la malhonnêteté.

2022 : l’été de tous les records et de tous les dangers // 2022: the summer of all records and all dangers

L’été 2022 a de nouveau été marqué par des vagues de chaleur historiques, une sécheresse généralisée et des pluies torrentielles. La NASA et la NOAA viennent de révéler que l’été écoulé se classe parmi les plus chauds jamais enregistrés.
Les données de la NASA indiquent que la période juin-août 2022 est à égalité avec 2020 pour l’été le plus chaud dans le monde, avec référence à des archives remontant à 1880. L’été 2022 dans l’hémisphère nord a égalé celui de 2019 et a été le plus chaud jamais enregistré.
De leur côté, les données de la NOAA indiquent que l’été 2022 se situe au cinquième rang mondial et que l’hémisphère Nord a connu son deuxième été le plus chaud de tous les temps.
La différence entre les ensembles de données proposés par les deux agences s’explique par la façon dont chacune traite les températures dans les régions polaires. Les données de la NASA contiennent plus de données concernant les régions arctique et antarctique qui se réchauffent à un rythme plus rapide que d’autres parties du globe.
Quelle que soit les différences entre la NASA et la NOAA, une chose est sure : l’été 2022 a été anormalement chaud et notre planète se réchauffe de façon spectaculaire, en particulier depuis 1980. En effet, les étés ont connu une hausse de température de 0,26 degrés Celsius par décennie depuis 1980. La NASA et la NOAA sont d’accord pour affirmer que 2022 se classera très certainement parmi les 10 années les plus chaudes jamais enregistrées.
L’été 2022 a été chaud dès le début. Les données de la NASA indiquent le mois de juin a été le plus chaud jamais enregistré, juillet a été le troisième plus chaud, tandis que le mois d’août a été le deuxième plus chaud dans le monde. De son côté, la NOAA a déclaré que les mois de juin, juillet et août, pris individuellement et collectivement, ont été les sixièmes plus chauds jamais enregistrés.
Les cinq périodes juin-août les plus chaudes au monde se sont produites depuis 2015, signe indéniable que le réchauffement climatique continue de s’accélérer.
Une vague de chaleur a balayé le Japon au milieu de sa saison des pluies, avec la pire chaleur observée en juin depuis 1875. Dans le même temps, des précipitations record affectaient le sud de la Chine, provoquant de graves inondations et des évacuations. La ville norvégienne de Tromsø, située au-dessus du cercle polaire arctique, a établi un record de température pour le mois de juin.
Juillet a été marqué par des vagues de chaleur record en Europe. La température à Londres a atteint 40°C, établissant un record national. La France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Irlande ont également établi des records mensuels. La canicule a provoqué des incendies un peu partout et la pire fonte des glaciers dans les Alpes, avec une avalanche mortelle sur le glacier de la Marmolada en Italie. La plus grande partie des États-Unis a également connu des températures supérieures à la normale ou record en juillet. La chaleur a déclenché des incendies de forêt, comme le McKinney qui est l’incendie le plus important et le plus meurtrier de l’année en Californie.
Août 2022 a été le mois d’août le plus chaud en Amérique du Nord et en Europe et le deuxième août le plus chaud dans le monde. Au cours de ce mois, la moitié de l’Europe a connu des alertes sécheresse, avec la pire sécheresse sur le continent depuis au moins 500 ans. Le mois d’août a également apporté une chaleur plus intense dans certaines régions des États-Unis, en particulier dans certaines parties de l’Ouest.
La Chine a connu son mois d’août et son été les plus chauds jamais enregistrés. Le pays a été confronté à une vague de chaleur et à une sécheresse record cet été. Le volume d’eau du lac Poyang, la plus grande masse d’eau douce du pays, s’est réduit de plus des deux tiers.
La Nouvelle-Zélande a connu son deuxième mois d’août le plus chaud jamais enregistré, tandis que la Belgique a enregistré son mois d’août le plus chaud avec référence à des données remontant à 1833.
La chaleur du mois d’août a également eu un effet néfaste sur la glace de mer, qui a affiché sa cinquième plus faible étendue jamais enregistrée. En Antarctique, l’étendue de la banquise est tombée à 4,2% en dessous de la moyenne d’août, un record pour le mois. L’Antarctique voit son record mensuel chuter pour le troisième mois consécutif. Dans l’Arctique, l’étendue de la glace de mer en août 2022 était de 16,2 % inférieure à la moyenne de 1981 à 2010; c’est la 13ème plus petite étendue jamais enregistrée.
S’agissant des précipitations, août 2022 a été marqué par une saison de mousson plus humide que la normale qui a apporté des précipitations intenses au Pakistan. Une grande partie des plaines inférieures dans le sud du pays ont été victimes de crues, avec des inondations qui ont tué près de 1 500 personnes.
L’été 2022 s’inscrit dans une année globalement plus chaude. Selon les données de la NOAA, 2022 a été jusqu’à présent la sixième année la plus chaude jamais enregistrée, de janvier à août. Les 10 années les plus chaudes se sont toutes produites depuis 2010. Si la chaleur continue, 2022 devrait également entrer dans le top 10.
Source : NASA, NOAA.

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Summer 2022 was marked again by historic heat waves, widespread drought and torrential rains. NASA and NOAA have just revealed that it ranks among the hottest on record.

For its part, NASA data indicate June through August 2022 tied 2020 for the warmest summer worldwide in records dating back to 1880. Summer in the Northern Hemisphere also tied 2019 for the warmest on record.

NOAA data indicate that summer 2022 tied for the fifth warmest worldwide in 143 years of records, and the Northern Hemisphere experienced its second-warmest summer on record.

The disparity between the two data sets is explained by how each treats temperatures in the polar regions of the globe. NASA’s data set has more inputs from the Arctic and Antarctic regions, an area of the planet that is warming at a faster rate than other parts of the globe.

Whatever the disparity, both sets of data show that summer 2022 was abnormally warm and that the world has warmed dramatically over the past century, especially since 1980. Summers have warmed by 0.26 degrees Celsius per decade since 1980. Both NASA and NOAA affirm 2022 will almost assuredly rank in the top 10 warmest years on record.

Summer 2022 was hot from the start. NASA data indicate June tied for the hottest June on record, July tied for the third warmest and August ranked as the second warmest globally. NOAA said June, July and August, individually and collectively, were the sixth warmest on record.

All five of the warmest worldwide June-August periods have occurred since 2015, a sign of how the world’s warming continues to accelerate.

A heat wave swept across Japan in the middle of its rainy season, marking the worst streak of hot weather in June since 1875. Meanwhile, record rainfall fell across southern China and caused severe flooding and evacuations. The Norwegian city of Tromsø, located above the Arctic Circle, set a temperature record for the month.

July was marked by record heat waves in Europe. London hit 40°C, setting an all-time national temperature record. France, Germany, Spain, Ireland also set monthly records. The heat wave caused widespread fires and the worst glacier melt in the Alps, one of which triggered a fatal avalanche on Marmolada Glacier in Italy

Most of the United States experienced above-normal to record-warm temperatures in July as well. The heat ignited wildfires, including the McKinney Fire that grew into California’s largest and deadliest fire of the year to date.

August 2022 was the hottest August recorded in North America and Europe and the second warmest August globally. By this month, around half of Europe was under drought warnings, the continent’s worst drought in at least 500 years. August also brought more intense heat to parts of the United States, especially in parts of the West.

China saw its warmest August and its warmest summer on record. The country was confronted with a record-breaking heat wave and drought this summer, shrinking Poyang Lake, usually the largest freshwater body in the country, by more than two-thirds.

New Zealand saw its second warmest August on record, while Belgium recorded its hottest August ever, with data going back to 1833.

The heat also made August a bad month for sea ice which showed its fifth-lowest extent on record. In Antarctica, the sea ice extent fell to 4.2 percent below the August average, a record for the month. This is the third month in a row that Antarctica has seen its monthly record fall. In the Arctic, the August 2022 sea ice extent was 16.2 percent below the 1981-2010 average, the 13th-smallest on record.

As far as precipitations are concerned, August 2022 was a wetter-than-normal monsoon season that brought intense rainfall to Pakistan. Much of the lower-lying plains were covered by floodwaters, with the floods killing nearly 1,500 people.

The summer 2022 fits in with a generally warmer year overall. Per NOAA’s data, 2022 has been so far the sixth-warmest year on record from January through August. All of the 10 warmest years on record have occurred since 2010. If the heat keeps up, 2022 is likely to enter the top 10 as well.

Source: NASA, NOAA.

L’effondrement du glacer italien de la Marmolada (11 morts) est une conséquence du réchauffement climatique dans les Alpes (Photo: presse transalpine)

Les marmottes et le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique dans les Alpes a un impact sur les glaciers, mais aussi sur la vie animale et végétale. Au cours de mes randonnées dans les parcs nationaux des Ecrins et de la Vanoise, j’ai cru constater que les marmottes étaient moins nombreuses et j’ai observé un grand nombre de terriers inhabités. D’après ce que j’ai pu entendre, il semblerait que la répartition des populations soit très irrégulière.

Je me suis demandé si ces braves rongeurs fort sympathiques ne subissaient pas, eux aussi, les effets du réchauffement du climat. Il a évolué dans les Alpes à un rythme sans précédent, avec une augmentation de la température de plus 2°C et une modification des cycles de précipitations. Ces modifications chamboulent les chutes de neige et le manteau neigeux.

Depuis les années 1990, des comptages sont effectués pour se rendre compte de l’évolution de la population des marmottes dans les Alpes. On se rend compte que la taille des portées décline constamment à cause de l’amincissement de la couverture neigeuse hivernale qui accentue le froid dans les terriers. Les femelles sortent désormais d’hibernation amaigries. Trop maigres, elles produisent un marmotton de moins par portée par rapport aux années 1990. La survie de ces marmottons a également diminué. On se rend compte qu’au delà des conséquences désormais reconnues sur la survie et la reproduction des animaux, le changement climatique semble avoir également des répercussions importantes sur les organisations sociales et sur la propension des individus à coopérer.

Des observations identiques ont été faites dans les Pyrénées. Chaque été, les naturalistes partent en montagne pour compter les marmottes. Comme dans les Alpes, on constate que la population animale commence à se réduire en raison du réchauffement climatique.

Le site web France 3 Occitanie nous explique que dans la vallée d’Ossau, on observe des portées de trois marmottons. C’est une présence rassurante mais insuffisante. Sur les quinze terriers suivis, seuls trois présentaient une reproduction effective, ce qui est faible.

Depuis 2016, le taux de reproduction des marmottes est en baisse dans les Pyrénées et on se trouve sur une tendance globale de baisse de population des espèces de haute altitude. Cela affectera inévitablement toute la biodiversité. Sur cinq espèces suivies dans la vallée d’Ossau, toutes sont déjà touchées par le réchauffement climatique. Les températures élevées menacent la biodiversité de la montagne.

Photos : C. Grandpey