Réchauffement climatique: des journalistes signent une charte…

Le 14 septembre 2022, plus de 500 journalistes ont signé une charte pour un meilleur traitement de «l’urgence écologique.» Une telle initiative a de quoi surprendre. Elle montre clairement que,, jusqu’à présent, la presse n’a pas fait son travail et n’a pas traité le réchauffement climatique comme il se doit. Elle se sent aujourd’hui dans l’obligation de modifier sa politique d’information sur le sujet. Reste à savoir si cette initiative sera suivie d’effets.

Les quelque 500 journalistes, issus de divers médias, ont signé la charte à titre individuel et ont invité la profession à modifier sa façon de travailler.

La charte liste une dizaine d’engagements, auxquels ont également adhéré une trentaine de rédactions. On peut lire que les journalistes sont incités à « traiter le climat, le vivant et la justice sociale de manière transversale », l’écologie ne devant « plus être cantonnée à une simple rubrique » mais « devenir un prisme au travers duquel considérer l’ensemble des sujets ». Les journalistes sont également invités à « faire œuvre de pédagogie », « s’interroger sur le lexique et les images utilisées » qui devraient être plus percutantes

La charte encourage ses signataires à faire le lien entre les catastrophes et le changement climatique. Là encore, cela signifie que le lien n’a pas, ou presque pas, été fait jusqu’à présent!

Pour informer « sur les origines des bouleversements en cours » et « sur les réponses à la crise », les journalistes devraient pouvoir « se former en continu. » Il est aussi demandé aux rédactions de verdir leurs pratiques en réduisant leur bilan carbone, en s’opposant « aux financements issus des activités les plus polluantes » et en « consolidant leur indépendance ».

Comme pour les mesures proposées par les COP, les différentes suggestions de la charte n’ont rien de contraignant. Elles ont pour but de définir une orientation de la presse face au réchauffement climatique. Autant dire que cette charte ne servira pas à grand-chose. La presse continuera sa politique de « bisounours » face au réchauffement climatique, expression à laquelle beaucoup préfèrent les mots « changement  » ou « dérèglement » climatique qui sont un peu moins traumatisants.

Il ne faut surtout pas faire trop peur!

De mon côté, je continuerai à informer et à alerter objectivement et sans retenue, comme je viens de le faire à propos des Alpes et comme je l’ai fait à maintes reprises à propos d’autres régions du monde.

Vouloir cacher ou atténuer la vérité relève à mes yeux de la malhonnêteté.

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