White Island (Nouvelle Zélande) : Vers un retour à la normale // Going back to normal

drapeau-francaisSelon le GNS, l’épisode éruptif observé ces derniers jours à White Island touche à sa fin. Les dernières observations faites hier laissent supposer que l’éruption a cessé. En conséquence, les autorités ont abaissé le niveau d’alerte volcanique à 2 et la couleur de l’alerte aérienne à Jaune. L’analyse de la cendre ne révèle aucune présence de magma juvénile. Les gaz sous pression ont juste fait remonter d’anciens matériaux à la surface. L’activité sismique reste faible. Le GNS indique que, bien que l’éruption de mardi ait cessé, une nouvelle activité éruptive reste possible, sans prévenir.

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drapeau-anglaisAccording to GNS, White Island’s latest eruptive episode has come to a close. The latest observations made yesterday suggested that the eruption had ceased, and authorities had now lowered its Volcanic Alert Level to 2 and the Aviation Colour code to Yellow. Analysis of ash collected on Wednesday shows no evidence that Tuesday’s eruption was driven by new magma. Instead, gas flow dragged recently loosened material to the surface. Seismic activity remains low. GNS indicates that although Tuesday’s eruption has ceased, White Island is always capable of a new eruption at any time, without prior warning.

 

Augmentation de l’activité volcanique à White Island (Nouvelle Zélande) // New volcanic activity unrest at White Island (New Zealand)

drapeau-francaisDe retour d’Alaska où je suis allé observer les glaciers, je vais pouvoir reprendre le cours normal des informations volcaniques. Sachant avant de partir que la connexion Internet serait parfois difficile, j’avais programmé quelques articles généraux, histoire de faire patienter les visiteurs de mon blog…

Le GNS indique dans son dernier bulletin que le niveau d’activité volcanique à White Island a augmenté le 13 septembre 2016, avec de petites émissions de cendre au niveau d’une bouche située sur le dôme de lave de 2012. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été relevé de 1 à 3, sur une échelle de 5. La couleur de l’alerte aérienne est passée de Vert à Orange.
Cependant, le GNS fait remarquer que les données de surveillance n’ont pas révélé une nouvelle hausse d’activité depuis la fin de matinée du 13 septembre. La sismicité reste faible sur l’île.
Les volcanologues ont prévu une nouvelle visite le 14 septembre. Une visite à White Island a déjà eu lieu la semaine dernière dans le cadre de la surveillance de routine et afin de mettre à niveau les réseaux magnétique et de déformation du volcan. Les observations au cours de cette visite ont confirmé que le lac de cratère est en train de se reformer et de s’agrandir. Son niveau se situe actuellement à environ 28 mètres sous la berge. Il a augmenté d’environ 3 mètres depuis le 19 mai et la température du lac a diminué. Elle est actuellement de 52 °C.
Le GNS a également effectué aune mise à jour des hautes températures à l’intérieur du cratère. Elles se concentrent dans la zone où un dôme de lave est apparu en 2012. Il y a deux zones de d’émissions de gaz dont la température varie entre 198 et 295 °C, soit une baisse par rapport à août 2016 où elles atteignaient 292-337 °C dans la zone la plus chaude.

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drapeau-anglaisBack from Alaska where I could observe the glaciers, I can resume normal volcanic information. Knowing before leaving that the Internet connection would be difficult, I had programmed a few general articles, just to help the visitors of my blog to be patient …

GNS indicates that the level of volcanic activity at White Island volcano has increased on September 13th, 2016, with minor volcanic ash emitted from a vent on the 2012 lava dome. As a consequence, the Volcanic Alert Level has been raised from 1 to 3 , on a scale of 5. The Aviation Colour Code has been changed from Green to Orange.

However, GNS adds that monitoring data has not revealed any escalation in the level of activity at White Island since late morning. Seismicity remains low on the island.

Volcanologists have planned a new visit on September 14th. GNS staff already visited the volcano last week to continue their routine monitoring and complete reinstating the leveling and magnetic networks. Observations during that visit confirmed the Crater Lake is reforming and growing. It is currently about 28.4 metre below the overflow level. The water level has risen about 3 metres since May 19th and the lake temperature has decreased. It is now 52 ºC.

GNS has also established information on the very high temperatures that are present within the crater. This is the same area where a lava dome grew in 2012. There are two areas of hot gas output and the temperature measurements ranged from 198 to 295 ºC.   These are down on the measurements we made in August when they ranged 292 to 337 ºC in the hottest area.

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Vue du panache de cendre dans le cratère de White Island le 13 septembre 2016.

(Crédit photo: GNS)

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Vue du lac d’acide dans le cratère le 6 septembre 2016 (Crédit photo: GNS)

 

Un abri pour les visiteurs de White Island (Nouvelle Zélande) // A shelter for White Island visitors (New Zealand)

drapeau-francaisL’armée néo-zélandaise a héliporté sur White Island un conteneur d’expédition de 2,4 tonnes censé servir d’abri d’urgence aux visiteurs en cas d’éruption. La structure de six mètres de long a été déposée sur l’ancien site minier.
White Island est un volcan actif qui est visité par plus de 10 000 touristes chaque année. Il alterne les périodes de hausse et de baisse d’activité, avec la dernière éruption en avril 2016. Le conteneur servira également à stocker le matériel de sécurité, des vêtements de rechange, de la nourriture et des articles de secours.

Alors que je me trouvais sur la berge du lac d’acide lors d’une visite à White Island en 2009, je me suis dit que je serais vraiment au mauvais endroit si le lac venait à être secoué par une éruption phréatique. J’ai bien peur que le conteneur-refuge sur l’ancien site minier, à environ deux cents mètres du lac, ne soit pas d’une grande utilité si une explosion aussi soudaine que brutale se produit alors que des touristes se trouvent à proximité du lac. A la limite, ce peut être un argument des agences de voyage pour rassurer leurs clients!
Source: Presse néo-zélandaise.

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drapeau-anglaisThe New Zealand Defence Force has airlifted a 2.4-tonne shipping container to White Island to provide visitors an emergency shelter in case of an eruption. The six-metre container was placed on an old mining site.

White Island is an active volcano that is visited by over 10,000 tourists every year. It fluctuates through periods of increased and reduced activity, and last erupted in April 2016. The shipping container will also be used to store safety gear, spare clothing, food supplies and emergency and rescue items.

While standing on the shore of the acid lake during a visit to White Island in 2009, I said to myself I would really be in the wrong place if the lake happened to be shaken by a phreatic eruption. I’m afraid a refuge container on the old mining site, about two hundred metres from the lake, will note be of great help if an explosion occurs while visitors are standing close to the lake. It may just be an argument for the tourist agencies to reassure their clients!

Source: New Zealand news media.

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Lac d’acide dans le cratère de White Island (Photo: C. Grandpey)

L’obsidienne et le tatouage // Obsidian and tattooing

drapeau francaisDe nos jours, les tatouages sont devenus une mode dans les pays occidentaux où les gens les arborent comme décorations sans signification culturelle particulière. Au contraire, dans certains autres pays, comme la Nouvelle-Zélande, où les tatouages ont une signification culturelle forte, ils existent depuis des siècles, voire des millénaires. Une nouvelle étude publiée dans le numéro d’août du Journal of Archaeological Science informe les lecteurs que des « outils de verre volcanique » – autrement dit d’obsidienne – âgés d’au moins 3000 ans ont été autrefois utilisés pour le tatouage dans le Pacifique Sud. En l’absence de restes humains tatoués, les chercheurs australiens qui ont effectué cette étude expliquent que ces outils capables de percer la peau pourraient aider à comprendre les pratiques de tatouage ancestrales.
Les recherches menées au cours des 25 dernières années, se sont attardées sur un tatouage vieux de 5000 ans découvert sur une momie dans les Alpes. Toutefois, de tels restes humains parfaitement conservés sont extrêmement rares, ce qui rend difficile leur utilisation pour mieux connaître l’histoire ancienne du tatouage. Une solution intéressante pour étudier les tatouages préhistoriques est d’exhumer les outils utilisés pour les réaliser. Cependant, jusqu’à présent, les archéologues n’ont découvert qu’un nombre très faible de tels instruments, probablement parce qu’ils étaient souvent confectionnés avec des matériaux périssables.
Les chercheurs se sont concentrés sur les tatouages préhistoriques dans le Pacifique, dans l’espoir d’en savoir plus sur cette pratique liée aux changements sociaux dans la région. Comme je l’ai écrit plus haut, le tatouage est une pratique culturelle très importante dans le Pacifique, même de nos jours. En fait, le mot anglais «tatouage» vient d’un mot polynésien du Pacifique: tatau. Les scientifiques ont analysé 15 objets en obsidienne découverts sur le site de Nanggu dans les îles Salomon. Les créateurs de ces objets, âgés d’au moins 3000 ans, ont donné une nouvelle forme aux éclats d’obsidienne de sorte que chaque éclat possédait une courte pointe acérée sur son rebord.
Pour créer un tatouage, la surface de la peau doit être brisée afin que le pigment puisse être inséré et reste présent de façon permanente, une fois la blessure cicatrisée. En 2015, pendant environ quatre mois, les chercheurs ont effectué 26 expériences de tatouage sur de la peau de porc, en utilisant un pigment noir à base de charbon de bois et une teinture d’ocre rouge. Ils ont utilisé des outils d’obsidienne reproduisant la taille et la forme des objets anciens de Nanggu. Lorsque les chercheurs ont comparé les anciens instruments d’obsidienne de Nanggu avec ceux utilisés pour leurs propres expériences, ils ont constaté que les deux ensembles d’outils présentaient des signes semblables d’usure, tels que l’écaillage microscopique, l’arrondissement et l’émoussement des bords, ainsi que de fines rayures. Ils ont également détecté des traces de sang, de charbon de bois et d’ocre sur les fragments d’obsidienne de Nanggu.
Ces résultats aideront peut-être les chercheurs à identifier et à mieux connaître l’utilisation ancienne des outils d’obsidienne ailleurs dans le monde.

Fox News: http://www.foxnews.com/science.html

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drapeau anglaisNowadays, tattoos have become a fashion in western countries where people wear them as decorations without any special cultural meaning. On the contrary, in some other countries like New Zealand, tattoos have a strong cultural meaning, and they have existed for centuries or even millennia. A new study published in the August issue of the Journal of Archaeological Science informs its readers that “volcanic glass tools” that are at least 3,000 years old were used for tattooing in the South Pacific in ancient times. In the absence of tattooed human remains, the Australian researchers say that the skin-piercing tools could yield insight into ancient tattooing practices.

Research conducted over the past 25 years found 5,000-year-old tattoos on a mummy in the Alps. However, such exceptionally preserved human remains are rare, which makes it difficult to use them to learn more about the ancient history of tattooing. One potential way to learn more about prehistoric tattooing is to unearth the tools used to make the markings. However, until now, archaeologists had discovered few ancient tattooing implements, likely because perishable materials were often used to make them.

The researchers focused on prehistoric tattooing in the Pacific, in hopes of learning more about the practice in relation to wider social changes in the region. As I put it above, tattooing is a very important cultural practice in the Pacific even today. In fact, the English word ‘tattoo’ comes from a Pacific Polynesian word: tatau. The scientists analyzed 15 obsidian artifacts recovered from the Nanggu site in the Solomon Islands. The creators of these artifacts, which are at least 3,000 years old, reshaped naturally occurring obsidian flakes so that each possessed a short, sharp point on its edge.

To create a tattoo, the surface of the skin must be broken so that pigment can be embedded and thus remain under the skin permanently after the wound heals. In 2015, the researchers performed 26 tattooing experiments with pigskin, using black charcoal pigment and red ochre dye, over the course of about four months. They used obsidian tools that copied the size and shape of the ancient artifacts from Nanggu. When the scientists compared the ancient Nanggu artifacts with those used in the experiments, they found that both sets of tools had similar signs of wear and tear, such as microscopic chipping, rounding and blunting of the edges, and thin scratches. They also detected residues of blood, charcoal and ochre on the Nanggu artifacts.

These findings may help researchers identify and learn more about how ancient obsidian tools elsewhere in the world might have also been used.

Source : Fox News : http://www.foxnews.com/science.html

Tatouage

Le tatouage fait partie de la culture des peuples du Pacifique Sud, comme les Maoris de Nouvelle Zélande.

(Photo: C. Grandpey)