La Vallée de la Mort ? J’adore ! // Death Valley ? I love it !

La Vallée de la Mort est un parc national des Etats-Unis qui a acquis ce statut en 1994. Il  est situé à l’est de la Sierra Nevada en Californie, et s’étend en partie sur le Nevada. Avec plus de 13 600 km2, c’est l’un des plus grands parcs nationaux américains.

Géographiquement, il présente le plus grand intervalle d’altitudes ; le fond de la Vallée de la Mort à Badwater, est à 85,5 mètres sous le niveau de la mer, alors que Telescope Peak est le point culminant du parc avec 3 368 mètres.

Comme je l’ai écrit précédemment, la Vallée de la Mort est surtout connue pour ses records de chaleur, avec un maximum de 56,7°C à Furnace Creek le 13 juillet 1913, record du monde en la matière.

Le sol de la Vallée de la Mort est riche en minéraux divers, dont le borax, exploité pendant longtemps par une société minière pour être utilisé dans la production de savon et dans l’industrie verrière. Le produit fini raffiné était expédié depuis la vallée dans des chariots tirés par un attelage de mules. On peut parcourir aujourd’hui le Twenty Mule Team Canyon, souvenir de cette époque.

Parmi les sites à visiter, on peut mentionner la plaine de Badwater, la zone de boue salée du Devil’s Golf Course, les Mesquite Sand Dunes à l’aube et au crépuscule, Zabriskie Point, Artist’s Palette et sa diversité de couleurs, ou encore Ubehebe Crater, résultat d’une explosion phréatique dans la partie nord du Parc.

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Death Valley is a national park of the United States which acquired this status in 1994. It is located to the east of the Sierra Nevada in California, and extends partly on Nevada. With over 13,600 square kilometres, it is one of the largest national parks in the United States.
Geographically, it has the largest range of altitudes; the bottom of the Death Valley at Badwater, is 85.5 metres below sea level, while Telescope Peak is the highest point of the park with 3,368 metres.
As I wrote earlier, Death Valley is best known for its heat records, with a maximum of 56.7°C at Furnace Creek on July 13th, 1913, the world record.
The soil of Death Valley is rich in various minerals, including borax, which was mined for a long time by a mining company for use in soap production and in the glass industry. The refined finished product was shipped from the valley into carriages pulled by a team of mules. Today we can drive along the Twenty Mule Team Canyon, a memory of that era.
Among the places to visit, one can mention Badwater Plain, Devil’s Golf Course, Mesquite Sand Dunes at dawn and dusk, Zabriskie Point, Artist’s Palette and its variety of colours, and Ubehebe Crater, the result of a phreatic explosion in the northern part of the Park.

Photos: C. Grandpey

Histoire d’eau

La période de forte chaleur que nous venons de connaître,  s’ajoutant à l’absence de précipitations au cours des derniers mois, a incité certains départements à prendre des mesures de restrictions d’eau dès le mois de juin. Si la sécheresse devait continuer et les fortes chaleurs se renouveler, la situation prendrait une autre ampleur.

En date du 20 juin 2017, 29 départements avaient placé une partie de leur territoire à un niveau plus élevé que la simple vigilance en matière de sécheresse. Une dizaine de départements ont ainsi relevé leur niveau d’alerte. Les départements corses, la Haute-Garonne, l’Aude, l’Ariège ou encore le Val-d’Oise sont au niveau d’alerte. Les Landes et le Lot ont directement décrété l’alerte renforcée, restreignant ainsi les prélèvements d’irrigation de plus de 50 % ou de plus de 3,5 jours par semaine.

Neuf départements ont décrété localement une situation de crise, interdisant totalement  l’irrigation dans ces zones.

La liste de ces restrictions d’irrigation devrait s’allonger dans les prochains jours au regard des prévisions météorologiques, à moins que des orages apportent localement un peu de pluie.

Source: Terre-net.

Voici une carte montrant la situation le 19 juin 2017

Source : Propluvia

 Vigilance (en gris) : information et incitation des particuliers et des professionnels à faire des économies d’eau.

Alerte (en jaune) : réduction des prélèvements à des fins agricoles inférieure à 50 % (ou interdiction jusqu’à 3 jours par semaine), mesures d’interdiction de manœuvre de vanne, d’activité nautique, interdiction à certaines heures d’arroser les jardins, espaces verts, golfs, de laver sa voiture…

Alerte renforcée (en orange) : réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50 % (ou interdiction supérieure ou égale à 3,5 jours par semaine), limitation plus forte des prélèvements pour l’arrosage des jardins, espaces verts, golfs, lavage des voitures…, jusqu’à l’interdiction de certains prélèvements.

Crise (en rouge) : arrêt des prélèvements non prioritaires y compris à des fins agricoles. Seuls ceux permettant d’assurer l’exercice des usages prioritaires sont autorisés (santé, sécurité civile, eau potable, salubrité)

 

Le jour où toute la glace aura fondu…. // The day when all the ice will have melted away….

Malgré ce que dit Donald Trump, si nous continuons à brûler des combustibles fossiles indéfiniment, le réchauffement climatique finira par faire fondre toute la glace aux pôles et sur les sommets de nos montagnes, provoquant une élévation du niveau de la mer estimée à environ 64 mètres.
En septembre 2013, le National Geographic a publié des cartes qui montrent le monde tel qu’il est maintenant, mais avec une différence majeure: toute la glace de la Terre a fondu et s’est évacuée dans la mer en donnant naissance à de nouveaux rivages et à des mers intérieures.
Il y a plus de 20 millions de kilomètres cubes de glace sur Terre et certains scientifiques affirment qu’il faudra plus de 5 000 ans pour que cette glace fonde dans sa totalité. Si nous continuons à envoyer du carbone dans l’atmosphère, nous créerons très probablement une planète dépourvue de glace, avec une température moyenne de 26°C contre 14°C aujourd’hui.
En regardant les cartes du National Geographic, on s’aperçoit qu’en Amérique du Nord, toute la côte atlantique disparaîtrait, en même temps que la Floride et la côte du Golfe du Mexique. En Californie, les collines de San Francisco deviendraient un groupe d’îles et la Vallée Centrale se transformerait en une baie géante. Le Golfe de Californie s’étendrait vers le nord, au-delà de la latitude de San Diego.
En Amérique du Sud, le bassin amazonien au nord et le bassin du fleuve Paraguay au sud deviendraient des bras de mer de l’Atlantique, faisant disparaître Buenos Aires, la côte de l’Uruguay et la plus grande partie du Paraguay.
Par rapport à d’autres continents, l’Afrique perdrait moins de terres à cause de la hausse du niveau de la mer, mais la chaleur ambiante de plus en plus forte pourrait rendre ce continent inhabitable. En Egypte, les villes d’Alexandrie et du Caire seraient englouties sous les eaux de la Méditerranée.
En Europe, Londres et Venise seraient considérablement affectées par l’élévation du niveau de la mer. Dans ce scénario catastrophe, les Pays-Bas seraient rendus à la mer et la majeure partie du Danemark disparaîtrait également. Dans le même temps, les eaux de la Méditerranée viendraient gonfler celles de la Mer Noire et de la Mer Caspienne.
En Asie, un territoire occupé aujourd’hui par 600 millions de Chinois serait sous les eaux, tout comme le Bangladesh et ses 160 millions d’habitants, ainsi qu’une grande partie de l’Inde côtière. Au Cambodge, l’inondation du delta du Mékong transformerait en îles les sommets des Montagnes des Cardamomes.
Majoritairement désertique, le continent australien gagnerait une nouvelle mer intérieure, mais il perdrait une grande partie de la bande côtière étroite où vivent aujourd’hui quatre Australiens sur cinq.
Il semblait impossible que la couche de glace de l’Est Antarctique – qui représente quatre cinquièmes de toute la glace sur Terre – puisse fondre, tellement elle est immense et épaisse Elle a survécu à des périodes chaudes du passé. Ces derniers temps, elle semblait même épaissir légèrement à cause du réchauffement climatique. En effet, l’atmosphère plus chaude retient plus de vapeur d’eau qui tombe sous forme de neige sur l’Est Antarctique. Il est pourtant peu probable que cette partie de l’Antarctique puisse survivre à un nouveau réchauffement global comme celui de l’Eocène.
À l’instar de la calotte de glace du Groenland, celle de l’Antarctique de l’Ouest était apparemment beaucoup plus réduite pendant les périodes chaudes antérieures. Elle est vulnérable parce que la majeure partie repose sur un substrat rocheux qui se trouve au-dessous du niveau de la mer. L’eau plus chaude de l’océan fait fondre et s’effondrer la couche de glace en l’attaquant par en dessous. Depuis 1992, on a enregistré en moyenne une perte nette de 65 millions de tonnes de glace par an.
Source: The National Geographic.
On peut voir les cartes du National Geographic à cette adresse :
http://www.nationalgeographic.com/magazine/2013/09/rising-seas-ice-melt-new-shoreline-maps/

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Despite what Donald Trump says, if we keep burning fossil fuels indefinitely, global warming will eventually melt all the ice at the poles and on mountaintops, raising sea level by about 64 metres.

In September 2013, the National Geographic released maps that show the world as it is now, with only one difference: All the ice on land has melted and drained into the sea, creating new shorelines for our continents and inland seas.
There are more than 20 million cubic kilometres of ice on Earth, and some scientists say it would take more than 5,000 years to melt it all. If we continue adding carbon to the atmosphere, we’ll very likely create an ice-free planet, with an average temperature of perhaps 26°C instead of the current 14°C.

In North America, the entire Atlantic seaboard would vanish, along with Florida and the Gulf Coast. In California, San Francisco’s hills would become a cluster of islands and the Central Valley a giant bay. The Gulf of California would stretch north past the latitude of San Diego.

 In South America, the Amazon Basin in the north and the Paraguay River Basin in the south would become Atlantic inlets, wiping out Buenos Aires, coastal Uruguay, and most of Paraguay.

Compared with other continents, Africa would lose less of its land to the ultimate sea-level catastrophe, but Earth’s rising heat might make much of it uninhabitable. In Egypt, Alexandria and Cairo will be swamped by the intruding Mediterranean.

In Europe, London and Venice will be dramatically affected by sea level rise. In this catastrophic scenario, the Netherlands will have surrendered to the sea, and most of Denmark will be gone too. Meanwhile, the Mediterranean’s expanding waters will also have swelled the Black and Caspian Seas.

In Asia, land now inhabited by 600 million Chinese would flood, as would all of Bangladesh, population 160 million, and much of coastal India. The inundation of the Mekong Delta would leave Cambodia’s Cardamom Mountains stranded as an island.

Predominantly desert, the Australian continent would gain a new inland sea—but it would lose much of the narrow coastal strip where four out of five Australians now live.

The East Antarctica ice sheet is so large—it contains four-fifths of all the ice on Earth—that it seemed unmeltable. It survived earlier warm periods intact. Lately it seemed to be thickening slightly, because of global warming. Indeed, the warmer atmosphere holds more water vapour which falls as snow on East Antarctica. But even East Antarctica is unlikely to survive a return to an Eocene Climate.

Like the Greenland ice sheet, the West Antarctic one was apparently much smaller during earlier warm periods. It is vulnerable because most of it sits on bedrock that is below sea level.The warming ocean is melting the floating ice sheet itself from below, causing it to collapse. Since 1992 it has averaged a net loss of 65 million metric tons of ice a year.

Source : The National Geographic.

The National Geographic maps can be seen at this address :

http://www.nationalgeographic.com/magazine/2013/09/rising-seas-ice-melt-new-shoreline-maps/

L’Amérique du Nord après la fonte totale de la glace…

(Source: National Geographic)

L’Australie se moque-t-elle de la COP 21? // Does Australia care about the Paris climate agreement ?

Une grosse compagnie minière indienne vient d’annoncer le lancement officiel d’un projet de 16 milliards de dollars d’extraction de charbon en Australie. Selon les écologistes, un tel projet constituera une menace pour la Grande Barrière de Corail. La mine de Carmichael, d’une superficie de 260 kilomètres carrés, produirait chaque année des millions de tonnes de combustible fossile.
Le projet a rencontré une vive opposition en Australie où les groupes écologistes affirment qu’il réduit à néant la promesse de l’Australie de limiter les émissions de gaz à effet de serre et de protéger l’environnement, en particulier les récifs en péril au large de la côte du Queensland.
Au cours des derniers mois, les autorités australiennes ont éliminé les obstacles réglementaires susceptibles d’entraver le projet et le gouvernement a annoncé qu’il avait approuvé, sous condition, un prêt de 750 millions de dollars pour la construction d’une ligne ferroviaire permettant de transporter le charbon de la mine Carmichael vers un terminal situé sur la côte. Au maximum de son rendement, la mine produirait environ 44 millions de tonnes de charbon par an à destination de l’Inde où le combustible permettrait d’alimenter 100 millions de foyers en électricité.
Les écologistes et les scientifiques ont vivement contesté le projet et déclaré qu’il allait à l’encontre des efforts visant à lutter contre le changement climatique. L’Australie est partie prenante dans l’Accord climatique de Paris et s’est engagée à réduire les émissions polluantes de 26 à 28 pour cent d’ici 2030. Il semble difficile d’être le plus grand exportateur mondial de charbon et, en même temps, de prendre des mesures sur le changement climatique!
Malgré tout, l’annonce du géant minier indien ne garantit pas que la mine sera opérationnelle car la compagnie n’a pas encore réuni suffisamment de fonds pour commencer le projet. Sous la pression de la population, plusieurs banques se sont montrées réticentes et affirment qu’elles ne le financeront pas.
L’annonce est venue alors que les scientifiques continuent à alerter sur l’avenir de la Grande Barrière de Corail. La structure corallienne a blanchi et montre aujourd’hui de larges bandes de coraux morts sous l’effet de la hausse rapide des températures. Le changement climatique reste de loin la plus grande menace pour les récifs coralliens. Pour protéger la Grande Barrière, il faudra s’attaquer au changement climatique en réduisant rapidement et considérablement nos émissions de carbone.
Source: Journaux australiens et américains.

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An Indian mining giant has just announced the official start of a proposed $16 billion coal project in Australia that conservationists say threatens the Great Barrier Reef. The 260-square-kilometre Carmichael mine would produce millions of tons of the fossil fuel each year.

It has faced severe backlash in the country from environmental groups who say the project would negate Australia’s pledges to limit greenhouse gas emissions and harm the environment, particularly the imperilled reef, located off Queensland’s coast.

In recent months, Australian officials have cleared regulatory hurdles for the project and the federal government announced it had conditionally approved a $750 million loan to help build a rail line to transport coal from the Carmichael mine to a proposed shipping terminal on the coast. At its peak, the mine would produce about 44 million tons of coal annually to ship to India. That’s enough energy to power 100 million homes.

Environmentalists and scientists have lambasted the project and said it runs contrary to any efforts to address climate change. Australia is still party to the landmark Paris climate accord and has pledged to reduce emissions 26 to 28 percent by 2030. It seems difficult to be the world’s biggest coal exporter and at the same time be taking action on climate change!

The Indian mining giant’s announcement doesn’t guarantee the mine will be built because the company has yet to secure enough funding to start the project. Following public pressure, multiple banks have distanced themselves from the mine, saying they would not fund the project.

The announcement comes as scientists continue to warn about the future of the Great Barrier Reef. The structure has endured back-to-back mass bleaching events that have left large swaths of coral dead, spurred by rapidly warming global temperatures. Climate change remains by far the greatest threat to the reef. To protect the Great Barrier for the future means tackling climate change by rapidly and drastically reducing our carbon emissions.

Source: Australian and US newspapers.

Image satellite montrant une partie de la Grande Barrière de Corail le long de la côte australienne du Queensland. (Source: NASA)