Évacuation ratée à Hawaï ! // Failed evacuation in Hawaii!

Suite au puissant séisme de M8,8 au large du Kamchatka, une alerte tsunami a été déclenchée à Hawaii peu avant 15 heures le 29 juillet 2025. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. La presse hawaïenne parle d’un « désastre ». À Honolulu, en particulier sur Waikiki, le trafic s’est retrouvé à l’arrêt avec des embouteillages monstres, tandis que les sirènes hurlaient, invitant la population à s’éloigner du littoral. Dans le même temps, le National Weather Service diffusait le message suivant : « Un tsunami s’est produit et pourrait causer des dégâts le long des côtes de toutes les îles de l’État d’Hawaï. Des mesures urgentes doivent être prises pour protéger les vies et les biens.»
Les premières prévisions annonçaient une série de vagues puissantes susceptibles de frapper l’archipel à partir de 19 h, avec risque d’inondation des côtes à grande échelle et d’importantes quantités de débris qui « amplifieraient leur pouvoir destructeur ».
Une carte d’évacuation publiée par le Service montrait de vastes « zones rouges » annulaires le long de la côte de chaque île. Les habitants de ces zones avaient pour instruction de se réfugier au quatrième étage ou plus d’un immeuble, ou de quitter carrément la zone.
Le 29 juillet au soir, les autorités ont annoncé qu’aucun tsunami majeur ne toucherait l’archipel hawaïen. L’alerte a été revue à la baisse et les ordres d’évacuation ont été annulés dans tout l’État.
Une vidéo prise par un téléphone portable et partagée sur les réseaux sociaux montre des rues embouteillées, avec des files d’attente de plusieurs kilomètres.

https://twitter.com/i/status/1950399163599876406

De toute évidence, un problème est survenu dans la gestion des plans d’évacuation. Certains touristes sont partis vers des zones plus élevées plutôt que de grimper dans les étages supérieurs des hôtels, comme le prévoyaient les plans d’évacuation. Certains habitants se sont rendus dans des magasins pour s’approvisionner, et beaucoup sont rentrés chez eux après le travail pour récupérer des provisions ou retrouver des membres de leur famille avant d’évacuer. Il semble également que certaines personnes se sont demandé si elles devaient réellement évacuer.
Il existe des zones d’évacuation standard en cas de tsunami, ainsi que des zones pour les tsunamis « extrêmes » à Hawaï. L’évacuation du 29 juillet était standard. Certains habitants ont fui, même s’ils se trouvaient déjà dans des zones de sécurité. Il aurait été préférable que ces personnes restent sur place et ne prennent pas le volant, empêchant de circuler ceux qui devaient réellement quitter les zones inondables.

Pour les autorités, la copie est donc à revoir en prévision d’une prochaine alerte tsunami.
Source : Médias d’information hawaïens.

Photo: C. Grandpey

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Following the powerful M8.8 earthquake off the coast of Kamchatka, a tsunami warning was issued in Hawaii shortly before 3 p.m. on July 29, 2025. But not everything went as planned. The Hawaiian news media tell about « a disaster ». In Honolulu, particularly in Waikiki, traffic ground to a halt with massive traffic jams, while sirens wailed, warning people to move away from the coast. At the same time, the National Weather Service issued the following message: « A tsunami has occurred and could cause damage along the coasts of all islands in the State of Hawaii. Urgent action must be taken to protect lives and property. »
The first forecasts predicted a series of powerful waves likely to hit the archipelago starting at 7 p.m., flooding the coasts on a large scale with significant amounts of debris that would « magnify their destructive power. »
An evacuation map published by the Service showed vast annular « red zones » along the coast of each island. Residents in these areas were instructed to seek shelter on the fourth or higher floors of a building, or to leave the area altogether.
On the evening of July 29, authorities announced that no major tsunami would hit the Hawaiian archipelago. The warning was downgraded, and evacuation orders were canceled statewide.
A cellphone video shared on social media shows gridlocked streets, with lines several kilometers long.

https://twitter.com/i/status/1950399163599876406

Clearly, a problem arose in the management of the evacuation plans. Some tourists moved to higher ground rather than climbing to the upper floors of hotels, as the evacuation plans had called for. Some residents went to stores to stock up on supplies, and many returned home after work to pick up supplies or meet with family members before evacuating. It also appears that some people questioned whether they should actually evacuate.
There are standard tsunami evacuation zones, as well as zones for « extreme » tsunamis in Hawaii. The July 29 evacuation was standard. Some residents fled, even though they were already in safe zones. It would have been preferable for these people to stay where they were and not drive, thus preventing those who really needed to leave the flood zones from traveling.
For authorities, this plan should therefore be revised in anticipation of the next tsunami warning.
Source: Hawaiian news media.

Streets filled with gridlock traffic and sirens blared in Honolulu as a tsunami warning came into effect for large parts of Hawaii..Activated following the M8.8 earthquake off the coast of Kamchatka, the alert upgraded to an emergency warning shortly before 3 p.m. (local time), sparking efforts to evacuate coastal areas across the state. The National Weather Service read as follows : “A tsunami has been generated that could cause damage along coastlines of all islands in the state of Hawaii. Urgent action should be taken to protect lives and property.”

Initial forecasts predicted a series of massive waves hitting the archipelago from 7 p.m. onward, extensively flooding coasts and picking up large amounts of debris that would “amplif(y) its destructive power.”

An evacuation map published by the service showed large, ring-shaped “red areas” along the coast of each island. Residents in those areas were instructed either to retreat to the fourth floor or higher of a large building, or flee the zone entirely.

By Tuesday night, officials said that a major tsunami was no longer expected to strike the islands, the warning was downgraded and evacuation orders were cancelled state-wide.

Cellphone video shared to social media shows piercing emergency sirens and streets filled with cars as Hawaiians struggled to get to safer ground. All the roads were gridlocked, with queues of vehicles over kilometers.

Obviously, something went wrong in the evacuation plans. Some tourists left for higher ground rather than shelter on upper floors of hotels as called for in evacuation plans. Some residents headed to stores for supplies, and many headed home after work to gather items or meet up with family members before evacuating. It also looks as if some residents were confused about whether they really needed to evacuate.

There are standard tsunami evacuation zones, as well as zones for “extreme” tsunamis in Hawaii. Tuesday’s was a standard evacuation; some residents who live in “extreme” tsunami zones fled as well, even though they were already in safe areas. It would have been more efficient for people to stay put if they were in a safe location, leaving the roads to those who needed to leave inundation zones.

Here is a short video showing the mess in Honolulu… :

https://twitter.com/i/status/1950399163599876406

Source : Hawaiian news media.

Les glaciers du Mont Rainier (suite) // Mount Rainier glaciers (continued)

Dans plusieurs notes publiés en janvier 2011, juin et septembre 2023 sur ce blog, j’ai alerté sur la fonte des glaciers du mont Rainier, un volcan culminant à 4 392 m dans l’État de Washington. Les scientifiques nous rappellent régulièrement que ces glaciers jouent un rôle important : ils permettent à des écosystèmes de s’installer, alimentent les rivières et sont source de vie pour les localités environnantes. Depuis les années 1970, ils fondent plus vite qu’on ne l’imaginait.
Au début des années 1900, le mont Rainier comptait 30 glaciers. Aujourd’hui, on estime qu’il n’en reste que 26. Le glacier Ohanapecosh a commencé à se fragmenter et pourrait disparaître d’ici une décennie. Plus globalement, les glaciers du mont Rainier perdent plus de glace en été qu’ils n’en gagnent en hiver. Les glaciologues estiment que trois nouveaux glaciers pourraient disparaître au cours des vingt prochaines années. Après n’avoir perdu qu’un seul glacier au cours du 20ème siècle, le mont Rainier pourrait en perdre six au cours de la première moitié du 21ème siècle.

Le glacier Nisqually en 2002 (Photo: C. Grandpey)

Le glacier Nisqually en 2015, lors de ma dernière visite

Le Nisqually en 2020 (Source : NPS)

Il y a encore quelques années, les touristes visitaient Paradise Ice Caves, des les grottes de glace creusées dans le glacier éponyme. Célèbres pour leurs formations d’un bleu éclatant, elles furent le site touristique le plus visité pendant des décennies avant que la fonte du glacier ne provoque la chute d’énormes blocs de glace, mettant en danger les visiteurs et poussant les autorités à en fermer l’accès en 1980. La disparition des grottes préfigurait la disparition des glaciers à laquelle la montagne est aujourd’hui confrontée, et qui modifie rapidement son paysage.
Un rapport de 2023 du National Park Service (NPS) à propos du volume glaciaire du mont Rainier de 1896 à 2021, faisait état de la disparition du glacier Stevens. Une étude de 2023 déclarait que les glaciers Pyramid et Van Trump n’avançaient plus. Un rapport du NPS avait précédemment décrit les deux glaciers comme « en danger critique d’extinction ».

Les glaciologues ont constaté une accélération de la fonte des glaciers ces dernières années, un indicateur confirmé par les scientifiques lors des relevés de surveillance. La vaste étude effectuée par le NPS, qui a mesuré la perte de glaciers au mont Rainier de 1896 à 2021, a révélé une réduction de 41,6 % de la superficie glaciaire durant cette période. Entre 2015 et 2021, l’étude a révélé que le rythme de perte de superficie des glaciers sur le mont Rainier était plus de deux fois supérieur à celui estimé pour la période 2009-2015.

 

Photo: C. Grandpey

Il convient de noter que, face à la politique climatique de l’Administration Trump, les scientifiques sont réticents aujourd’hui à accorder des interviews par crainte de représailles. Ils ont simplement affirmé que le mont Rainier était un lieu idéal pour étudier le réchauffement climatique en raison de sa grande diversité d’altitude et de ses glaciers qui réagissent aux variations de température et de précipitations avec des résultats mesurables. Ils estiment que les projections concernant le réchauffement climatique au cours du siècle prochain pourraient révéler des modifications significatives à propos de la couverture glaciaire du mont Rainier. Par exemple, ces modèles indiquent que les glaciers de basse altitude pourraient disparaître complètement au cours du siècle prochain, tandis que ceux qui se trouvent au sommet persisteront, avec des fronts situés plus haut sur la montagne.
Les chercheurs analysent l’évolution du réchauffement climatique sur le mont Rainier, notamment grâce à des stations météorologiques, des sondes et des mesures régulières sur les 28 glaciers identifiés. Les scientifiques du Parc contrôlent également les différentes espèces végétales présentes sur la montagne, notamment les fleurs et les forêts de basse altitude.

Marmotte à Paradise (Photo: C. Grandpey)

Le mont Rainier accueille environ deux millions de visiteurs chaque année.
Source : National Park Service.

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In several posts written in January 201, June and September 2023, I have alerted to the melting of glaciers on Mounrt Rainier, a volcano rising 4392 m in Washington State. Scientists regularly remind us that these glaciers play an important rôle as they anchor ecosystems, feed rivers, and support nearby communities. Since the 1970s, they have been melting away faster than many imagined.

In the early 1900s, Mount Rainier had 30 glaciers. Today, it is estimated that only 26 remain. The Ohanapecosh Glacier has begun to fragment and may vanish within a decade. More globally, glaciers at Mount Rainier are losing more to melt in the summer than they are gaining in the winter. Glaciologists estimate three more glaciers could be lost in the next twenty years. After losing just one glacier in the 20th century, Mount Rainier may lose six in just the first half of the 21st century.
Years ago, tourists visited the Paradise Ice Caves, tucked inside the Paradise Glacier. Famous for their glowing blue formations, they were the most-visited tourist spot for decades before glacial melting caused large chunks of ice to begin to fall from the ceiling, endangering visitors and pushing officials to close their access in 1980. The disappearing caves foreshadowed the lasting glacier loss that the mountain faces today, which is rapidly changing its landscape.
A 2023 National Park Service (NPS) report surveying Mount Rainier’s glacial volume from 1896 to 2021 declared that Stevens Glacier had disappeared. A 2023 survey declared the Pyramid and Van Trump glaciers were inactive. An NPS report had previously described both glaciers as “critically endangered.”
Glaciologists have noticed the speed of glacier melt has been faster in recent years, which is another measurement scientists track during glacier monitoring surveys.The large NPS study that measured glacier loss at Mount Rainier from 1896 to 2021 found glacial area had been reduced by 41.6% during that time. Between 2015 and 2021, the study found the rate at which Mount Rainier glaciers were losing area was more than two times faster than the rate estimated for the period of 2009 to 2015.
One should notice that, dur to the Trump Administration’s climate policy, scientist today decline interviews for fear of reprisals. They just said Mount Rainier is an ideal location to study global warming because of its large range of elevation and glaciers that respond to changes in temperature and precipitation with measurable results. They believe that a range of forecasts of climate change in the next century may lead to significant changes in the glacier cover at Mount Rainier. These models indicate that lower elevation glaciers may disappear completely in the next century, while those glaciers that start at the summit will persist, though, with terminus positions that are higher up on the mountain.

Ongoing studies track global warming on Mount Rainier, including weather stations, steam gauges and regular measurements of the 28 named glaciers. Park scientists also monitor various species of wildlife on the mountain, including wildflowers and low-elevation forests,
Mount Rainier routinely gets around two million visitors a year.

Source : National Park Service.

Des squelettes de baleines sous un glacier // Whale skeletons under a glacier

Avec le réchauffement climatique, les glaciers fondent à une vitesse incroyable et ouvrent un nouveau champ de recherche : l’archéologie glaciaire. C’est un sujet que j’ai abordé dans une note publiée le 28 janvier 2018. Des artefacts, corps humains et d’animaux et virus enfouis dans la glace depuis des millions d’années émergent maintenant à la surface. La fonte des glaciers permet également aux archéologues d’explorer des zones autrefois trop dangereuses d’accès.
Les archéologues n’ont pas à s’inquiéter de la décomposition des objets enfouis dans la glace car ils sont bien préservés par cette dernière. Certains des sites les plus riches en découvertes se trouvent en Norvège et en Sibérie.
La découverte en 1991 d’Ötzi (voir ma note du 4 mars 2023) dans un glacier des Alpes italiennes reste la plus spectaculaire de l’archéologie glaciaire. Ce n’est toutefois pas la seule découverte remarquable des deux dernières décennies.

Début 2025, des scientifiques de l’Institut de recherche arctique et antarctique ont découvert qu’un glacier de l’île Wilczek, dans l’Arctique russe, reculait extrêmement rapidement, et que ce recul rapide avait mis au jour un cimetière d’ossements de baleines. La mission scientifique étudiait le dégel du pergélisol dans la région lorsqu’elle a fait cette découverte.
À l’aide d’images satellite, les chercheurs ont comparé la position actuelle et passée du glacier et ont constaté que la calotte glaciaire sur l’île s’était scindée en deux parties en moins de 20 ans. En réalité, le recul du glacier s’inscrit dans un contexte beaucoup plus vaste. Une étude précédente, réalisée en février 2025, a révélé que depuis 2000, les glaciers ont perdu environ 5 % de leur glace à l’échelle mondiale.
La profonde fracture ouverte dans la glace a révélé plusieurs kilomètres carrés de la surface de l’île, et mis au jour un grand nombre d’ossements de baleines. Certains sont encore en assez bon état. Cependant, les chercheurs font remarquer que les carcasses sont moins bien conservées près du littoral, où elles ont eu plus de temps pour se décomposer, et sont mieux conservées au plus près du glacier.
Selon un article publié par l’agence de presse Tass, la découverte paléontologique révèle un épisode de changement extrêmement rapide du niveau de la mer dans la région de l’archipel le plus septentrional d’Eurasie, survenu au cours des derniers millénaires.
Source : Live Science.

Crédit photo: Nikita Demidov, Arctic and Antarctic Research Institute.

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With global warming, glaciers are melting at an incredible speed and have opened up a new field of research : glacial archaeology., a topic I have already developed in a post published on January 28th, 2018. Artifacts, bodies, and viruses frozen deep in ice for millions of years are now emerging to the surface. Melting glaciers are also allowing archaeologists to explore areas that were once too dangerous to reach.

Glacial archaeologists do not have to worry about buried objects decaying as they are well preserved by the ice. Some of the most productive sites include Norway and Siberia.

The 1991 discovery of Ötzi (see my post of March 4th, 2023) in a melting glacier in the Italian Alps currently remains the greatest discovery for glacial archaeology. But it’s not the only noteworthy find of the last two decades.

Earlier in 2025, scientists from the Arctic and Antarctic Research Institute have discovered that a glacier on Wilczek Island, in the Russian Arctic, is retreating extremely quickly and its rapid retreat has exposed a graveyard of ancient whale bones. The research expedition was studying the thawing of permafrost when they made the discovery.

Using satellite imagery, the scientific team compared current and past positions of the glacier. The researchers found that the ice cap on the island had split into two parts over a period of less than 20 years. Actually, the glacier’s decline is part of a wider shift. A previous study performed in February 2025 found that since 2000, glaciers have lost about 5% of their ice globally.

The large fissure in the ice revealed several square kilometers of the island’s surface, which held a large number of whale bones. Some of the skeletons are well preserved. However, the bones are worst preserved near the seashore, where they have had longer to thaw, and are best preserved closest to the glacier.

According to an article released by the Tass press agency, the paleontological find indicates an episode of extremely rapid sea level change in the area of the northernmost archipelago of Eurasia, which occurred in the last few thousand years.

Source : Live Science.

Réchauffement climatique : des satellites européens pour cartographier la Terre et mesurer le CO2

Alors que les États-Unis de Donald Trump se désengagent des questions climatiques, l’Union Européenne – grâce à l’Agence spatiale européenne (ESA) – prend le chemin inverse. .

Dans la nuit du 25 au 26 juillet 2025 a eu lieu à Kourou (Guyane) le lancement de plusieurs satellites essentiels pour le suivi du réchauffement climatique et de ses conséquences. Cinq microsatellites placés à bord de la fusée Vega-C ont décollé de la base spatiale européenne et rejoint l’espace. Ils permettront de cartographier la Terre en 3D et d’évaluer les flux de dioxyde de carbone à l’échelle européenne. Les quatre satellites de la constellation CO3D permettront de mieux comprendre à quelle vitesse les glaciers fondent, quel sera le niveau des océans dans les prochaines années et à quel rythme le littoral s’érode. En effet, les quatre satellites ont pour mission de: cartographier la Terre en trois dimensions. Comme l’explique un scientifique, on pourra ainsi reconstruire précisément le relief d’un bassin-versant, on verra les chemins qu’empruntent les eaux de pluie pour rejoindre leur cours d’eau et la modification de ces chemins au cours du temps, Au final, on pourra mieux anticiper les risques d’inondation. La nouvelle constellation satellitaire va répondre à un vrai besoin car on n’a jamais eu la capacité d’obtenir une vision 3D de l’ensemble de la planète à travers des observations spatiales. Sa durée de vie est d’environ huit ans.

Le satellite MicroCarb, lui aussi à bord de la fusée, a pour mission cartographier les sources et puits de dioxyde de carbone à travers la planète. Un tel instrument est nécessaire pour affiner les données sur le réchauffement climatique. Grâce à lui, on pourra mieux comprendre, par exemple, pourquoi certaines années, la végétation absorbe plus de carbone que d’autres, et où sont les principaux puits de carbone ; sont-ils plutôt dans les zones boréales ou au contraire dans les zones de moyennes latitudes ? Comme l’explique un chercheur : « Cela va nous permettre de mieux comprendre l’évolution annuelle du dioxyde de carbone dans l’atmosphère. »

Il s’agit du troisième lancement de l’année depuis le centre spatial guyanais, et le deuxième lancement de Vega C. Un prochain lancement, avec le lanceur Ariane 6, est prévu courant août.

NDLR : Les mesures satellitaires viendront donc en complément de celles effectuées au sommet du Mauna (Loa (Hawaï) et traduites par la Courbe de Keeling à laquelle je fais souvent référence. Là encore, avec la politique climatique de Donald Trump, rien ne dit que la Courbe de Keeling sera éternelle. Il sera donc très utile d’avoir ces mesures satellitaires pour connaître les fluctuations du CO2 dans l’atmosphère..

Source : France Info et ESA.

 

Lancement de la susée Vega-C avec les satellites MicroCarb et CO3D (Source : CNES, ESA).