Des jours difficiles pour les volcanologues américains // Hard days for U.S. volcanologists

drapeau francaisGlacier Peak est connu pour être le deuxième volcan le plus dangereux de la Chaîne des Cascades après le Mont St. Helens et pourtant il n’a qu’une seule station de surveillance sismique. En revanche, le Mont Rainier dispose de neuf stations ; le Mont Hood en a cinq ; le Mont Baker en a deux ; le Newberry dans l’Oregon dispose de neuf stations tandis que Crater Lake en a trois.
En raison des récentes coupes budgétaires imposées par le gouvernement fédéral, il faudra sans doute un certain temps avant que les scientifiques soient en mesure d’ajouter suffisamment de stations pour suivre correctement l’activité de Glacier Peak. Il était prévu de placer cinq capteurs sismiques sur ou à proximité du volcan dès la fin de cet été, mais ils sont mis de côté pour au moins un an
Selon les scientifiques, alors que Glacier Peak devrait être considéré comme un volcan très dangereux, il est à l’heure actuelle le moins contrôlé de tous les volcans des Cascades.
Glacier Peak a connu des éruptions majeures et d’énormes lahars ont dévalé les vallées Stillaguamish et Skagit. La ville de Darrington est construite sur les vestiges de plusieurs de ces coulées de boue. La dernière éruption du volcan a eu lieu il y a environ 240 ans et sa dernière grande colère il y a environ 1.800 ans. On pense que plusieurs autres événements se sont produits avant cette date. Cette histoire en fait la deuxième montagne la plus explosive de la Chaîne des Cascades en termes de puissance et de fréquence des éruptions.
A côté de la surveillance sismique, l’élaboration d’une carte géologique de Glacier Peak révélant les détails de son histoire éruptive, est retardée également à cause du manque d’argent.

Le système de cartographie laser, le lidar, qui fournit aux scientifiques des informations plus détaillées sur terrain, est une autre victime des coupes budgétaires.

Plus chanceux que Glacier Peak, d’autres volcans ont récemment reçu de nouveaux équipements de surveillance, soit parce qu’ils sont près de grandes villes telles que le Mont Hood et le Mont Rainier, ou parce qu’ils sont plus facilement accessibles, comme le Newberry dans l’Oregon.
Les chercheurs américains se sont souvent plaints du manque de moyens pour mener à bien leur travail mais, la plupart du temps, les autorités font souvent la sourde oreille à leurs demandes.

Source : The Herald.

 

drapeau anglaisGlacier Peak is said to be the second-most dangerous volcano in the Cascades, after Mount St. Helens, and yet it has only one seismic monitoring station. Mount Rainier, by contrast, has nine stations. Mount Hood has five. Mount Baker has two. Newberry volcano in Oregon has nine stations, Crater Lake three.

Because of the recent federal budget cuts, it will likely take quite a while before scientists are able to add enough stations to fully monitor Glacier Peak. There were plans to place five more monitors on or close to the volcano as early as the end of this summer but they have been shelved for at least another year

According to scientists, while Glacier Peak should be considered a very high threat volcano, it is at the present time the least well-monitored of all the Cascade volcanoes.

Glacier Peak has had some huge eruptions in its history, with huge lahars rushing down the Stillaguamish and Skagit valleys. Darrington is built on the remnants of several of these mudflows. The volcano last erupted about 240 years ago and its last major eruption was about 1,800 years ago. Several are believed to have occurred before then. That history makes it the second most explosive mountain in the Cascade Range in terms of both the power and frequency of its eruptions.

Beside seismic monitoring, work on completing a geological map of Glacier Peak, detailing its eruptive history, is being delayed as well because of the lack of money.

Luckier than Glacier Peak, other mountains got ahead of it for new monitoring equipment recently. This was either because they were near major cities, such as Mount Hood and Mount Rainier, or were more easily accessible for researchers, such as Newberry Volcano in Oregon.

Another victim of the budget cuts is a laser-mapping system called lidar that provides scientists with more detailed information about terrain.

US researchers are often complaining about the lack of means to carry on their work properly but authorities are mostly turning a deaf ear to their demands.

Source : The Herald.

Glacier-Peak

Glacier Peak

Mont-St-Helens-blog

Mont St Helens

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Mont Rainier

Mont-Hood-blog

Mont Hood

Mont-Baker-blog

Mont Baker

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Newberry

Crater-Lake-blog

Crater Lake

(Photos:  C. Grandpey)

Activité sismique près du Mont St Helens (Etats Unis) // Seismic activity close to Mount St Helens

drapeau francaisLes géologues de l’ISGS ont enregistré une séquence inhabituelle de séismes au cours des dernières semaines près du mont St. Helens. L’essaim, qui comprenait des événements de M 3,7 ; M 3,4 et M 3,1 le 23 Août, a commencé le 2 Août avec une secousse de M 3.1. Les secousses se sont produites à environ 20 km au nord-ouest du Mont St. Helens, à une profondeur de16 km.
Quelque120 séismes au total ont été enregistrés depuis le début de l’essaim. La population de Battle Ground, dans le comté de Clark, a déclaré avoir ressenti l’événement de M 3,7 le 23 Août, mais depuis, les choses se sont calmées. Le dernier séisme mesurable était d’une magnitude de 0,6 le 27 Août.
Ces séismes sont liés à des failles dans la croûte terrestre et non au volcan. Il y a dans cette zone beaucoup de petites fractures dans la croûte terrestre liées à la tectonique des plaques et à la zone de subduction de Cascadia, où la plaque Juan de Fuca glisse sous la plaque nord-américaine.
Des séismes ont lieu dans cette région depuis des siècles. Ce qui est un peu étrange ces derniers temps, c’est leur répartition. Habituellement, le plus fort vient en premier alors que  cette fois le plus fort a été détecté quelques semaines après la première secousse.
Une activité similaire a été enregistrée sur le versant sud du Mont Hood, avec 16 séismes de faible intensité ; le plus important a atteint M 2,0 le 26 Août.

Source : The Seattle Times.

 

drapeau anglaisUSGS geologists have been tracking an unusual sequence of earthquakes in recent weeks near Mount St. Helens. The swarm, which included M 3.7, M 3.4 and M 3.1 events on August 23rd, started on August 2nd with an M 3.1. They are occurring at about 20 km northwest of Mount St. Helens at a depth of about 16 km.

About 120 earthquakes in total have been recorded since the swarm began. People in Battle Ground, Clark County, reported feeling the M 3.7 event on August 23rd, but since then things have tapered off. The last measurable quake was a 0.6 magnitude on August 27th .

The earthquakes are related to faults in the Earth’s crust and not to the volcano. There are many small fractures in the crust related to plate tectonics and the Cascadia subduction zone, where the Juan de Fuca plate is sliding beneath the North America plate.

Such earthquakes have occurred in that area for centuries. What is a little unusual this time is the sequence of earthquakes. Usually the largest one is first, but this time the largest one came a few weeks after the first one.

Similar activity has been recorded on the south side of Mount Hood, with 16 small earthquakes the largest of which reached M 2.0 on August 26th.

Source : The Seattle Times.

 

Bientôt un nouveau sentier sur le Mont St Helens // New trail soon on Mount St Helens

drapeau francaisUn nouveau sentier vers le cratère du Mont Saint Helens devrait ouvrir au public l’année prochaine. Il offrira une vue spectaculaire sur le cratère et les crevasses de Crater Glacier qui, tel une écharpe, enveloppe le dôme de lave, ainsi que sur les éboulements et leurs nuages de poussière le long des parois du cratère.
Pour le moment, le sentier prévu ne peut être utilisé qu’avec un guide du Mont St. Helens Institute et la randonnée guidée coûte 300 $. Lorsque le sentier deviendra public l’année prochaine, le Forest Service pense l’ouvrir pour un tarif analogue à celui demandé pour la montée au sommet par le côté sud du volcan.
Dans les années qui ont suivi éruption de 1980, le Forest Service a réparé de nombreux sentiers effacés par la cendre et de nouveaux ont été tracés. La mise en place de sentiers s’est ensuite ralentie, mais elle a repris ces dernières années et plusieurs nouveautés sont à l’étude.

Un itinéraire était prévu vers le sommet du Sugar Bowl, un point de repère arrondi sur le côté nord-est du volcan mais l’ascension est trop raide et le choix s’est porté sur le col entre le Sugar Bowl et Loowit Falls. A 1.570 mètres d’altitude, le col se trouve à 450 mètres en dessous du sommet du Sugar Bowl, mais la vue imprenable sur le cratère est remarquable.

Source: Enquirer Herald.

 

drapeau anglaisA new trail to the crater of Mount St Helens is scheduled to open to the public next year. It will offer a dramatic view of the crater with the heavily crevassed Crater Glacier, which flows around the lava dome, and rockfalls that tumble off the crater walls and send up plumes of dust.

For the time being, the planned trail can only be used with a Mount St. Helens Institute guided hike that costs $300. When the trail becomes public next year, the Forest Service plans to open it under a fee system similar to that for climbing up the south side of the volcano to the summit.

In the years following Mount St. Helens’ 1980 eruption, the Forest Service repaired many obliterated trails and built others from scratch. Trail construction then slowed, but it has resumed in recent years, with several new routes under consideration.

U.S. Forest Service trail planners originally hoped to establish a route to the top of the Sugar Bowl, a rounded landmark on the northeast side of the volcano. But the Sugar Bowl ascent was too steep, so the alternative goes to a saddle between the Sugar Bowl and Loowit Falls. At 1,570 metres elevation, the saddle is 450 metres lower than the top of the Sugar Bowl but the unobstructed view of the crater is still remarkable.

Source: Enquirer Herald.

St-Helens-et-glacier

Le dôme du St Helens et Crater Glacier en juillet 2008  (Photo:  C. Grandpey)

Il y a 33 ans…le Mont St Helens! (Etat de Washington / Etats Unis) // Mount St Helens…33 years ago!

drapeau francais   La plupart des journaux américains nous rappellent que ce week-end marque le 33ème anniversaire de l’éruption du Mont St Helens qui a tué 57 personnes. A 8h32 et une vingtaine de secondes le 18 mai 1980, après un séisme de M 5,1 localisé à environ 1,5 km sous le volcan, la boursouflure qui était apparue sur le flanc nord du St Helens a commencé à s’effondrer et a entraîné la destruction de toute une région.

Cet événement est décrit en détails dans mon livre « Killer Volcanoes » (voir colonne de gauche de ce blog).

Certains journaux ajoutent que « si le Mont St Helens est le volcan le plus célèbre de la région, ce n’est pas le plus dangereux. La palme revient au Mont Rainier. En effet, si ce volcan entrait en éruption, la chaleur du magma ferait fondre la neige et la glace, ce qui ne manquerait pas de provoquer des coulées de boues monstrueuses qui dévasteraient des zones habitées telles que Seattle et Tacoma. La dernière éruption du Mont Rainier a eu lieu en 1894. »

 

drapeau anglais   Most American newspapers remind us that this weekend marks the 33rd anniversary of 1980 eruption of Mount Saint Helens that killed 57 people. About 20 seconds after 8:32 a.m. on May 18th, 1980, apparently in response to a magnitude 5.1 earthquake about 1.5 km beneath the volcano, the bulging, north flank of Mount St. Helens suddenly began to collapse, triggering a rapid and tragic widespread devastation.

Some newspapers add that “while Saint Helens might be the most famous in the region, it’s not the most dangerous. That distinction goes to Rainier. If it were to erupt, the heat would melt snow and ice that could create a mega mudslide that would wreak havoc through populated areas such as Seattle and Tacoma. The last time Rainer erupted was back in 1894.”

St-helens-eruption

Crédit photo:  USGS.