Tungurahua (Equateur / Ecuador)

drapeau francaisDans son dernier bulletin du 8 mars 2016, l’Institut de Géophysique indique que l’activité du Tungurahua varie entre «modérée et forte». Le volcan continue à montrer une activité explosive avec des projections de blocs incandescents jusqu’à 2 km de distance, ainsi que des coulées pyroclastiques qui dévalent la pente sur environ 1500-2000 mètres. Les émissions de cendre montent en général jusqu’à 6 km au-dessus du cratère. S’agissant de la sismicité, on enregistre des épisodes de tremor d’une durée variant de quelques minutes à plusieurs heures. Hormis quelques épisodes éruptifs plus intenses, l’activité du Tungurahua n’a pas beaucoup varié au cours des dernières heures et ne présente pas l’aspect alarmant de certains articles de presse.

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drapeau anglaisIn its latest update (March 8th 2016), the Geophysics Institute indicates that Tungurahua’s activity ranges from « moderate to strong. » The volcano continues to show explosive activity with ejections of incandescent blocks as far as 2 km away, and pyroclastic flows down the slopes as far as 1500 to 2000 metres. Ash emissions are usually rising up to 6 km above the crater. Regarding seismicity, there are tremor episodes lasting from a few minutes to several hours. Apart from a few more intense eruptive episodes, activity at Tungurahua has not changed much in the last hours and does not present the alarming aspect one can find in some press articles

Nouvelles de l’Egon (Indonésie), du Masaya (Nicaragua) et du Nevado del Ruiz (Colombie)

drapeau-francaisFin janvier et début février, la sismicité de l’Egon a été composée essentiellement de signaux indiquant les émissions de gaz et de vapeur, mais les événements volcaniques étaient en net déclin. C’est pourquoi le niveau d’alerte a été abaissé à 2 (sur une échelle de 1-4) et il est conseillé à la population de ne pas s’approcher à moins de 1,5 km du cratère.
Source: VSI.

INERTER indique que le 27 janvier, les deux lacs de lave dans le cratère Santiago du Masaya étaient plus petits et les ondes sonores générées par l’activité montraient un niveau modéré. Le 29 janvier les deux lacs de lave avaient retrouvé une taille plus importante, et une troisième bouche s’était ouverte dans la partie sud-est du plancher du cratère.
Source: INETER

Fin janvier, la sismicité au Nevado del Ruiz était caractérisée par des séismes longue période et un tremor volcaniques continu correspondant à des émissions de gaz et de cendre.. DE petits séusmes ont été enregistrés à des profondeurs comprises entre 1 et 8,7 km. Le niveau d’alerte reste à III (couleur Jaune)
Source: Servicio Geológico Colombiano.

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drapeau anglaisDuring the last days of January and in early February, seismicity at Mt Egon was dominated by signals indicating emissions but overall volcanic events had decreased. The alert level was lowered to 2 (on a scale of 1-4) and residents were advised to stay at least 1.5 km away from the crater.
Source : VSI.

INETER indicates that on January 27th, the two lava lakes in Masaya‘s Santiago crater were smaller and sound waves generated by the activity were at moderate levels. On January 29th both lava lakes were again prominent, and a third vent opened in the SE part of the crater floor.
Source : INETER

By the end of January, seismicity at Nevado del Ruiz was characterized by long-period earthquakes and continuous volcanic tremor associated with gas-and-ash emissions. Minor earthquakes occurred at depths between 1 and 8.7 km. The alert level remains at III (Yellow colour)
Source : Servicio Geológico Colombiano.

Au secours de la grenouille du Cotopaxi (Equateur) // Trying to save the Cotopaxi frog (Ecuador)

drapeau-francaisLe Cotopaxi est entré en éruption le 14 août de l’année dernière après près de 140 ans de sommeil. Aujourd’hui, le volcan s’est calmé – le niveau d’alerte est Jaune – mais il pourrait se manifester de nouveau à court terme. C’est la raison pour laquelle des scientifiques équatoriens parcourent les berges de la rivière Pita, sur les flancs du volcan, pour essayer de sauver l’une des espèces de grenouilles les plus menacées dans le pays, qui répond au nom latin de Hyloxalus jacobuspeters .
Avant même l’éruption du Cotopaxi, la grenouille était encore plus menacée de disparition que les ours polaires, pandas, baleines et autres animaux emblématiques. Beaucoup moins connue, elle n’a jamais fait la une des médias.
La grenouille est de petite taille avec moins de 2,5 centimètres de longueur. Elle était autrefois très répandue à travers les Andes du centre et du nord de l’Équateur. Les populations de grenouilles ont diminué rapidement dans les années 1980 et 1990, probablement en raison de la maladie et du changement climatique. Les scientifiques redoutaient la disparition définitive de la grenouille, jusqu’au jour où l’unique population qui avait survécu a été découverte sur les rives de la rivière Pita en 2008.
Afin d’essayer de sauver l’espèce, une équipe de scientifiques recueille des grenouilles et des têtards dans la Pita et les confie à un laboratoire à Balsa de los Sapos, sous la responsabilité du Musée Zoologique de l’Université Catholique de l’Équateur.
L’équipe scientifique a recueilli 45 des 100 têtards prévus dans le plan de sauvetage. Quelques-uns ont déjà atteint la métamorphose et les petites grenouilles semblent être en bonne santé. Elles seront relâchées dans leur environnement sauvage dès que leur condition le permettra. Si leur habitat est détruit par le volcan, les grenouilles pourront être conservés à Balsa de los Sapos pendant plusieurs années. Si le programme d’élevage est couronné de succès, la grenouille sera également réintroduite dans d’autres secteurs où les populations ont disparu il y a plusieurs décennies.
Source: Journaux équatoriens.

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drapeau anglaisCotopaxi erupted last year on August 15th, for the first time in nearly 140 years. Today the volcano has calmed down – the alert level is Yellow – but it might erupt again in the short term. That’s why Ecuadorian scientists are busy along the Pita River, on the flanks of Cotopaxi, trying to save one of the country’s most endangered frog species, Hyloxalus jacobuspeters.
Even before the emergency situation, the frog was at a higher risk of extinction than polar bears, pandas, blue whales and other iconic endangered animals.
The Quito rocket frog is small, less than 2.5 centimetres long, and was once widely distributed across the central and northern Andes of Ecuador. Populations of the frog declined rapidly in the 1980s and 1990s, probably due to disease and climate change. Scientists feared the frog had become extinct, until the only remaining population on the banks of the Pita River was discovered in 2008.
In an effort to save the species, a team of scientists are collecting individual frogs and tadpoles from the Pita River and moving them to a lab at Balsa de los Sapos maintained by the Museum of Zoology at the Catholic University of Ecuador.
The team has collected 45 of the 100 tadpoles they plan to rescue. A few have already reached metamorphosis, and the froglets appear to be healthy. The frogs will be returned to the wild as soon as possible. If their habitat is destroyed, the frogs may be kept at Balsa de los Sapos for several years. If the breeding program is successful, the frog will also be reintroduced in other locations where populations went extinct decades ago.
Source : Ecuadorian newspapers.

Cotopaxi 22 aout

Vue de l’éruption du Cotopaxi le 22 août 2015  (Source: Instituto Geofisico)

Ticsani (Pérou / Peru)

drapeau-francaisSuite à une intensification de son activité, l’Institut de Géophysique a installé un nouveau réseau de mesures sur le volcan Ticsani. Il se compose de quatre stations sismiques avec transmission des données en temps réel.
Au cours du mois de janvier, les séismes d’origine volcano-tectonique ont montré une augmentation significative, avec une moyenne de 219 événements par jour. Environ 11 essaims sismiques ont été enregistrés avec des séquences comportant parfois plus de 10 événements. Les séismes longue période (LP) sont en petit nombre, de même que les séquences de tremor. 730 événements sismiques avaient des magnitudes entre M 1,0 et M 3,4. Ils se situaient essentiellement à proximité du Ticsani, dans un rayon de 10 km par rapport au volcan.
Au cours de cette même période, les émissions de SO2 étaient faibles et aucune anomalie thermique n’a été détectée.

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drapeau anglaisFollowing an intensification of activity, the Geophysics Institute has installed a new measuring network on Ticsani volcano. It consists of four seismic stations with real-time transmission of data.
In January, volcano-tectonic earthquakes showed a significant increase, with an average of 219 events per day. About 11 seismic swarms were recorded with sequences including sometimes more than 10 events. Long period earthquakes (LP) are few in number, as well as the sequences of tremor. 730 seismic events had magnitudes between M 1 and M 3.4. They were mainly located near Ticsani, within 10 km of the volcano.
During this same period, SO2 emissions were low and no thermal anomaly was detected.