2025 : Les océans toujours trop chauds // 2025 : Oceans were still too hot

La température de surface de la mer (TSM) est restée élevée tout au long de l’année 2025 dans les océans autres qu’autour des pôles (60°S–60°N), malgré l’absence du phénomène de réchauffement El Niño. Cette situation contraste avec celles observées en 2023 et 2024, années durant lesquelles un puissant épisode El Niño avait influencé la température des océans pendant plusieurs mois au cours du second semestre 2023, avec un pic en décembre 2023. La TSM est restée élevée tout au long de l’année 2024 et la TSM moyenne a atteint des niveaux records. La température moyenne annuelle de la surface de la mer pour 2025 a été de 20,73 °C, soit 0,38 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020. Elle se classe au troisième rang des températures les plus élevées jamais enregistrées, à 0,13 °C en dessous du record établi en 2024 et à 0,07 °C en dessous de 2023, la deuxième année la plus chaude. 2025 est ainsi l’année La Niña la plus chaude jamais enregistrée, tant en termes de température de l’air que de température de l’océan.

À l’échelle mensuelle, la température moyenne de la surface de la mer a été la deuxième plus élevée jamais enregistrée pour la période de l’année entre janvier et mai (après 2024), la troisième de juin à octobre (après 2023 et 2024) et la quatrième en novembre et décembre (après 2023, 2024 et 2015, année également marquée par un fort épisode El Niño). Dans le Pacifique équatorial, les TSM ont été inférieures à la moyenne en début d’année, reflétant un épisode La Niña de faible intensité et de courte durée en décembre 2024 et janvier 2025. Des conditions ENSO* neutres ont prévalu de mars à juillet. Des TSM inférieures à la moyenne se sont à nouveau installées à partir d’août, entraînant un retour à des conditions La Niña de faible intensité en octobre, qui ont persisté jusqu’à la fin de l’année. (*ENSO : El Niño-Oscillation australe)
Les anomalies annuelles de température de surface de la mer pour 2025 présentent un profil compatible avec des conditions de type La Niña, avec des valeurs proches de la moyenne, voire inférieures à la moyenne, sur une grande partie du Pacifique tropical oriental et central. Hormis quelques zones limitées présentant des températures inférieures à la moyenne dans le nord-ouest et le sud de l’océan Indien, le nord-est de l’Atlantique Nord et le sud-est du Pacifique, les TSM étaient supérieures à la moyenne dans la plupart des océans du globe. En 2025, des températures record ont été principalement observées dans le Pacifique occidental et nord-ouest, le secteur de l’océan Indien austral, le nord-est de l’Atlantique Nord et les mers du Nord, de Norvège et de Barents adjacentes, ainsi que dans certaines parties de la Méditerranée occidentale.
Au-delà de ces valeurs record, les températures de la surface de la mer en 2025 ont été nettement supérieures à la moyenne sur 42 % des océans autres qu’autour des pôles, contre 59 % en 2024, soulignant la persistance d’un réchauffement généralisé de la surface des océans.
Source : Copernicus.

Anomalies et extrêmes de la température de surface de la mer en 2025

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Sea surface temperature (SST) remained high throughout 2025 over the extrapolar oceans (60°S–60°N), despite the absence of El Niño conditions. This contrasts with 2023 and 2024, when a strong El Niño event influenced SSTs for several months of the second half of 2023, peaking in December 2023, with SSTs remaining high throughout 2024 and the average SST reaching record highs. The annual average SST for 2025 was 20.73°C, 0.38°C above the 1991–2020 average. It ranked as the third-highest on record, 0.13°C below the record set in 2024 and 0.07°C below 2023, the second-highest year. This makes 2025 the warmest La Niña year on record both in terms of global air temperature and SST.

At the monthly scale, the average SST was the second warmest on record for the time of year from January to May (behind 2024), the third warmest from June to October (behind 2023 and 2024), and the fourth warmest in November and December (behind 2023, 2024, and 2015, which was also influenced by a strong El Niño event). In the equatorial Pacific, SSTs were cooler than average early in the year, reflecting a short lived, weak La Niña event in December 2024 and January 2025. Neutral ENSO* conditions prevailed from March to July. Cooler-than-average SSTs developed again from August, leading to a return to weak La Niña conditions in October that persisted until the end of the year. (*ENSO : El Niño Southern Oscillation)

The annual SST anomalies for 2025 show a pattern consistent with La Niña–like conditions, with

near-average to cooler-than-average SSTs across much of the eastern and central tropical Pacific. Apart from limited regions with cooler-than-average SSTs in the northwestern and southern Indian Ocean, the northeastern North Atlantic, and the southeastern Pacific, SSTs were above average across most of the world’s oceans. In 2025, record-high SSTs were mainly found in the western and northwestern Pacific, the Indian Ocean sector of the Southern Ocean, the northeastern North Atlantic and adjacent North Sea, Norwegian Sea and Barents Sea, as well as parts of the western Mediterranean Sea.

Beyond record values, SSTs were much warmer than average over 42% of the extrapolar oceans, compared to 59% in 2024, underscoring the continued widespread warmth of the surface oceans.

Source : Copernicus.

Sacrifices incas sur l’altiplano (2ème partie) : Les trois enfants du volcan Llullaillaco (Argentine)

L’histoire commence en mars 1999, avec l’une des découvertes les plus importantes en archéologie de haute montagne : la mise au jour des restes de trois enfants incas et de divers objets à leurs côtés, au sommet du volcan Llullaillaco, à 6 700 mètres d’altitude. Ce stratovolcan endormi se situe à la frontière entre l’Argentine et le Chili. Malgré son altitude, on ignore s’il abrite des glaciers ou des plaques de neige et de glace permanentes. Il y a environ 150 000 ans, le flanc sud-est du volcan s’est effondré, provoquant un éboulement qui a atteint une distance de 25 kilomètres du sommet. Lors de la dernière phase éruptive, trois coulées de lave se sont déposées au sommet. Les roches les plus récentes sont datées de 930 ± 140 ans, mais des traces d’activité remontent au 19ème siècle. En l’absence de glace et de neige sur le Llullaillaco, l’état de conservation exceptionnel des trois enfants est attribué au froid extrême qui règne en haute altitude. L’archéologue qui dirigeait l’expédition les a appelés El Niño, la Niña del Rayo et la Doncella.

Vue du Llullaillaco (Crédit photo: Wikipedia)

Des études scientifiques ultérieures ont révélé que le volcan était le siège d’un important sanctuaire de haute altitude où se déroulait un rituel, la Capacocha, moment d’offrandes aux dieux. À côté des enfants ont été découverts 146 objets : de petites statuettes en or, en argent et en tissu, aujourd’hui exposées au Musée archéologique de haute montagne (MAAM) de Salta (Argentine). Ces objets apportent un éclairage nouveau sur l’histoire, les vêtements, l’alimentation et les rituels des Incas, ainsi que sur leur influence dans le nord-ouest de l’Argentine.

La Capacocha, l’une des cérémonies les plus importantes de l’Empire inca, se déroulait généralement pendant le mois des récoltes et consistait en des offrandes au Soleil. Ce rituel était également pratiqué lors d’occasions spéciales telles que le décès, la maladie ou les catastrophes naturelles. Il existait deux types de cérémonies : celles qui consistaient uniquement en l’offrande d’objets, et celles où le rituel prévoyait une offrande humaine, enterrée avec un précieux trousseau.

Des enfants et des adolescents étaient choisis et envoyés des quatre provinces de l’Empire inca à la capitale, Cusco. Ils étaient sélectionnés pour leur beauté et pouvaient appartenir aussi bien à la noblesse qu’au peuple. Considérés comme sacrés, ils devaient être en bonne santé, beaux et sans défaut physique, car on pensait qu’ils transmettaient leur énergie et leur vitalité aux Incas.

Parmi les enfants sélectionnés, certains étaient envoyés dans les quatre provinces de l’Empire au sein de caravanes composées de nobles, de prêtres, de parents des élus, de guerriers et de serviteurs. Ces caravanes partaient en ligne droite, sans se soucier du terrain, en direction du lieu désigné par l’Inca pour la célébration de la Capacocha. Ce pèlerinage pouvait durer de plusieurs semaines à plusieurs mois, selon la destination choisie. À leur arrivée, les lieux de culte étaient préparés, notamment avec le creusement de la fosse où seraient déposés les enfants et les autres offrandes. Les enfants étaient ensuite endormis à l’aide de chicha (alcool de maïs) puis placés dans la fosse avec les autres objets de la cérémonie. Les tombes étaient ensuite scellées. Selon la croyance, les offrandes ne mouraient pas, mais rejoignaient leurs ancêtres pour veiller sur les villages et les provinces de l’Empire inca depuis les hauts sommets.

Lors de la découverte des enfants, les archéologues ont expliqué que La Niñá del Rayo était une enfant de 6 ans. Elle fut retrouvée assise, vêtue d’habits typiques des femmes incas. Des objets miniatures en or et en argent, ainsi que des céramiques et de la nourriture l’accompagnaient. Après son inhumation, une décharge électrique brûla une partie de son corps.

El Niño était un enfant de 7 ans. Il fut retrouvé assis sur une tunique grise. Il avait les cheveux courts, une couronne de plumes blanches autour de la tête et portait une tunique rouge et des mocassins. Tout comme la Niña del Rayo, il présentait une déformation crânienne intentionnelle.

La Doncella était une jeune fille de 15 ans. Elle était vêtue de vêtements typiquement féminins et portait des colliers d’os et d’argent. Ses cheveux étaient tressés en fines nattes et son visage était recouvert de pigment rouge. Elle avait des feuilles de coca dans la bouche. Une couronne de plumes blanches trouvée à côté d’elle indique qu’elle était probablement une « vierge du soleil ».

Source: Terra Altiplano, Archaeo-Histories.

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The story began in March 1999, with one of the most important discoveries in the field of high mountain archaeology: the discovery of three children belonging to the Inca civilisation and various objects beside them, on the summit of the Llullaillaco Volcano, at 6,700 m above sea level. It is a dormant stratovolcano on the border between Argentina and Chile. Despite its height, it is not clear whether the volcano has any glaciers or merely patches of perennial snow and ice. About 150,000 years ago, the volcano’s southeastern flank collapsed, generating a debris avalanche that reached as far as 25 kilometres from the summit. During the last eruptive stage, three lava flows were emplaced on the summit. The youngest-dated rocks are 930 ± 140 years old, but there are reports of activity from the 19th century.

As there is no ice or snow on Llullaillaco, the exceptional state of preservation of the three children was attributed to the extreme cold at high altitude. They were named El Niño, la Niña del Rayo and la Doncella by the archaeologist who led the expedition.

Later studies by scientists show that the volcano was the site of an important High Sanctuary where a ritual known as Capacocha was presented to the gods. Alongside these children were found 146 objects: small statues in gold, silver and fabric, which are now on display in the High Mountain Archaeological Museum (MAAM) museum in Salta (Argentina). They provide a little more information about the history, clothing, food and rituals of the Incas and their influence in the northwestern region of Argentina.

The Capacocha, one of the most important ceremonies of the Inca Empire, was usually held during the month of harvest and consisted of making offerings of gratitude to the sun. This ritual was also practiced on special occasions such as death, illness or natural disasters.There were two types of ceremonies: those that only involved the offering of objects, and others in which the ceremonial contemplated a human offering, which was buried with a valuable trousseau.

Children and adolescents were chosen and sent from the four provinces of the Inca Empire to the capital Cusco. They were chosen for their beauty and could belong to both the nobility and the common people. Considered sacred, they had to be healthy, beautiful and without physical defects, as they were considered to give their energy and vitality to the Incas.

Among the children selected, some were sent to the four provinces of the Empire in caravans made up of nobles, priests, parents of the chosen ones, warriors and servants. These caravans set off in a straight line, regardless of the terrain, in the direction of the place designated by the Inca for the celebration of Capacocha. This pilgrimage could last from several weeks to several months, depending on the destination chosen.

On their arrival, the places of worship were prepared, including the digging of the pit for the children and the other objects offered. The children were then put to sleep with the help of chicha (corn alcohol) and then placed in the pit with the other objects of the ceremony, the graves were then closed. According to the belief, the offerings did not die, but they were reunited with their ancestors to watch over the villages and provinces of the Inca Empire from the high peaks.

La Niñá del Rayo is a 6-year-old child. She was found sitting down, wearing typical Inca women’s clothing. She was accompanied by miniature gold and silver objects as well as ceramics and food. After being buried, an electric shock burnt part of her body.

El Niño is a 7-year-old child. He was found sitting on a grey tunic. He had short hair, a crown of white feathers around his head and was dressed in a red tunic and moccasins at his feet. Like the Niña del Rayo, he has an intentional deformation of the skull.

La Doncella is a 15 year old girl. She is dressed in typical feminine clothes and wears necklaces of bone and silver. She is dressed in fine braids and her face is covered with red pigment. There are coca leaves in her mouth. A white feather crown found beside her indicates that she was probably a “sun virgin”.

Source: Terra Altiplano.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

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Dans un bulletin diffusé le 9 janvier 2026, l’OVPF indique que l’activité sismique sous le Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) se poursuit. Depuis l’intrusion magmatique du 1er janvier 2026, une moyenne de trente séismes volcano-tectoniques superficiels par jour est enregistrée sous le sommet du volcan. De plus, la sismicité volcano-tectonique profonde persiste, mais avec une faible intensité. .

L’inflation de l’édifice volcanique a repris fin décembre, juste avant l’intrusion magmatique du 1er janvier 2026. Depuis cette intrusion, l’inflation persiste, indiquant que la mise en pression du réservoir magmatique superficiel se poursuit. Ce processus de pressurisation du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois et se solder – ou pas – par une éruption.

Le niveau d’alerte est ‘Vigilance’ et l’Enclos est ouvert au public avec des restrictions quant à l’utilisation des sentiers.

Source : OVPF.

Photo: C. Grandpey

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Les fontaines de lave de l’Épisode 40 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) ont mis beaucoup de temps à ce déclencher. À partir du 10 janvier 2026, elles ont été précédées de nombreux et spectaculaires débordements, principalement de la bouche sud. L’une des coulées issues de ces débordements a couvert une distance de 1 km dans le cratère de l’Halema’uma’u.

C’est la bouche nord qui a donné naissance aux fontaines de lave qui ont commencé à jaillir à 8 h 22 (heure locale) le 12 janvier 2026. Leur hauteur a augmenté progressivement pour culminer à environ 250 mètres.

Les coulées de lave ont recouvert environ la moitié, voire les deux tiers, du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. Les fontaines de lave de l’Épisode 40 ont produit 5,5 millions de mètres cubes de lave. Le débit éruptif moyen était d’environ 190 mètres cubes par seconde.

Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 40

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Le 14 janvier 2026 en soirée, un essaim sismique a débuté sous le cratère de l’Halemaʻumaʻu, au sommet du Kīlauea. L’activité sismique, initialement élevée, a progressivement diminué en fréquence et en intensité sur une période de 40 minutes. Les épicentres de ces séismes étaient répartis sur une vaste zone sous le côté est de l’Halemaʻumaʻu et la caldeira sud. Tous les séismes avaient des magnitudes inférieures à M2.0 et, la plupart avaient des magnitudes de M1,0 ou moins.
Il s’agit du troisième essaim sismique de faible intensité sous le cratère de l’Halemaʻumaʻu depuis la fin de l’Épisode 40.
La plupart de ces séismes sont des événements volcano-tectoniques liés à l’ouverture de fissures sous l’effet de la pression magmatique. Aucune activité sismique d’une telle intensité n’avait été observée au sommet depuis le début de l’éruption en décembre 2024.
Reste à savoir si ces essaims sismiques, après l’Épisode 40, auront un impact sur l’activité de fontaines de lave à venir
Source : HVO.

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Au cours de la semaine écoulée, deux séquences éruptives modérées ont été observées sur le Sabancaya (Pérou), avec des panaches de cendres et de gaz jusqu’à 2 100 mètres au-dessus du sommet du volcan, ainsi qu’une activité sismique liée au mouvement de fluides magmatiques et à des fracturations à l’intérieur du volcan.

Le niveau d’alerte volcanique reste à la couleur Orange.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Le nombre de séismes longue période (LP) a augmenté sur le Pavlof (péninsule d’Alaska) depuis le matin du 14 janvier 2026. Aucune activité éruptive ni émission de cendres ou de gaz n’a été observée au sommet. Cette activité sismique étant supérieure à la normale, l’Observatoire volcanologique d’Alaska a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique à ‘Advisory’ (surveillance conseillée). Ce type d’activité sismique a déjà précédé des éruptions, mais s’est aussi parfois terminé sans qu’aucune éruption ne se produise.

Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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Dans un bulletin diffusé le 12 janvier 2026, l’INGV indiquait que de faibles lueurs étaient observées occasionnellement sur l’Etna (Sicile) au niveau des bouches effusives dans la partie supérieure de la Valle del Bove. De faibles lueurs étaient également visibles au niveau de la bouche qui s’était ouverte sur le flanc est de la Voragine le 27 décembre 2025. Aucune coulée de lave active n’était observée à proximité des bouches effusives. D’un point de vue sismique, l’amplitude moyenne du tremor volcanique continuait d’osciller entre des valeurs moyennes et faibles.

Un nouveau bulletin émis le 13 janvier 2026 confirmait ce qui précède et indiquait que l’éruption était définitivement terminée.

Source : INGV.

Crédit photo: Boris Behncke

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L’activité éruptive se poursuit sur le Mayon (Philippines). Les extrusions de lave et les effondrements au niveau du dôme sommital produisent de nombreuses coulées pyroclastiques, des chutes de blocs, des panaches de cendres, des avalanches de matériaux incandescents et les prémices de coulées de lave. Bien que le gonflement du flanc Est du volcan se poursuive depuis juin 2024, aucune accélération de la déformation n’a été observée malgré la hausse récente de la sismicité. Les émissions de SO₂ restent à leur niveau de base. Les panaches de cendres s’élèvent parfois jusqu’à 900 m au-dessus du sommet.
Le 12 janvier 2026, 4 092 personnes (soit 1 116 familles) étaient hébergées dans 14 centres d’accueil, et 48 autres personnes (15 familles) étaient hébergées chez des amis ou des proches.
Le niveau d’alerte du Mayon demeure à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et il est rappelé à la population de rester à l’écart de la zone de danger permanent (ZDP) de 6 km de rayon autour du volcan.

Activité sommitale sur le Mayon (Crédit photo: Phivolcs)

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive du Kanlaon se poursuit. Le réseau sismique enregistre quotidiennement des séismes d’origine volcanique. Des panaches de gaz, de vapeur et de cendres s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du cratère. Le 14 janvier 2026, le PHIVOLCS a publié un rapport spécial signalant une hausse de la sismicité, avec 45 séismes volcano-tectoniques enregistrés à des profondeurs de 0 à 13 km sous le flanc nord-ouest du volcan. Les émissions de SO₂ atteignent en moyenne 1 767 tonnes par jour depuis le 1er janvier. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger permanent (ZDP) de 4 km de rayon.
Source : PHIVOLCS.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Krasheninnikov et le Sheveluch et Jaune pour le Bezymianny.

Source : KVERT.

Vue du Krasheninnikov (Crédit photo: KVERT)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is the latest news about volcanic activity around the world.

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In a bulletin released on January 9, 2026, the OVPF indicated that seismic activity beneath Piton de la Fournaise (Réunion Island) continues. Since the magma intrusion of January 1, 2026, an average of thirty shallow volcano-tectonic earthquakes per day have been recorded beneath the volcano’s summit. Furthermore, deep volcano-tectonic seismicity persists, albeit at a low intensity.
Inflation of the volcanic edifice resumed at the end of December, just before the magma intrusion of January 1, 2026. Since this intrusion, inflation has continued, indicating that the pressurization of the shallow magma reservoir is ongoing. This pressurization process can last from several days to several weeks, or even several months, and may or may not result in an eruption.

The alert level is ‘Vigilance,’ and the Enclos is open to the public with restrictions on the use of the trails.

Source: OVPF.

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The lava fountains of Episode 40 of the Kilauea eruption (Hawaii) took a long time to start. Beginning on January 10, 2026, they were preceded by numerous spectacular overflows, primarily from the south vent. One of the flows covered a distance of 1 km within Halemaʻumaʻu Crater.
The lava fountains were emitted by the north vent which began erupting at 8:22 a.m. (local time) on January 12, 2026. The fountains’ height gradually increased, culminating at approximately 250 meters.
The lava flows covered about half to two-thirds of the floor of Halemaʻumaʻu Crater. The lava fountains of Episode 40 produced 5.5 million cubic meters of lava. The average eruptive flow rate was approximately 190 cubic meters per second.
Source: HVO.

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On January 14, 2026 in the evening a swarm of earthquakes began beneath Halemaʻumaʻu crater at the summit of Kīlauea. Elevated seismic activity gradually died down in frequency of occurrence and intensity, over the course of 40 minutes. Locations of these earthquakes are spread broadly beneath east side of Halemaʻumaʻu crater and the south caldera. All of the detected earthquakes have been less than magnitude-2, with most being magnitude-1 or smaller.

This is the third small swarm of earthquakes beneath Halemaʻumaʻu crater since the end of episode 40.

Most of the earthquakes are volcano-tectonic events that accompany crack opening due to magmatic pressure. Elevated seismic activity of these intensities have not been seen at the summit since the start of the eruption in December 2024.

It is yet to be determined if these swarms after Episode 40 will have an impact on lava-fountaining activity at the surface.

Source : HVO.

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Over the past week, two moderate eruptive sequences were observed at Sabancaya (Peru), with ash and gas plumes reaching up to 2,100 meters above the volcano’s summit, as well as seismic activity linked to the movement of magmatic fluids and fracturing within the volcano.
The volcano alert level remains at Orange.
Source: IGP.

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The rate of long-period earthquakes has increased at Pavlof Volcano (Alaska Peninsula) since the morning of January 14, 2026. No eruptive activity or emissions from the summit have been observed. The seismic activity represents an increase from background levels, therefore the Alaska Volcano Observatory is raising the Aviation Color Code and Alert Level to YELLOW/ADVISORY. This type of earthquake activity in the past has preceded eruptions, but also has ended without an eruption occurring.

Source : AVO.

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In a bulletin issued on January 12, 2026, the INGV reported that a faint glow was occasionally observed on Mount Etna (Sicily) at the effusive vents in the upper part of the Valle del Bove. A faint glow was also visible at the vent that opened on the eastern flank of the Voragine on December 27, 2025. No active lava flows were observed near the effusive vents. From a seismic perspective, the average amplitude of the volcanic tremor continued to fluctuate between medium and low values.

A further bulletin issued on January 13, 2026, confirmed the above and indicated that the eruption was definitively over.
Source: INGV.

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Eruptive activity continues at Mayon (Philippines). Effusion and collapses at the summit dome produce numerous pyroclastic flows, rockfalls, ash plumes, avalanches of incandescent material, and the beginnings of lava flows. Though inflation at the E flank had been ongoing since June 2024, there were no corresponding increases in deformation along with the increased seismicity. SO2 emissions remain at background levels. Ash plumes may rise as high as 900 m above the summit.

By 12 January 2026,a total of 4,092 people (1,116 families) had moved to 14 evacuation shelters, and an additional 48 people (15 families) were staying with friends or relatives.

The Alert Level remains at 3 (on a 0-5 scale) and residents are reminded to stay away from the 6-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

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Still in the Philippines, eruptive activity continues at Kanlaon. The seismic network records daily volcanic earthquakes. Gas-and-steam and ash plumes rise as high as 1.2 km above the crater. On 14 January 2026, PHIVOLCS issued a special report stating that seismicity had increased, with 45 volcano-tectonic earthquakes recorded at depths of 0-13 km beneath the NW flank. SO2 emissions have averaged 1,767 t/d since 1 January. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5). The public is asked to stay out of the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

Source : PHIVOLCS.

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In Kamchatka, the aviation color code is kept at Orange for Krasheninnikof and Sheveluch. It remains at Yellow for Bezymianny.

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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2025 3ème année la plus chaude dans le monde

On savait qu’elle occuperait le 2ème ou le 3ème rang peu glorieux des années les plus chaudes. Finalement, 2025 a été la 3ème année la plus chaude dans le monde, juste derrière 2023 et 2024. Les 11 dernières années ont été les 11 plus chaudes jamais enregistrées. C’est ce que vient de déclarer l’observatoire européen Copernicus.

Avec une température moyenne mondiale de 14,97°C – 1,47°C au-dessus des niveaux préindustriels (1850-1900) – 2025 talonne 2023 (-0,01 °C) et 2024 (-0,13°C), fournissant  »une preuve supplémentaire de la tendance indéniable vers un climat plus chaud. » En première position, l’année 2024 affichait 1,60°C de réchauffement par rapport au 19ème siècle.

Chaque mois de l’année 2025, à l’exception de février et de décembre, a été en moyenne plus chaud que le même mois de n’importe quelle année avant 2023. En particulier, janvier 2025 a affiché la température la plus élevée connue pour ce mois. De plus,120 records mensuels de température ont été battus en 2025 dans plus de 70 pays. Certaines régions ont enduré leur année la plus chaude de l’histoire. C’est le cas de l’Asie centrale, de l’Europe du Nord et du Sahel.

2025 a également été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée en Europe. La température moyenne a atteint 10,41 °C. C’est 1,17 °C au-dessus de la période de référence 1991-2020. En Europe, 2024 avait été l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec une température moyenne de 10,69 °C. La deuxième année la plus chaude a été 2020, avec 10,43 °C.

Les pôles ont également enregistré plusieurs records en 2025. Les températures moyennes annuelles ont atteint leur valeur la plus élevée jamais enregistrée dans l’Antarctique, et leur deuxième valeur la plus élevée dans l’Arctique. Et la couverture combinée de glace de mer des deux pôles est tombée à son plus bas niveau historique en 2025.

 Constatation très inquiétante : Compte tenu des niveaux de chaleur records affichés en 2023 et 2024, pour la première fois, notre planète a dépassé au cours de ces trois dernières années le seuil critique de +1,5°C fixé en 2015 dans l’Accord de Paris et il n’y aura pas de retour en arrière tant que les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ne diminueront pas. Les concentrations de CO2 culminent actuellement à 428 ppm au sommet du volcan Mauna Loa à Hawaï ; du jamais vu!

Par ailleurs, les températures à la surface de la mer ont atteint des niveaux exceptionnellement élevés.

Pour terminer ce bilan pour l’année 2025, il faut ajouter que les conditions de La Niña dans le Pacifique oriental au niveau de l’équateur montrent que l’on est en train de se diriger vers des conditions neutres, avec un possible développement d’El Niño au cours de l’année 2026. Les observations de la NOAA et du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) montrent un réchauffement des eaux sous-marines et des anomalies des vents d’ouest dans le Pacifique central. Ces phénomènes annoncent la fin de la dernière phase triennale de La Niña.

Carte des anomalies de température de surface de la mer le 9 janvier 2026 (Source: NOAA)

Conséquence de cette hausse moyenne des températures : 2025 a été marquée par des événements extrêmes notables dans de nombreuses régions. On a enregistré des vagues de chaleur record, de violentes tempêtes en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, ainsi que des incendies de forêt en Espagne, au Canada et dans le sud de la Californie.

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En France, l’année 2025 s’est achevée avec le retour d’un temps froid, plus classique pour la saison. Malgré cela, 2025 se classe au 4ème rang des années les plus chaudes, derrière 2020. Il ne faudrait pas oublier que les températures ont été 3 jours sur 4 au-dessus des normales au cours des dernières semaines de l’année.

La température moyenne en France en 2025 a été de 14.03°C, soit +1.06°C au-dessus de la moyenne de référence de la période 1991-2020 (qui s’établit à 12.97°C).

Températures de l’année 2025 en France