Dans une note rédigée le 3 mars 2015, j’écrivais qu’avec le réchauffement climatique et la fonte des glaciers, la croûte terrestre avait tendance à se soulever. Des chercheurs ont découvert que la croûte sous l’Islande se soulève au fur et à mesure que le réchauffement climatique fait fondre les vastes calottes glaciaires de l’île.
Des observations récentes ont révélé que les glaciers islandais couvrent 12% de moins qu’on le pensait. Cette conclusion a été tirée à partir de photographies aériennes prises par l’agence islandaise Loftmyndir. L’agence a procédé à une mise à jour de ses photographies aériennes des deux dernières années. Les derniers clichés montrent des changements considérables par rapport à ceux des années 2000. Beaucoup de glaciers ont reculé de plusieurs centaines de mètres, certains même de plusieurs kilomètres.
Officiellement, la superficie totale des glaciers islandais est de 11 922 km2, soit 11 à 12% de la surface totale de l’Islande. Toutefois, ces chiffres (cités dans les livres de géographie des petits Islandais) semblent s’appuyer sur des mesures anciennes qu’il faudrait mettre à jour. Le glacier Hofsjökull, par exemple, couvre officiellement 925 km2. Les images du satellite Spot en 2006 ont montré que sa superficie n’était plus que de 864 km2. Les dernières photos de l’été 2014 donnent une superficie de 827 km2. Le Hofsjökull a donc perdu 10% par rapport aux chiffres officiels.
Au vu des dernières photos, la surface totale des glaciers islandais est maintenant estimée à 10 462 km2, soit seulement 10% de la surface totale de l’Islande. Ces derniers chiffres sont donc de plus de 12% inférieurs aux chiffres officiels.
La fonte des glaciers observée en Islande affecte la plupart des calottes glaciaires dans le monde. J’ai attiré à plusieurs reprises l’attention du public sur la fonte des glaciers dans les Alpes françaises et en Alaska. Je vais avoir l’occasion d’exposer des photos de glaciers alaskiens au festival international de photo qui se tiendra à Montier-en-Der (Haute-Marne) en novembre 2015. Le titre de l’exposition sera « Alaska : Des glaciers et des ours ».
Source : Iceland Review.
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In a note written on March 3rd, I indicated that with global warming and the melting of glaciers, the Earth’s crust is rising. Researchers discovered that the crust under Iceland is rebounding as global warming melts the island’s great ice caps.
Recent observations revealed that Icelandic glaciers cover 12% less of the country than previously thought. This conclusion was drawn from aerial photographs taken by Icelandic photograph company Loftmyndir. The company has been renewing its aerial photographs for the last two years. The new photos show large-scale changes, as compared to the previous ones dating from around 2000. There are many instances of glaciers having receded by many hundred metres, some even by kilometres.
The official figure for the total area of Iceland’s glaciers is 11,922 km2, i.e. 11-12% of the total surface area of Iceland. However, these figures (quoted in school geography books) seem to be based on rather old measurements and they need to be updated. Hofsjökull, for instance, is officially 925 km2. Images from the Spot satellite in 2006 showed it had shrunk to 864 km2. The latest pictures from summer 2014 give it a surface area of 827 km2. Hofsjökull is therefore over 10% smaller than official figures suggest.
The total surface area of Iceland’s glaciers is now estimated at 10,462 km2, i.e. just 10% of the total surface area of Iceland. These latest figures are therefore over 12% lower than current official figures.
The glacier melting observed in Iceland also affects most ice caps around the world. I have drawn several times public attention to the melting in the French Alps and in Alaska. I have just been given the opportunity to exhibit photos of Alaskan glaciers in the international photo festival to be held in Montier-en-Der (Haute Marne) in November 2015. The title of the exhibition will be “Glaciers and bears in Alaska”.
Source : Iceland Review.
Ce magnifique paysage islandais est-il menacé de disparition? (Photo: C. Grandpey)

Bonjour Claude,
Sans même que vous ayez besoin de le rappeler, la fonte des glaces qui affecte les glaciers, est effectivement pour tout ceux et celles qui s’intéressent à votre blog, un phénomène dont vous témoignez très souvent au travers de vos observations, voyages et déplacements.
Comment raisonnablement pourrait-on douter de cette réalité ?
Que ce processus soit induit par un réchauffement, cela va sans dire, mais il est vrai qu’il n’est pas superflu de le répéter.
Rappeler également que nos ouvrages scolaires, sont assez désuets et mériteraient une mise à jour importante (également beaucoup d’ouvrages réservé aux plus grands), est faire preuve d’un comportement responsable d’un très grand civisme, dont il faut saluer, remercier et féliciter son expression.
Il est cependant deux points que vous évoquez qui m’interpellent et m’invite à commenter :
Egalement alimentés dans nos bouquins d’école, le soulèvement des sols allégés du poids de la glace ayant fondue a suscité dans nos esprits la compréhension certes, d’une logique imagée de la relation de cause à effet, mais reste à présent pour moi un phénomène à démontrer, les sols n’ayants généralement pas besoin de ce procédé pour évolués.
Restant toujours sur le même registre, je continue, faute de démonstration scientifique probante, à ne pas attribuer la responsabilité unique du réchauffement atmosphérique à la fonte des glaces et notamment celles des Pôles.
Le mutisme des spécialistes questionnés sur ces sujets me rendant assez soupçonneux qu’une explication soit effectivement absente de l’actualité, je continue donc à me répéter.
Bien cordialement
Amitiés
Pierre Chabat
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Bonjour Pierre, Merci pour ces réflexions. Je pense moi aussi que la fonte des glaciers est une évidence mais que le phénomène déclencheur est probablement très complexe et, de nos jours, trop superficiellement analysé. Amitiés.
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