L’Unzen (Japon): un volcan tueur !

Comme je l’avais indiqué avant de me rendre dans le Cantal, l’Assemblée Générale de L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.) a été l’occasion de célébrer le 25ème anniversaire de l’association et de rendre hommage à François Le Guern qui nous a quittés le mois dernier et au couple Krafft tragiquement disparu sur l’Unzen il y a tout juste 20 ans.

Les quelque 160 personnes présentes ont eu le privilège d’assister en avant-première à la projection d’un document-fiction qui devrait être prochainement diffusé sur les chaînes de télévision. Intitulé Face au volcan tueur, il fait revivre les derniers jours vécus par Katia et Maurice Krafft et leur ami Harry Glicken sur les pentes du volcan japonais.

J’ai personnellement apprécié ce document-fiction qui, malgré certaines imperfections, a le mérite de respecter la chronologie des événements et de les faire revivre tels qu’ils se sont déroulés et tels qu’ils sont décrits dans les rapports officiels de l’époque. En particulier, on peut voir qu’il a été demandé à deux reprises par la police aux scientifiques et aux journalistes présents sur le site de quitter les lieux car le volcan était trop menaçant. Faute d’une loi, la police n’a pas été autorisée à évacuer par la force les personnes présentes. Le documentaire fait d’ailleurs remarquer que, dans les semaines qui ont suivi le drame, ladite loi a été promulguée, ce qui a permis d’éviter de nouvelles pertes humaines.  

D’autre part, le film montre les conditions météo très mauvaises qui prévalaient au moment de l’éruption de l’Unzen. Maurice Krafft regrettait de ne pouvoir survoler le volcan en hélicoptère. Je suis toutefois persuadé que, même si les conditions avaient été meilleures, le volcanologue français aurait maintenu la position de sa caméra afin de pouvoir filmer au plus près les nuées ardentes.

Je comprends l’amertume de certains adhérents de L.A.V.E. qui, ayant eu le privilège de côtoyer à plusieurs reprises Katia et Maurice Krafft pensent que le film donne une image négative de ce couple. Personnellement, je n’ai rencontré Maurice Krafft qu’une seule fois et je pense donc avoir une vue peut-être plus objective. Certes, le film insiste longuement sur l’obstination des  volcanologues mais, comme me le faisait remarquer un ami, s’ils sont morts, c’est qu’ils ont commis des erreurs…

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