Aujourd’hui, les nouvelles technologies (l’informatique en particulier) permettent une nouvelle approche de la volcanologie. Simulation et modélisation sont des termes très à la mode et ces techniques sont très (trop ?) largement utilisées par les scientifiques dans les laboratoires.
La dernière modélisation en date concerne le Mont St Helens. Des scientifiques américains ont entré dans leurs ordinateurs tous les paramètres possibles de l’éruption de 1980 et ils ont établi une carte en 3 dimensions qui devrait permettre de mieux comprendre la dynamique de tels événements et de localiser le trajet de coulées pyroclastiques dévastatrices sur d’autres volcans de la planète.
Le travail des scientifiques américains a commencé il y a cinq ans. Ils ont pris en compte la masse, la vitesse, l’énergie thermique des gaz ainsi que les propriétés des particules solides. Après avoir observé les résultats avec les observations sur le terrain, ils ont été satisfaits du résultat. Ils ont fait remarquer que « la topographie autour du volcan et l’énergie des coulées pyroclastiques étaient les facteurs les plus importants dans la détermination de la trajectoires de ces coulées ».
La modélisation mise au point par les Américains est déjà en train d’être appliquée sur le volcan de Soufriere Hills à Montserrat.
Je pense personnellement que ce travail de modélisation est intéressant. Le problème, c’est que modélisation et simulation sont des sciences exactes. La Nature est beaucoup plus capricieuse. Même si l’on a en main les cartes avec la trajectoire possible des nuées ardentes sur des volcans comme le Mont St Helens, le Mont Rainier, le Mont Hood ou le Mont Shasta – pour ne citer que quelques uns des volcans de la Chaîne des Cascades – rien ne dit que les prochaines éruptions se dérouleront selon un schéma pré-établi !